Adam Chapman en «plein travail» lors d'un match contre les Cataractes au début mars.

Adam Chapman: «la «peste» a fait ses devoirs

À la veille du premier match de la série entre les Remparts et les Huskies, le Diable rouge Adam Chapman entendait effectuer un travail de recherche qui n'avait rien de scolaire, jeudi. N'ayant pas volé sa réputation de petite peste, il comptait explorer les réseaux sociaux à la recherche d'armes - verbales - à utiliser contre ses adversaires!
À sa troisième saison dans la LHJMQ, l'Ontarien Chapman compte parmi les plus grands agitateurs du circuit Courteau. Particulièrement dérangeant sur la glace, l'ancien des Olympiques et du Titan ne se contente toutefois pas de narguer l'adversaire. Il peut aussi contribuer aux succès offensifs de son équipe. À sa dernière saison à Gatineau, il a d'ailleurs cumulé 19 buts et 35 passes en 66 matchs.
Son statut particulier fait cependant de lui un joueur marqué par les officiels. Un sujet que Philippe Boucher a cru bon aborder avec son joueur, hier.
«On veut qu'il joue au hockey. Il joue sur notre avantage numérique, notre désavantage numérique. Il a un rôle important. Alors on ne veut pas qu'il passe son temps au banc des punitions, mais plutôt qu'il se concentre là-dessus. C'est un agitateur. Juste de sourire, il dérange le monde...» a laissé entendre l'entraîneur-chef, qualifiant ce talent de «pratique pour un joueur de hockey».
Ce sourire provocateur, Chapman en connaît trop bien l'effet sur ses adversaires. C'est le même qu'il utilise à la maison, quand il en découd avec son frère Joshua, un défenseur du Sting de Sarnia, de 10 mois son cadet.
«Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça. Je ne suis pas comme ça dans la vie, seulement sur la glace. C'est peut-être parce que mon frère a le même âge et qu'on se cherche toujours. Je pense aussi que c'est parce qu'il est le fils préféré de ma mère. Elle a déjà tweeté "Je regarde mon fils préféré Josh jouer à Sarnia." À moins que c'était sa formulation qui était boiteuse...» a tenté d'expliquer, le moins sérieusement du monde, l'attaquant de 20 ans.
Arbitres moins tolérants
Ce qui est certain, c'est que les officiels sont de moins en moins tolérants envers Chapman, dont la marge de manoeuvre est réduite à néant. «Les arbitres surveillent toujours ce que je fais. Ils voient que je reçois toujours le double-échec ou le cinglage de plus, mais ils ne signalent pas les infractions de l'autre équipe pour le moment.
«J'espère que d'ici le deuxième ou le troisième match de la série, ils vont réaliser que je joue à l'intérieur des règles et que je continue malgré tout de recevoir ces coups supplémentaires. Avec un peu de chance, ils vont peut-être commencer à appeler les pénalités contre l'autre équipe...»
C'est sûrement ce que souhaite Boucher, qui a été critique du travail de certains officiels de la LHJMQ, en fin de saison. Ce qui importe toutefois le plus au pilote, c'est de voir son vétéran de 20 ans jouer son rôle de leader sur la glace.
«C'est un gars d'expérience. On veut qu'il joue sa game. On ne veut pas qu'il se concentre à essayer de déranger l'autre côté. Olivier Archambault, Zachery Moody et lui jouent bien ensemble. Il nous aide offensivement. Il a quasiment un point par match depuis qu'il est avec nous autres [21 points en 27 matchs]. Pour ce qui est du reste, il sait ce qu'il a à faire...»
En haut de la liste de «choses à faire» de Chapman figurait hier son petit «devoir» du jour... «Je vais certainement faire beaucoup de recherches sur Twitter et Instagram!»
Boucher satisfait
Adam Erne (lacération de la rate) a repris l'entraînement sur glace avec ses coéquipiers, hier. Il portait toutefois un chandail de non-contact. «Pour sa première pratique, ç'a bien été. Le timing était un petit peu off, mais c'est normal», a constaté Philippe Boucher. Quant à Anthony Duclair (commotion cérébrale), il a échoué un test neurologique passé mercredi. «Il ne sera pas avec nous autres. Il n'était pas sur la glace. On va décider s'il vient avec nous, lorsqu'on va partir [pour Rouyn-Noranda].»
Boucher s'est par ailleurs dit satisfait du niveau de préparation de son équipe. «J'aime l'ambiance dans l'équipe. J'aime l'entrain dans les pratiques. J'aime l'enthousiasme. Il nous reste à nous concentrer. Si on est prêts, on va le savoir [aujourd'hui]. Les unités spéciales ont été bonnes. Je pense que ç'a été plus qu'un bon test à Rimouski, dimanche. Et à cinq contre cinq, on joue bien.