Huskies c. Remparts: un coup sanctionné, un autre absous

Si le coup servi à la tête de Tyler Brown a valu une suspension de deux matchs à Antoine Waked (Huskies), le geste posé par Allan Caron à l'endroit d'Adam Chapman (Remparts), mardi, n'a pas été réprimandé par le directeur du département de la sécurité des joueurs de la LHJMQ, Raymond Bolduc.
Après la rencontre, mardi, les Remparts avaient fait parvenir les deux séquences au préfet de discipline. Si Brown s'en était tiré sans blessure, Chapman n'est jamais revenu au jeu. Cas douteux tout au long de la journée, mercredi, le numéro 63 était finalement de la formation, en soirée, lui qui disait déjà bien se sentir après la défaite de la veille.
«Je suis très à l'aise avec les décisions», commentait l'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher. Selon lui, la suspension imposée à Waked était méritée. «Ça fait deux matchs de suite qu'il le fait, c'était aussi lui qui avait frappé Chapman, à Québec, dans la deuxième partie», ajoutait celui qui avait aussi signalé l'incident aux autorités.
Chez les Huskies, on n'avait pas l'intention d'embarquer dans une guerre de fibre optique. L'entraîneur-chef Gilles Bouchard ne prévoit pas envoyer plus de séquences litigieuses du genre à la Ligue en guise de réplique, bien qu'il en serait autrement avec une mise en échec par-derrière, un coup de bâton, etc.
«Je ne jouerai pas à ce jeu-là. J'aurais pu en faire parvenir dans les matchs à Québec, mais je ne l'ai pas fait. En 2014, la ligne est très mince et tu ne peux pas te permettre de frôler la tête d'un joueur», expliquait le chef de la meute.
«Lève-toi la tête»
Bouchard ne critiquait pas son joueur pour la «mise en échec dangereuse, côté aveugle» portée à Brown, bien qu'il admettait que le coup d'épaule avait été donné à la tête. «Je ne peux pas en vouloir à mon gars parce qu'il est difficile de toujours être dans l'angle parfait au moment du contact.
«Malheureusement, il [Brown] avait la tête entre les jambes quand c'est arrivé. Je trouve que les porteurs de la rondelle sont insouciants et notre job, c'est de les protéger, de les responsabiliser. Elle est où, l'éducation, si la façon de le faire est de toujours blâmer l'autre? Regarde, la prochaine fois, lève-toi la tête», indiquait Bouchard en ne s'adressant pas au joueur des Remparts, mais en parlant de façon générale.
Dans le cas de Caron, dont le geste à l'endroit de Chapman lui a valu une punition mineure, Bouchard a craint un instant qu'il soit privé de son défenseur. «En 2014, tu as toujours peur. On ne voit pas grand-chose, il n'est pas un joueur vicieux», notait celui qui a demandé à un joueur midget AAA (Jean-Christophe Beaudin) de prendre un vol en vitesse pour s'amener à temps à Rouyn-Noranda pour endosser l'uniforme.
Erne encore à l'écart
Déjà, mercredi matin, on savait qu'Adam Erne ne serait pas de l'alignement pour le quatrième match. Au moment où les quelques coéquipiers l'accompagnant sur la glace pour un exercice de réservistes et de joueurs de soutien sont rentrés au vestiaire, l'Américain a fait du temps supplémentaire avec l'entraîneur adjoint, Pierre Sévigny.
«Moi aussi, je fais comme vous, je pose la question à tous les jours», confiait Philippe Boucher, qui s'informe quotidiennement de la disponibilité d'Erne auprès du médecin de l'équipe. Mine de rien, l'entraîneur-chef misait sur deux joueurs en moins en deuxième période, mardi. En plus de perdre les services d'Adam Chapman, l'attaquant Alexandre Boivin a passé beaucoup de temps au vestiaire afin d'y recevoir trois points de suture à l'intérieur de la bouche et six autres à l'extérieur (sous la lèvre inférieure) après avoir été atteint par une rondelle.