Anthony Duclair (numéro 63) se sent d'attaque pour relever le défi de la LNH.

Anthony Duclair en mission à New York

Lorsque la saison des Rangers de New York s'amorcera à St. Louis, jeudi, une place sera réservée dans le vestiaire de l'équipe pour Anthony Duclair. En lui confirmant sa participation à ce match, Alain Vigneault a également lancé un défi à la recrue de 19 ans. À partir de maintenant, il doit prouver qu'il mérite sa confiance à chaque jour. «Le travail ne fait que commencer», a convenu Duclair.
Convié dans le bureau de l'entraîneur-chef lundi matin, l'attaquant des Remparts a appris ce dont il se doutait déjà, qu'il amorcerait la saison avec la formation de la Ligue nationale de hockey. Vigneault ne lui a toutefois pas doré la pilule. Il devra être performant à chaque jour, s'il tient à demeurer à New York. Dans le cas contraire, le spectre d'un retour avec les Remparts le guette à tout moment.
«Il m'a dit que j'allais commencer la saison et que je devais rester dans le top 9 si je voulais rester ici toute la saison. [...] Je dois juste travailler fort et rester constant, ce qui est le plus gros point pour moi», a raconté Duclair, en conférence téléphonique, lundi.
Même si le défi se veut important, le Montréalais se sent d'attaque pour le relever, lui qui n'espérait jouer que quelques matchs préparatoires, au moment de s'amener à New York. 
«Je me suis surpris un peu d'avoir autant de succès au début du camp. En même temps, j'ai eu l'opportunité de jouer avec de très bons joueurs et puis les vétérans m'ont beaucoup aidé...» a laissé entendre le 63 des Rangers, qui a notamment évolué avec Rick Nash et Derick Brassard, un bon ami à lui.
Ce n'est qu'après son premier match préparatoire contre les Blackhawks de Chicago, où il a inscrit un but et une passe, que le «Duc de New York» s'est mis à croire en ses chances de faire l'équipe.
«Chicago avait mis un bon alignement sur la glace avec les Kane, Toews, Sharp, Hossa. Je jouais sur la première ligne, alors j'étais confronté à ces joueurs-là. Et j'avais connu un très bon match. Je me suis dit que si je pouvais compétitionnner contre ces gars-là, que je n'avais qu'à y aller à fond», a-t-il laissé entendre.
Même s'il a reçu la confirmation qu'il endossera l'uniforme, jeudi, Duclair demeure en camp d'entraînement et doit continuer d'impressionner l'organisation.
«J'ai encore beaucoup à prouver. C'est sûr qu'ils m'ont donné une opportunité de jouer des matchs. C'est à moi de prouver que je peux rester ici toute l'année. Au début du camp, je n'avais rien à perdre. Un gars de 19 ans qui est admissible à retourner junior, la plupart du temps, c'est ça qui arrive. En même temps, je veux jouer du hockey désespéré et essayer de faire l'équipe pour le reste de l'année», a fait savoir le rapide ailier gauche.
Québec comme... la Grosse Pomme
Chose sûre, son passage chez les Remparts a bien préparé l'attaquant aux feux de la rampe new-yorkais. «C'est différent du junior, mais après avoir joué à Québec pendant trois ans, ça se compare un peu. C'est le plus gros marché de la Ligue de hockey junior majeur. C'est sûr que New York, c'est quelque chose d'incroyable. En même temps, toute la pression et l'attention, je ne me préoccupe pas beaucoup de ça. Je reste concentré à chaque jour, je vais à l'aréna avec un sourire dans la face et je travaille fort.»
Il n'est toutefois pas question pour Duclair de regarder en arrière. S'il avait à choisir entre un rôle prédominant chez les Remparts à la Coupe Memorial ou avec Équipe Canada au Mondial Junior, et celui de 13e attaquant à New York, il choisirait la dernière option. «Mon rêve est de jouer dans la Ligue nationale», s'est-il contenté de répondre.