Le gardien numéro un des Remparts, Dereck Baribeau, participera à son premier camp d'entraînement dans la Ligue nationale de hockey, avec les recrues du Wild du Minnesota.

Baribeau veut impressionner le Wild

À voir l'air désinvolte du gardien Dereck Baribeau, au terme de l'entraînement des Remparts au Pavillon de la jeunesse, mardi, personne n'aurait pu deviner que le grand portier de Québec était sur le point de participer à son premier camp d'entraînement dans la Ligue nationale de hockey!
De son propre aveu plus excité que nerveux à l'idée de se joindre aux recrues du Wild du Minnesota, Baribeau a décidé de savourer pleinement l'expérience, lui qui avait accueilli l'invitation de l'organisation comme un baume, après la déception de ne pas avoir été repêché, en juin dernier.
«À l'époque, j'avais parlé avec mon agent [Stéphane Fiset] qui m'avait dit que ça ne voulait pas nécessairement dire grand-chose. Une couple de clubs avaient l'air intéressés, mais le repêchage, c'est une science inexacte. Tu ne peux jamais prédire ce qui va arriver là...» a philosophé l'homme masqué de 18 ans.
Quand l'appel du Wild est venu, la déception a eu tôt fait de laisser place à la fébrilité. Peu importe l'issue du camp, le gardien de but aurait au moins la chance de se faire valoir.
«J'ai hâte. C'est mon premier camp pro, quand même... Mais je ne me mets aucune pression par rapport à ça. Je m'en vais là quasiment juste pour avoir du fun et vivre l'expérience. S'ils me signent, tant mieux. Et s'ils veulent me couper après une semaine, ça va finir comme ça. Et moi, je vais avoir pris de l'expérience», a relativisé celui qui n'avait pas encore fait sa valise, au moment de rencontrer les médias, mardi.
Contact avec Chabot
C'est par l'entremise de l'entraîneur des gardiens du réseau de développement du Wild, Frédéric Chabot, avec qui il s'entraîne trois fois par semaine au Complexe Les 3 Glaces pendant l'été, que Baribeau a pu attirer l'attention de l'organisation.
«C'est ce qui fait que je suis quand même bien connu du Wild. Fred pousse de mon bord aussi. [...] Il me regarde aller depuis un bon bout. Quand je n'ai pas été repêché, ça n'a pas été long qu'il m'a appelé. C'est un peu à cause de lui que je suis là», a raconté Baribeau au sujet de l'entraîneur qui, dans le passé, a oeuvré auprès de Hockey Canada (2007-2009) et des Oilers d'Edmonton (2009-2014).
Le gardien numéro un des Remparts sera donc, à partir de vendredi, l'un des deux portiers du Wild au tournoi des recrues de Traverse City (Michigan), auquel participent aussi les espoirs des Blue Jackets de Columbus, des Stars de Dallas, des Blues de St. Louis, des Blackhawks de Chicago, des Rangers de New York, des Red Wings de Detroit et des Hurricanes de la Caroline. Son partenaire de travail sera le gardien hongrois Adam Vay qui, à 23 ans, est le plus jeune portier de l'organisation.
«Ils ont beaucoup de gardiens sous contrat, mais ils n'ont pas vraiment de jeunes espoirs. Quand j'ai parlé avec eux, ils disaient qu'ils avaient besoin de gars comme moi. Je vais quand même aller là-bas sans me mettre trop de pression...» a laissé entendre Baribeau.
La porte est toutefois grande ouverte pour le cerbère de 6'5" et 193 livres, qui ne demande rien de mieux que d'impressionner les hommes de hockey du Minnesota.
«Je ne vais pas juste là parce qu'il manquait un gardien. J'ai été invité parce qu'il y a une place à prendre. [...] À quelque part, je pense que je suis encore mieux d'avoir été invité, parce que s'ils veulent me garder, ils n'auront pas le choix de me donner un contrat. J'essaie de voir le positif là-dedans...»
D'ici là, Baribeau se prépare mentalement à faire face à une solide opposition, lors du tournoi des recrues, où chacun des joueurs sur la glace tentera d'impressionner son organisation. «Je pense que ça va être vraiment intense comme tournoi. On va voir ce que ça va donner. Moi, je vais là pour gagner.»