La victoire de mardi, 3-1, a fait du bien au moral dans le camp des Mooseheads de Halifax.

Éric Veilleux préfère le billard aux quilles

Ambiance détendue chez les Mooseheads de Halifax, mercredi, au lendemain d’une réconfortante première victoire en trois matchs dans la série contre les Remparts de Québec. Entraînement léger pour ceux qui n’avaient pas joué la veille, puis... billard pour tous!

Peu avant midi, seulement cinq joueurs des Mooseheads ont foulé la patinoire du Centre Vidéotron, pendant que leurs coéquipiers s’échauffaient dans le gym, discutaient, jouaient au ballon ou recevaient des traitements. Tous se dirigeaient après dîner au salon de billard, question de meubler les six longues journées passées à Québec et de garder les liens serrés.

«Je ne suis pas un amateur de quilles. Le lendemain, j’ai mal aux aines! D’après moi, je me donne pas mal trop», a lancé en riant l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux, pour justifier son choix d’activité. «Je me dis que si un de mes gars joue à ça et se retrouve avec une blessure à l’aine, ça va être de ma faute!»

«J’aime mieux quelque chose comme le billard. C’est plus relax et c’est bon pour exercer les angles de passes par la bande», a continué Veilleux, sans perdre son sourire en cette veille de match numéro 4.

Rires et musique

La victoire de mardi, 3-1, a fait du bien au moral dans le camp néo-écossais. Les rires fusaient, la musique claironnait. Le nuage qui planait au-dessus des champions de la conférence de l’Est s’est dissipé.

«Des matchs comme celui de mardi, ça bâtit une confiance. Tsé, ce n’était pas drôle» après les deux défaites à Halifax. «Et pas à cause qu’on joue contre Québec, ce serait la même chose si on jouait contre Rouyn», qui a dominé la ligue.

«Tu joues deux matchs chez vous et tu perds les deux, peu importe l’adversaire, ce n’est pas idéal. On n’a pas joué un match parfait, loin de là. Mais on est revenus dans la série, c’est tout ce que je peux dire», tranche Veilleux.

«J’avoue que c’était un gros match, on le savait tous», enchaîne le coach de Halifax. «C’est sûr que ça change la donne un petit peu, sauf qu’on tire encore de l’arrière par un match», insiste-t-il, réclamant davantage de patience de ses joueurs en situation de jeu.

L’expérience

À sa 10e campagne comme entraîneur-chef dans la LHJMQ, en plus de quatre saisons chez les professionnels, Veilleux constate que l’expérience, une force des Mooseheads, s’avère utile en situation plus délicate.

Lui-même a participé à trois finales de la Coupe du président (2009, 2013, 2014) et un tournoi de la Coupe Memorial (2012), bientôt un deuxième en mai. Autant de filons à exploiter dans ses discours, comme pour les nombreux éléments expérimentés qui émaillent l’alignement des Mooseheads.

Quel aura été son message à ses joueurs en cette journée d’entre-matchs? «Laissez les coachs travailler, se reposer la tête, s’étirer les muscles, boire de l’eau et se préparer pour le match de jeudi», résume le pilote des Têtes d’Orignaux.