Patrick Roy (à gauche) et son fils Frédérick lors du match des Remparts contre Gatineau.

Frédérick Roy, l'adjoint spécial de retour

Pour un second week-end d’affilée, Frédérick Roy accompagnera son père derrière le banc des Remparts de Québec. «Mon adjoint spécial sera de retour», confirme en riant l’entraîneur-chef Patrick Roy en parlant de son fils.

L’étudiant à l’Université d’Ottawa avait donné un coup de pouce au paternel, en fin de semaine dernière à Gatineau, en l’absence de l’entraîneur-associé Martin Laperrière, parti diriger l’une des trois équipes du Canada au Défi mondial des moins de 17 ans. Le même scénario se présente pour les matchs de vendredi (Blainville-Boisbriand) et dimanche (Val-d’Or) au Centre Vidéotron.

«Il a une bonne tête de hockey. Il a joué pour les Remparts, bien sûr, mais aussi dans la Ligue américaine, et il peut amener une vision du jeu que nous, on ne voit pas», expliquait l’entraîneur-chef à propos de la présence du meilleur marqueur des Remparts en 2011-2012 avec 92 points.

Roy admet avoir eu beaucoup de plaisir à voir son fils à ses côtés, à Gatineau. Et il n’a pas hésité à répéter l’expérience, cette fois à Québec.

«J’ai appelé ma DG [Nicole Bouchard) pour savoir si elle me donnait la permission, elle a dit oui... Pour moi, c’est super le fun. Un, ça me permet d’être avec mon gars, et deux, j’aime le petit côté offensif qu’il peut apporter. Il a vécu des choses dans sa carrière, il est capable de les partager. Nous avons chacun nos tâches derrière le banc, mais si une situation particulière survient, je peux lui dire de parler aux joueurs sur les détails à apporter à l’intérieur de notre structure, qu’il connaît bien.»

Le plus jeune des deux fils de Roy étudie en droit à Ottawa. Après quelques saisons dans la Ligue américaine, il a joué un peu à l’Université Concordia avant d’accrocher ses patins, sauf pour quelques matchs avec l’Assurancia de Thetford Mines, dans la Ligue nord-américaine, la saison dernière.

Retour à la maison

Les Remparts sont de retour devant leurs partisans, devant qui ils n’ont gagné qu’une fois à leurs quatre derniers matchs et seulement trois fois en huit rencontres locales, cette saison. L’adversaire du jour occupe le cinquième rang de la conférence de l’Ouest avec une fiche de 8-7-1-1 en 17 matchs contre le sixième rang avec 22 points (11-7) en 18 matchs pour la formation québécoise.

«Tout le monde est pareil, il y a des moments où nos structures ont l’air de la LNH, et le lendemain, elles ont l’air du junior, mais je sais une chose avec l’Armada : c’est une équipe qui compétitionne, et c’est à quoi je m’attends», disait Roy à propos du club appartenant aussi à Québecor.

La visite de l’Armada à Québec permettait aussi de ramener sur le tapis le règlement qui interdit aux deux clubs de transiger entre eux.

«Je pense qu’éventuellement, ça va être appelé à changer. Du moins pour les choix au repêchage ayant déjà appartenus à l’une ou l’autre des équipes. Je pense qu’il y a une vision positive à travers la Ligue à cet égard, on réalise que ça va un peu loin», disait Roy, en rappelant que ce règlement l’avait empêché d’essayer d’obtenir le choix de fin de première ronde de Moncton, au dernier repêchage, parce que celui-ci avait déjà transité par Blainville-Boisbriand.

«Et même si j’avais voulu parler à Saint-Jean pour le tout premier, je ne pouvais même pas le faire pour la même raison», notait l’homme de hockey qui s’est quand même amusé à effectuer beaucoup de transactions à la première année de son retour comme directeur général des Remparts, l’hiver dernier.

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UNE LIGNE DU CENTRE NETTEMENT AMÉLIORÉE AVEC LE RETOUR DE COXHEAD

Absent lors des huit derniers matchs des Remparts, le vétéran Andrew Coxhead effectuera un retour au jeu, vendredi. Sa présence ajoutera plus de profondeur à une ligne du centre qui était fragilisée, ces derniers temps.

Coxhead ne portait plus le chandail vert des joueurs en processus de retour au jeu, jeudi, à la séance d’entraînement tenue au Centre Vidéotron. Ironiquement, le port d’un chandail noir [ou rouge] lui donnait ainsi le feu vert à participer aux exercices avec contacts.

Le numéro 20 était traité pour une commotion cérébrale qui lui a surtout causé des problèmes de vision.

«C’est un peu difficile à expliquer, c’était le muscle derrière mes yeux qui était affecté. On devait prendre le temps que ça guérisse bien», expliquait-il à sa sortie de la patinoire.

La présence de Coxhead est bien accueillie par l’entraîneur-chef Patrick Roy, qui avait muté Édouard St-Laurent au centre pendant son absence. Une expérience tellement concluante que ce dernier restera à cette position jusqu’à nouvel ordre.

«J’aime la vitesse qu’il peut générer au milieu, il est capable de compétitionner dans son territoire, il a aussi plus de liberté de patiner avec la rondelle», expliquait Roy à propos de St-Laurent.

Vendredi, la ligne de centre sera donc composée de Félix Bibeau, Coxhead, St-Laurent et Hugo Audette, une recrue rappelée à nouveau, en fin de semaine, pour combler les absences de James Malatesta et Nathan Gaucher, qui participent au Défi mondial des moins de 17 ans.

«Nous avons eu de bons joueurs de centre dans le passé, mais quand tu regardes le duo Bibeau-Coxhead, je ne me rappelle pas d’avoir eu deux premiers centres de ce style-là», notait l’entraîneur-chef.

Bien sûr, il reconnaissait l’importance de Coxhead dans l’alignement.

«Andrew amène du leadership, il peut jouer plusieurs minutes, il affronte les meilleurs trios adverses, il est impeccable défensivement et il peut générer de l’offensive même si ce n’est pas sa marque de commerce. Il peut grandement aider notre équipe», analysait Roy à propos du joueur de 19 ans, qui en est à sa quatrième année à Québec. Carl Tardif