James Malatesta a choisi d’abandonner la voie du hockey universitaire aux États-Unis pour s’engager avec les Remparts.

James Malatesta «tombé en amour avec Québec»

L’aura de Patrick Roy et son côté persuasif? Le sérieux des Remparts? Les charmes de Québec? C’est tout cela et surtout son expérience de deux jours au camp d’entraînement qui a convaincu James Malatesta de poursuivre sa carrière dans le junior canadien, chez les Remparts.

Le petit attaquant de 16 ans était de retour sur la glace du Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité, mercredi matin, deux semaines après son premier passage éclair de 48 heures. Dans un virage à 180°, le natif de Kirkland, dans l’ouest de l’île de Montréal, a choisi mardi d’abandonner la voie du hockey universitaire aux États-Unis pour s’engager avec le club junior majeur de Québec.

Un gros ajout en attaque pour l’avenir des Remparts, mais même pour le présent. Roy a déjà confirmé qu’il jouera sur le premier trio aux côtés du vétéran Félix Bibeau et de Pierrick Dubé. Malatesta portera le numéro 11.

«Je suis tombé en amour avec Québec!» a-t-il résumé simplement, à la porte du vestiaire. «Je ne planifiais pas de jouer dans la LHJMQ. Je suis venu au camp parce que c’est Québec, que j’ai de bons souvenirs d’avoir joué au Tournoi pee-wee au Centre Vidéotron et par simple respect envers coach Patrick, à qui j’avais dit que je viendrais.»

«Mais une fois ici, je suis tombé en amour! Et quand je suis parti, je n’arrêtais pas d’y penser», affirme celui qui s’était pourtant promis à la Kimball Union Academy, un high school préparatoire aux universités situé dans le New Hampshire. «Une seule équipe pouvait me faire changer d’idée et c’était Québec.»

Choix de septième ronde

Voilà le nœud de l’affaire. Alors que Malatesta avait toujours dit qu’il ne jouerait pas dans la LHJMQ, celui qui était classé 11e espoir par le Centre de soutien au recrutement en vue du dernier repêchage a finalement abouti dans le giron des Remparts aussi loin qu’en septième ronde, au 116e rang total. Le joueur a-t-il choisi son équipe?

«Septième ronde. Ce n’est pas plus compliqué que ça», rétorque le directeur général et entraîneur-chef des Remparts. Au sens où les 17 autres formations du circuit ont eu tout le loisir de repêcher Malatesta avant les Remparts.

«D’après moi, il y en a qui vont avoir des discussions [dans les autres clubs]… Si le joueur sort en fin de deuxième ou en troisième ronde, tu peux penser que c’est arrangé. Mais en septième, beaucoup de joueurs sont passés. Alors quant à moi, ils peuvent tous se la fermer», tranche Roy, admettant avoir mis beaucoup de temps et d’efforts sur ce dossier depuis le 8 juin.

Des avantages nombreux

«Plusieurs choses jouent en notre faveur quand tu veux convaincre un joueur», constate Roy. «Il a joué aux Pee-wee, nos installations, notre type d’organisation et les gens qui y travaillent. On ne prend rien à la légère! On a une organisation fière et on prend soin de nos joueurs. Et Québec, c’est une belle ville!» énumère le patron.

Le fait que Malatesta pourra fréquenter une école anglophone autant pour finir son secondaire qu’ensuite au cégep penche aussi dans la balance. Une bourse d’études décaissée par la LHJMQ a été un autre élément positif pour le convaincre de rester ici.

«Mais j’ai peut-être un avantage sur certaines équipes, et c’est moi», continue l’ancien gardien de but étoile vainqueur de quatre Coupes Stanley et détenteur de nombreux records de la LNH. «J’ai un vécu, je suis passionné et j’ai quelque chose à partager avec les jeunes», résume-t-il, réaliste.

Roy souligne que Québec n’est pas la seule destination pour les récalcitrants comme Malatesta. Saint-Jean, Moncton et Halifax jouent aussi sur ce terrain, tandis que la venue prochaine du Russe Vasily Ponomarev à Shawinigan en surprend plus d’un.

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EN TERRAIN CONNU

Même s’il ne retrouve aucun ancien coéquipier des Lions du Lac-Saint-Louis chez les Remparts, James Malatesta n’arrive pas en terrain inconnu, à Québec. Il avait passé deux jours avec l’équipe au début du camp d’entraînement, les 15 et 16 août, et connaît donc déjà les autres gars. Mais il avait aussi fait équipe avec Nathan Gaucher et Charle Truchon au sein de l’équipe du Québec qui a remporté la médaille d’or aux derniers Jeux du Canada, en février, une première en plus de 20 ans. Soulignons la présence de Martin Laperrière à la barre de cette formation provinciale, Laperrière qui est entraîneur adjoint chez les Remparts et bras droit de longue date de Patrick Roy. Son influence sur la venue de Malatesta n’est pas à dédaigner, le joueur ayant souligné tout le respect qu’il voue autant à Roy qu’à Laperrière. 

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LACOMBE RENTRE CHEZ LUI

Avec quatre joueurs de 20 ans dans l’alignement des Remparts, alors que chaque équipe est limitée à trois par match, le vétéran défenseur Pier-Olivier Lacombe a préféré rentrer à la maison et attend d’être échangé. Reconnu pour son tir puissant, Lacombe avait été acquis des Olympiques de Gatineau en janvier dernier en échange d’un choix au repêchage de quatrième ronde. En 36 rencontres de saison et de séries avec les Remparts, Lacombe a cumulé huit buts et 18 points. Les attaquants Félix Bibeau et Anthony Gagnon, ainsi que l’arrière Darien Kielb sont les autres joueurs de 20 ans... Patrick Roy a une bonne idée de la composition de ses trios offensifs pour amorcer le calendrier de saison : Bibeau–Malatesta–Dubé, Sato–Coxhead–Gagnon, Caron–Sergeev–St-Laurent et Gaucher–Filion–Montreuil–Melanson alternant au sein de la quatrième unité.