Adam Erne a disputé 26 matchs avec le Lightning l’an dernier, inscrivant trois buts. L’ancien attaquant des Remparts aimerait bien obtenir une nouvelle chance avec le grand club, mais les succès de l’équipe et le fait que les blessures se font rare à Tampa le forcent à ronger son frein avec le club-école de la Ligue américaine, à Syracuse.

Adam Erne «coincé» dans la Ligue américaine

La vie est drôlement faite. Le hockey professionnel aussi. La saison dernière, Adam Erne a disputé 26 matchs dans la Ligue nationale. Cette année, même s’il dit être bien meilleur, il en a joué… aucun.

La faute aux circonstances. En 2016-2017, l’organisation dans laquelle il évolue depuis trois saisons, le Lightning de Tampa Bay, a connu une vague de blessures sans précédent. L’ancien Remparts en a profité pour vivre son baptême de la LNH, marquant ses trois premiers buts au passage.

En 2017-2018, malgré une récolte de 26 points en 39 rencontres et un jeu amélioré, Erne a passé toute la saison dans la Ligue américaine (LAH) avec le Crunch de Syracuse, son équipe depuis la fin de son passage chez les Remparts, au terme de la saison 2014-2015. Le Lightning s’en tire jusqu’ici plutôt bien côté santé. Et au point de vue des résultats, aussi : la formation trônait au sommet de la LNH avant les rencontres de jeudi.

«J’ai raté deux semaines récemment parce que j’étais blessé. Mais avant ça, je pense que je jouais mon meilleur hockey. Je peux seulement espérer remonter bientôt. Je me sens toutefois très bien à Syracuse, et je suis fier de mon jeu», a expliqué l’attaquant de 22 ans, de passage à Québec cette semaine pendant la pause du match des étoiles de la LAH.

Jeune vétéran

À Syracuse, Erne est dirigé par un ancien adversaire chez les juniors, Benoît Groulx, ex-entraîneur des Olympiques de Gatineau. La chimie entre les deux hommes s’est améliorée depuis la saison dernière, si l’on se fie à l’Américain. «C’est différent cette année. On sait à quoi s’attendre l’un de l’autre. Je sais plus ce qu’il espère de moi. […] Il est définitivement un entraîneur exigeant. Mais à la fin de la journée, il fait ressortir le meilleur de ses joueurs», a indiqué Erne.

À Syracuse et dans l’organisation du Lightning, il se trouve entouré de joueurs prometteurs, Tampa ayant recruté avec panache ces dernières années. «Je suis l’un des plus vieux, même si c’est seulement ma troisième année. C’est un rôle différent. Plusieurs de ces jeunes ont un brillant avenir», prédit Erne.

Tant de prospects ainsi réunis pourrait créer des tensions, des rivalités malsaines. Il n’en est rien, assure-t-il. «Il n’y a pas de jalousie ou de trucs du genre. C’est de la bonne compétition, tout le monde se pousse», ajoute l’attaquant. Le Crunch occupe le septième rang des 30 équipes au classement général de la LAH.

Erne a rencontré sa copine à Québec, d’où ses retours fréquents. Il visite les beaux-parents, mais aussi la famille «incroyable» qui l’a hébergé pendant son séjour de quatre saisons avec les Diables rouges, pendant lesquelles il a inscrit 118 buts et 275 points en 240 matchs.

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RENDEZ-VOUS DEVANT LE FILET

L’ancien Drakkar Antoine Samuel a hâte de revoir son ami Jordan Martel, vendredi soir, lors de la visite de Baie-Comeau au Centre Vidéotron. Mais il admet redouter ses passages près du filet. Le nouveau cerbère des Remparts a raconté jeudi le temps passé avec Martel, au début de la carrière junior de ce dernier, à travailler sur différents aspects techniques pour déjouer un gardien. «Et là, dans les pratiques, c’est moi qui étais son souffre-douleur. J’ai hâte de voir ce que ça va donner demain [vendredi]», a affirmé Samuel, assurant malgré tout, en rigolant, «qu’il ne m’aura pas. L’élève ne battra pas le maître!»

Martel connaît une saison du tonnerre à Baie-Comeau, où il est premier marqueur de l’équipe et quatrième de la ligue avec 28 buts et 60 points en 48 rencontres. «Quand il est arrivé, j’ai vu qu’il avait un gros potentiel offensif. Peut-être que le monde ne le voyait pas, mais moi j’étais assez impressionné», a aussi dit Samuel. Ignoré par la LNH à sa première année d’éligibilité au repêchage, Martel, 19 ans, pointe au 182e rang de la liste des espoirs nord-américains en vue de la prochaine séance.