Anthony Morrone a fermé la porte à Vincent Senez sur ce jeu, aidant les Remparts à l'emporter 6-4 sur les Cataractes, vendredi soir.

Deuxième gain de suite des Remparts contre les Cataractes

Après l’avoir facilement emporté, il y a une semaine, les Remparts de Québec ont eu à forcer beaucoup plus pour venir à nouveau à bout des Cataractes de Shawinigan par la marque de 6-4, vendredi au Centre Vidéotron.

Les Remparts prenaient donc la mesure pour une deuxième fois de suite de la plus vieille formation de la LHJMQ, qui portait d’ailleurs l’uniforme des anciens Dynamos pour cette visite dans la capitale. Mais peu importe la couleur de l’uniforme, les Cataractes s’inclinaient pour une sixième fois de suite.

Les Remparts auront cependant eu besoin de quatre buts en troisième période et de deux en avantage numérique pour s’en tirer avec la victoire. Pendant qu’un entraîneur-chef louangeait ses unités spéciales, l’autre en avait long à dire envers les chevaliers du sifflet.

«Je suis déçu du résultat et frustré de l’arbitrage. Honnêtement, j’ai hâte de les revoir. Il y a eu plusieurs autres calls que je considère très douteux», indiquait Daniel Renaud.

Il était notamment agacé par un dégagement appelé contre son club alors que le jeu aurait dû se poursuivre, selon lui. Profitant d’une mise en jeu en zone adverse, les Remparts en ont profité pour inscrire leur premier but.

Les Cataractes ont pourtant disputé un bien meilleur match que vendredi dernier, où ils avaient perdu 7-2 en son absence et de celle de trois bons jeunes de 16 ans. Les siens ont d’ailleurs pris les devants trois fois avant de laisser filer l’avance pour de bon, en troisième.

«On n’a pas bien commencé, et je dois admettre que de l’autre côté, ils ont joué un bon match. Je ne dis pas qu’on les a pris à la légère parce qu’on en a parlé toute la semaine, mais je ne sentais pas qu’on avait la même intensité et la même vitesse», admettait Patrick Roy.

Belle soirée des unités spéciales

L’entraîneur-chef des Remparts donnait beaucoup de crédit à ses unités spéciales, notamment celle en désavantage numérique qui a écoulé une punition de quatre minutes en deuxième. Ensuite, le jeu de puissance a pris les choses en main en marquant coup sur coup en troisième.

«C’est sûr que leur avantage leur a donné du momentum. À 5 contre 5, c’était chaudement disputé, mais le match s’est joué lorsqu’ils ont marqué pour faire 3-3 et prendre l’avance 4-3», notait l’entraîneur-chef des Cataractes.

Philipp Kurashev a disputé un fort match avec une première récolte de quatre points (1-3) dans la LHJMQ. Olivier Mathieu, Sam Dunn, Brandon Frattaroli et Matthew Grouchy (2), dont le second dans un filet désert, ont aussi marqué contre le jeune Antoine Coulombe, originaire de Montmagny, qui s’est mérité les éloges de son entraîneur. La réplique des Cats aux dépens d’Anthony Morrone est venue de Valentin Nussbaumer, Gabriel Belley-Pelletier, Leon Denny et Jérémy Manseau. Les Remparts ont dominé 40-28 aux lancers.

«J’essaie seulement de prendre les matchs un à la fois, de faire ma part pour que l’on gagne. Les résultats vont venir d’eux-mêmes. On n’a pas joué notre style, au début, on ne bougeait pas bien la rondelle, mais après, on s’est mis en marche et c’est bien de sortir avec la victoire», disait Kurashev, auteur de 10 points à ses trois derniers matchs.

L’ailier Mikaël Robidoux a disputé un premier match complet depuis fort longtemps. Il a cependant dû jeter les gants après avoir mis un rival en échec. «Ce qui est poche dans son cas, c’est qu’il a fait une bonne mise en échec et ça vire toujours dans un contexte comme celui-là, il n’y avait pas lieu d’avoir une bagarre. Je trouve ça dommage pour lui, il est peut-être marqué», soulignait Roy, qui jugeait le coup d’épaule en question légal.

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Daniel Renaud, qui en est à sa deuxième saison derrière le banc des Cataractes de Shawinigan, est satisfait de la progression de ses jeunes joueurs.

RENAUD ENTREVOIT UN BEL AVENIR POUR LES CATS

Il mange son pain noir depuis qu’il est à la barre des Cataractes de Shawinigan, mais l’entraîneur-chef Daniel Renaud perçoit des saisons ensoleillées dans un avenir rapproché. «Je n’ai jamais vu autant de beaux talents de 16 ans évoluer ensemble», disait-il, vendredi, à son retour derrière le banc de l’équipe.

L’ancien adjoint de Philippe Boucher avec les Remparts revenait d’un séjour de deux semaines au Défi mondial des moins de 17 ans, où il était l’un des adjoints des trois équipes canadiennes. Il y dirigeait trois des joueurs appartenant aux Cataractes, soit Mavrick Bourque, Xavier Bourgault et William Veillette. Un quatrième y était, soit Charles Beaudoin, mais il ne jouait pas sous ses ordres.

«Nous avons 20 joueurs de 18 ans et moins sur 25 dans l’alignement, ça va finir par payer. C’est déjà le jour et la nuit avec l’an passé. On est plus jeune, mais on est vraiment plus talentueux», admettait celui qui en est à sa deuxième saison à la barre de l’équipe.

En s’amenant à Shawinigan, il savait que les deux saisons de recrontruction seraient difficiles. Si tout se déroule bien, les Cataractes feront partie du premier tiers de la Ligue, dans deux ans.

Renaud profite présentement de toutes les occasions qui passent pour enrichir ses connaissances. En plus du Défi mondial, il a passé un mois un Championnat mondial des moins de 18 ans, cet été, en Russie, où il était l’adjoint de Don Hay, un ancien coach de la LNH maintenant dans la Ligue de l’Ouest. «Ç’a avait été une expérience très enrichissante. Don Hay est un entraîneur très structuré, très rigide aussi, j’ai appris beaucoup à le côtoyer», disait-il avant d’affronter les Remparts.

Renaud n’a pas perdu son respect pour Québec même s’il travaille maintenant en Mauricie. Ainsi, il a fait confiance, vendredi, au gardien de Montmagny Antoine Coulombe, qui a bien failli participer au Défi mondial, lui aussi. «Il ne le sait pas, mais il fut le dernier gardien retranché.»