L’entraîneur-chef des Islanders de Charlottetown, Jim Hulton (à gauche), a été l’adjoint de Peter DeBoer (à droite) derrière le banc des Panthers de la Floride de 2008 à 2011. Les deux hommes avaient secondé Brent Sutter avec Équipe Canada junior en 2005, remportant la médaille d’or.

Hogan, Cherry et les Islanders

Les premiers adversaires des Remparts en séries sont passés sous le radar toute l’année. Rien d’explosif, pas de grosse vedette. Mais si on vous disait que les Islanders de Charlottetown ont des liens avec Don Cherry et Hulk Hogan?

«Nous sommes arrêtés manger à Woodstock, au Nouveau-Brunswick. C’est pas mal à mi-chemin», a fait savoir Jim Hulton, jeudi midi, quand Le Soleil l’a joint sur la route entre Charlottetown et Québec.

L’entraîneur-chef et directeur général des Islanders a mis pied à terre dans la Vieille Capitale jeudi soir, avec joueurs et membres du personnel de l’équipe. Ils s’entraîneront vendredi après-midi, au Complexe des 3 Glaces de Vanier, en préparation du premier match éliminatoire de samedi (15h), au Centre Vidéotron.

En poste sur l’Île-du-Prince-Édouard pour une troisième année, Hulton est natif de l’Ontario. Il a grandi sur l’île Wolfe, bout de terre logé à l’entrée des Grands Lacs, en face de Kingston. D’où est originaire Cherry.

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Le coloré commentateur télé et ancien entraîneur possède un chalet sur l’île Wolfe. «Mon père et mon oncle, qui sont charpentiers, ont bâti son chalet», révèle Hulton, confiant avoir admiré le héros local étant jeune, et donc tout ce qui se rapportait aux Bruins de Boston.

Copropriétaire et directeur général du club junior majeur de Mississauga à une certaine époque, Cherry a ensuite donné son premier poste d’entraîneur-chef à Hulton, au cours de la campagne 1998-1999. Hulton a par la suite été aux commandes à Belleville et à Kingston dans le junior majeur, puis avec le Collège royal militaire de Kingston au hockey universitaire.

Encore la LNH en tête

Mais c’est en 2008 qu’il atteint le zénith de sa carrière quand son ancien collègue de l’équipe canadienne junior, Peter DeBoer — ils ont été adjoints de Brent Sutter avec la cuvée championne de 2005 — en fait son assistant derrière le banc des Panthers de la Floride.

«Comme pour les joueurs, les entraîneurs aussi aspirent à la LNH. Ç’a été un honneur et un privilège de travailler dans la plus grosse ligue de hockey au monde. Je suis encore en contact avec Peter, on se texte de temps en temps. Et son adjoint à San Jose est Steve Spott, un autre ancien coach de la Ligue de l’Ontario, alors je les suis», explique celui qui, même s’il continue de viser le sommet, affirme davantage profiter du moment présent avec l’âge.

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L’homme de hockey de 49 ans vient de voir son contrat avec les Islanders allongé de quatre belles années. Quoi de mieux qu’un insulaire de naissance pour diriger le club d’une île province nommé Islanders?

«La dynamique dans le junior est très différente de la LNH», confirme Hulton. «Ici, je suis impliqué dans tous les volets, du recrutement aux échanges, en passant par la gestion quotidienne auprès des joueurs. J’ai aussi toujours adoré enseigner, ce que je retrouve avec joie au niveau junior.»

Quant au lien avec Hulk Hogan, Hulton est accessoire dans l’affaire. C’est plutôt l’attaquant originaire de Boston Cameron Askew, qu’il a acquis début janvier des Cataractes de Shawinigan, qu’on jette ici entre les câbles.

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La blonde d’Askew est la fille d’Ed Leslie, mieux connu sous son nom d’ancien lutteur vedette de la WWF Brutus «The Barber» Beefcake. Et le parrain de madame n’est nul autre que Hulk Hogan, qui a fait équipe avec Leslie au début de leur carrière dans les rôles d’un duo de frères!

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VERRETTE : «ÇA VA BIEN!»

Étienne Verrette va mieux. Bien mieux. C’est ce que le défenseur des Remparts a laissé entendre jeudi, avec le sourire, après l’entraînement quotidien où il ne portait plus le gilet vert des blessés. «Ça va bien!» a assuré celui qui a loupé les trois derniers matchs du calendrier régulier à cause de ce qui s’apparentait à des symptômes de commotion cérébrale. «Ç’a commencé en revenant du voyage en Abitibi. On n’est pas sûr quand c’est arrivé, mais l’important est que maintenant, ça va», a résumé le numéro 6, ne voulant pas trop en révéler sur sa blessure.

Avec Verrette et l’attaquant Philipp Kurashev remis sur pied, les Remparts comptent sur un effectif quasi complet pour amorcer les séries. Le seul absent est Mikaël Robidoux, dont la saison a pris fin quand il a subi une rupture du ligament du genou gauche. «Une grosse pièce manquante», reconnaît Verrette, «mais les gars vont jouer pour lui». L’important sera de «jouer comme on est capables, mais d’augmenter l’intensité. Parce que les séries, ça reste les séries», résume-t-il, en toute simplicité.