Éric Veilleux avait donné congé d’aréna à ses Mooseheads, vendredi, au lendemain de leur victoire de 5-4 dans le quatrième match et en attente du cinquième volet de leur série contre les Remparts, samedi (19h), toujours au Centre Vidéotron.

Éric Veilleux sait aussi compter

«Si Pat sais compter, moi aussi. Celui qui gagne le prochain aura trois victoires et ça en prend quatre. Alors c’est sûr que le match de samedi est important, très important.»

Éric Veilleux avait donné congé d’aréna à ses Mooseheads, vendredi, au lendemain de leur victoire de 5-4 dans le quatrième match et en attente du cinquième volet de leur série contre les Remparts, samedi (19h), toujours au Centre Vidéotron.

Veilleux sent bien que son équipe, largement favorite en amorce de série, a repris l’initiative dans ce huitième de finale avec deux victoires consécutives, mardi et jeudi. «On est revenus dans la série, c’est aussi simple que ça», tranche l’entraîneur-chef du club junior de Halifax.

Mais il a aussi trop de métier pour ne pas savoir qu’à égalité 2-2, rien n’est encore gagné, tout peut basculer.

Veilleux fait ici écho à une déclaration de son vis-à-vis Patrick Roy qui, à l’aube du match numéro 4 et avec ses Remparts toujours en avance 2-1, s’affirmait «capable de comprendre que s’ils perdent un match, ils feront face à l’élimination, ce qui n’est pas le cas pour nous».

Voilà maintenant les deux clubs au coude à coude et dotés d’au plus trois rencontres pour départager un vainqueur. «On a confiance en ce qu’on a. On a bon espoir de jouer un autre gros match samedi», indique Veilleux, dont la troupe a le vent en poupe.

Car difficile de le contredire quand il affirme que ses hommes ont mieux joué de partie en partie, ascension assez constante depuis la rencontre d’ouverture de la série présentée à Halifax, il y a déjà une semaine. «On espère que ce sera pareil pour le cinquième match», dit le pilote.

En plus d’être champions de la conférence de l’Est de la LHJMQ, les Mooseheads seront l’équipe hôtesse du tournoi de la Coupe Memorial, à Halifax, en mai. La pression de connaître du succès en séries, au premier chef en première ronde, existe bel et bien.

Mais le coach n’en fait pas un plat. «La pression est toujours là, on s’en met toute l’année, à tous les matchs.»

Plus que le calendrier de format 2-3-2 ou l’avantage de la glace, bien relatif dans cette série avec juste des victoires des équipes visiteuses, Veilleux souligne les bienfaits sur ses protégés du calendrier suivi à Québec au rythme d’un match aux deux jours.

Contrairement à ce qui se passe à Halifax, alors que les rencontres 1 et 2, puis 6 et 7, si nécessaire, sont disputées lors de journées consécutives.

«Avec plusieurs blessés et le retour de certains joueurs qui n’avaient pas joué depuis un moment, quelques jours d’extra pour se reposer un peu font du bien. Deux matchs en deux jours, ce n’est pas évident. On tire avantage du format actuel à Québec», constate celui qui peut remercier la Fondation du CHU de Québec d’avoir réquisitionné le Centre Vidéotron pour son bal annuel, vendredi soir.