Remparts

Pascal Laberge attend dans l'ombre à Lehigh Valley

Fort d’une confiance retrouvée durant son passage chez les Remparts de Québec, Pascal Laberge est maintenant dans la Ligue américaine (LAH) et attend une occasion de faire ses preuves. Qui pourrait venir plus vite que prévu.

Laberge vit au rythme des professionnels, depuis deux semaines. Le choix de deuxième ronde des Flyers de Philadelphie en 2016 (36e) a été appelé auprès du club-école après l’élimination des Remparts en première ronde contre Charlottetown.

L’attaquant de tout juste 20 ans natif de Châteauguay a depuis disputé deux rencontres dans l’uniforme des Phantoms de Lehigh Valley, les deux derniers rendez-vous au calendrier régulier. Il a ensuite observé de la passerelle les deux matchs éliminatoires contre les Bruins de Providence, la fin de semaine dernière.

«J’ai joué sur les deux premières lignes dans les deux matchs où j’ai été utilisé et j’ai eu de l’avantage numérique dans le deuxième. Ç’a très bien été. J’ai obtenu des occasions de marquer et j’ai même effectué un tir de barrage dans le deuxième match. Bon, je n’ai pas marqué, mais c’était vraiment excitant», note au téléphone celui qui a obtenu deux lancers au filet dans chacune de ses deux rencontres à domicile où certains vétérans avaient été mis au repos.

En mode séries

«La grosse différence avec le junior, c’est que tous les gars ici ont une bonne vision du jeu, alors ça facilite la tâche. Quand tu es libre, tu reçois la rondelle. Et quand tu as la rondelle, il y a toujours un gars de libre», résume le nouveau numéro 29 des Phantoms.

Les champions de la division Atlantique de la LAH sont ensuite passés en mode séries. Laberge a accompagné l’équipe sur la route pour les deux premières manches de ce trois de cinq, mais sans enfiler l’uniforme dans l’antre des bébés Bruins.

«Il y a beaucoup de blessés, donc j’attends juste mon tour et ça se pourrait qu’il arrive plus vite que prévu», avance-t-il. «Ils ont déjà retourné un gars à la maison, on serait deux attaquants de trop. Ce serait plaisant de jouer en séries.»

Il en saura plus lors du retour au boulot mardi, sous les ordres de l’entraîneur-chef Scott Gordon. Éliminés dimanche, les Flyers ont toutefois annoncé lundi qu’ils cédaient l’attaquant Oskar Lindblom et le défenseur Travis Sandheim aux Phantoms.

Laberge se plaît à Allentown, ville de la Pennsylvanie située à une heure au nord de Philadelphie. Des bannières des Phantoms parsèment les rues et l’ambiance s’annonce électrique au PPL Center, cette fin de semaine, pour les matchs trois, quatre et peut-être même cinq, lundi, si nécessaire.

«Les gens sont derrière leur équipe et savent qu’elle a fini en bonne position, alors ils s’attendent au moins à gagner la première ronde», indique-t-il. Lehigh Valley, du nom de la région, a terminé deuxième au classement général derrière les Marlies de Toronto.

Les partisans reverront leurs favoris à domicile à compter de vendredi, dont les Québécois Nicolas Aubé-Kubel, Danick Martel et peut-être Samuel Morin, s’il n’est plus blessé. Laberge leur conseille aussi de jeter un coup d’œil au petit attaquant de Providence Austin Czarnik, «un gars l’fun à regarder jouer, un joueur énergique avec des bonnes mains», décrit-il. Czarnik, 25 ans, a compilé quatre aides dans les deux premiers matchs.

Les atouts retrouvés

Quant à son court séjour de 40 matchs au sein des Remparts, Laberge réitère y avoir retrouvé sa confiance d’antan. «Ç’a été bénéfique pour moi. Ça m’a redonné les petits atouts que j’avais perdus à Victoriaville», dit celui qui se mort les doigts de voir les Islanders en demi-finale de la LHJMQ, alors qu’«on était à une période de les battre. Ça pourrait être nous!»

Il ne s’attendait pas au départ de l’entraîneur-chef et directeur général Philippe Boucher au terme de la campagne, bien qu’après avoir jasé avec son fils, Matthew, de qui il est proche et qui était aussi capitaine du club, il dit comprendre que l’ancien défenseur de la LNH prenne enfin du temps pour lui

LNH

Repêchage: Kurashev grimpe, Dahlin toujours premier

L’attaquant des Remparts, Philipp Kurashev pointe au 61e rang du classement final des meilleurs espoirs nord-américains en vue du prochain repêchage de la LNH.

Le Suisse de 18 ans, dont le retour à Québec la saison prochaine est encore incertain, effectue donc un bond de sept rangs par rapport au classement de mi-saison du Bureau central de dépistage de la LNH. Le classement final a été dévoilé lundi matin. 

Kurashev a amassé 19 buts et 41 passes en 60 matchs dans l’uniforme des Remparts, cette saison. Affaibli par un streptocoque en séries éliminatoires, il a ajouté un but et quatre passes en six matchs avant l’élimination des siens aux mains des Islanders de Charlottetown. 

Courtisé par des équipes pros en Suisse, le centre vedette a refusé, à la fin de la saison, de confirmer son retour dans la Capitale-Nationale la saison prochaine. Son agent Igor Larionov est également resté évasif. 

Le nouveau classement du Bureau central est toutefois moins clément envers deux jeunes joueurs du Drakkar de Baie-Comeau. L’attaquant Gabriel Fortier passe du 35e au 49e rang alors que le défenseur Xavier Bouchard chute du 41e au 74e rang. 

Veleno, le meilleur centre

Premier joueur de l’histoire de la LHJMQ à obtenir un statut «exceptionnel» afin d’y jouer à 15 ans, Joseph Veleno a pris un certain temps à répondre aux attentes monstres placées en lui. Passé des Sea Dogs aux Voltigeurs en décembre, il a toutefois explosé à Drummondville, amassant 16 buts et 32 passes en 33 matchs de saison régulière et 5 buts et 6 passes en 10 matchs de séries. 

Éliminé des séries par les Tigres, dimanche, l’athlète de 18 ans peut se consoler en constatant, lundi, qu’il pointe maintenant au 8e rang des meilleurs espoirs en vue du repêchage LNH, un bond de cinq rangs. Il est maintenant le joueur de centre le mieux classé de la cuvée. 

Son coéquipier chez les Voltigeurs, le défenseur Nicolas Beaudin, gagne également des points dans le classement, passant du 36e au 31e rang. 

Le gardien des Voltigeurs, Olivier Rodrigue, est quant à lui le permier gardien en Amérique du Nord, selon le Bureau central. Il devance d’ailleurs deux autres cerbères de la LHJMQ en Kevin Mandolese (Screaming Eagles) et Alexis Gravel (Mooseheads). 

Dahlin et Svechnikov toujours en tête

C’est l’attaquant russe des Colts de Barrie Andrei Svechnikov qui domine le classement des joueurs jouant en Amérique du Nord. Le Tchèque Filip Zadina (2e), des Mooseheads d’Halifax, et le défenseur du Titan d’Acadie Bathurst Noah Dobson (5e), originaire de l’Île-du-Prince-Édouard, sont les patineurs les mieux classés de la LHJMQ. 

Sans surprise, le défenseur suédois Rasmus Dahlin demeure pour sa part au sommet du classement des meilleurs espoirs européens. Ce dernier pourrait devenir le premier suédois repêché au premier rang du repêchage depuis la sélection de Mats Sundin par les Nordiques, en 1989. 

Remparts

Roy fait jaser, Tanguay doute toujours

La présence de Patrick Roy au Centre Marcel-Dionne de Drummondville durant le match Tigres-Voltigeurs, dimanche après-midi, n’est pas passée inaperçue. Assis aux côtés du gouverneur des Remparts, Julien Gagnon, quelques jours après la démission surprise de Philippe Boucher, Roy n’a certainement rien fait pour taire les spéculations sur un potentiel retour avec l’équipe.

Qu’à cela ne tienne, le président des Remparts, Jacques Tanguay, assure qu’il n’y a rien de nouveau à signaler concernant son ami et ancien complice. «Patrick est récemment revenu au Québec et avec le temps qu’il fait dehors, il n’a pas grand-chose à faire à part aller à l’aréna. C’est un passionné de hockey», a lancé au Soleil l’homme d’affaires, lundi.  Tanguay continue de douter de l’intérêt de Roy pour ses anciennes fonctions et dit ne pas encore lui avoir parlé depuis la démission de Boucher. «Je vais sûrement lui parler plus tard cette semaine, mais ce n’est rien de nouveau. On se parle deux ou trois fois par semaine durant toute l’année.» 

Pour le reste, il est toujours «beaucoup trop tôt» pour spéculer sur le successeur de Philippe Boucher, selon Tanguay. «On a commencé à recevoir des CV jeudi et vendredi, mais je veux attendre de voir comment les choses vont évoluer d’ici la fin des séries dans la LHJMQ et la LNH», affirme-t-il.  Comme l’équipe de dépisteurs de Boucher demeure intacte, le président des Remparts estime qu’il n’a pas à se dépêcher à trouver un directeur général en vue du repêchage. 

Questionné au sujet d’Alain Vigneault, récemment congédié par les Rangers, Tanguay s’est contenté de dire que sa place était vraisemblablement dans la LNH. «Comme tous les gars de ce calibre-là, si j’étais un dg de la LNH, je lui courrais après.»

LHJMQ

Un candidat de moins à la succession de Philippe Boucher

RIMOUSKI — Il y a un candidat de moins à la succession de Philippe Boucher. Ceux qui voyaient Serge Beausoleil au poste de directeur-gérant et entraîneur-chef des Remparts de Québec devront jeter leur dévolu sur quelqu’un d’autre, puisque l’Océanic vient de renouveler son contrat pour les trois prochaines saisons.

«C’est une grande organisation, les Remparts de Québec», souligne le directeur-gérant et entraîneur-chef de la troupe rimouskoise. «C’est toujours flatteur de voir souffler ton nom. C’est très gentil. Mais, au moment où on se parle, ce n’était pas une possibilité.

«Je n’ai jamais été celui qui briguait d’autres endroits, que ce soit dans un circuit ou un autre», a assuré Beausoleil. «Je suis acharné à travailler pour une organisation qui me fait confiance. Je suis ici depuis sept ans. Mes deux filles, Sarah et Marie, sont nées à Rimouski.»

Enseignant en histoire de formation, Beausoleil cumule une expérience de près de 25 ans comme entraîneur-chef. Parmi les moments marquants de sa carrière au sein de l’Océanic, notons la conquête de la Coupe du Président en 2015, la finale de la même coupe en 2012 et, plus récemment, le championnat de division ainsi que l’obtention du titre de directeur-gérant de l’année dans la LHJMQ. Selon Beausoleil, sa formation sera à surveiller lors de la prochaine saison. 

Remparts

Philippe Boucher quitte les Remparts

Les Remparts de Québec n’ont plus d’entraîneur-chef ni de directeur général. «Après sept ans consacrés au hockey junior, il est temps pour moi de passer à autre chose», a laissé tomber Philippe Boucher, ému, au micro.

Huit jours entre le dernier match d’une équipe et le bilan de saison de ses dirigeants, déjà, c’était suspect. Quand, en se dirigeant vers la salle de conférence, on a entrevu le président du club assis dans la grande chaise du bureau de l’entraîneur-chef, un autre voyant rouge s’est allumé.

Puis tout ce monde à la conférence de presse, jusqu’à la mère de Boucher. Plus de doute, mercredi après-midi, les Remparts n’avaient pas convoqué les médias pour parler de l’urgence de trouver un premier centre ou du menu au Centre Vidéotron.

«Ça fait 27 ans que j’ai la pédale au plancher à faire du hockey. Dix-sept ans dans le pro [comme joueur], sept ans ici et je me suis impliqué dans le hockey mineur, sans jamais regarder en arrière», a affirmé l’homme de 45 ans, mettant un terme à ses cinq années à la barre des Remparts. L’ancien défenseur de la LNH avait d’abord été dg de l’Océanic de Rimouski, deux ans.

«J’ai le même sentiment aujourd’hui que j’ai eu quand j’ai pris ma retraite de joueur, a-t-il poursuivi. [À l’époque,] j’avais une offre sur la table que j’avais acceptée, puis je l’ai refusée parce que je m’embarquais à 90 % et je ne suis pas quelqu’un qui s’embarque à moitié. J’ai la réflexion chaque année, en fin de saison, et ça prend d’ordinaire une ou deux minutes. La semaine passée, elle a duré une journée, deux journées, trois journées...»

C’est mardi qu’il a annoncé sa décision finale à l’équipe et à ses proches. «Je ne m’embarque pas si je ne suis pas à 100 %. J’ai donné au hockey, j’ai donné au coaching. À juste faire ça, juste penser à ça. À passer des nuits blanches à bâtir un club», a indiqué Boucher, identifiant la difficulté au plan humain de retrancher ou d’échanger des joueurs comme l’un des principaux irritants.

Posé comme à son habitude, Boucher n’a pu retenir ses émotions quand il a été question de sa famille. Il a remercié tout le monde, mais le trémolo est venu à l’évocation de sa mère et de son fils Matthew, qui étaient sur place, puis de sa fille Vanessa et de la maman de ses enfants, Lucie.

Matthew vient de conclure trois campagnes dans l’uniforme des Remparts et sa carrière junior. Le départ du fils n’a pas provoqué celui du père, assure néanmoins Boucher. «Samedi, j’aurais aimé mieux être à Halifax [en deuxième ronde des séries], mais j’étais aux provinciaux [de basketball scolaire] avec ma fille qui était inconsolable. Et c’est ça que je veux faire.»

Remparts

Larionov refuse d’en dire plus sur l’avenir de Kurashev

Mardi, la direction des Remparts procédera avec les médias au bilan de la récente campagne soldée par une élimination en première ronde pour une troisième année consécutive. L’un des sujets chauds concerne l’avenir de l’attaquant russo-suisse de 18 ans Philipp Kurashev.

L’automne prochain, qu’est-ce qui attend le joueur de centre du premier trio des Remparts, meilleur passeur et deuxième pointeur de l’équipe à sa deuxième saison à Québec : retour dans le junior québécois ou ligue professionnelle suisse? Tout dépendra du repêchage de la LNH tenu les 22 et 23 juin, à Dallas.

Remparts

Les Remparts perdent des spectateurs

Depuis 2011-2012, l’achalandage pour les matchs des Remparts de Québec a chuté de 23 % en saison régulière, a constaté Le Soleil. Rien pour rassurer Québecor, qui espère toujours son équipe de la LNH.

Selon des données disponibles sur le site de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, 306 061 personnes ont assisté aux 34 matchs de saison des Diables rouges cette année, soit 92 552 de moins qu’en 2011-2012 au Colisée Pepsi. 

Lorsqu’on consulte les bilans annuels pour les matchs réguliers, qui englobent également la vente des billets de saison, on observe une diminution constante de l’achalandage à cinq reprises au cours des six dernières années. Seule l’ouverture de l’amphithéâtre, en 2015, a brisé cette tendance. 

En 2011-2012 et 2012-2013, alors que Patrick Roy était à la tête du club, 398 613 et 385 724 partisans ont assisté aux matchs de l’équipe. «C’était toujours très fort lorsque Patrick Roy était là. Il avait une influence marquée sur l’assistance», explique le président des Remparts, Jacques Tanguay. 

Les deux cuvées suivantes, sous la direction de Philippe Boucher, les Remparts ont attiré 339 121 et 329 747 personnes. Lors de l’ouverture du Centre Vidéotron, ils ont été 470 384 spectateurs à encourager leurs favoris. Cette année-là, la direction avait choisi d’augmenter de 1 $ à 4 $ le prix de ses billets pour adultes. Des hausses avaient aussi été notées pour les aînés, les étudiants et les enfants.

L’année suivante, 320 315 personnes ont assisté aux matchs et finalement 306 061 en 2017-2018.

«Depuis notre arrivée au Centre Vidéotron, nous n’avons rien donné pour faire venir le partisan qui attend des succès», souligne M. Tanguay, qui dressera le bilan de la dernière année la semaine prochaine. «C’est vraiment le rendement de l’équipe qui va ramener à travers les années les partisans. Pour avoir des 10 000 ou 11 000 personnes en moyenne, il va falloir une équipe très compétitive. [...] C’est à nous autres à présenter un spectacle plus relevé», poursuit l’homme d’affaires.

Rappelons que les Remparts sont les seuls locataires du Centre Vidéotron. Et qu’un billet pour un match coûte entre 8 $ et 19 $, selon l’âge et le statut du partisan. Par ailleurs, ils sont toujours l’équipe qui attire de plus de fans annuellement à travers la ligue.

Pour la prochaine cuvée, afin de plaire aux amateurs de hockey, la direction a déjà revu à la baisse certains prix pour les billets de saison. Les partisans adultes qui déboursaient jusqu’à présent 445 $ verront leur facture passer à 395 $. Les passes pour les sièges dans la zone Vidéotron demeureront toutefois à 495 $. 

Quant aux tarifs des billets pour une partie, il n’est pas question de toucher aux prix pour l’instant.

Pas une surprise

Pour le professeur Yan Cimon, titulaire au département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, il n’est pas surprenant que certaines équipes sportives connaissent actuellement une diminution de l’achalandage.

«C’est clair qu’une baisse de l’assistance, c’est un signal où il faut réagir. Ces dernières années, il y a eu une multiplication des sources de divertissement. Le dollar de divertissement est aujourd’hui très très sollicité. Et l’offre sportive se décline sur plusieurs plateformes. Il faut savoir se démarquer et trouver le bon modèle de revenus».

En raison notamment de la baisse d’achalandage dans le Centre Vidéotron, Le Soleil rapportait en décembre dernier que le nombre d’employés avait fondu de près du tiers depuis l’ouverture de l’établissement de 370 millions $.  Au départ, environ 900 travailleurs figuraient sur la liste des Teamsters du Canada. En décembre, il en restait 615 à temps plein et à temps partiel.

Québecor, qui possède également l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ, est propriétaire des Remparts de Québec depuis 2014. Selon The Hockey News, la société avait déboursé aux alentours de 20 millions $ pour acheter l’équipe. La transaction comprenait aussi l’achat de la Coupe Banque Nationale de tennis, revendue 1 $ à Tennis Canada en 2016.

Dans son entente avec Québecor pour l’amphithéâtre, la Ville reçoit 10 % du prix d’un billet jusqu’à concurrence de 4 $, sauf pour les matchs des Remparts et du Tournoi international de hockey pee-wee. 

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DIMINUTION À TRAVERS LA LIGUE

Il n’y a pas que les Remparts de Québec qui ont été victimes d’une baisse de l’achalandage au cours des dernières années. Selon des données disponibles sur le site de la LHJMQ, le nombre de billets vendus à travers l’ensemble du circuit Courteau a aussi chuté. En 2012-2013, 2 186 088 billets ont été vendus pour les 18 équipes (il y en avait 17 en 2011-2012). Ce nombre est passé à 1 955 645 pour la dernière saison. Cela signifie une diminution de 10,5 %. Il est toutefois important de mentionner que pour la dernière année, une légère hausse a été enregistrée par rapport à l’exercice précédent, où 1 939 449 billets avaient trouvé preneur.

Remparts

Plusieurs joueurs quittent dans l'incertitude

Un nuage d’incertitude quant à la saison prochaine planait dans le vestiaire des Remparts, mercredi après-midi. Venus vider leur casier, plusieurs vétérans de 19 ans ainsi que le Suisse Philipp Kurashev quittaient le Centre Vidéotron sans l’assurance d’être de retour l’an prochain.

Les joueurs des Remparts n’avaient pas encore vraiment digéré la défaite fatidique de 8-3 la veille face aux Islanders de Charlottetown, qu’ils étaient déjà de retour dans le vestiaire pour ramasser leur équipement. On passait l’un après l’autre dans le bureau de Philippe Boucher, puis on s’échangeait des poignées de main avant de repartir chacun de son côté. Tous ne pouvaient cependant pas se dire «à l’an prochain». 

C’est qu’il n’y a pas que les trois joueurs de 20 ans — Matthew Boucher, Andrew Picco et Antoine Samuel — qui ont terminé, mardi soir, leur carrière chez les Remparts. L’équipe comptait six joueurs de 19 ans cette saison. Pascal Laberge devrait jouer chez les pros l’automne prochain, mais les vétérans Olivier Garneau, Jesse Sutton, Sam Dunn, Gregor MacLeod et Benjamin Gagné quittent tous pour la saison morte sachant que seulement trois postes de joueurs de 20 ans seront disponibles l’an prochain. 

«C’est sûr que j’aspire à finir ma carrière à Québec, mais si l’avenir en décide autrement, je saisirai l’opportunité qui s’offre à moi», a avoué le défenseur Gagné, originaire de Québec. Même son de cloche du côté de Sutton, qui devra soigner dans les prochaines semaines une blessure au ligament collatéral du genou subie durant le sixième match de la série face aux Islanders. L’attaquant néo-écossais croit que son éclosion cette saison lui ouvrira un poste de 20 ans quelque part dans la LHJMQ. Reste à voir si ce sera à Québec. 

Même Olivier Garneau, depuis longtemps désigné par son entraîneur comme le futur capitaine des Remparts, assure qu’il devra gagner son poste. «Je vais me préparer de la même manière cet été, mais ça se peut très bien qu’on commence le camp d’entraînement à plus de trois joueurs de 20 ans. Je ne tiens pas mon poste pour acquis.»

Kurashev évasif

Pour les Remparts, toutefois, le cas le plus important de l’été pourrait bien être celui de l’attaquant Philipp Kurashev. Des rumeurs suggèrent que des équipes professionnelles suisses seraient intéressées aux services de celui qui risque fort d’entendre son nom au prochain repêchage de la LNH. 

«Je n’ai encore parlé de rien avec personne. Je me concentrais sur la saison actuelle et je ne pensais pas qu’elle se terminerait si vite», a laissé entendre le Suisse, mercredi, restant très évasif. «Revenir à Québec est toujours une possibilité. On verra», a-t-il ajouté, précisant tout de même qu’un retour chez les Remparts pour une troisième saison ne serait pas une défaite. 

«Cette année en a été une de haut et de bas, mais dans l’ensemble je suis plutôt satisfait. Je suis très excité en vue du repêchage, même si c’est dans encore un bon moment», a admis celui qui a été ralenti par un streptocoque durant les séries. À la mi-saison, le joueur de centre pointait au 68e rang des espoirs en Amérique du Nord. 

Le cas Kurashev et le sujet des joueurs européens dans son ensemble devraient être abordés par Philippe Boucher lors du bilan de fin de saison, en début de semaine prochaine.

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NOUVEAU DÉFI POUR LABERGE

Toujours amer de l’élimination des Remparts, Pascal Laberge s’avouait tout de même excité mercredi matin à l’idée de commencer sa carrière professionnelle avec les Phantoms de Lehigh Valley, dans la Ligue américaine. «J’ai reçu un appel ce matin. Je rejoins les Phantoms dès dimanche», a annoncé le choix de deuxième ronde des Flyers de Philadelphie au repêchage de 2016. «Je ne sais pas si je vais jouer parce que les séries commencent pour eux et ils ont une bonne équipe. Mais être dans l’entourage de l’équipe et m’entraîner avec des hommes, ça va me montrer quel est le niveau de jeu. Ce sera une motivation ensuite à m’entrainer fort cet été pour arriver prêt au camp.» 

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BOUCHER ET SAMUEL SONGENT À L'AVENIR

Venant tous deux de terminer leur carrière junior, Matthew Boucher et Antoine Samuel avaient déjà commencé à songer à leur avenir dans le hockey, mercredi après-midi. «Ça fait quatre ans que je me lève chaque matin pour aller à l’aréna. Là, le junior est fini et il y a beaucoup de points d’interrogation pour moi par rapport à l’an prochain», a avoué Samuel. Le gardien vise évidemment un poste chez les professionnels. «Je vais avoir des occasions de me faire valoir cet été, j’imagine, dans des camps professionnels. Si ce n’est les pros, ce sera le hockey universitaire. Un discours quasi identique à celui du capitaine Matthew Boucher, qui a lui aussi mentionné le hockey universitaire comme un plan B à son «but ultime» de jouer pro. 

Remparts

Saison terminée pour les Remparts

La plus importante période de la saison des Remparts s’est transformée en désastre, mardi soir.

Quatre buts des Islanders de Charlottetown dans les cinq premières minutes du troisième engagement ont donné le coup de grâce à la saison des Diables rouges, éliminés pour une troisième saison consécutive en première ronde. Les Islanders ont finalement remporté le match 8-3, au Centre Vidéotron.

Ils poursuivront leur route en deuxième ronde des séries éliminatoires de la LHJMQ, contre les Mooseheads d’Halifax. Contrairement aux Remparts, qui voient leurs espoirs d’un long parcours au printemps prendre fin hâtivement.

En sortant du vestiaire après son discours d’après-match, Philippe Boucher a poussé un long soupir. Une fois assis à son bureau, il a fixé le vide pendant quelques instants.

«Je suis émotif un peu, j’ai gardé ça court», a commenté Boucher en parlant de son discours dans le vestiaire. «On leur dit de garder la tête haute. Je suis fier d’eux autres. Cette année, on a tout mérité. Malheureusement, on n’a pas mérité de gagner la septième game

À la vitesse de l’éclair

Dans les profondeurs du Centre Vidéotron, les ambiances étaient à l’opposée, après la dernière sirène. Côté Islanders, les cris retentissaient. Côté Remparts, un silence de mort. Tout ça à cause de quatre minutes, pour lesquelles les perdants étaient à court d’explications.

«Je peux juste dire qu’en ce moment, je n’ai pas de réponse pantoute», a lancé le gardien Antoine Samuel, victime de six buts. «Et que j’en n’aurai probablement pas dans deux semaines ou dans deux mois. C’est vraiment plate ce qui est arrivé en troisième.»

«Si t’es capable de me les expliquer, je vais t’écouter», a répondu Boucher à un journaliste, parlant des minutes fatales. «[Dans les deux premières périodes], on était confiants, on jouait bien, on avait nos chances, on faisait bien les choses. Tout allait bien.»

Car oui, les Remparts étaient plus que jamais dans le coup après 40 minutes, alors qu’une impasse de 2-2 régnait. Les deux premiers buts des visiteurs, ceux de Pascal Aquin — son premier de quatre — et de Daniel Hardie, avaient en outre été le résultat de déviations chanceuses. Et les locaux avaient chaque fois répliqué en vitesse, grâce à Andrew Coxhead et à Philipp Kurashev. 

Comme l’a indiqué l’entraîneur-chef des gagnants, rien ne laissait présager pareille débandade en troisième. «Avant cette période, la série était à égalité pour les buts, presque à égalité pour les tirs. Finalement, le barrage a cédé pour nous», s’est réjoui Jim Hulton.

Aquin (0:28), Cameron Askew (3:27), Sullivan Sparkes (3:46) et Aquin de nouveau (4:20) ont fait vibrer les cordages derrière Samuel au début du troisième vingt. Dans ces cas-ci, de très jolis buts, où la défensive des Remparts a paru pétrifiée.

«Ce sont des choses qui arrivent dans un match 7. C’est dur à expliquer, c’est dur à avaler, mais il faut l’accepter», a affirmé le capitaine Matthew Boucher, les yeux rougis par l’émotion.

Olivier Garneau a marqué le troisième but des Diables rouges; Taylor Egan et Aquin, celui-là dans un filet désert, ont inscrit les derniers filets des gagnants.

Les Remparts devaient se débrouiller sans Jesse Sutton, blessé à une jambe. Combinée à l’absence prolongée de Mikaël Robidoux et à l’état de santé précaire de Philipp Kurashev, cette blessure a peut-être coûté cher à l’équipe de Québec. «J’aurais aimé affronter les Islanders en santé», a souligné Boucher père.

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LA BONNE VIEILLE ROUTINE

Les joueurs des Remparts étaient excités dans les heures précédant le match ultime de mardi, selon Philippe Boucher. Lorsque les émotions ont des chances de prendre le dessus, s’accrocher à une routine bien établie revêt une grande importance, a expliqué l’entraîneur-chef.

«On a toujours un petit meeting en début de saison sur l’importance de se créer une routine. J’en ai un à la maison [Matthew Boucher] qui a une routine, Olivier Garneau a une routine. Mais souvent, les plus jeunes n’en ont pas. Tu ne veux pas voir un changement d’attitude majeur [avant une rencontre ultime]. Ça reste un match de hockey», a affirmé Boucher, deux heures avant la rencontre, assurant du même souffle qu’il aimait l’attitude de sa troupe à l’aube du plus important rendez-vous de la saison, qu’ils ont finalement perdu.

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Remparts

Les Remparts pas encore en vacances

Les Remparts n’étaient pas encore prêts pour les vacances, lundi soir. Faisant face à l’élimination au Centre Vidéotron, les hommes de Philippe Boucher ont arraché une victoire de 5-2 aux Islanders de Charlottetown pour forcer la tenue d’un septième match.

«Le seul plaisir pour l’équipe favorite dans une série 2-3-2, c’est de jouer un septième match devant ses partisans», a lancé l’entraîneur Philippe Boucher après la rencontre, lui dont l’équipe revenait d’un éprouvant voyage de trois matchs consécutifs à Charlottetown en retard 3-2 dans la série de premier tour. 

«On n’a pas besoin d’être parfait à ce temps-ci de l’année. L’important, c’est la victoire», a ensuite admis Boucher, résumant bien le gain des siens. Un match où les deux équipes ont eu leur part de revirements et de mauvaises punitions, les Remparts faisant simplement preuve d’un peu plus d’opportunisme. 

De retour à la maison, les Diables rouges ont connu un lent début de première période devant leurs partisans, étant dominés 10-1 au chapitre des tirs à un certain moment. Une savante passe de Matthew Grouchy à Benjamin Gagné, en fin de première période, a toutefois permis aux Remparts de retourner au vestiaire avec une avance d’un but. 

Puis dès le début de la deuxième période, Christian Huntley a mis fin à une disette de 21 avantages numériques sans marquer pour Québec, doublant l’avance des siens d’un tir des poignets au-dessus des épaules du gardien Matthew Welsh. 

Un peu de stress

«Faire face à l’élimination dans une série aussi serrée, c’est toujours un peu stressant et on le sentait dans la chambre. Ça a calmé les gars de prendre l’avance», a admis le capitaine Matthew Boucher. 

Une avance que les Remparts n’ont pas perdue du match, bien que les Islanders ont chèrement vendu leur peau. L’ex-Diable rouge Derek Gentile a d’abord réduit l’écart avec son deuxième de la série pour Charlottetown, en milieu de deuxième, ramenant un peu de tension dans la foule de 7760 partisans au Centre Vidéotron. 

Ciblé par son coach il y a quelques jours, Pascal Laberge a répondu avec un tir frappé canon qui donnait les devants 3-1 aux Remparts en début de troisième, simplement pour voir les Islanders répliquer avec un but en désavantage numérique quelques minutes plus tard. 

Antoine Samuel a toutefois tenu le fort devant le filet des Remparts par la suite, Olivier Garneau et Matthew Boucher complétant en fin de match avec deux buts dans un filet désert.

«C’est ça que ça fait une série entre les équipes huitième et neuvième au classement. Il n’y en a pas de facile et il faut travailler fort durant soixante minutes», a pointé le vétéran Benjamin Gagné après le match. «Il n’y avait pas de lendemain pour nous autres, alors on est bien content.»

Les Islanders ont tiré 36 fois sur le filet de Samuel contre 25 tirs pour les Remparts. Les deux équipes ont maintenant rendez-vous pour un septième match décisif, mardi à 19h au Centre Vidéotron. Québec tentera d’accéder au deuxième tour des séries pour la première fois depuis 2015.

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«ON N'EST PAS ÉBRANLÉ», ASSURE AQUIN

Devoir jouer un match numéro 7 sur la route alors que le momentum est du côté des Remparts est déjà suffisamment stressant pour les Islanders, Jim Hulton n’allait certainement pas en rajouter. «Je suis excité du match de demain. Si, en septembre, lorsque tout le monde prédisait que nous finirions derniers de la ligue, on nous avait offert un septième match en première ronde, nous l’aurions pris volontiers», a philosophé l’entraîneur-chef, se disant satisfait de l’effort des siens dans la défaite. «J’ai aimé l’ensemble de notre effort durant 60 minutes, nous n’avons simplement pas eu les chances de marquer.»

Dans les rangs des Islanders, toutefois, Pascal Aquin a accepté sa part du blâme. L’attaquant de 20 ans a écopé de quatre punitions mineures, notamment celle ayant mené au deuxième but des Remparts et une autre coûtant un avantage numérique aux siens en fin de match. «C’est sûr que j’ai pris de mauvaises pénalités. Celle en fin de match sur Picco, c’est complètement ma faute et je prends le blâme à 100 %.» Il a toutefois assuré que ses coéquipiers et lui n’avaient aucun complexe sur la glace du Centre Vidéotron en prévision du match décisif de mardi. «On n’est pas ébranlé et je ne pense pas que l’on soit désavantagé pour le match sept. On va se préparer demain et arriver prêts.»