Le capitaine des Remparts, Thomas Caron
Le capitaine des Remparts, Thomas Caron

Jaloux des équipes des Maritimes

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Toutes les équipes de la LHJMQ ne subissent pas la pandémie de COVID-19 de la même façon. Alors que toutes les formations des Maritimes ont déjà au moins dix matchs derrière la cravate et qu’elles évoluent devant des gradins où prennent place des spectateurs, les joueurs des Remparts, qui n’ont disputé que deux parties, auraient bien raison d’être jaloux!

«Je l’avoue, c’est frustrant de voir que les Maritimes jouent. J’ai beaucoup d’amis qui jouent là, on est en contact et ils me demandent ce qu’on fait... C’est vraiment décevant qu’eux puissent jouer, et avec des gens dans les estrades en plus, alors que nous ne pouvons que nous entraîner. Mais je n’ai vraiment pas le contrôle là-dessus et les Remparts non plus», a déclaré le capitaine des Diables rouges, Thomas Caron, en vidéoconférence mercredi.

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Pas besoin de dire que le tournoi qui débutera le 17 novembre était le bienvenu chez les joueurs des Remparts. «Nous sommes très contents, ça nous donne une source de motivation pour les entraînements. Auparavant, on pratiquait, mais on ne savait pas trop dans quoi on s’embarquait. On était un petit peu moins motivés, car on ne jouait pas. Ça devenait lourd sur le moral», a poursuivi Caron.

Le capitaine ne doute cependant pas que lui et ses coéquipiers soient prêts pour les six prochains affrontements. «On a vraiment pris ce congé forcé pour pratiquer des trucs dans les trois zones. Je pense qu’après deux ou trois «shifts» au maximum, tout va revenir.»

Le fait d’être «isolé» durant douze jours à l’hôtel avec ses entraîneurs et ses coéquipiers ne le préoccupe pas non plus. «C’est une autre expérience qu’on pourra acquérir. Nous sommes vraiment prêts à tout pour jouer au hockey.»

Quant à ses nouveaux coéquipiers finlandais, Viljami Marjala et Aapo Siivonen, Caron est convaincu qu’ils sauront tirer leur épingle du jeu dans la LHJMQ. «Ce sont des gars très sympathiques et, pour avoir vu d’autres Européens arriver, je sais que ce n’est jamais facile, au début, d’arriver dans un nouveau pays, dans une nouvelle équipe, d’apprendre une nouvelle langue. On essaie de bien les intégrer. Marjala est un attaquant de finesse qui a de bonnes mains et une bonne vitesse et Aapo est un défenseur physique qui manie bien le bâton. Ils peuvent évoluer sans problème dans la LHJMQ», conclut Caron.