Remparts

Kurashev a hâte d'être repêché... et de revenir à Québec

À quelques jours de franchir une étape importante dans sa carrière, le centre Philipp Kurashev est persuadé que sa décision de poursuivre son aventure avec les Remparts de Québec pour une troisième saison l’aidera dans l’atteinte de son objectif de jouer dans la Ligue nationale de hockey.

Le Suisse de 18 ans occupe le 61e rang du classement des meilleurs espoirs nord-américains en prévision du repêchage de la LNH, qui se tient à Dallas, vendredi et samedi. À cela, il faut toutefois ajouter les joueurs européens et les gardiens de but.

À la fin de la dernière campagne, le bruit circulait voulant que son séjour à Québec était terminé et qu’il retournait jouer en Europe. Mais voilà, Patrick Roy a remplacé Philippe Boucher à titre d’entraîneur-chef et directeur général des Remparts, et l’un de ses premiers mandats aura été de discuter avec Kurashev et son agent, Igor Larionov, afin de manifester son désir de le revoir avec le club de la LHJMQ.

«J’avais effectivement des options pour retourner en Europe. Après réflexion, nous avons estimé que le plus important pour un hockeyeur de mon âge était de jouer le plus souvent possible. Et la meilleure place pour moi afin d’avoir beaucoup de temps glace était à Québec. Je pense avoir pris une bonne décision, j’ai hâte de revenir à Québec pour y disputer une troisième saison», a-t-il dit lors d’une entrevue avec Le Soleil en prévision du repêchage de la LNH.

Kurashev a connu des productions de 54 et de 60 points à ses deux premières campagnes québécoises. Le natif de Münsingen, en Suisse, a marqué 21 buts à sa première saison et 19 à sa seconde, interrompue par une participation au Championnat du monde de hockey junior, où il représentait son pays.

«Nous y avons pensé longtemps, ce ne fut pas une décision prise à la légère. Je suis vraiment excité de revenir à Québec, un endroit fantastique pour jouer au hockey. Je vais me donner corps et âme pour les Remparts, je suis convaincu qu’on pourra accomplir de bonnes choses avec tous les gars qui seront de retour. Je n’ai jamais regretté ma décision de venir jouer mon hockey junior au Canada, je n’aurais pas pu me retrouver à un meilleur endroit.»

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Les Remparts ajoutent deux espoirs américains

Après avoir choisi deux espoirs américains, samedi, au repêchage de la LHJMQ, les Remparts de Québec en ont ajouté deux autres, lundi matin, à la séance de sélection réservée aux joueurs des États-Unis.

Les Diables rouges ont jeté leur dévolu sur le gardien de 15 ans Drew Commesso, l’un des meilleurs cerbères de son âge, et sur le défenseur de 17 ans (bientôt 18) Luke Krys, originaire du Connecticut. Contrairement à Commesso, Krys ne s’est pas encore entendu verbalement avec une institution de la NCAA.

«S’il venait, il jouerait sur son année de 18 ans», a noté Christian Vermette. «Il a un bon potentiel et jouait dans un prep school. Son frère [Chad] a déjà été repêché par Moncton, mais il est allé à l’Université de Boston. Le fait que Luke n’ait pas encore d’entente avec un collège nous laisse croire qu’il pourrait y avoir de l’ouverture de son côté, nous allons lui parler dans les prochaines heures, les prochains jours.

«Nous avons un bon mélange d’expérience et de jeunesse dans notre groupe de défenseurs, et à 18 ans, Krys viendrait bien s’insérer au beau milieu de tout cela», ajoutait le directeur général adjoint et directeur du recrutement des Remparts.

Commesso, lui, passera la prochaine saison avec le programme de développement américain des moins de 17 ans, tout comme l’attaquant Matthew Bernier, repêché samedi par les Remparts. Natif de Boston, il s’est engagé envers l’Université de Boston, qu’il fréquenterait à compter de la saison 2020-2021.

«On parle du meilleur gardien de notre territoire de repêchage américain. S’il avait confirmé sa venue dans la LHJMQ, il aurait peut-être été le premier gardien à être sélectionné. L’important, c’est que ses droits nous appartiennent. On prévoit entrer en contact avec son entourage sous peu. Après, on verra, on ne sait jamais ce qui peut arriver dans ces dossiers. Chose certaine, il s’agit d’un gardien de premier plan», précisait Vermette.

Le repêchage américain est une nouveauté dans la LHJMQ. Il suit la traditionnelle séance de sélection des espoirs midget, mais cela n’empêchait pas les équipes de réclamer des joueurs des États-Unis, comme l’ont fait deux fois les Remparts, samedi. Le repêchage de la Ligue canadienne de hockey pour les joueurs européens se tiendra le 28 juin. Les Remparts parleront au 31e rang et devront combler le départ du défenseur tchèque Thomas Dajcar.

Différent du repêchage européen

Au repêchage de lundi, le Drakkar de Baie-Comeau a opté pour le défenseur de 16 ans Colin Oppelt (6e rang) et le gardien de 16 ans Peter Sanger (24e), tandis que l’Océanic de Rimouski a misé sur le gardien de 17 ans Derek Mullaby (15e) et l’attaquant de 18 ans Kyle DeFreitas (33e).

«Le gardien est engagé envers l’Université Harvard. Dans le cas de DeFreitas, nous avons tâté le terrain, j’espère qu’il pourrait venir jouer à Rimouski. Le dossier n’est pas très avancé, on va continuer à le travailler», soulignait le dg Serge Beausoleil.

«La différence avec le repêchage européen, c’est que l’on connaît les intentions du joueur, à savoir s’il vient ou non, tandis que les joueurs américains gardent leurs options ouvertes, d’où la raison pour laquelle je refuse toujours de m’emballer. Dans ce genre de repêchage, certaines équipes ont plus de succès que d’autres.»

Remparts

Tanguay a revu le même Patrick Roy aux assises de la LHJMQ

La glace est brisée! Patrick Roy a apprécié chaque minute des assises et du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, ces derniers jours, à Shawinigan. «Oui, ça me manquait. C’est pour cela que je suis revenu, d’ailleurs», admettait l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec avant de rentrer dans la Capitale, samedi.

Le plaisir des négociations, la fébrilité du repêchage, Roy était dans son élément malgré une absence de cinq ans.

«Comme retour, c’était tranquille. Ce n’est pas une journée facile pour l’organisation lorsqu’on n’a pas de choix dans les deux premières rondes. Pendant la première, j’ai essayé d’avoir un premier choix, mais c’était compliqué et nous n’avions pas la profondeur pour s’investir dans une transaction», indiquait-il.

Roy a donc fait le plein de choix pour 2019 en soulignant l’ouverture de son dépisteur-chef d’avoir accepté de sacrifier un choix de quatrième ronde, samedi. Il se retrouve avec 12 choix dans les sept premières rondes en 2019, du jamais vu chez les Remparts.

«L’an prochain, nous avons des choix dans les rondes 1-2-4-4-5-5-5-6-6-6-7-7…Je suis quasiment essoufflé d’en parler! Ça me donnera un peu plus de marge de manoeuvre», soulignait le nouvel architecte des Remparts.

Si Roy a eu beaucoup de plaisir à s’intégrer à nouveau au milieu de la LHJMQ, il en allait tout autant pour son ami, Jacques Tanguay. Le président des Remparts a revu le même homme, passionné.

«C’est comme s’il n’avait jamais arrêté. Dès le lendemain de son embauche, son tableau pour les cinq prochaines années était fait, il connaissait déjà tous les joueurs. Notre plus grande motivation est de gagner la Coupe Memorial. Si on l’a fait une fois [en 2006], pourquoi ne pourrait-on pas le faire deux fois?On ne le fera pas l’an prochain, mais il s’agit d’une saison importante, on rebâtit», confiait Tanguay à la table des Remparts sur le parquet du repêchage au Centre Gervais Auto.

L’exemple de Kurashev

Tanguay cite en exemple la démarche de Roy auprès du Suisse Philipp Kurashev, qui reviendra pour une troisième saison à Québec même s’il avait planifié ne jouer que deux ans avec les Remparts.

«À la fin de la saison, Philipp nous avait dit qu’il ne reviendrait pas. Patrick ne lui a pas envoyé un courriel pour lui demander de revenir, il a discuté avec lui, ses agents, dont Igor [Larionov]. Dans ce dossier, j’ai revu le compétiteur qu’il était, celui qui n’abandonne jamais, qui redouble d’efforts jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut», confiait Tanguay.

Celui qui a fait renaître les Remparts, en 1997-1998, en compagnie de Roy et de Michel Cadrin, a eu l’impression que la famille rentrait à la maison. «Marc-Édouard Vlasic a passé la fin de semaine avec nous et la journée du repêchage à notre table, alors qu’il aurait bien pu faire autre chose. Partout, j’ai entendu de belles choses sur le retour de Patrick.»

Personne n’a tordu un bras au défenseur des Sharks de San Jose pour être présent à Shawinigan. Au banquet du commissaire, jeudi, il était à la table des Remparts, en compagnie de Roy et de Guy Lafleur. À leur façon, chacun a marqué l’histoire des Diables rouges.

«Quelle belle fin de semaine dans la @villeshawinigan. Ce fût un grand plaisir de faire partie du repêchage de la @LHJMQ. Merci aux @Cataractes_Shaw pour votre accueil et merci à ma famille de hockey, les @quebec_remparts», écrivait-il sur son compte Twitter, un message en ligne droite avec les liens tricotés serrés entre Roy et les anciens des Remparts.

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Remparts

Kevyn Brassard sur les traces de son frère Éric

SHAWINIGAN — Ça ne s’invente pas! À leur premier repêchage sous la férule de Patrick Roy, les Remparts de Québec ont jeté leur dévolu sur le gardien de but Kevyn Brassard, le frère d’Éric Brassard, qui a déjà porté les couleurs des Diables rouges sous le régime de Philippe Boucher.

Les Remparts ne parlaient qu’en troisième ronde de la séance de sélection de la LHJMQ, samedi à Shawinigan. Brassard s’alignait avec les Forestiers d’Amos, la saison dernière, mais il est originaire de Saint-Hubert.

«Il s’agit d’une très belle journée, je suis fier d’être avec les Remparts. Les rencontres avaient bien été. Je m’y attendais un peu. Depuis que mon frère a joué à Québec, je rêvais à jouer pour eux, moi aussi, et je le réalise. Je vais leur prouver au camp qu’ils ont bien fait de me prendre», disait le gardien de 16 ans.

À six pieds, Brassard est un grand gardien dans la même lignée de son frère, qui avait été cédé aux Mooseheads dans la transaction ayant amené Zachary Fucale, l’année de la Coupe Memorial (2014-2015).

«Si je suis gardien, c’est grâce à mon frère. Je me souviens quand j’étais plus jeune d’être venu le voir en plein milieu de semaine, on était retourné tard à la maison...»

Éric Brassard, qui joue maintenant au niveau universitaire en Nouvelle-Écosse, était aussi souriant que son petit frère, samedi.

«C’est spécial, je suis très content pour lui. Québec, c’est une place de première classe, les Remparts sont une grande organisation. Moi, j’ai adoré mon passage à Québec, je lui souhaitais», expliquait le plus vieux des frères Brassard.

Kevyn est-il aussi bon qu’Éric?

«Mon frère est un bon gardien. Il est encore jeune, mais il a beaucoup de talent pour son âge. Il est assez gros, athlétique, je pense qu’il sera très bon dans le junior. Je ne sais pas [s’il est meilleur que lui], mais au même âge, c’est sûr qu’il l’est car moi, je n’ai pas joué midget AAA. Il devra maintenant faire ses preuves», disait-il.

Le dépisteur chef et directeur général adjoint Christian Vermette n’a su qu’il y a deux semaines que Brassard était le frère de l’autre. «Il possède le potentiel pour devenir à maturité un gardien numéro 1 dans notre ligue», indiquait Vermette.

En sixième ronde, les Remparts ont pris un autre gardien, soit Thomas Boucher, des Corsaires de Pointe-Levy.

«Ce n’est pas une journée facile pour personne sans choix de première ronde, mais nous sommes allés chercher de la profondeur qu’on avait besoin devant le filet. Dans l’ensemble, on a repêché des joueurs avec de la vitesse et mobiles à l’arrière», résumait Patrick Roy.

Un mandat pour Roy

Avec leur choix de 4e ronde (65e), les Remparts ont réclamé le défenseur offensif de six pieds Nicolas Savoie, un produit de l’école préparatoire Newbridge Academy, à Moncton. Il a une entente verbale pour se joindre à Providence College, mais les Remparts ont déjà discuté avec la famille.

«Nous étions sur le point de prendre une chance avec Thomas Bordeleau, mais l’Armada l’a choisi avant nous. Alors, on a décidé de prendre une chance avec Nicolas, c’est le joueur de notre repêchage qui pourrait se joindre à nous dès la prochaine saison, ce serait une belle prise pour nous s’il acceptait. Nous avons déjà commencé à parler à la famille, nous continuerons à le faire. J’aimerais que Marc-Édouard Vlasic soit présent lorsqu’on leur parlera», confiait Roy, qui a confirmé la sélection du jeune homme à son agent, Alain Roy. Il n’a pas senti de déception de leur part d’être repêché par les Remparts, qui ont aussi réclamé Alexander Teleguine (10e ronde) et Matthew Berniers (13e), deux attaquants américains originaires du Massachusetts.

LHJMQ

Philippe Boucher a refusé une offre pour diriger les Mooseheads

Après avoir démissionné des postes d’entraîneur-chef et de directeur général des Remparts de Québec, en avril, Philippe Boucher a reçu un appel des Mooseheads de Halifax. L’équipe hôtesse du tournoi de la Coupe Memorial en 2019 s’informait de ses plans professionnels comme coach.

L’attrait d’être déjà assuré de disputer le plus important tournoi de hockey junior au Canada l’a forcé à prendre un peu de temps pour y réfléchir, mais Boucher a décidé de dire non. C’est finalement Éric Veilleux qui a décroché le poste d’entraîneur-chef des Mooseheads.

Boucher était au Stade Canac de Québec, vendredi en fin d’après-midi, pour frapper quelques balles avec le président des Capitales, Michel Laplante. Ils sont dans la même équipe à la Classique de hockey Bob Bissonnette tenue toute la fin de semaine à Saint-Romuald. David Desharnais joue aussi avec eux. Dans sa jeunesse, Boucher a été un excellent joueur de balle, bon comme frappeur et lanceur.

L’homme de 45 ans a aussi révélé être allé passer une entrevue d’embauche chez les Voltigeurs, à Drummondville, pour savoir à quoi cela ressemble, lui qui n’avait jamais vécu pareille expérience. Il s’est toutefois retiré du processus, deux jours plus tard.

S’il se tient au courant de ce qui se trame chez les Remparts — il a joué au golf avec Patrick Roy, son remplaçant, pas plus tard que la semaine dernière —, l’ancien défenseur de la LNH désire vraiment prendre un peu de recul pour voir ce qu’il aime et ce qu’il aime moins, dans le hockey comme ailleurs.

Il veut aller voir sa fille jouer au basketball et son fils au hockey. Ancien capitaine des Remparts, Matthew Boucher vient de s’engager avec le Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, mais pourrait aussi décrocher un poste dans les rangs professionnels quelque part dans la Ligue de la côte est. 

Remparts

Olivier Garneau passe officiellement à Rimouski

SHAWINIGAN — Olivier Garneau ne sera pas le prochain capitaine des Remparts de Québec. Déjà ébruitée, en début de semaine, la transaction envoyant l’attaquant de 20 ans à l’Océanic de Rimouski a été confirmée, vendredi matin, à l’ouverture de la période des transactions précédant le repêchage de la LHJMQ qui se tient au Centre Gervais Auto, samedi, à Shawinigan.

En retour, les Remparts obtiennent deux choix pour la séance de sélection de 2019, soit ceux de deuxième (Saint-Jean) et de sixième ronde (Chicoutimi).

Originaire de Québec, Garneau a passé quatre saisons avec l’équipe de sa ville. Il a bouclé la dernière campagne avec une fiche de 23 buts et 50 points. L’ancien entraîneur-chef Philippe Boucher répétait depuis deux ans que Garneau serait le prochain joueur à porter la fameuse lettre sur son chandail.

«Il aurait été fortement considéré pour être notre capitaine si on l’avait gardé. Je l’ai rencontré, il a une belle personnalité, du charisme. Mais nous avions un important besoin de choix, c’est la façon de bâtir une équipe», expliquait le directeur général Patrick Roy à propos de sa première transaction officielle depuis son retour.

Drôle de sensation

Le numéro 14 admettait une certaine déception à l’idée de quitter l’équipe de sa ville natale. Il s’est dévoué corps et âme pour les Remparts depuis son arrivée, en 2014-2015.

«Quand Patrick m’a rencontré, j’ai eu un petit pincement. Je savais qu’il y avait un surplus de 20 ans et il n’était pas assuré que je reste à Québec. Je suis un peu déçu, mais en même temps, les échanges font partie du hockey, et je suis content d’aller à Rimouski, une excellente organisation qui aura une très bonne équipe l’an prochain», confiait Garneau, vendredi, en précisant avait quand été fier d’agir à titre de capitaine pendant les absences de Matthew Boucher.

Il n’aimait pas vraiment le grand rival des Remparts, ces dernières années, mais n’entrevoit aucun problème à passer du rouge au bleu. «Ça va faire drôle la première fois, mais après, ça va être l’inverse…» disait-il en riant.

«Lorsqu’on discutait, Patrick et moi, on se disait qu’on l’adorait, qu’on aimait son intensité, son intégrité et qu’il était teint en rouge. Et Pat m’a répondu, toi aussi, tu l’étais», illustrait le dg de l’Océanic Serge Beausoleil à propos de sa propre conversion au bleu.

Garneau se retrouvera au sein d’un club doté d’un fort potentiel mené par la jeune sensation Alexis Lafrenière. «Ce n’est pas n’importe quand que l’on peut évoluer avec un joueur de cette trempe. Disons que c’est mieux de jouer avec lui que contre. On pourra entourer les plus jeunes, mais l’objectif, ça reste de gagner, surtout qu’il s’agira de la dernière année.»

Crossman à Bathurst

Patrick Roy a aussi complété l’échange ayant envoyé Ethan Crossman à Bathurst en récupérant le choix de quatrième ronde du Titan, également en 2019.

«Je pense que nous sommes en meilleure position qu’on l’était pour le repêchage de l’an prochain. Avec tous les espoirs que nous avons, je ne sentais pas l’urgence d’obtenir des choix, cette année. Nous avons sept joueurs choisis en 2017 qui pourraient évoluer avec nous, ça commence à faire un bon repêchage», expliquait celui qui passait une partie de la journée en compagnie des dépisteurs, histoire de finaliser la stratégie pour samedi.

Les Remparts parleront en troisième ronde (47e), samedi, ainsi que deux fois en quatrième et en sixième ronde. En 2019, ils le feront en première et en deuxième ronde, un doublé plutôt rare dans leur cas.

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Remparts

Roy choisit de garder son rang

SHAWINIGAN — À part la confirmation de l’échange envoyant le joueur de 20 ans Olivier Garneau à Rimouski, les Remparts de Québec n’ont pas planifié de coup fumant en prévision de la période réservée à l’annonce des transactions, vendredi matin, dans le cadre des assises de la LHJMQ qui se tiennent à Shawinigan. Mais si Patrick Roy l’avait voulu, il aurait pu s’avancer pour parler en première ronde.

«J’aurais pu avoir un premier choix, mais pourquoi? Juste pour dire que je parle en première ronde… J’ai quand même fait 10 ans comme directeur général dans la Ligue, je suis ici pour le bien de l’équipe, pour monter le meilleur club possible», précisait Roy en discutant avec les représentants des deux quotidiens de Québec, jeudi après-midi.

Roy se disait à l’aise à l’approche du repêchage, samedi, et ce, même s’il ne détient pas de droit de parole dans les deux premières rondes. Les Remparts parleront en troisième ronde, si rien ne change dans les prochaines heures.

«La journée de vendredi, c’est la pire de l’année. À peu près tous les choix valent plus cher qu’à l’habitude, et après le repêchage, le monde les laisse aller pour moins que ça. Pour nous, ça tombe bien, car ça me permet de mieux connaître la Ligue après cinq ans d’absence.

«Je suis dans une belle position, je savais dans quoi je m’embarquais et ce que j’avais devant moi. Philippe [Boucher] a donné un coup, l’an passé, ce qui est normal. Maintenant, c’est à moi d’amener mon identité», notait-il.

Déjà bien informé

Chose certaine, le Diable rouge en chef n’a pas tardé à se mettre au parfum. Il connaît déjà toute son équipe, énumère les noms des joueurs à une telle vitesse, qu’on ne parvient pas à suivre le rythme sur notre calepin de notes...

«J’aurais aimé qu’il y ait plus d’action, mais dans le fond, c’est difficile pour nous parce que nos postes sont pas mal remplis. Je verrais bien un 20 ans avec Philipp Kurashev et l’autre joueur européen qu’on repêchera; sur la deuxième ligne, j’aimerais avoir Matthew Grouchy avec Andrew Coxhead et Pierrick Dubé. Et sur la troisième, je ne détesterais pas essayer Louis-Filip Côté au centre de Mikaël Robidoux et Olivier Mathieu», indiquait-il en nommant aussi tous les espoirs à qui il veut donner la chance.

Et si l’on se base sur sa vision de la défensive, il ne devrait pas se départir des services des vétérans Benjamin Gagné et Sam Dunn, qu’il identifie comme étant la première paire à la ligne bleue. «J’ai toujours aimé avoir deux joueurs de 20 ans à l’arrière, ça stabilise les choses», ajoutait-il, sans oublier Dereck Baribeau et Philippe Bond devant le filet.

Roy attend aussi de connaître le statut de certains joueurs de 20 ans, comme celui de Pascal Laberge avec les Flyers de Philadelphie, avant de décider qui restera. Il ajoutait avoir apprécié la fin de la saison de Jesse Sutton, un joueur offensif qui cadrerait dans le style de jeu qu’il aimerait mettre en place. Vitesse et mobilité, voilà les qualités recherchées au repêchage.

Les Américains

Par ailleurs, la LHJMQ a mis en place un repêchage spécial pour les joueurs américains, qui se tiendra après celui de samedi. «Personnellement, ça ne changera rien. Si on aime un joueur américain, on va le prendre dans le repêchage [de la LHJMQ], on n’attendra pas le lendemain. Christian [Vermette, le dg adjoint] a ciblé des gars, mais je ne les connais pas. Je vais m’y remettre.»

Il a vite repris son aisance à la table des négociations. Certains visages ont changé, mais la base reste la même. «Il y en a qui sont plus vites, d’autres qui le sont moins, c’est la même affaire qu’avant», indiquait-il avec un sourire en coin.

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Roy sera actif, mais pas trop

Patrick Roy est plutôt du genre actif, mais il ne prévoit aucune accumulation de coups d’éclat d’ici samedi, jour du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«On ne volera pas le show, c’est sûr, parce qu’on veut de la stabilité. Ça ne sera pas des portes tournantes, ici», a lancé Roy, mardi, lors d’une rencontre avec quelques journalistes de Québec, dans son bureau du Centre Vidéotron.

Roy apportera sans doute quelques améliorations d’ici le premier match de la saison 2018-19, mais il estime avoir déjà les joueurs pour instaurer le style offensif qu’il a toujours prôné.

Il mentionne du même souffle les Golden Knights de Vegas, à trois victoires de la Coupe Stanley, pour illustrer le type de jeu désiré. Un jeu axé sur la vitesse des patins, mais aussi sur la vitesse d’exécution dans la prise de décisions.

«Oui, je pense qu’on a les éléments en place. On a de très bons jeunes, parce que je reçois plein d’appels des équipes pour nos jeunes. Ils n’appellent pas pour avoir des joueurs incapables de bouger sur la glace!» a indiqué Roy.

Les Remparts ont 15 sélections lors du repêchage de samedi, à Shawinigan, mais ils ne nommeront personne avant le 47e échelon, à moins d’un changement. Roy aimerait avancer son premier droit de parole, mais pas à n’importe quel prix.

«Je ne suis pas le style qui regarde la parade, je n’ai jamais été bon là-dedans. Mais en même temps, je ne me déculotterai pas pour ça. Je vais prendre les décisions qui vont être intelligentes», a dit l’ancien gardien du Canadien et de l’Avalanche, qui affirme vouloir garnir sa banque de choix pour l’encan 2019, jugé prometteur. Son surplus de joueurs de 20 ans devrait l’aider dans cette quête.

La période de transactions pré-repêchage s’amorcera d’ailleurs vendredi. Seront alors annoncés plusieurs échanges déjà conclus derrière portes closes.

Sentiment d’appartenance

Parlant de ses rencontres avec son groupe de recruteurs, l’ancien 33 dit avoir apprécié la façon de fonctionner de chacun d’entre eux. «Ce que j’ai surtout aimé dans le groupe qui était là, c’est que je n’ai pas senti qu’il y en avait un qui cherchait à m’impressionner», a souligné Roy, vantant au passage le travail du responsable du groupe, le directeur général-adjoint, Christian Vermette.

Mardi, Roy a insisté sur le sentiment d’appartenance qu’il veut créer chez les partisans des Remparts. «Je veux que les fans tripent sur l’équipe. Je veux que le 22 [septembre, jour du match d’ouverture], le monde viennent remplir le building, qu’ils aient du plaisir. Je veux que les gens s’identifient aux joueurs et qu’ils portent le chandail avec fierté», a affirmé Roy, dont la seule présence derrière le banc permet visiblement d’atteindre une partie de cet objectif.

S’il ne s’attend pas à remporter le championnat de la saison régulière dès l’an prochain, l’entraîneur-chef et directeur général, de retour depuis un mois, assure que surprendre «fait partie de ses intentions».

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Martin Laperrière à la barre d’Équipe Québec aux Jeux du Canada

Les nominations se succèdent pour Martin Laperrière. Après avoir été rapatrié chez les Remparts de Québec par Patrick Roy à titre d’entraîneur associé, la semaine dernière, celui qui dirigeait le Blizzard du Séminaire Saint-François (midget AAA) dirigera l’équipe du Québec lors des Jeux du Canada, du 15 février au 3 mars 2019.

Hockey Québec a fait l’annonce, mercredi matin, du personnel des entraîneurs qui seront responsables de cette sélection des moins de 16 ans pour les Jeux du Canada, organisés par la ville de Red Deer, en Alberta.

«Il s’agit d’un super beau défi qui s’offre à moi, et en plus, ça tombe pendant les Jeux du Canada. Je m’étais impliqué au début du processus pour travailler avec d’autres entraîneurs et avec l’élite. Quand j’ai discuté avec Patrick [Roy], le sujet a été abordé à l’effet qu’il y avait ce tournoi, en février. Je m’étais engagé et il était important pour moi de le mener à terme et Patrick était très ouvert là-dessus», expliquait Laperrière.

Il dirigeait le Blizzard du SSF ces deux dernières saisons, et ce, après un séjour de 11 saisons à titre d’adjoint à Éric Lavigne, à Roy et à Philippe Boucher avec les Remparts. Il a remporté la Coupe Jimmy-Ferrari, en 2016-2017, remise aux champions des séries éliminatoires de la Ligue de hockey de développement midget AAA du Québec. Le SSF avait ensuite obtenu la médaille d’argent de la Coupe Telus à titre de représentant du Québec au Championnat canadien.

«J’ai pris mon premier bain dans le programme avec les moins de 14 ans, au SSF. Le processus a été long, on a tenu un camp avec 80 joueurs, l’été dernier, on en aura un autre avec 40 invités, en juillet. À Noël, il y aura celui pour la sélection finale. À la suite de mon retour avec les Remparts, je n’aurai pas l’occasion de voir souvent tous les joueurs parce que je ne coacherai plus contre eux, mais je vais essayer d’assister aux plus de matchs possibles du midget AAA.»

S’impliquer davantage

Laperrière veut s’impliquer davantage dans les programmes de Hockey Québec et de Hockey Canada au cours des prochaines saisons. Sa nomination pour les Jeux du Canada et son nouveau poste d’entraîneur-associé avec les Remparts se veulent un pas dans cette direction.

«Les dirigeants regardent ton expérience dans ce genre de tournoi. Si je devais poser ma candidature à nouveau, ce serait un atout de plus», avouait celui qui est déjà le premier candidat pour éventuellement succéder à Roy à la barre des Remparts.

Laperrière sera appuyé par Frédéric Lavoie, entraîneur-chef des Estacades de Trois-Rivières (midget AAA) depuis six ans, Maxime Desruisseaux, entraîneur-adjoint des Tigres de Victoriaville (LHJMQ) depuis cinq ans et de Maxime Ouellet, adjoint à Sylvain Rodrigue au comité de développement des gardiens de but de la LHJMQ.

«Tout le personnel d’Équipe Québec est déjà impliqué avec les joueurs du groupe d’âge qui sont en lice pour l’obtention d’un poste pour les Jeux du Canada depuis le camp des moins de 15 ans tenu l’été dernier. De cette façon, les joueurs profitent d’un message uniforme, d’un enseignement optimal et de la chance d’avoir une progression possible vers les programmes d’Équipe Québec et d’Équipe Canada», faisait savoir Jacques Blouin, le directeur du développement du joueur à Hockey Québec.

Remparts

Patrick Roy loin de se tourner les pouces

Depuis l’annonce de son retour comme directeur général et entraîneur-chef, il y a deux semaines, Patrick Roy a visionné une dizaine de rencontres des Remparts version 2017-2018, histoire d’évaluer son personnel hockey.

«Je suis en train de voir, joueur par joueur, comment chacun joue, la façon dont l’équipe jouait», a expliqué Roy. «Sans nécessairement regarder au niveau tactique, mais plutôt au niveau individuel. Ça commence à me donner une bonne idée de qui j’ai sous la main et des rôles qu’ils peuvent jouer à l’intérieur de l’équipe.»

Il est toutefois un peu tôt, à ses yeux, pour déterminer ce qui doit être amélioré. Surtout parce que ses connaissances des autres équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) sont pour l’instant limitées, a-t-il indiqué. Il s’est tenu loin du circuit depuis son départ il y a cinq ans, l’équivalent d’une éternité dans ce milieu.

Déjà, il a contacté tous les autres directeurs généraux de la LHJMQ. Et même s’il n’a pas voulu confirmer avoir réalisé une ou plusieurs transactions, il a assuré avec le sourire que certaines discussions progressaient bien. «Tu me connais, c’est dur pour moi de rester à rien faire», a-t-il ajouté, répondant à une question du collègue du Soleil Carl Tardif.

Confiant de revoir Kurashev

Plus tôt pendant la conférence de presse, il a mentionné que le surplus de joueurs de 20 ans prévu l’an prochain lui permettrait de regarnir sa banque de choix au repêchage, grâce à des transactions.

Par ailleurs, Roy est confiant de voir revenir Philipp Kurashev. Il a révélé mardi avoir eu des discussions avec les deux agents du Suisse, Ian Pulver et Igor Larionov, et sent le dossier progresser dans la bonne direction. «J’ai parlé avec Philipp ce matin. On devrait avoir une réponse dans les prochains jours, [à savoir] s’il va revenir ou pas. Je pense que c’est positif, mais je sais aussi qu’il ne faut rien prendre pour acquis», a expliqué le directeur général des Remparts.

L’attaquant serait tenté par le hockey professionnel suisse, d’où il aurait reçu des offres. L’athlète de 18 ans, auteur de 60 points en 59 rencontres la saison dernière, est classé au 61e rang des espoirs nord-américains en vue du prochain repêchage de la LNH, qui aura lieu les 22 et 23 juin.

Le retour du talentueux Kurashev tomberait à point, car Roy a réitéré mardi son intention de prôner un jeu axé sur l’attaque. «La défensive, ce n’est pas l’endroit où j’aime beaucoup passer du temps. C’était comme ça dans le junior, c’était comme ça dans la Ligue nationale, et ce sera encore la même chose», a affirmé l’ancien entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado.

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FIER DE MARCHESSAULT

Patrick Roy n’aurait pu prédire une telle carrière pour Jonathan Marchessault, qui a réussi deux buts lundi pour permettre aux Golden Knights de Las Vegas de créer l’égalité 1-1 dans la finale de l’Ouest. Mais il n’est pas surpris de l’avoir vu persévérer, malgré toutes les embûches, comme sa petite taille (5’9’’) et le fait qu’il n’a jamais été repêché par une équipe de la LNH.

Un peu comme son ancien entraîneur chez les Remparts, Marchessault est reconnu pour son caractère. «À part avoir sauté trois couvre-feux quand il était avec moi...» a d’abord lancé Roy en rigolant, levant un peu le voile sur les raisons de sa sévérité avec l’attaquant de Cap-Rouge, à l’époque. «Je suis obligé de te dire que je suis fier de lui. C’est rafraîchissant de le voir jouer. Il a toujours eu cette intensité-là. C’est un gars qui a porté le chandail des Remparts avec énormément de fierté. De voir des petits joueurs comme ça performer donne le goût aux jeunes de s’investir et de croire en eux.»

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