Antoine Samuel, qui ne s’attendait pas d’être échangé aux Remparts, est très heureux de la tournure des événements, lui qui espérer terminer son parcours junior avec une équipe compétitive.

Antoine Samuel à Québec pour gagner

Même s’il dit ne pas se pointer à Québec comme le «Dieu sauveur», le gardien Antoine Samuel voit son arrivée chez les Remparts comme une occasion rêvée de pouvoir contribuer aux succès de l’équipe dans le dernier droit de la saison régulière et pendant les séries éliminatoires.

«C’est exactement ce que je voulais, soit d’avoir une chance de gagner. Et de pouvoir le faire à la maison, dans une organisation prestigieuse en plus, je ne pouvais pas demander mieux», admettait le gardien de 20 ans qui disputera son premier match dans son nouvel uniforme, vendredi (19h) au Centre Vidéotron.

Samuel participait à sa première séance d’entraînement avec les Remparts, jeudi matin, sur la glace où il a brillé, le 30 décembre, devant le filet du Drakkar de Baie-Comeau.

«Je ne m’attendais pas d’être échangé à Québec, mais c’est une belle surprise. Mes parents sont contents. On habite à moins d’une heure d’ici [à Lac-Etchemin], mon père travaille à Québec, ma sœur reste ici, il s’agit d’un beau moment pour nous.»

Bien sûr, il s’attend à jouer souvent, comme il le faisait à Baie-Comeau. Il partagera le filet en compagnie de Dereck Baribeau, un gardien de Québec qui s’entraîne avec lui, l’été. En fait, Samuel était aussi un partenaire d’entraînement de Matthew Boucher, Olivier Garneau, Benjamin Gagné, et quelques autres, sous la direction du préparateur physique des Remparts, David Rodrigue.

«Il est clair que si Philippe [Boucher] est venu me chercher, ce n’est pas pour me mettre sur le banc. Mais je n’arrive pas ici en voulant tasser tout le monde, en m’imposant comme étant le Dieu sauveur. Je suis ici pour aider Dereck cette année et pour l’an prochain, mais je suis surtout là pour gagner. Je ne le cache pas, c’est ma première opportunité de jouer dans une équipe compétitive et il sera très important pour moi de m’imposer et de faire la différence», soutenait l’homme masqué qui portera le 35, un numéro qui l’accompagne depuis l’âge pee-wee.

Samuel réservait de bons mots à l’endroit de Baribeau, qui tenait le fort depuis le début de la saison. Les dernières semaines ont cependant été plus difficiles dans son cas, d’où l’arrivée d’un gardien avec un tel vécu.

Du millage

«J’ai 20 ans, les gens disent que je suis un bon gardien, que j’ai de l’expérience, mais le monde oublie que je n’ai eu que huit départs dans la Ligue à 17 ans, et qu’à 18 ans, je n’étais pas prêt pour être le numéro 1 à Shawinigan, qui m’a envoyé à Baie-Comeau. J’ai fait beaucoup de millage pour en arriver là, aujourd’hui, j’ai même joué dans le junior A à Granby, à 17 ans», expliquait-il.

Il estime que Baribeau a déjà fait un bon bout de chemin dans la longue route pour devenir un gardien numéro 1. «Il a été un choix de première ronde, il a joué dans le junior majeur à 16 ans et à 17 ans, il a disputé de grosses minutes à 18 ans, je pense qu’il a déjà joué autant de matchs que moi dans la LHJMQ. Ce n’est pas un manque de confiance envers lui, c’est juste qu’il y a un processus à faire et ma présence ne pourra que l’aider à reprendre son rythme.»

L’entraîneur-chef voyait les trois matchs en trois jours (vendredi contre Shawingan, samedi contre Sherbrooke et dimanche à Chicoutimi) comme un nouveau départ pour sa troupe.

«On n’a pas joué du bon hockey, dernièrement, et même si ce n’est pas une nouvelle équipe, on peut voir cela comme si on recommençait à neuf avec le retour de Philipp Kurashev, du sang nouveau à l’attaque et l’un des meilleurs duos de gardiens de la Ligue. J’ai hâte de voir», notait Philippe Boucher.

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EN BREF

Alain dans les plans

La présence Marc-Olivier Alain à l’entraînement des Remparts, jeudi, a alimenté la discussion dans le point de presse avec l’entraîneur-chef Philippe Boucher, puisqu’elle a porté à neuf le nombre de défenseurs sur la patinoire. «On réfléchit avec ce qu’on va faire avec lui, si on lui fait une place ou si on va trouver un moyen de le monter avec nous après. Nous avons jusqu’au 10 ou 11 janvier pour remettre notre alignement final», notait Boucher à propos du joueur de Québec acquis en août de Gatineau en retour de Darren Kielb. Choix de première ronde de Charlottetown en 2016, Alain a disputé un match avec les Remparts, le 11 novembre, et s’alignait avec les Dynamiques de Sainte-Foy, dans la Ligue de hockey collégial majeur. Il est reconnu comme un défenseur qui fait sentir physiquement sa présence.

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Boucher derrière le banc

Même si la période des transactions prend fin samedi midi, Philippe Boucher a l’intention d’être derrière le banc des Remparts, vendredi, pour diriger son équipe contre les Cataractes, et cela malgré le fait que des négociations de dernières minutes pourraient avoir lieu avec ses homologues de la LHJMQ. «C’est propre à chaque organisation de le faire, je sais que Serge [Beausoleil] n’a pas coaché son club mercredi. Personnellement, j’aime mieux être derrière le banc et j’ai vu mon club d’en haut, à Sherbrooke. Il s’agit d’une période de l’année qui occupe tout ton temps et ta tête, alors il fait être bien entouré de bons adjoints, et je le suis. La majorité de nos gestes sont quand même faits», disait celui qui pourrait bien bouger à nouveau si l’occasion se présente. Il se disait ravi de la profondeur ajoutée à son club, jusqu’à présent, et appréciait le leadership des vétérans depuis le retour de pause du jour de l’An.