Après le Championnat du monde junior, où il a très bien fait pour la Suisse, Philipp Kurashev s’est enlisé dans une inquiétante léthargie à son retour à Québec. Trois buts et cinq points en 14 matchs, après avoir cumulé 43 points en 33 rencontres à l’automne.

Kurashev retrouve ses repères

L’air de rien, Philipp Kurashev retrouve ses marques. Après un long passage à vide au début de 2019, le meilleur joueur des Remparts de Québec s’est remis à produire depuis cinq matchs.

Le moment est bien choisi, avec huit rencontres de saison à jouer pour les Remparts (24-24-12) et une première ronde éliminatoire à l’horizon contre les champions de conférence, les puissants Mooseheads de Halifax. Voyons d’abord si cela se poursuivra vendredi (19h), au Centre Vidéotron, contre les Olympiques de Gatineau (22-32-5).

Après le Championnat du monde junior, où il a très bien fait pour la Suisse, Kurashev s’est enlisé dans une inquiétante léthargie à son retour à Québec. Trois buts et cinq points en 14 matchs, après avoir cumulé 43 points en 33 rencontres à l’automne.

Puis il a été suspendu, un match, le 16 février, pour avoir donné une jambette. Depuis, la machine s’est remise à tourner avec trois buts et huit points en cinq parties. Mais ne parlez pas de ces statistiques avec son entraîneur-chef, Patrick Roy.

«Lâchez-moi avec les stats! Un gars peut avoir trois buts à ses cinq derniers matchs, mais il les a tous comptés dans la même game et n’a rien fait dans les quatre autres!» s’exclame le patron hockey chez les Remparts.

«Je ne suis pas le coach qui demande de la production en termes de points. Je veux de la constance, soir après soir. Et oui, Phil est plus constant dernièrement. Il a des chances de marquer tous les soirs, ce qu’il avait moins avant», se réjouit Roy.

Oublier ses problèmes

Kurashev estime s’être sorti la tête de l’eau quand il a décidé de mettre ses problèmes de production personnelle de côté pour se concentrer sur les succès de l’équipe. Il se montre donc peu enclin à discuter de cette hibernation dont il s’espère bien réveillé.

Par contre, ses commentaires sur les performances de l’équipe s’appliquent à ses propres prestations sur la glace. «Si on veut battre les meilleures équipes, il faut continuer à travailler sur nos détails», dit celui qui est toujours meilleur pointeur des Remparts avec 56 points en 52 matchs.

Roy a eu la main heureuse en plaçant le centre européen de 19 ans entre le rapide Pierrick Dubé (5’ 9”) et Thomas Caron (6’ 1”), ailier plus physique. Ce dernier «crée davantage d’espace de manœuvre» près du filet pour Kurashev, constate Roy.

Roy fait son mea culpa

Le Diable rouge en chef a d’ailleurs insisté sur le travail devant la cage adverse, jeudi matin, à l’entraînement. Aspect négligé par obligation depuis le début de la saison, mais qu’il est temps de mettre au sommet de la liste des priorités des Remparts.

«Si on ne génère pas assez d’attaque, c’est parce qu’on n’est pas assez impliqués physiquement pour ramasser les rebonds devant le filet. Et c’est en partie de ma faute. Depuis le début de la saison, j’ai surtout mis l’accent sur l’aspect défensif du jeu, qui doit être notre priorité si on veut causer des surprises.

«Mais on est rendus à mettre l’accent plus sur l’offensive», poursuit Roy. «On doit rendre le travail du gardien adverse le plus difficile possible, à l’intérieur des règles du jeu. Parce qu’on ne se contera pas d’histoire. On n’est pas dans les cinq meilleures équipes de la ligue, donc notre seule façon de gagner ne sera pas par notre talent, mais par notre travail et notre engagement», conclut-il.

NOTES : Le gardien Anthony Pagliarulo obtient le départ face aux Olympiques, tandis que le choix du portier n’est pas encore fixé pour dimanche (15h), avec la visite du Drakkar de Baie-Comeau... De retour d’une longue blessure au dos, le défenseur de 16 ans Romain Rodzinski fait ses débuts dans la LHJMQ vendredi.