La performance des gardiens Matthew Welsh et Antoine Samuel pourrait faire toute la différence dans la série Islanders-Remparts, qui débute samedi au Centre Vidéotron.

Bataille féroce à prévoir entre Québec et Charlottetown

Pour la première fois en trois ans, les Remparts peuvent aspirer à disputer plus d’un tour éliminatoire. Mais une équipe surprenante se dresse devant eux. Les Islanders de Charlottetown étaient vus par plusieurs comme l’une des pires formations de la ligue, à l’aube de la saison. Sept mois plus tard, force est de constater qu’il n’en est rien et que la bataille s’annonce féroce entre deux clubs que seulement cinq points de classement séparaient au terme du calendrier régulier. Premier affrontement d’une série quatre de sept samedi après-midi, à Québec.

LES ISLANDERS : UNE MENTALITÉ D'INSULAIRES

Personne n’attendait de voir les Islanders terminer le calendrier régulier aussi haut qu’au neuvième rang du classement. Mais l’entraîneur-­chef Jim Hulton affirme que la troupe de l’Île-du-Prince-Édouard possédait déjà de bonnes bases dès l’ouverture de la saison. Ne suffisait que d’y faire quelques ajouts judicieux.

«Ça commence par notre gardien Matthew Welsh. Il a été incroyable dès le départ et nous a donné une chance de gagner chaque soir. Puis le leadership des attaquants Pierre-Olivier Joseph [premier choix des Coyotes de l’Arizona en 2017], Pascal Aquin [20 ans] et Keith Getson. Ces gars-là ont fixé les attentes dans le vestiaire», énumère le coach.

«Et le groupe a adopté le rôle de négligé. On savait que pour gagner, on devrait toujours travailler plus fort que l’adversaire et les joueurs ont bien répondu à ça», fait valoir celui qui a en quelque sorte réussi à imposer une réelle mentalité d’insulaires à ses troupiers.

Par voie de transactions, sont ensuite arrivés sur l’île les attaquants Derek Gentile (Québec), originaire de la Nouvelle-Écosse, l’Américain Cameron Askew (Shawinigan) et l’Ontarien Daniel Hardie (Saint-Jean). Gentile et Hardie sont les deux meilleurs pointeurs de l’équipe, tandis que Askew est un vétéran de 20 ans.

Échangé aux Remparts avec un choix au repêchage en retour de Gregor MacLeod et de Matthew Grouchy, Gentile forme aux dires du patron «un trio surprise» avec les recrues Brett Budgell, arrivée en janvier, et Nikita Alexandrov.

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Au total des courses, Hulton ne surprend personne en disant s’attendre à une longue série où «une grande tâche se dresse devant nous», dit-il. «La clé sera de profiter de chaque occasion offerte. Parce que je ne m’attends pas à beaucoup de chances de marquer des deux côtés, alors il faudra tirer profit de chacune d’elles.»

Rappelons que les deux équipes ne se sont affrontées qu’à deux reprises cette saison, le 7 octobre et le 2 décembre. Chaque fois, 60 minutes n’ont pas suffi pour départager les vainqueurs et l’équipe visiteuse a fini par arracher la victoire.

LES REMPARTS : CONTINUER DANS LA MÊME VEINE

«La pression est sur les deux équipes. C’est deux bonnes équipes et je suis sûr que Jim [Hulton, son vis-à-vis des Islanders] sera très déçu si son club n’avance pas en deuxième ronde et c’est la même chose pour nous. Ce sont deux équipes qui se ressemblent, qui ont eu le même genre de parcours, deux équipes qui sont peut-être au même stade», résume Philippe Boucher, l’entraîneur-chef des Remparts.

Vrai qu’à l’œil, peu de choses distinguent les Remparts des Islanders. Deux formations équilibrées, sans grande vedette et qui comptent sur un solide portier pour les mener le plus tard possible ce printemps. «C’est deux clubs qui peuvent jouer de manières différentes, mais qui doivent se ressembler», indique encore Boucher, ne pouvant que constater les similarités statistiques.

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Le patron du clan de la capitale québécoise vante la progression de ses jeunes joueurs tout au long de la saison, la constance de ses protégés au fil des derniers mois, ainsi que leur bon état physique et mental à l’approche de la période la plus importante de la campagne. «Charlottetown, c’est une équipe qui joue bien, bien structurée, qui peut être physique et qui compte vraiment sur un bon groupe de défenseurs. De notre côté, il faut garder nos bonnes habitudes. On a gagné en équipe durant la saison et on doit continuer dans cette voie.

«On dispose de quatre lignes d’attaque pouvant faire le travail, de six défenseurs qui peuvent faire la différence et de deux gardiens solides. Enfin, j’espère que par-dessus tout, c’est notre esprit d’équipe qui va faire la différence», souhaite ce vainqueur de la Coupe Stanley en 2009 comme joueur et finaliste de la Coupe du Président à la barre des Remparts en 2015.

Boucher compte sur Matthew Boucher, Philipp Kurashev et Olivier Garneau pour mener la barque en attaque, Andrew Picco, Benjamin Gagné et Sam pour faire barrage à la ligne bleue, ainsi que le vétéran cerbère Antoine Samuel, acquis aux Fêtes, pour garder le fort devant la cage. Le collectif devra toutefois primer sur l’individuel s’ils veulent éliminer des travailleurs acharnés comme les Islanders.

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