Patrick Roy

Félix Bibeau de retour avec le sourire

Retranché par les Islanders de New York, mercredi, c’est avec le sourire que l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau enfilera le chandail des Remparts de Québec, vendredi, pour le premier match de la saison contre les Tigres, à Victoriaville.

Déjà confirmé comme capitaine de l’équipe, Bibeau sera un joueur important dans la jeune formation québécoise. Il pivotera un trio complété à sa droite par Pierrick Dubé et à sa gauche par la jeune sensation de 16 ans, James Malatesta.

«J’ai connu un bon camp, là-bas, je n’ai pas de regret, j’ai fait tout ce que je pouvais et c’est avec le sourire que je reviens à Québec», disait-il, jeudi matin, dans une entrevue téléphonique alors qu’il s’amenait dans la capitale.

Choix de sixième ronde des Islanders, en 2019, Bibeau a été victime de la situation contractuelle du club de la LNH. Il ne restait plus que trois contrats disponibles pour atteindre la limite de 50.

«Les Islanders ne veulent pas faire les choses trop vite. Les deux joueurs repêchés à 19 ans ont été retournés dans le junior. Ils m’ont dit d’aller à Québec, d’être un leader, de travailler fort. Quand j’ai rencontré [le directeur général] Lou Lamoriello, il m’a dit que j’avais un avenir dans le hockey, mais plus important, que j’étais une bonne personne.»

Son attitude était d’ailleurs l’une des raisons ayant poussé le dg des Remparts Patrick Roy à mettre le grappin dessus à la période des transactions, l’hiver dernier. Mais entre-temps, Bibeau s’est imposé comme l’un des meneurs des Huskies de Rouyn-Noranda, vainqueurs de la Coupe du président et de la Coupe Memorial.

«Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous. En même temps, Félix était prêt aux deux éventualités : percer au niveau professionnel et ouvert à l’idée de revenir dans le junior. Il va amener le leadership qu’on a besoin. Dès son arrivée au camp [en août], il avait déjà une prestance. Il possède une belle éthique. Il est devenu le joueur qu’il est, aujourd’hui, parce qu’il a travaillé fort», notait Roy.

Chose promise....

Avant que Bibeau ne parte pour Long Island, Roy l’avait d’ailleurs avisé qu’il serait le capitaine des Remparts s’il revenait à Québec. Chose promise, chose due, le centre de 20 ans portera la lettre emblématique sur son chandail dès le match d’ouverture.

«Patrick me l’avait dit avant que je m’en aille. J’ai eu de bons capitaines à Rouyn-Noranda, je vais m’en inspirer. Nous avons plusieurs bons jeunes, je veux faire preuve de leadership. J’ai été élevé dans l’attitude des Huskies, où chaque jour, on sortait de notre zone de confort», notait l’auteur de 69 points en 63 matchs, l’an passé, et de 29 en 20 matchs éliminatoires.

Sa production en seconde moitié de saison et dans les séries a d’ailleurs pesé dans la balance dans sa sélection au repêchage par les Islanders. Il s’en est fallu de peu pour que le plan original de Roy ne fonctionne pas.

«On n’est jamais à l’abri de ça. On peut avoir un plan, mais parfois, il change. On souhaitait à Félix qu’il puisse évoluer au plus haut niveau», ajoutait le Diable rouge en chef, qui avait prévu un plan B qui restera inconnu.

Bibeau rentre au bercail l’esprit libre, enfin branché sur son avenir immédiat. «C’était dur d’avoir la tête juste à Québec, mais là, je vais l’être à 100 %. Ça va être le fun, j’ai hâte de jouer des matchs, car depuis un bout de temps, j’ai pratiqué en masse.»

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GARDIEN NUMÉRO 1 EN DÉBUT DE SAISON: UNE PREMIÈRE POUR PAGLIARULO

Pour la première fois de sa carrière dans le hockey d’élite, Anthony Pagliarulo entreprendra une saison dans le rôle de gardien numéro 1. Mais ce serait mal le connaître de penser qu’il modifier son approche pour autant!

«Ce qui m’a amené ici, c’est mon éthique de travail et je vais travailler aussi fort qu’avant. Je ne vais surtout rien prendre pour acquis parce que tout peut changer vite», disait le numéro 31 des Remparts à la veille du premier match du calendrier régulier.

Avant de s’approprier le filet des Remparts en seconde moitié de saison, l’an passé, le gardien natif de Laval n’avait disputé que huit parties avec l’Océanic.

«Il s’agit d’un nouveau défi pour moi, je n’ai jamais commencé une saison comme numéro 1. Je l’étais l’an passé dans les séries, tout comme dans le collégial, mais en début de saison, c’est la première moi», confiait celui qui a partagé le boulot équitablement avec Alexis Shank (maintenant à Chicoutimi) dans le midget AAA avec le Rousseau Royal de Laval-Montréal.

«Patrick m’a donné le filet, l’an passé, il m’a fait confiance et ça m’a permis de prendre beaucoup d’expérience. Plus tu joues, mieux tu te sens. Mais j’en ai parlé avec Pat et Pascal [Lizotte, l’entraîneur des gardiens], et on va suivre le plan de match, on va y aller un à la fois.»

L’idée derrière l’acquisition de Pagliarulo était de le préparer à devenir le gardien numéro 1. En fait, les Remparts avaient prévu confier la majorité des départs à son adjoint venu de Baie-Comeau, Kyle Jessiman, mais les rôles ont plutôt été inversés.

«Nous étions allés chercher Jessiman pour qu’il soit le numéro 1, mais Pag a tellement bien fait qu’il l’est devenu. Il est un battant et c’est son éthique de travail qui a fait en sorte qu’il soit là», admettait l’entraîneur-chef qui avait sacrifié ses deux gardiens de 19 ans en cours de saison, soit Dereck Baribeau et Anthony Morrone. Cette saison, Pagliarulo sera appuyé par la recrue Émerick Despatie. Carl Tardif

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YU SATO ABSENT

Blessé à un poignet, le Japonais Yu Sato ratera le début de saison des Remparts. Il s’entraîne avec un chandail vert depuis plus d’une semaine. «Il a encore un peu mal, on va prendre notre temps. Il devrait jouer la semaine prochaine pour nos deux matchs à Québec contre Rouyn-Noranda», expliquait Patrick Roy à propos du nouveau joueur sélectionné au plus récent repêchage international de la LCH.

Sato, qui doit former une ligne d’attaque avec Andrew Coxhead et Anthony Gagnon, sera remplacé à leurs côtés par Gabriel Montreuil. En plus de la ligne menée par Félix Bibeau, avec Pierrick Dubé et James Malatesta, la troisième sera composée des vétérans Thomas Caron, Aleksei Sergeev et Édouard St-Laurent tandis qu’on retrouvera de la jeunesse sur la quatrième. Carl Tardif