Mikhail Grigorenko a obtenu vendredi la confirmation qu'il commençait la saison avec les Sabres.

Crise à Québec: Grigorenko stupéfait

La meute de journalistes venait à peine de se disperser devant le tout nouveau casier de Mikhail Grigorenko, samedi, que le centre des Remparts lançait à la représentante du Soleil, qui quittait tranquillement le vestiaire des Sabres: «Ç'a fini 11-2? Vraiment?»
Qui l'eut cru? Pendant que, de son propre aveu, il réalisait le rêve de sa vie avec la confirmation de ses débuts dans la LNH, Grigorenko avait encore le coeur à Québec, où ses coéquipiers des Remparts ont encaissé un humiliant revers de 11-2 devant les Mooseheads d'Halifax, la veille.
«Qu'est-ce que qui s'est passé? Y a-t-il d'autres blessés? Est-ce que Patrick [Roy] était très fâché?» a-t-il poursuivi, l'air incrédule devant l'ampleur de la dégelée.
Sans embellir l'histoire, on lui aura relaté le déroulement du match, période par période, en lui rappelant que son absence faisait mal à l'équipe, puis le contenu du point de presse de l'entraîneur-chef qui, aussi incrédule que son centre russe devant ce résultat, a affirmé en attendre davantage de ses leaders.
Ce à quoi Grigorenko n'a pu que marmonner : «Je ne peux pas le croire...» Et la journaliste de lui demander : «Et toi, qu'est-ce que tu aurais fait si tu avais été dans le vestiaire? Aurais-tu réagi, comme Patrick le demande maintenant à ses joueurs?» Après un instant de réflexion, le grand numéro 25 s'est contenté de hocher la tête. «Je pense que j'aime mieux ne pas y penser!» a-t-il lancé.
Les vétérans des Remparts n'avaient visiblement pas ce luxe, eux qui ont finalement décidé de passer à l'action samedi avant-midi, en demandant aux attaquants Anthony Duclair et Adam Erne de quitter le Colisée. Mis au fait de ce dernier développement, Grigorenko passait visiblement d'une stupéfaction à une autre!
«Wow! Je peux juste souhaiter à l'équipe de trouver des solutions...» a-t-il laissé entendre. Quant à ses deux coéquipiers sur la sellette, le centre n'avait rien de négatif à en dire. «Je n'ai rien entendu qui expliquerait ça...»