Les Cataractes l'ont emporté 5-1 contre les Remparts de Québec, samedi, à la Classique hivernale de Saint-Tite.

Classique hivernale: une victoire en cadeau contre les Remparts

SAINT-TITE — Ils sont venus pour célébrer ensemble les racines de notre sport national. Les 5587 personnes entassées dans les Grandes estrades Coors banquet sous un soleil radieux et une température glaciale sont repartis avec un petit cadeau en prime, une victoire des Cataractes 5-1 signée aux dépens des Remparts de Québec.

Malgré la vingtaine de points d’écart entre les deux équipes au classement, les favoris de la foule ont pris le contrôle du match dès le départ. Les visiteurs, qui n’avaient pas senti le besoin de pratiquer à l’extérieur pour se préparer à ce match spécial, ont peut-être été surpris par les conditions de jeu. 

Les Cataractes en ont profité pour s’emparer d’une avance de 2-0 au premier tiers. Jérémy Martin, sur une superbe déviation, puis Marc-Antoine Pépin ont battu Carmine-Anthony Pagliarulo, ce qui a évidemment fait danser tout le monde dans les gradins. 

C’est tout ce dont avait besoin Justin Blanchette pour mener son club à la victoire. Le gardien des Cataractes a été brillant, manoeuvrant pour toujours garder un écart de deux buts. Les Remparts ont fini par ressentir de la frustration, et il y a eu plus d’échanges musclés dans la deuxième partie du duel, ce qui n’a pas déplu aux spectateurs. Mikaël Robidoux, Anthony Imbeault et Charles Beaudoin (dans un filet désert) ont marqué les autres filets des vainqueurs, qui ont goûté chacune des minutes de ce week-end magique.  

«C’est un peu comme si on avait passé la fin de semaine à Fenway Park. Saint-Tite, c’est le Fenway Park de la Mauricie avec ce stade mythique, avec ses colonnes et son histoire. On va se souvenir longtemps de ce week-end. Et la cerise sur le sundae, c’est évidemment la victoire», soulignait Daniel Renaud, qui dit avoir modelé un plan de match unique pour l’occasion. «J’ai demandé aux joueurs de profiter… de l’avantage du soleil en début de match, ce que nous avons réussi à faire dans les 10 premières minutes. Quand ce fut au tour des Remparts d’avoir le soleil de leur bord, Justin Blanchette a été majestueux. On a livré un très bon match dans l’ensemble.» 

Patrick Roy, lui, semblait avoir  eu un peu moins de plaisir que son homologue. Faut dire que le pilote des Remparts a argumenté une bonne partie de l’après-midi avec les officiels. Contrairement à la veille, les deux clubs n’ont pas échangé de poignée de mains après le match, les Remparts quittant rapidement l’enceinte. Roy s’est toutefois bien défendu d’avoir voulu éviter volontairement cette politesse. «S’il y avait une poignée de mains prévue, je n’ai pas été avisé. Ce fut une belle expérience pour les joueurs, quelque chose d’unique dans leur cheminement. Je suis sûr qu’ils vont s’en rappeler», a témoigné le légendaire gardien de but, qui n’avait pas de regret de ne pas avoir tenu de séance d’entraînement à l’extérieur pour préparer le duel. «Ça m’est égal. Tout ce qu’on voulait, c’est que nos joueurs puissent profiter du moment. Notre position au classement ne bougera pas d’ici la fin de la saison…» 

En plus des officiels, Roy a aussi bavardé avec Robidoux, son ancien protégé, en fin de match. Et ce n’était pas pour fraterniser! «Il semble m’en vouloir de l’avoir échangé. On l’a fait pour changer la sauce chez nous, pour mettre en banque un choix. Ça semble bien aller pour lui avec les Cataractes, tant mieux. Pour nous aussi, cette transaction sera avantageuse quand on va profiter de ce choix au repêchage.» 

Robidoux, de son côté, a été un peu moins diplomate. «Il (Roy) aime ça me parler! Il se trompe quand il dit que je suis encore déçu par la transaction. Je me plais avec les Cataractes. Daniel (Renaud) est un entraîneur fantastique. C’est sûr que je me retrouve avec une jeune équipe, et qu’il y a certains matchs qui sont difficiles. Mais quand on gagne, c’est deux fois plus l’fun. Il y avait une ambiance incroyable en fin de semaine ici. Nous sommes choyés d’avoir pu vivre ça.» 

Même son de cloche du côté de Marc-Antoine Pépin, qui en a profité pour inscrire son premier but en carrière dans la LHJMQ. «Quel feeling incroyable! Comme équipe, c’est un week-end qui va nous marquer. On voulait finir ça avec une victoire. C’est un bonbon pour tout le monde», racontait le Mauricien.

Le directeur-gérant, Martin Mondou, était sur la même longueur d’ondes. «L’organisation a fait un travail incroyable pour orchestrer cette Classique hivernale. Comme équipe, on ne peut que bâtir sur cette belle expérience. Les gens ont eu du plaisir, les joueurs aussi. Et ça se termine par une grosse victoire! Que peut-on demander de plus?»