Le Suisse Fabrice Herzog s'est inquiété pour son compatriote Jason Fuchs des Huskies de Rouyn-Noranda, victime, samedi, d'une fracture ouverte à l'auriculaire de la main droite. Les deux attaquants ont joué ensemble au Championnat mondial junior.

Herzog s'est informé auprès de Fuchs sur son état de santé

Avant de jouer ensemble au Championnat mondial junior, Fabrice Herzog et Jason Fuchs n'avaient pas vraiment de lien d'amitié. Après avoir appris à se connaître pendant le tournoi disputé en Suède, ils se considéraient tout de même comme des adversaires dans cette série, jusqu'à ce que la blessure de Fuchs ne les rapproche à nouveau.
Après le match de samedi, à Québec, Herzog s'est informé de l'état de santé de son coéquipier. Dans les heures ayant suivi la mésaventure de Fuchs, les deux compatriotes se sont échangé des messages textes.
«Je voulais savoir s'il était correct. J'étais heureux d'apprendre que ce n'était pas aussi pire que ça en avait l'air parce que sur le coup, on pensait tous que c'était très grave», a expliqué le numéro 61 des Remparts après l'entraînement d'hier matin.
Quelques minutes plus tôt, Fuchs avait pris place dans les gradins pour regarder la séance de son équipe. Le petit doigt de la main gauche recouvert d'une «catin» peu discrète, il pouvait s'exprimer pour la première fois avec les médias à propos de l'incident qui le tiendra à l'écart pour le reste de cette série.
«Quand c'est arrivé, je ne comprenais pas trop ce qui se passait. Il y avait une douleur normale, mais quand j'ai vu dans quel état se trouvait mon doigt, j'étais sous le choc. La peau était déchiquetée, je n'avais plus d'ongle», a-t-il raconté sur un ton posé.
Absence indéterminée
Fuchs a reçu quelques points de suture dans la salle de premiers soins des Remparts avant d'être transporté à l'hôpital. Il y a passé une radiographie et on a nettoyé sa plaie.
«On a refermé celle-ci à l'aide d'une vingtaine de points de suture. Hier [mardi], je suis allé passer un test de sensibilité et tout est correct, bien que j'ignore encore la durée de mon absence», a indiqué celui qui espère que son ongle repoussera.
Fuchs dit s'être mis dans la ligne de tir d'Adam Chapman, la rondelle le touchant à la main pendant qu'il tenait son bâton. «Il s'agit d'une malchance, mais ça aurait pu être pire. Il ne restait qu'un centimètre de peau attachée. Il est dommage de rater le reste de la série, je n'y peux rien», a précisé le joueur natif de Berne, en Suisse.
Jason est le fils de Régis Fuchs, un joueur suisse qui s'est récemment retiré pour devenir le directeur sportif du HC La Chaux-de-Fonds, en Ligue nationale B. Le paternel, qui a participé au Tournoi pee-wee de Québec il y a 30 ans, a d'ailleurs été le coéquipier de Jean Gagnon, lorsque l'adjoint au directeur général des Remparts jouait à Fribourg, en Suisse.
«Je ne le connaissais pas personnellement avant que l'on soit inséré au sein du même trio avec l'équipe nationale junior. Nous avions joué quelques fois l'un contre l'autre, auparavant, mais on ne vient pas de la même région», a confié Herzog, un Suisse d'expression allemande, tandis que Fuchs est un francophone qui maîtrise aussi l'allemand et l'italien.
À l'instar de Herzog, Fuchs a apprécié sa saison dans la LHJMQ. «Au début, j'ai trouvé ça dur, surtout à m'adapter à la grandeur de la surface, qui est la plus petite de la Ligue, mais j'ai fait des progrès. Ma présence à Rouyn n'avait aucun lien avec Sven [Andrighetto], qui a joué ici, je laissais simplement le repêchage dicter où j'allais jouer au Canada. On n'a pas tous les jours la chance d'évoluer au Canada, j'y ai amélioré beaucoup de chose, ce que je n'aurais pas pu faire en Suisse», racontait Fuchs quelques jours avant de subir sa fracture.