«C’est un pas dans la bonne direction pour qu’éventuellement, il n’y ait plus de combat à poings nus sur la patinoire», a déclaré Patrice Roy jeudi matin à propos des 15 minutes de pénalité (plutôt que cinq) qui seront imposées dorénavant aux joueurs qui jettent les gants.
«C’est un pas dans la bonne direction pour qu’éventuellement, il n’y ait plus de combat à poings nus sur la patinoire», a déclaré Patrice Roy jeudi matin à propos des 15 minutes de pénalité (plutôt que cinq) qui seront imposées dorénavant aux joueurs qui jettent les gants.

Bagarres: satisfaction chez les Remparts [VIDÉO]

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les Remparts de Québec, dont le président Jacques Tanguay et le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy se sont souvent prononcés pour l’abolition des bagarres, sont satisfaits de la décision de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) d’être plus sévères envers les adeptes de la baston sur patins.

«C’est un pas dans la bonne direction pour qu’éventuellement, il n’y ait plus de combat à poings nus sur la patinoire», a déclaré Roy jeudi matin à propos des 15 minutes de pénalité (plutôt que cinq) qui seront imposées dorénavant aux joueurs qui jettent les gants. «Le gars aura le temps d’avoir les pieds gelés avant de retourner sur la glace!»

Tout juste nommé capitaine des Remparts, l’attaquant Thomas Caron, pourtant le joueur le plus puni des Diables rouges l’an dernier avec 115 minutes au cachot, approuvait lui aussi la décision du circuit.

«Il fallait s’y attendre et c’est une bonne nouvelle pour l’ensemble de la ligue. Ça va rendre le jeu plus sécuritaire», a-t-il déclaré.

Caron sait que le «C» cousu sur son uniforme l’amènera parfois à inciter des coéquipiers à plus de retenue étant donné l’impact important d’une pénalité de quinze minutes pour l’équipe.

«Quinze minutes, c’est presque une période entière. Il faudra ramener des gars à l’ordre quand ce sera nécessaire. Cependant, je pense qu’on a des gars matures dans l’équipe et qu’ils sont capables de prendre de bonnes décisions», enchaîne l’attaquant qui avoue que le hockey a beaucoup changé dans la LHJMQ.

«C’est maintenant beaucoup plus axé sur la vitesse et le talent et je ne crois pas que les joueurs soient déçus de ça», poursuit-il. «On est rendus là. La ligue a fait du bon travail», a-t-il conclu.

Le nombre de bagarres par match était déjà en diminution constante dans la LHJMQ depuis dix ans. On ne dénombrait en moyenne qu’un seul combat par quatre matchs la saison dernière contre trois combats par quatre matchs lors de la saison 2010-2011, une baisse de 66%.