L'entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy ne cache pas qu'il aime bien la polyvalence et le leadership de l'attaquant Andrew Coxhead.

Andrew Coxhead, le Diable rouge à tout faire

À sa troisième saison junior, Andrew Coxhead doit prendre le taureau par les cornes. Et Patrick Roy donnera à son joueur de centre toute la corde de lasso nécessaire pour dompter la bête et faire des Remparts une meilleure équipe.

À forces égales, au sein du jeu de puissance, en infériorité numérique, sur les mises au jeu importantes : Coxhead est l’homme de tous les combats pour le club de hockey junior majeur de Québec. La séquence de trois matchs en trois jours que livrent les Remparts jeudi, vendredi et samedi s’annonce très occupée pour le Néo-Écossais de 18 ans.

«Je l’adore!» commence Roy, à propos de son grand numéro 20. «Andrew est plaisant à diriger, un gars qui comprend vite et très réceptif. C’est un joueur que je considère comme très complet. Et il est un excellent leader dans le vestiaire», l’encense l’entraîneur-chef et directeur général.

En 2016, Coxhead est devenu le premier joueur repêché en première ronde par les Remparts en six ans, 14e au total. Après s’être fait un peu tirer l’oreille, et avoir mis les États-Unis de côté, il s’est amené à Québec sous les ordres de Philippe Boucher pour une saison recrue de 13 points et un différentiel de - 21, en 2016-2017.

L’an dernier, Coxhead a cumulé 11 buts et 25 points. En plus et surtout de compiler un bien meilleur différentiel de + 14 en saison régulière et d’être l’un des deux seuls joueurs de l’équipe à disputer l’entièreté des 75 rencontres des Remparts en 2017-2018, saison et séries confondues.

«Je tire une certaine fierté de ça. Je n’ai subi aucune blessure l’an dernier et j’espère la même chose pour cette année. J’ai maintenant plus de responsabilités, donc plus de temps de glace et j’aime beaucoup ça. J’aime me considérer comme un joueur qui est bon sur les 200 pieds de la patinoire, soit responsable dans ma zone et capable de marquer des points à l’autre bout», explique celui qui pivote un trio entre Matthew Grouchy et Mikaël Robidoux.

Auteur d’un point au cours des deux premières rencontres de l’équipe cette saison, un but dans un filet désert, Coxhead espère que la campagne qui s’amorce le révélera enfin aux yeux des dépisteurs professionnels.

«Ils m’ont tous dit d’améliorer mon coup de patin, l’an dernier, alors j’ai travaillé sur ce point tout l’été et encore maintenant», fait valoir celui qui a été ignoré par les 31 formations de la LNH en juin dernier, malgré son gabarit avantageux de 6’3” et de 197 lb.

Morrone contre les Voltigeurs

Par ailleurs, Roy prévoit d’utiliser son gardien numéro un Dereck Baribeau dans les matchs de jeudi et de vendredi, contre Victoriaville et à Sherbrooke, avant de confier le filet au nouveau venu Anthony Morrone, samedi, à Drummondville. Mais le patron des Remparts (1-1-0) ne veut pas voir trop loin.

«Victo a connu un match difficile à Rimouski [9-0, dimanche passé], alors on s’attend à voir les Tigres rebondir ici jeudi. Va falloir être prêts pour eux. On va commencer par celui-là et y aller un match à la fois», indique celui qui parle ici de son équipe en général.

Notons que Victoriaville (0-1-0) et Sherbrooke (0-1-1) sont toujours en quête d’une première victoire cette saison, tandis que Drummondville (1-1-0) compte parmi les puissances de la ligue cette année.

Ces trois matchs en trois jours fournissent aussi une occasion à Roy d’utiliser tout son personnel. Deux des trois défenseurs recrues qui n’ont pas encore joué cette saison devraient donc voir de l’action, soit Félix-Olivier Chouinard, Félix Tremblay ou Dylan Schives. Les Remparts devraient faire appel à huit arrières durant cette fin de semaine chargée.

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DERECK «POTTER» BARIBEAU

Le nouveau masque de Dereck Baribeau rend hommage à l'univers de Harry Potter.

Le nouveau masque de Dereck Baribeau rend hommage à l’univers de Harry Potter. Le gardien de but des Remparts est un adepte de l’univers du jeune magicien et il a demandé à l’artiste de Chicoutimi Sylvie Poitras d’en rendre compte sur la pièce d’équipement. Du côté droit du casque, on voit le spectre squelettique encapuchonné d’un Détraqueur, tandis qu’un loup blanc orne le côté gauche. Le «r» du logo des Remparts, mais en version fantomatique, trône sur le front et les symboles des Reliques de la mort apparaissent sur le menton, sous la grille. À l’arrière de la tête, on retrouve les armoiries de Poudlard en rouge accompagnées des lettres JANJ, qui sont les initiales des prénoms des parents, du frère et de la sœur de Baribeau. Spécialiste en la matière, Poitras a eu comme clients les Martin Brodeur, Mathieu Garon, Marc Denis et Jean-Sébastien Giguère, alors qu’ils évoluaient dans la LNH.  

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RESTER ALERTE, COMME AU FOOTBALL

Patrick Roy a utilisé une analogie du football pour éveiller ses ouailles à l’importance de toujours être alertes sur la patinoire, même s’ils n’ont pas la rondelle. «Au football, les gars sur la ligne offensive ou défensive sont toujours en position de pouvoir recevoir le ballon. C’est la même chose pour nous sur la glace. On doit toujours être prêts! Souvent, quand on n’est pas impliqué dans le jeu, on peut avoir l’impression qu’on ne sert à rien, mais ce n’est pas vrai. Tu peux être impliqué à n’importe quel moment», a expliqué l’entraîneur-chef des Remparts, à l’entraînement de mercredi. Cela se traduit par «être bon sans la rondelle». Et comme un seul des 12 joueurs sur la patinoire est en possession du disque à un moment précis, les 11 autres ont effectivement avantage à se rendre utiles autrement ou à anticiper la prochaine séquence.