Anthony Mantha a amassé sept points (5-2) en deux matchs contre les Remparts cette saison.

Deux revers en mémoire: les Foreurs ont une fiche parfaite contre les Remparts

Après une victoire imparfaite à Gatineau jeudi, les Remparts ont profité vendredi d'une soirée de congé pour aller observer leurs adversaires de samedi et de dimanche, les Foreurs de Val-d'Or et les Huskies de Rouyn-Noranda, qui se livraient un autre chapitre de la bataille de la 117, au Centre AirCreebec.
L'exercice d'observation tombait à point pour les hommes de Philippe Boucher (27-12-3-5), qui ont connu peu de succès contre les Foreurs (30-16-1-1), le premier obstacle de leur périple abitibien, depuis le début de la saison.
Le 28 septembre, la bande à Anthony Mantha, meneur au classement des marqueurs de la LHJMQ (84 points) à 13 points d'Anthony Duclair (71 points), avait humilié les Diables rouges 11-2, à Québec. L'espoir des Red Wings avait brillé de tous ses feux, avec une soirée de quatre buts et une passe, alors que ses coéquipiers Louick Marcotte et Guillaume Gélinas polissaient eux aussi leurs fiches offensives, avec des récoltes de quatre points chacun.
Un mois plus tard, le 1er novembre, la troupe de Mario Durocher avait eu à nouveau raison des Remparts, cette fois par la marque de 4-1, au Centre AirCreebec. Mantha, Marcotte, Randy Gazzola et Maxime Presseault avaient alors noirci la feuille de pointage chez les Foreurs.
À ce jour, Val-d'Or demeure d'ailleurs l'une des deux seules formations, avec les Screaming Eagles du Cap-Breton, que les Remparts n'ont pas été en mesure de vaincre, cette saison.
Belle machine de hockey
«On a eu de la misère contre eux autres. C'est une belle machine de hockey, mais [avant le match d'hier] ça faisait longtemps qu'on les avait vus, de près ou de loin. C'est l'une des équipes les plus dominantes à laquelle on a eu à faire face cette année, avant la période des transactions. Et je m'attends à la même chose de leur part samedi», a indiqué l'entraîneur-chef Philippe Boucher.
Selon le pilote, il ne suffit pas de contenir le dynamique duo de Mantha et Marcotte à l'attaque pour obtenir du succès contre les Foreurs. Les défenseurs offensifs de la formation, Guillaume Gélinas (21 buts et 46 passes), qui est natif de Québec, et Randy Gazzola (12 buts et 44 passes), figurant tous les deux parmi le top 20 des marqueurs du Circuit Courteau, ne sont pas non plus à négliger.
«C'est sûr que Mantha est à surveiller. C'est comme lorsqu'un adversaire regarde notre alignement et voit les 40 buts de Duclair. Il va essayer de le contrer. Mantha, c'est la même chose. C'est l'un des joueurs les plus dominants dans notre ligue. Mais Gazzola et Gélinas ont aussi des points, en arrière. Il reste que c'est évident que leur punch offensif va venir de leur première ligne. Ils ont été constants à le faire», a convenu Boucher.
Malgré tout, le Diable rouge en chef s'attend à ce que la menace offensive des Foreurs vienne de partout dans leur alignement, aujourd'hui. «Anthony Richard est un bon joueur de hockey. Nicolas Aubé-Kubel est un bon joueur de hockey. Et ils sont allés chercher Antoine Bibeau dans les buts. Je m'attends à un gros match. Et j'espère que les gars n'ont pas oublié ce qui s'est passé au début de l'année... Il faut avoir la mémoire longue dans le hockey», a-t-il professé.
Les Remparts n'arrivent toutefois pas dépourvus à Val-d'Or, eux qui n'ont été battus que deux fois en temps réglementaire au cours des 16 dernières rencontres. L'addition de Mikhail Grigorenko change également la donne du côté de Québec.
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Archambault transformé
Premier choix au total en 2009, Olivier Archambault avait connu des débuts difficiles avec les Foreurs. Si son talent était indéniable, on remettait en question son attitude. À sa cinquième saison dans le circuit Courteau, l'attaquant des Remparts, qui a été acquis des Voltigeurs en début de saison, revenait là où tout a commencé hier, en homme transformé.
«Ça n'a pas été facile pour lui. Dominic Ricard m'avait donné une très bonne lecture sur le jeune», a indiqué l'entraîneur-chef Philippe Boucher. «C'est peut-être plus facile quand un gars veut vraiment faire sa marque avant que le junior soit fini et espère jouer chez les professionnels. La seule affaire qui a été difficile avec lui, ç'a été de la mononucléose. [...] Pour le reste, c'est un gars qui est extrêmement émotif. [...] Mais c'est comme ça qu'on veut qu'il joue sur la glace aussi. Il a l'habileté de déranger. Il faut juste prendre le temps de lui expliquer. Mais il joue du bon hockey. [Jeudi], il s'est promené sur les trios, a joué à gauche, au centre, à droite. Et il n'a pas dit un mot. Il a joué un très bon match et c'est ça qu'on veut de lui.»
Les progrès d'Archambault en défensive (+ 11), qu'il attribue en partie au positivisme des entraîneurs des Remparts, n'échappent pas aux recruteurs de la LNH. «Que tu aies les meilleures habiletés au monde, si tu ne te donnes pas la peine, ça ne peut par marcher. L'attaque part de la défensive. Depuis que j'ai compris, ça va vraiment bien», a estimé l'ancien espoir du Canadien, qui a inscrit 12 buts et 14 passes en 21 matchs.
Patience avec le premier trio
De retour sur la première ligne des Remparts, Adam Erne, Mikhail Grigorenko et Nick Sorensen cherchent encore leur cohésion. Philippe Boucher n'est pas inquiet. «On va être patient avec cette ligne-là. Ils ont joué du bon hockey à Gatineau jeudi, même si ce ne sont pas eux qui ont contribué offensivement. Je suis sûr que, tôt ou tard, ils vont débloquer.»
Malgré le risque de blessures, le pilote n'hésite pas à déléguer ses francs-tireurs en désavantage numérique. «Sorensen le fait depuis le début de la saison, Erne, Duclair et Etchegary aussi. Celui qui m'a fait le plus peur, c'est Adam, alors que c'était 6-0, contre Gatineau [le 13 décembre]. Il voulait absolument aller sur le cinq contre trois et il a reçu la rondelle sur le genou.»