Le gardien des Remparts Dereck Baribeau s'est entendu sur les termes d'un contrat de recrue de trois ans avec le Wild du Minnesota, lundi.

Baribeau sous contrat avec le Wild

Invité au camp d'entraînement du Wild du Minnesota, le gardien de but numéro un des Remparts, Dereck Baribeau, s'est entendu sur les termes d'un contrat de recrue de trois ans avec l'organisation de la Ligue nationale de hockey, lundi.
Ignoré lors du repêchage de la LNH à Chicago en juin dernier, le portier format géant avait reçu une invitation du Wild quelques heures après la séance. Une participation convaincante au camp de développement de l'équipe en juillet lui a ensuite permis de poursuivre l'aventure au tournoi des recrues de Traverse City - où il a stoppé 49 des 56 lancers dirigés vers lui en deux matchs - au début du mois de septembre, puis finalement au camp principal de l'équipe, dont il a été retranché, contrat en poche, lundi.
«Je suis arrivé là avec beaucoup de confiance. Et mon camp des recrues a super bien été. Ensuite, mes agents ont fait une bonne job pour m'obtenir un contrat. Sur le coup, avoir été ignoré au repêchage, ça avait été dur pour moi, mais maintenant, je ne le regrette vraiment pas. Je suis très content de me joindre au Wild», a raconté le cerbère de 6'6" et 199 livres, pendant le voyage de retour vers Québec, lundi.
C'est par l'entremise de ses agents du Newport Sports Management, qui ont Stéphane Fiset pour représentant au Québec, que le gardien des Remparts a appris la bonne nouvelle, dimanche. L'entente a quant à elle été scellée, lundi matin, lors d'une rencontre avec l'assistant du directeur général Chuck Fletcher et le directeur du développement des joueurs du Wild.
«Ils m'ont dit qu'ils voulaient que je retourne dans le junior, avec mon équipe. Ça tombe bien pour moi. Ça m'enlève beaucoup de pression sur les épaules. Je n'ai plus besoin de penser au repêchage, de me préoccuper si des équipes me regardent. Je sais que je suis avec le Wild et que je reviens à Québec pour gagner», a encore raconté Baribeau.
Emballé par ce dénouement inattendu dans sa carrière, le gardien de 18 ans a eu une pensée pour tous ceux qui ont contribué à sa progression dans le monde du hockey, au moment de la signature de son contrat.
«J'ai pensé à mes parents qui, depuis que je suis jeune, m'ont toujours supporté là-dedans. Là, j'entre dans une nouvelle étape, la LNH, et je leur dois ça à eux, à ma soeur, mon frère et ma blonde. Chez les Remparts, Phil [Boucher, entraîneur-chef] et Ghyslain [Rousseau, entraîneur des gardiens de but] m'ont donné une deuxième chance et je suis heureux d'avoir prouvé qu'ils avaient eu raison de me faire confiance», a estimé Baribeau, qui sera de retour à l'entraînement avec les Remparts dès mardi matin.
Boucher pas étonné
De son côté, le pilote des Diables rouges n'a pas été surpris lorsque le directeur général du Wild, Chuck Fletcher, lui a passé un coup de fil à l'heure du dîner, lundi, pour lui confirmer la mise sous contrat de Baribeau. La nouvelle avait déjà commencé à filtrer dans le vestiaire des Remparts.
«Il m'a demandé si je m'attendais à ce qu'il joue. Je lui ai dit au moins une cinquantaine de matchs! Ç'a toujours été ça, notre plan, pour lui», a soutenu Philippe Boucher, qui se félicitait d'avoir fait l'acquisition de Baribeau, sous les conseils des Ghyslain Rousseau, Stéphane Fiset et Maxime Ouellet, en janvier.
L'entraîneur-chef des Remparts a dit n'avoir jamais douté du potentiel du produit du Blizzard du SSF, et ce, même s'il a connu des moments plus difficiles dans l'uniforme des Foreurs de Val-d'Or, à sa première saison et demie, dans le circuit Courteau.
«C'est un gars bourré de talent, mais pour lui, le hockey, c'est un combat plus psychologique qu'une question d'habiletés. [...] Il fallait qu'il retrouve le plaisir d'aller à l'aréna. Il l'avait perdu, l'année passée. Tant mieux si ce contrat allège la pression qu'il ressentait. Maintenant, il va falloir qu'il apprenne à vivre avec la pression d'être notre gardien de but numéro un!»