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Remparts

Les Remparts face au phénomène Alexis Lafrenière

Le nom de l’attaquant de l’Océanic de Rimouski Alexis Lafrenière est déjà sur toute les lèvres comme premier choix potentiel du prochain repêchage de la LNH. C’est à ce jeune hockeyeur bourré de talent et à ses excellents compagnons de trio Cédric Paré et Dmitry Zavgorodniy que se mesureront les Remparts de Québec vendredi soir au Centre Vidéotron.

Le hockeyeur de Saint-Eustache a déjà 29 points en seulement 11 matchs cette saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). À ce rythme de 2,64 points par match, il est en route vers une saison de 179 points en 68 matchs. 

Le dernier à avoir marqué autant de points dans le circuit Courteau? Simon Gamache avec les Foreurs de Val-d’Or (184), il y a presque deux décennies, en 2000-2001. Le dernier des Remparts? Alexander Radulov (152) en 2005-2006. Le dernier joueur de la LHJMQ à avoir maintenu une telle moyenne de points par match? Un certain Sidney Crosby avec 2,71 points par match en 2004-2005, soit 168 points en 62 parties. Ça vous donne une idée de la bête.

Le meilleur selon Roy

«On affronte le meilleur joueur de la ligue et, depuis le début de la saison, il roule très fort et est encore meilleur que l’an dernier», a déclaré l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, après l’entraînement des siens jeudi.

«On va jouer notre game, mais en même temps, ça va nous permettre d’évaluer notre groupe», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il avait l’intention d’envoyer lui aussi son premier trio composé de Félix Bibeau, Anthony Gagnon et James Malatesta dans la mêlée contre le trio de choc de Lafrenière.

«La semaine passée, quand Chicoutimi était en ville, on se disait que c’était notre plus gros test. C’est la même chose cette semaine», poursuit Roy, conscient également que la présence de Lafrenière pourrait contribuer à remplir les gradins du Centre Vidéotron. 

«J’ai entendu dire à la blague que c’était dans les dernières fois qu’on pourrait venir voir jouer Lafrenière pour 15 $ ou 20 $, mais ce n’est pas faux», termine-t-il.

Les anciens coéquipiers

L’attaquant des Remparts Anthony Gagnon et le gardien de but Anthony Pagliarulo connaissent bien Lafrenière pour avoir joué avec lui au cours des deux dernières saisons à Rimouski.

«Il ne faut rien lui donner, car il n’a pas besoin de grand-chose pour envoyer la rondelle dans le but. Il ne faudra pas donner de revirement», a lancé Gagnon, qui considère Lafrenière comme un bon ami. 

«J’ai pratiqué avec lui, c’est tellement un bon joueur. Je suis content pour lui, il faut respecter son talent, mais vendredi, il faudra l’arrêter. Et ce n’est pas seulement lui. Paré a aussi un excellent lancer», ajoute-t-il à propos de celui qui mène la LHJMQ pour les buts avec 14.

«C’est spécial de jouer contre un joueur comme Lafrenière. Parfois, mes coéquipiers me posent des questions à son sujet puisque j’ai joué avec lui», ajoute Gagnon.

Quant à Pagliarulo, il sait qu’il risque de voir du caoutchouc vendredi soir. «Je m’attends à recevoir beaucoup de lancers, mais je ne suis pas inquiet. Les gars à la défense vont de mieux en mieux.»

«Alexis est un gars qui travaille tellement fort dans les séances d’entraînement. Il est vraiment dédié au hockey. C’est vraiment un défi d’affronter les tirs d’un gars qui pourrait être le premier choix de la LNH», poursuit le cerbère des Diables rouges.

En tant qu’ex-coéquipier de Lafrenière, Paré et Zavgorodniy, Pagliarulo avoue connaître un peu leurs tendances. «Ce sont tous des gars à surveiller, c’est un excellent premier trio et j’essaie aussi d’aider mes coéquipiers en partageant ce que je sais d’eux», termine-t-il.

Remparts

Deux Remparts avec le Canada au Défi mondial des moins de 17 ans

Deux joueurs des Remparts de Québec, un joueur repêché par l’équipe, un hockeyeur de l’Océanic de Rimouski et cinq qui sont originaires des régions de Québec et Chaudière-Appalaches représenteront le Canada lors du prochain Défi mondial des moins de 17 ans du 2 au 9 novembre.

Hockey Canada a annoncé mercredi les noms des 66 joueurs sélectionnés parmi les 112 qui avaient été invités au camp national de développement en juillet et qui formeront les trois équipes canadiennes qui affronteront les États-Unis, la Finlande, la République tchèque, la Russie et la Suède lors du tournoi qui se déroulera à Medicine Hat, en Alberta, et Swift Current, en Saskatchewan.

Au total, 17 joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), 16 de la Ligue junior de l’Ouest et 24 de la Ligue junior de l’Ontario feront partie des trois formations représentant l’unifolié. Chez les défenseurs, deux natifs de Québec, Olivier Boutin des Olympiques de Gatineau et Jérémy Langlois des Eagles du Cap-Breton, font partie des cinq joueurs de la LHJMQ sélectionnés.

À l’attaque, on retrouve deux des jeunes vedettes des Remparts. Le choix de première ronde au dernier repêchage Nathan Gaucher et la jeune sensation James Malatesta, qui mène l’équipe pour les buts, ont été choisis en même temps que le centre Zachary Bolduc de l’Océanic de Rimouski. Deux joueurs originaires de la région de Chaudière-Appalaches, les ex-Chevaliers de Lévis Olivier Nadeau (Cataractes de Shawinigan) et Joshua Roy (Sea Dogs de Saint John) sont aussi du groupe.

Équipe Canada misera également sur huit joueurs repêchés en 2019 dans la LHJMQ, mais qui évoluent présentement dans d’autres circuits. On compte parmi eux le gardien William Rousseau, sélectionné par les Remparts, mais qui s’aligne avec les Estacades de Trois-Rivières au niveau Midget AAA, et l’attaquant Guillaume Richard, originaire de Cap-Santé et qui porte les couleurs du Storm de Tri-City dans la United States Hockey League après avoir été repêché par les Tigres de Victoriaville.  

Sports

Une période coule les Cataractes contre les Remparts

Shawinigan — Les jeunes Remparts de Québec ont poursuivi leur irrésistible lancée sur les patinoires adverses en signant une sixième victoire en autant de sorties loin du Centre Vidéotron, 6-3, lundi contre les tout aussi jeunes Cataractes, devant 3547 spectateurs à Shawinigan.

Deux pénalités majeures décernées à l’équipe locale ont permis aux Remparts d’ouvrir les valves en deuxième période. Ils menaient déjà 2-0 quand le défenseur des Cataractes Jordan Lepage a servi une mise en échec à la tête d’Andrew Coxhead.

Remparts

Chicoutimi 4/Québec 6: Pagliarulo vole le spectacle

Au baseball, on utilise le concept de victoire protégée quand un releveur réussit à préserver la mince avance des siens en fin de match. Si on appliquait ce concept au hockey, le gardien des Remparts Anthony Pagliarulo en aurait largement mérité une vendredi soir dans la victoire de 6 à 4 des siens sur les Saguenéens de Chicoutimi.

Les Diables rouges n’avaient qu’une avance d’un but avec moins de six minutes à faire au match quand Pierrick Dubé, qui avait marqué ce qui s’est avéré être le but gagnant quelques minutes plus tôt, a écopé d’une pénalité pour avoir retenu.

Les Sags ont bourdonné dans la zone des Remparts, bombardant Pagliarulo, qui a réalisé quelques arrêts miraculeux et a même reçu l’aide de son défenseur Darien Kielb qui a aussi bloqué un tir.

Comble de malheur, c’est ensuite Andrew Coxhead qui a été envoyé au cachot à 15:52, puis Félix Bibeau à 17:00 pour avoir donné de la bande, une pénalité qui a soulevé la colère de l’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy.

Les Remparts ont ensuite traversé les deux plus longues minutes du match à cinq contre trois, puis à six contre quatre alors que l’entraîneur des Sags, Yannick Jean, a retiré son gardien Alexis Shank. Heureusement, Pagliarulo continuait à sauver les meubles et Anthony Gagnon a fini par inscrire le but d’assurance dans un filet désert.

«À cinq contre trois, les gars ont travaillé fort. Mes défenseurs m’ont donné un bon coup de main, c’est un travail d’équipe», a commenté un Pagliarulo heureux et soulagé après la partie. «On avait étudié leur avantage numérique avant le match avec Pascal [Lizotte, entraîneur des gardiens] et Patrick et c’était exactement ça. Je n’ai eu aucune surprise devant le filet», a avoué le portier des Remparts.

Roy était évidemment lui aussi satisfait de la performance de son cerbère. «Notre meilleur joueur a été notre gardien qui a fait tous les arrêts, même un qu’il n’a pas vu», a-t-il déclaré dans son point de presse d’après-match.

Revenant sur la pénalité à Bibeau, Roy estime qu’elle n’était pas méritée. «Il faut faire attention dans cette ligue, car il y a des gars qui se tirent par terre», a-t-il brièvement commenté.

Excitant 

Même si ce genre de match très ouvert qui a donné lieu à plusieurs revirements, surnombres et échappées des deux côtés de la patinoire a généralement l’habitude de déplaire aux entraîneurs, Roy a préféré regarder le bon côté des choses.

«C’était un match excitant. Notre plan de match était de mettre beaucoup de pression sur la défensive des Sags et d’être les premiers sur la rondelle. C’est sûr que quand on faisait une erreur, c’en était toute une», a-t-il concédé à propos des deux échappées des Saguenéens, dont une qui a débouché sur un but d’Ethan Crossman. 

«J’ai reçu des textos de personnes qui ont apprécié le spectacle. C’est du hockey inspirant qui est l’fun à voir. Quand il y a du jeu ouvert, il y a des chances et des bévues d’un côté comme de l’autre», a-t-il résumé, ajoutant qu’il avait apprécié la résilience des siens quand ils tiraient de l’arrière 4 à 3 en deuxième.

Du côté des perdants, Yannick Jean ne partageait évidemment pas l’enthousiasme de Roy. «La fin de la game, c’est le goaler qui l’a faite, mais pour le reste, je n’ai pas beaucoup aimé ça. On a triché pour marquer des buts et on s’est brûlés. On a donné beaucoup de surnombres, beaucoup d’échappées, on n’a pas voulu s’impliquer en défensive», a-t-il laissé tomber.

«Je suis déçu de la manière dont on s’est comportés avec tout ce qu’on avait fait de bien défensivement au cours des derniers matchs», a poursuivi Jean.

Encore Malatesta

Darien Kielb et Andrew Coxhead, avec son premier de la saison, et James Malatesta, avec deux buts, ont été les autres Remparts à déjouer Alexis Shank alors que les autres buteurs des Saguenéens ont été l’espoir des Canadiens de Montréal Samuel Houde, Louis Crevier et le Russe Vladislav Kotkov.

Malatesta a joué un autre fort match, s’impliquant physiquement en plus de ses prouesses avec la rondelle. «Je suis très intense, je n’ai pas peur d’aller dans les coins», a déclaré la recrue de 16 ans. 

«Quand c’était 4 à 4 après la deuxième, Patrick nous a dit d’être intelligents avec la rondelle, de continuer à jouer comme en première période, de lancer au but et que ça allait finir par rentrer», a conclu le numéro 11 des Remparts.

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Harvey-Pinard et Bibeau: deux amis devenus ennemis sur glace

Le match de vendredi soir entre les Remparts et les Saguenéens de Chicoutimi revêt un caractère particulier pour les attaquants Félix Bibeau et Rafaël Harvey-Pinard, deux grands amis qui se retrouvent maintenant sous des cieux différents après avoir remporté ensemble la Coupe Memorial il y a quelques mois avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

«Rafaël était mon meilleur ami là-bas. Mes trois années, il habitait à deux rues de ma pension, alors ça va être spécial de l’affronter. C’est tout un compétiteur et on avait vraiment développé une belle chimie à Rouyn-Noranda. Je crois qu’on n’a presque pas eu de présence sur la glace l’un sans l’autre», a expliqué Bibeau mercredi après l’entraînement des Remparts. Au terme de la saison, Harvey-Pinard a été cédé aux Sags à titre de considération future dans la transaction à trois équipes qui avait plus tôt dans la saison permis aux Huskies d’acquérir l’arrière Noah Dobson du Titan d’Acadie-Bathurst. De son côté, Bibeau aboutissait à Québec lui aussi à titre considérations futures dans la transaction qui avait fait passer Louis-Filip Côté aux Huskies durant les Fêtes.

Deux capitaines

En plus d’avoir gagné ensemble, d’avoir été échangés presque en même temps au mois de mai, les deux portent maintenant tous les deux le «C» du capitaine avec leurs nouvelles équipes. «Le fait de ne plus jouer dans la même équipe que lui ne change rien à la personne qu’il est. Mais je sais aussi que Rafaël est un joueur qui ne nous laissera aucune chance», a ajouté Bibeau.

Même s’ils étaient officiellement devenus des ennemis sur la glace, Bibeau et Harvey-Pinard se sont tout de même vus à quelques reprises durant la saison estivale. «Je suis allé le voir à Brossard, au camp des Canadiens de Montréal», a indiqué Bibeau. Harvey Pinard avait en effet été sélectionné par les Canadiens en septième ronde du dernier repêchage de la LNH alors que les Islanders de New York avaient choisi Bibeau en sixième ronde.

«On se texte, on se «snapchat»... Oui, c’est mon grand «chum» mais quand la «puck» tombe, je sais aussi qu’il ne faudra pas lui laisser un pouce», a-t-il ajouté, connaissant très bien son ancien coéquipier qui a marqué 40 buts et ajouté 45 aides en 66 parties l’an dernier.

De plus, Bibeau sait aussi à quel point son ami a faim alors qu’il n’a toujours pas réussi à marquer un but cette saison en six matchs avec les Sags. «Je sais ce que c’est», a indiqué, sourire en coin, l’ailier des Remparts qui a lui-même inscrit son premier filet de la saison dimanche, dans les dernières minutes du duel avec les Sea Dogs de Saint John. «Je le comprends, il se retrouve comme moi dans un nouveau milieu et il cherche ses repères», conclut-il.

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Despatie a savouré son baptême de feu

On pouvait difficilement imaginer un meilleur baptême de feu pour mettre à l’épreuve un jeune gardien : un match serré, une trentaine de lancers au filet et, la cerise sur le sundae, un lancer de pénalité, en prolongation par surcroît!

Emerik Despatie, le jeune cerbère des Remparts de Québec, a eu droit à tout ça à ses débuts dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) vendredi et il a répondu à l’appel de belle façon en bloquant le dangereux Nikita Alexandrov des Islanders de Charlottetown en prolongation pour savourer quelques minutes plus tard sa première victoire dans le circuit Courteau.

«C’était vraiment excitant», racontait Despatie mercredi après l’entraînement des siens au Pavillon de la jeunesse. «Ce n’était pas évident au début, car c’était 4 à 1 pour les Islanders et que moi, je voulais la victoire. J’étais un peu découragé», a avoué celui qui a savouré la remontée des siens au troisième vingt. 

«La prolongation, le lancer de pénalité, j’étais prêt pour ça», a-t-il enchaîné sans broncher. «Je savais qu’il y avait de la pression, mais justement, je performe bien sous la pression», poursuit-il. Une chose est certaine, le portier de 16 ans ne voulait pas permettre à Alexandrov, qui venait d’être accroché par Darien Kielb en échappée, de marquer le but de la victoire. «Je ne voulais pas lui donner la chance de marquer sur ce tir de pénalité.»

C’est exactement ce qu’il a fait. Alors que Despatie bloquait ses angles à la perfection, le Russe a été incapable de décocher un lancer avant de se retrouver à gauche de la cage du gardien des Remparts. C’est à ce moment que celui-ci s’est étendu par terre pour repousser le disque avec sa jambière droite.

Plus vite

Celui qui évoluait au niveau midget espoir avec l’Intrépide de Gatineau a cependant été obligé d’avouer qu’il a rapidement senti que le niveau de jeu avait augmenté d’un, et même de plusieurs crans autour de lui. «Oui, au début j’ai été vraiment impressionné de voir comment ça allait vite. J’ai vite vu qu’il fallait que je m’ajuste en conséquence et je l’ai fait», poursuit-il, toujours sûr de lui.

L’entraîneur-chef Patrick Roy a beaucoup aimé ce qu’il a vu, de sorte qu’il a confirmé que Despatie aurait son premier départ au Centre Gervais Auto, lundi, alors que les Diables rouges visiteront les Cataractes à Shawinigan. «Oui, j’étais content quand il m’a annoncé ça, surtout que je vais jouer contre mon meilleur ami Tyson Hinds!», répond-il. Hinds, un défenseur qui a joué tout son hockey mineur avec Despatie, a disputé deux matchs au niveau midget espoir avec lui l’an dernier avant de «graduer» dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Les Cataractes ont fait de lui leur choix de deuxième ronde au dernier repêchage, le choisissant avec la trentième sélection alors que Despatie a abouti à Québec cinq choix plus tard.

Roy, qui est aussi le directeur général des Remparts, estime que Despatie a largement mérité son deuxième départ. «Comment veux-tu que je ne sois pas content? D’abord, il a reçu plusieurs tirs en première période et il a bien fait et, ensuite, avec son arrêt contre Alexandrov en tir de pénalité, Emerik a vraiment démontré qu’il était un gars qui a du nerf», a-t-il conclu.

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Darien Kielb en a perdu des bouts

Son dernier tour du chapeau devait remonter à l’époque où il n’avait que cinq ans. À vrai dire, Darien Kielb ne s’attendait pas du tour à marquer trois buts dans un match. Encore moins trois dans une même période!

«J’en ai perdu des bouts», disait en riant le défenseur des Remparts de Québec à propos de son exploit de dimanche ayant permis aux Remparts de se sauver de Saint-Jean avec une victoire de 7-5, leur troisième d’un voyage de trois matchs dans les provinces maritimes.

Kielb a inscrit les 4e, 5e et 6e buts des siens dans cette troisième période fort animée offensivement de la part des deux équipes.

«Je ne pensais pas vraiment à ça, je ne l’avais pas planifié. C’était le fun, mais c’était surtout plaisant de sortir avec la victoire et d’avoir aidé les gars à l’emporter. Je ne pensais jamais que ça m’arriverait dans le junior majeur», admettait le défenseur de 20 ans.

Si les Remparts ont marqué sept buts dans ce match, ils en ont aussi donné cinq. Mardi, à l’entraînement, l’entraîneur-chef répétait qu’il fallait réduire les chances de marquer de l’adversaire.

«Kielb a été excellent. Il a généré de l’offensive des deux côtés de la patinoire», notait Roy avec un clin d’œil.

Il faisait justement référence à ce problème qu’il a identifié depuis le début de la saison de son équipe.

«On demande à nos défenseurs de se porter à l’attaque, mais il faut savoir y aller dans les moments opportuns. C’est cette transition que nos joueurs doivent apprendre. On veut donner un peu moins de chances de marquer. À cinq contre cinq, on est toujours de 10 à 12, et si on était capable de réduire un peu, ça pourrait nous aider», notait le Diable rouge en chef, en précisant qu’il aimerait que l’arrière de 19 ans Dylan Schives lui en donne un peu plus.

Le numéro 74 était bien d’accord avec cette propension des Remparts à accorder trop de chances de marquer à l’adversaire. Il a son idée sur la façon de s’y prendre.

«Il faut réduire l’espace de manœuvre dans notre territoire, contrôler plus la rondelle et aider notre gardien. On doit aussi jouer plus physiquement près de notre filet. Présentement, je ne pense pas qu’on fait peur à personne devant notre gardien», estimait le natif d’Hamilton.

De la parole aux actes

Il est prêt à passer de la parole aux actes et faire en sorte de guider ses jeunes coéquipiers dans la bonne direction. Son expérience l’amène aussi à ne pas s’enflammer avec les résultats positifs des Remparts depuis le début de la saison.

«Nous avons un bon groupe de joueurs, on est content des trois victoires dans le voyage, mais on ne peut pas s’en satisfaire parce qu’on ne doit pas vivre dans le passé. Il faut se servir de ce qu’on a fait de bon et de travailler ce qu’on a à corriger. Il faut aussi se concentrer sur Chicoutimi, qui est l’une des meilleures équipes de la Ligue. Ils viendront ici, vendredi, pour mettre fin à notre séquence. On devra être prêt», notait celui qui avait porté l’uniforme des Remparts, en 2016-2017 avant de passer deux saisons chez les Olympiques de Gatineau.

Un discours répété par le capitaine, Félix Bibeau, qui s’y connaît en bonnes séquences, lui qui a remporté sa part de matchs dans le passé avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

«Il faut savoir rester humble. Oui, on a remporté trois matchs de suite, mais on n’a pas encore gagné à Québec. On a été bon, en fin de semaine, mais il faut tourner la page. Les bonnes équipes, c’est ce qu’elles font. Quand tu gagnes ou perds 10 matchs de suite, tu dois rester positif et mettre tes bottes de travail.»

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Kielb sonne la charge pour les Remparts [VIDÉO]

Un tour naturel du défenseur Darien Kielb en troisième période a permis aux Remparts de Québec de vaincre les Sea Dogs de Saint-Jean par 7-5, dimanche après-midi, et de revenir d’un voyage de trois matchs dans les provinces maritimes avec une récolte de six points sur les six à l’enjeu.

Non seulement les Remparts l’emportaient-ils à trois reprises dans cette tournée à Bathurst, Charlottetown et Saint-Jean, mais ils savouraient aussi une cinquième victoire en autant de matchs à l’étranger depuis le début de la jeune saison de la LHJMQ.

«Et dans ces cinq victoires sur la route, trois sont survenues alors qu’on tirait de l’arrière en troisième période. Ça en dit long sur la résilience et le caractère que nos joueurs montrent depuis le début de la saison», a souligné l’entraîneur-chef Patrick Roy à l’occasion d’un point de presse téléphonique, dimanche.

Il venait de voir les siens combler des déficits de 3-2, 4-3 et 5-4 dans cette rencontre dominicale disputée au TD Station de l’endroit. Le coup d’éclat a eu lieu en troisième période quand Kielb a marqué trois fois en l’espace de cinq minutes et 25 secondes. Il a créé des égalités de 4-4 et de 5-5 avec ses deux premiers buts, son troisième s’avérant le filet décisif de ce match à caractère très offensif.

«Il a connu une très bonne troisième période. Lorsqu’on tirait de l’arrière 4-3, on espérait que notre jeu de puissance en donne un, ce qu’on a fait. Ce fut une grosse période de sa part», a constaté Roy à propos du vétéran de 20 ans, qui a déjà touché la cible quatre fois depuis l’ouverture du calendrier.

Moins généreux

Mais Roy a rappelé que sa troupe ne pouvait pas faire preuve d’autant de générosité envers l’adversaire. «Il faudra être meilleur défensivement. On accorde trop de chances de marquer à l’adversaire à mon goût. On doit être plus solide dans notre territoire parce qu’on ne pourra pas marquer sept buts à tous les matchs», notait-il.

Outre Kielb, les autres buteurs des Remparts ont été Colton O’Brien (1er), Nathan Gaucher (1er), James Malatesta (6e) et Félix Bibeau (1er). Le capitaine a aussi amassé trois passes dans le match, ce qui a porté son total à 12 points (1-11) depuis le début de la campagne. Pour sa part, Malatesta a déjà touché la cible six fois en sept matchs à ses débuts dans la LHJMQ.

Devant le filet, Anthony Pagliarulo a reçu 38 lancers (contre 41 pour son opposant) et cédé devant Nicolas Guay, Nicholas Deakin-Poot (2), Jérémie Poirier et Brady Burns. Premier choix au repêchage de la LHJMQ et ancien des Chevaliers de Lévis, Joshua Roy n’a pas participé au pointage pour les Sea Dogs.

Attaque productive

Depuis le début de la saison, les Remparts affichent l’une des attaques les plus productives du circuit. Ils ont marqué 29 buts en sept matchs, n’étant devancés que par Cap-Breton et Rimouski à ce chapitre. Les Remparts auraient-ils plus d’offensive qu’on pourrait le croire?

«Il est trop tôt pour le dire, mais on ne peut pas nous enlever ce qu’on a fait jusqu’à présent. On revient pour deux matchs à domicile [vendredi contre Chicoutimi et dimanche contre Victoriaville], il faut continuer à travailler et à jouer du hockey inspiré comme on le fait sur la route. Les gars se dirigent au filet, ils acceptent de se sacrifier et ça rapporte», analysait-il à propos de la production de son club.

Les Remparts montrent une fiche de 5-2, cette saison. Le voyage a cependant été coûteux puisque le défenseur Nicolas Savoie a subi une blessure au genou, à Bathurst. Il a rendez-vous avec le médecin, lundi, mais Roy pensait devoir se passer de lui pour un minimum de six semaines.

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Despatie savoure une première victoire avec les Remparts

Le jeune gardien des Remparts de Québec, Émerick Despatie est sorti vainqueur d’un duel de cerbères de 16 ans grâce à une remontée des siens qui l’ont emporté 5 à 4 en prolongation sur les Islanders de Charlottetown.

Anthony Gagnon, qui avait amorcé la remontée des Remparts en marquant en début de troisième, est venu trancher la question avec 53 secondes à faire à la prolongation. Posté à droite du filet de Jacob Goobie, il s’est emparé d’une rondelle libre qu’il a redirigée vers le but ouvert.

Plus tôt en prolongation, Despatie a eu droit à son premier lancer de pénalité après que Darien Kielb eût accroché Nikita Alexandrov qui s’en allait en échappée. Le jeune gardien a bien réagi, bloquant bien ses angles de sorte qu’Alexandrov n’a pu lancer avant qu’il ne repousse le disque avec la jambière.

«L’arrêt du match, c’est Émerick qui l’a fait sur le tir de pénalité», déclarait l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, après la partie. «On a bien joué devant lui, mais les Islanders ont une bonne équipe et il a fait les arrêts-clés en troisième et en prolongation. Je suis content pour lui, car il a travaillé fort durant les séances d’entraînement.»

Continuer à pousser

Même si les siens tiraient de l’arrière 4 à 1 après deux périodes, Roy ne les a pas enguirlandés durant l’entracte. «Entre la deuxième et la troisième, je leur ai dit que je trouvais qu’on jouait du bon hockey, mais que les Islanders étaient plus opportunistes. Je voulais qu’on continue à pousser et le premier but de Gagnon et celui [un peu plus d’une minute plus tard] d’Édouard Saint-Laurent nous ont relancés», a-t-il ajouté.

Roy était particulièrement satisfait de la performance de Gagnon, qui complète très bien ses nouveaux compagnons de trio. «Depuis qu’on l’a mis avec [Félix] Bibeau et [James] Malatesta, on commence à sentir qu’il est de plus en plus dangereux. Sincèrement, je ne pensais pas avoir besoin d’un deuxième attaquant de 20 ans, mais on voit que ça rapporte.»

Le jeune Malatesta est d’ailleurs responsable de deux des autres buts des Remparts, le but égalisateur marqué à six contre cinq avec 1:15 à faire au temps réglementaire et le premier but des siens, quand il a complété un beau jeu de passes de Bibeau et Gagnon pour toucher la cible dans un but laissé ouvert.

«Il est l’fun à regarder aller», a déclaré Roy à propos de Malatesta. «Il s’adapte de plus en plus et ce que j’aime, c’est son côté réceptif. On fait du vidéo avec lui, on essaie de l’aider à s’améliorer et ça fonctionne très bien.»

Chez les Islanders, qui ont dirigé 31 lancers vers Despatie, Kevin Gursoy a été le plus efficace avec deux buts alors que Cole Edwards et Lukas Cormier ont complété le pointage.

Savoie blessé

Les Remparts devront vraisemblablement se passer des services du défenseur Nicolas Savoie pour un bon bout de temps. En troisième période, l’arrière de 17 ans s’est blessé à une cheville en donnant une mise en échec et s’est écroulé à deux reprises en tentant de rentrer au banc. Saint-Laurent a même dû le pousser pour qu’il puisse atteindre l’autre côté de la patinoire.

«Je ne me prononcerai pas sur la gravité de la blessure, mais selon le premier son de cloche qu’on a eu, ce ne sera pas une absence de courte durée. Son voyage est terminé», a commenté Roy.

Notes : Les Remparts affronteront samedi les Sea Dogs à St John, l’équipe qui aligne l’ex-Chevalier de Lévis Joshua Roy, meilleur marqueur de la Ligue de hockey Midget AAA l’an dernier...Suspendu un match pour bâton élevé contre le Titan d’Acadie-Bathurst, Pierrick Dubé reviendra au jeu dimanche.. Thomas Caron s’est échappé deux fois devant Jacob Goobie, mais le gardien des Islanders a eu le dessus à chaque occasion...

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Les Remparts commencent leur voyage du bon pied

Les Remparts de Québec ont bien entrepris leur voyage de trois matchs dans les Maritimes sur une bonne note, jeudi à Bathurst, en prenant la mesure du Titan par 3-1. Mais si le résultat a plu à l’entraîneur-chef Patrick Roy, la façon d’y parvenir ne le satisfaisait pas.

Je n’ai pas aimé notre match. La cohésion des deux équipes n’était pas à point, j’aurais aimé que l’on soit plus à point sur notre jeu de passe. Je m’attends à ce qu’on joue mieux pour pouvoir l’emporter, mais je dois donner le crédit aux joueurs d’avoir trouvé une façon de gagner», disait Roy d’entrée de jeu en point de presse téléphonique après le match.

Les siens l’emportaient pour une troisième fois en cinq rencontres depuis le début de la jeune saison de la LHJMQ. Il s’agit déjà d’une troisième victoire sur la route pour les siens en trois tentatives.

Cette victoire, qui survenait après deux défaites à domicile, était surtout créditée au brio de l’unité en désavantage numérique, qui a notamment écoulé un long jeu de puissance adverse à la suite d’un coup de bâton au visage de Pierrick Dubé, en deuxième période, ce qui lui a valu une punition majeure et une extrême inconduite de partie.

«Notre désavantage numérique a été superbe. [Gabriel] Montreuil a joué un fort match, pour nous. Avec [Jason] Melanson et [Xavier] Filion, ce fut quasiment notre meilleur trio», estimait-il.

Montreuil (1er et 2e) a été l’auteur des deux premiers buts des Remparts, son deuxième brisant une égalité de 1-1 avec un peu moins de six minutes à faire en troisième. Le défenseur Darien Kielb a ajouté le but d’assurance dans un filet désert avec neuf secondes à écouler au match.

«Sur les deux buts, il est allé au filet. Physiquement, c’était difficile de lui enlever la rondelle, il l’a protégeait bien», ajoutait Roy à propos de Montreuil.

Il n’avait cependant pas d’aussi bons à dire à l’endroit de Dubé, dont le coup de bâton trop élevé lui coûtera une suspension minimale d’un match. Il ratera donc l’affrontement de vendredi, à Charlottetown.

«Ce n’était pas un beau geste, ce n’était pas brillant de sa part, il n’avait pas à faire ça. On n’encourage pas ça, on n’aime pas voir cela. Je vais avoir une bonne discussion avec lui, parce que son comportement à l’école et par moment sur la glace laisse à désirer», disait Roy en parlant du meilleur buteur de l’équipe à ce jour, cette saison.

Jérémy Diotte, en première période, a été le seul joueur du Titan à tromper la vigilance d’Anthony Pagliarulo, qui a reçu 26 lancers. Les Remparts, qui ont réussi trois buts sans réplique après la touche acadienne, ont tiré 27 fois vers le gardien adverse. Les deux équipes ont réussi un but en deux jeux de puissance.

La Japonais Yu Sato a amassé une passe sur le deuxième but de Montreuil, ce qui lui a permis d’obtenir un premier point dans la LHJMQ.

NOTES: Félix-Olivier Chouinard n’était pas de l’alignement des Remparts, mais il sera utilisé, vendredi, en l’absence forcée de Dubé… Aleksei Sergeev (épaule) et Tommy Luneau (malade) ne sont pas du voyage… Comme prévu, le gardien Émerik Despatie sera devant le filet des Remparts, vendredi, contre les Islanders de Charlottetown… Un arrêt est aussi prévu à Saint-Jean, dimanche…

Remparts

Le baptême du gardien Emerik Despatie

Les Remparts de Québec ont pris la route des Maritimes, mercredi matin, afin d’y entreprendre leur premier long séjour sur la route qui les mènera à Bathurst (jeudi). Charlelottetown (vendredi) et Saint-Jean (dimanche). L’occasion est idéale pour offrir un premier départ dans la LHJMQ au jeune gardien Emerik Despatie.

Le gardien de 16 ans a déjà été informé qu’il prendrait place devant le filet lors du deuxième match de ce voyage de trois, vendredi, contre les Islanders de Charlottetown.

«C’est vraiment excitant, j’attends ce moment-là depuis longtemps. C’est bon de le savoir d’avance, ça va m’aider à me préparer et me mettre dedans tout de suite. Ce sera mon premier match, il faut que je donne une bonne performance, disait le jeune adjoint d’Anthony Pagliarulo.

Depuis le début de la saison, le produit des Intrépides de Gatineau, dans le midget AAA, redouble d’ardeur dans les séances d’entraînement et observe l’action du banc dans les matchs.

«Le jeu est vite, je le vois aussi dans les pratiques. Il faut toujours être bien positionné, être en avance sur la rondelle dans les déplacements», expliquait le numéro 30, un grand gardien de six pieds et un pouce qui fut un choix de deuxième ronde (25e) en 2019.

Incluant le match de jeudi, contre le Titan d’Acadie-Bathurst, Pagliarulo aura disputé les cinq premières rencontres du calendrier 2019-2020 de la LHJMQ. Si tout se passe comme prévu, Despatie disputera de 20 à 25 parties à sa première saison.

«C’est l’objectif, il aurait aimé jouer à peu près le même nombre s’il était resté dans le midget AAA. On veut qu’il travaille fort dans les séances d’entraînement et en salle, pour le développement physiquement», notait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

L’ancien gardien de but du Canadien de Montréal et de l’Avalanche du Colorado savait bien qu’il ne confiait pas un petit mandat à Despatie pour son baptême dans le circuit.

«Ce n’est pas un match facile que je lui donne. On va rentrer à Charlottetown à deux heures du matin. Mais c’est peut-être la meilleure manière de partir pour un jeune de 16 ans», ajoutait Roy sans ajouter de pression supplémentaire sur les épaules de celui-ci.

Les gardiens des Huskies

Les Remparts présentent une fiche de 2-2 depuis le début de la saison. Après avoir remporté leurs deux premiers matchs, ils ont encaissé de courtes défaites (3-2 et 3-1) à leur rentrée à domicile, le week-end dernier, contre les Huskies de Rouyn-Noranda, champions en titre de la Coupe Memorial.

«La seule raison qui fait en sorte que la victoire n’ait pas été au rendez-vous dans les deux matchs est leur gardien de but. Je suis obligé de dire que nous avons été la meilleure équipe sur la glace pour les deux matchs, à part la troisième période du premier match.»

Ses attentes pour cette virée de trois matchs dans l’Est?

«L’objectif principal est de voir notre groupe de joueurs poursuivre sa progression. Oui, on veut gagner, mais pas au détriment de jouer du bon hockey et de rester à l’intérieur de ce qu’on veut comme équipe. T’as beau gagner, si tu sais qu’après les fêtes, tu ne pourras pas le faire en jouer d’une telle façon, ça ne donne rien de jouer comme ça…»

Mercredi matin, les Remparts ont tenu un court mais intense entraînement où l’on a mis l’accent sur la vitesse d’exécution, notamment sur les relances. «Les bonnes équipes dans la Ligue contre-attaquent avec beaucoup de vitesse, leurs défenseurs sont très actifs, et sans les copier, on veut en faire autant», ajoutait Roy.

Blessé et malade, Aleksei Sergeev et Tommy Luneau n’ont pas accompagné l’équipe.

Remparts

Les Remparts balayés par les Huskies

Malgré un barrage de 47 lancers, les Remparts de Québec n’ont pas réussi à percer la muraille érigée par le gardien Zachary Émond, samedi après-midi au Centre Vidéotron, à l’occasion d’une défaite de 3-1 face aux Huskies de Rouyn-Noranda en conclusion d’un programme double balayé par les visiteurs.

Le gardien de Saint-Cyprien, près de Rivière-du-Loup, a tenu le fort de brillante façon pour signer une autre victoire contre les Remparts, lui qui avait obtenu deux jeux blancs contre eux, la saison dernière.

«J’aime bien jouer à Québec, je pense que j’ai fait de bons arrêts en début de match, ça m’a tout de suite permis d’être dans ma zone, et après, ç’a bien été», disait la première étoile.

Motivé par le petit défi de se produire devant sa parenté et ses amis, Émond s’est levé, en première période, lorsque les Remparts l’ont bombardé de 22 lancers. Il n’a cédé qu’une fois, permettant ainsi à son club de retrouver son identité à la reprise de la deuxième.

«Je dois avouer qu’il a été très bon dans les deux matchs. Cet après-midi [samedi], il a gardé son équipe dans le match. En première, ç’a aurait pu être 2, 3 ou même 4-0. On a vraiment sorti fort, on a eu de très bonnes chances de marquer. On a tout fait par moments, sauf marquer des buts», constatait l’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy.

Les siens ont contrôlé le premier engagement, bénéficiant notamment de trois jeux de puissance, dont un long avantage de deux joueurs. Ils n’ont pas été en mesure d’assommer leurs adversaires.

«Dans un match, il y a des moments-clés, et le cinq contre trois en a certainement été un. Il faut marquer, là. On a pris de bons lancers de la pointe, mais malheureusement, on n’a pas été capable de le faire», ajoutait Roy, satisfait de la tenue de sa troupe en fin de semaine, à l’exception des résultats.

James Malatesta (3e) a été le seul buteur des Remparts, qui ont encaissé leurs deux premières défaites de la saison (3-2 et 3-1), ce week-end. Samuel Johnson, Ryan MacLellan et Vincent Marleau, dans un filet désert, ont marqué pour les Huskies, qui s’attendaient à ce genre de match.

«Il s’est passé exactement ce à quoi on s’attendait après les déclarations à Patrick hier [vendredi], on savait qu’on écoperait de pénalités en première période. On n’a pas eu le départ qu’on voulait, on a donné 22 lancers, mais on avait aussi laissé notre esprit dans le vestiaire, on se pensait un peu bon et au-dessus de nos affaires. Il faut donner tout le crédit à Zachary pour cette victoire. La bonne affaire, pour nous, c’est qu’on a amassé quatre points en fin de semaine, six dans ce voyage et huit à nos quatre derniers matchs», résumait l’entraîneur-chef des Huskies.

Les Remparts ont aussi bénéficié de trois jeux de puissance successifs en troisième, mais n’ont pas pu en profiter.

«On ne peut pas dire qu’on a joué un mauvais match. Hier, on chialait un peu parce qu’on n’avait pas eu d’avantages numériques, mais aujourd’hui, on en a eu en masse, sauf qu’on n’a pas concrétisé. La seule affaire qui nous manquait, c’était de mettre la rondelle dans le but. On peut s’en prendre juste à nous-mêmes», résumait l’ailier Pierrick Dubé, qui a amassé au moins un point (4 buts et 3 passes) dans les quatre matchs de l'équipe depuis le début de la campagne.

Les Remparts ont bouclé cette rencontre avec un but en sept jeux de puissance, les Huskies ne touchant pas la cible en six occasions.

Un total de 20 690 spectateurs ont assisté à ce deux parties contre la même équipe, en fin de semaine.. Les Remparts prennent la route des Maritimes, mercredi, pour y disputer trois matchs en quatre jours à Bathurst (jeudi), à Charlottetown (vendredi) et à Saint-Jean (dimanche).

Pouliot pas affecté

L’entraîneur-chef des Huskies, Mario Pouliot, n’était pas offusqué par les propos de Patrick Roy tenus à son endroit après le match de vendredi, où le Diable rouge en chef disait avoir été embarrassé par les changements tardifs des Huskies et le comportement des officiels qui les permettaient. «Ça ne me dérange pas trop. Il a juste préparé le prochain match. Patrick est un grand compétiteur, il veut gagner, comme tout le monde, et il prend les moyens pour le faire», expliquait Pouliot, avant le match, lorsqu’on l’a interrogé sur la sortie de Roy.

Un hommage apprécié

Dans le même entretien, l’entraîneur-chef tenait à dire qu’il avait apprécié le geste des Remparts, qui ont souligné la conquête de la Coupe Memorial des Huskies avant le premier match, vendredi. «Je remercie l’organisation des Remparts d’avoir pris le temps de souligner cela. On les connaît, ils ont encore montré beaucoup classe, c’était un beau clin d’œil de montrer «Bib» avec la Coupe», notait Mario Pouliot en parlant de Félix Bibeau, qui a été échangé aux Remparts dans les jours suivants le championnat de Rouyn-Noranda.

L’avenir de Côté

Mario Pouliot estime que le vétéran de 20 ans Louis-Filip Côté possède les atouts pour passer à un autre niveau au terme de sa dernière saison dans la LHJMQ. L’ancien joueur des Remparts, qui est natif de Laurier-Station, est l’un des trois vétérans de l’équipe de l’Abitibi. «Il est un compétiteur, il a un bon coup de patin, c’est un leader, c’est un «Huskies», il doit juste ajouter un peu plus de hargne dans son jeu. Dans les séries, contre Rimouski, il avait très bien fait lorsque [Peter] Abandonnato s’était absenté à cause d’une mononucléose», expliquait-il à propos de celui qui avait été repêché en première ronde par Rouyn-Noranda en 2015 lorsque le fils de Pouliot était le dépisteur-chef des Huskies. Côté a fait partie de la transaction de janvier dernier qui a amené Félix Bibeau à Québec. 

Alignement intact

Les Remparts n’ont effectué aucun changement à leur alignement, samedi, ce qui permettait aux défenseurs Romain Rodzinski (dos) et Charle Truchon (cheville) de bénéficier d’un autre match de repos. «Nous allons faire une rotation cette saison avec nos défenseurs, et en plus, [Colton] O’Brien a bien fait ça à son premier match», notait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

Pelletier capitaine

Originaire de Québec, Jakob Pelletier a été nommé au titre de capitaine des Wildcats de Moncton. Le joueur de 18 ans vient de signer un contrat d’entrée dans la LNH avec les Flames de Calgary, qui en avaient fait leur choix de première ronde au plus récent repêchage de la LNH. À son premier match, vendredi, Pelletier a marqué deux buts et obtenu deux passes dans une victoire de 6-5 en prolongation de son club contre Acadie-Bathurst.

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Alex Labbé, le petit voisin devenu grand

Lorsqu’une équipe adverse se pointe en ville, on a l’habitude de parler aux joueurs vedettes, aux meilleurs compteurs, à ceux ayant déjà évolué à Québec. Mais rarement a-t-on la chance d’interviewer son ancien petit voisin!!!

«Ça fait longtemps qu’on s’est vu. On en faisait-tu des cabanes dans le bois, en arrière de chez nous», rappelle en riant l’attaquant Alex Labbé à la porte du vestiaire des Huskies de Rouyn-Noranda.

Le petit voisin de l’auteur de ces lignes est devenu grand. À 18 ans, l’ailier gauche de 6 pieds 2 pouces et tout près de 200 livres a fait sentir sa présence au camp des champions de la Coupe Memorial, au point de mériter un poste dans l’alignement dirigé par Mario Pouliot.

Ne cherchez pas son nom dans les listes des repêchages de 2018 et 2019, son nom n’y figure pas. Mais quand les Huskies préparaient leur saison de rêve de l’an dernier, ils avaient déjà des plans pour le jeune homme de Beauport.

Invité à leur camp, l’an passé, à sa sortie du midget espoir, Alex Labbé avait eu le temps d’y laisser sa carte de visite, sachant qu’une pleine saison dans le midget AAA ne pourrait que l’aider à sa seconde tentative, ces dernières semaines.

«L’année passée, les Huskies y allaient le tout pour le tout, je savais qu’il n’y avait pas de place pour moi. Je ne m’étais pas présenté au camp pour me tailler un poste, mais pour laisser une bonne impression. Après le camp, ils m’avaient mis sous contrat comme joueur affilié, et cette année, j’ai saisi ma chance», disait-il, vendredi, avant le premier match d’un programme double face aux Remparts.

Il ne se souvenait pas d’avoir déjà raté un match d’ouverture des Remparts, d’ailleurs. Mais vendredi, il avait un bien meilleur siège que ceux dans les gradins où se trouvaient parents, famille et amis. Ceux-ci seront bien servis, samedi, puisqu’ils suivront l’action de la hauteur d’une loge au Centre Vidéotron.

«Mes parents sont venus à Rouyn-Noranda pour voir nos deux premiers matchs. Même notre chien était du voyage», rigole celui qui a profité de l’occasion pour inscrire son premier but dans la LHJMQ à son second match.

«Ça s’est passé tellement vite. Il y a eu un lancer de la pointe, j’ai coupé vers le filet et lancé. C’est fou, je n’ai même pas pu voir la reprise, sur le coup.»

Qualifié d’attaquant en puissance par l’entraîneur-chef, le numéro 28 a profité de la dernière saison avec le Blizzard du Séminaire Saint-François pour travailler son explosivité et son coup de patin. Il connaît son rôle. «Mon identité, c’est de jouer physique, d’aller dans les coins», dit l’actuel partenaire de trio des vétérans Alex Beaucage et Louis-Filip Côté.

Ce qui confirme l’entraîneur-chef : «Il doit être dominant en échec-avant, en protection de la rondelle, devant le filet et le long des bandes. Je suis convaincu qu’il va nous amener une belle profondeur et une belle dimension lorsqu’on aura tout le monde. Il peut devenir un bon joueur de hockey pour nous. Pour l’instant, il doit être plus régulier, rester dans ses forces, ne pas essayer de jouer en finesse», précisait Pouliot.

Bonne saison, petit voisin, et salutation à tes parents!

Remparts

Une première défaite pour les Remparts

Premier match à Québec, première défaite, première controverse! À ne pas en douter, la saison est belle et bien commencée. En s’inclinant 3-2 face aux Huskies de Rouyn-Noranda, vendredi au Centre Vidéotron, les Remparts ont perdu la première manche de leur programme double d’ouverture. La suite, samedi après-midi.

Un but des visiteurs en avantage numérique avec 1:44 à faire en troisième période a permis à l’équipe de l’Abitibi de se sauver avec la victoire et d’infliger une première défaite en trois matchs aux Remparts.

Une punition douteuse appelée en fin de match aura fait la différence dans cette rencontre où la formation québécoise a comblé un déficit de 2-0.

Une défaite frustrante? «Hum, hum», se limitait à dire l’entraîneur-chef Patrick Roy.

Une défaite qui laisse un goût amer? «Hum, hum», ajoutait-il en se mordant les lèvres.

Le Diable rouge en chef a apprécié le caractère de sa troupe, qui a bien rivalisé avec les champions en titre de la Coupe Memorial.

«Je suis content de ce que j’ai vu, je savais que nos jeunes joueurs allaient être nerveux, et je dois admettre qu’ils se sont très bien comportés. On a mieux joué que je pensais, on a été dans le coup jusqu’à la fin. On perdait 2-0, et ce que j’ai aimé, c’est qu’on a eu du caractère et on est revenu de l’arrière. En deuxième, les punitions ont cassé le momentum parce que je trouvais qu’on jouait un bon match», analysait-il avant de plonger dans le vif du sujet.

Pénalité coûteuse

Avec moins de quatre minutes à faire au match, le défenseur Dylan Schives a écopé d’une punition qui s’est avérée coûteuse, mais Roy ne lui en tenait pas rigueur.

«Il y a une chose qui m’agace. On n’a pas le droit de parler aux arbitres, des les critiquer, il faut être gentil avec eux, mais le coach de l’autre bord, lui, il a le droit de t’embarrasser et ça me bogue pas mal. Les officiels ne donnent même pas d’avertissement, ils arbitrent leur petit match pendant que l’entraîneur niaise avec les trios. Je n’ai pas aimé la dernière punition, je pense qu’on n’aurait pas dû en avoir une, mais ce qui est encore plus décevant, c’est la façon dont les officiels gèrent le match pendant les hors-jeux. J’espère que la Ligue va se tenir debout. Je peux comprendre que Mario [Pouliot] a gagné deux Coupes Memorial, je suis bien heureux pour lui, mais ça ne donne pas le droit de critiquer les arbitres à toutes les deux séquences», s’insurgeait Patrick Roy envers son homologue et le comportement des officiels.

Il n’estimait pas que son équipe avait été indisciplinée au point d’écoper de cinq punitions contre une seule. Il était aussi critique envers les siens, admettant «qu’on ne peut pas donner autant de chances de marquer et penser qu’on va s’en sortir avec la victoire», ajoutait-il.

Pierrick Dubé (4e) et Édouard St-Laurent (3e) ont marqué pour les Remparts, la réplique des Huskies étant celle d’Alex Beaucage, Vincent Marleau et Justin Bergeron.

Le capitaine des Remparts Félix Bibeau affrontait ses coéquipiers pour la première fois.

«Aujourd’hui, ça me trottait un peu dans la tête, mais demain [samedi], je vais l’avoir vécu, ça va bien se passer, je pense. On a vu ce qui s’est passé, notre désavantage a fait du travail, c’est décevant de ne pas aller chercher un point quand le match est sur la ligne. On les rejoue, on va être prêt», notait Bibeau, qui a apprécié la vidéo soulignant la conquête de la Coupe Memorial des Huskies présentée sur l’écran géant avant le match.

En milieu de troisième, la recrue James Malatesta a failli briser l’égalité de 2-2 en s’échappant. Son lancer a touché le bâton du gardien.

«Je voulais scorer sur ce jeu-là, la prochaine fois, je penserai à quelque chose de différent», disait celui qui admettait avoir apprécié sa première expérience de jouer au Centre Vidéotron.

Remparts

Rentrée familiale pour Yu Sato [VIDÉO]

Remis d’un malaise à un poignet, le Japonais Yu Sato fera ses débuts dans la LHJMQ, vendredi, à l’occasion du premier match local des Remparts de Québec contre les Huskies de Rouyn-Noranda. Et c’est devant environ 9000 personnes qu’il brisera la glace.

«Je n’ai jamais joué devant autant de monde, j’ai très hâte», disait-il avec un large sourire, jeudi, après un entraînement où il n’enfilait plus le chandail vert réservé aux joueurs blessés.

Ça voulait donc dire qu’il était prêt à revenir au jeu après avoir raté les deux premiers matchs de la saison à Victoriaville et Drummondville, en fin de semaine.

«Je suis tellement excité. Je suis un peu nerveux, mais je dois juste travailler fort. Je veux aider l’équipe, utiliser ma vitesse. Si je joue en fonction de l’équipe, les points vont venir», précisait le jeune patineur de 17 ans.

Le dynamo de Saitima, capitale et ville la plus peuplée de la préfecture de Saitama, ne sera pas seul pour vivre son baptême du hockey canadien. Son père devait débarquer en ville, jeudi, pour partager ce moment important dans la vie du joueur réclamé au 24e rang du plus récent repêchage international de la LCH.

«Mon père arrive aujourd’hui [jeudi] pour me voir, il était mon entraîneur et me disait ce que je faisais de bien ou de moins bien dans les matchs. C’est incroyable de jouer ici, je voulais évoluer dans un gros aréna, ça va être vraiment le fun», ajoutait-il avec le même sourire au visage.

L’entraîneur-chef Patrick Roy se doute bien que son jeune patineur étranger sera relativement nerveux pour ce premier match.

«Je me rappelle de mon premier match au Colorado, j’avais eu l’air d’une passoire… Un premier match, c’est pas toujours une indication réelle de ce que va être la suite, mais comme j’ai dit à Yu, je veux qu’il ait du plaisir», racontait Roy, qui avait cédé quatre buts dans une défaite de 5-3 contre Edmonton lors de ses débuts avec l’Avalanche, quelques jours après son départ fracassant avec le Canadien, en décembre 1995.

«Il est ici pour trois afin de vivre une belle aventure, je suis convaincu que les gens vont triper dessus. Il est exigeant envers lui-même, il veut bien faire et réussir», notait Roy.

Remparts

Les retrouvailles de Bibeau

Pour la première fois de sa carrière, l’attaquant Félix Bibeau se retrouvera face à son ancienne équipe, en fin de semaine. Il aura même la chance de la faire deux fois, parce que les Huskies de Rouyn-Noranda s’arrêtent dans la capitale pour y disputer un programme double contre les Remparts de Québec.

«Ça va être un match spécial», admettait le capitaine des Remparts, jeudi, en préparation pour ce rendez-vous avec son ex-club, vendredi.

«J’ai 20 ans et c’est la première fois que je vais jouer contre mon ancienne équipe. Je devrai utiliser mon expérience acquise l’an dernier dans les séries et à la Coupe Memorial, me concentrer sur ce que je dois faire quand la rondelle tombe et oublier tout ce qui entoure le match», expliquait le numéro 21.

Mais on n’oublie pas facilement un passé aussi récent, surtout lorsqu’il est bradé de succès. La saison dernière, Bibeau et les Huskies ont remporté tout ce qu’il y avait à l’enjeu, soit le championnat de la saison régulière, la Coupe du président et la Coupe Memorial.

«Il reste une douzaine de joueurs de l’an dernier. On va peut-être se texter [jeudi soir], mais sur la glace, il n’y a pas d’amis. J’ai passé de belles années, là-bas, ça va être le fun [de les affronter. Et samedi, ça va être fait, ça va être comme oublié», notait-il à propos des deux matchs en moins de 24 heures face aux Huskies.

Bibeau a joué trois saisons complètes à Rouyn-Noranda. À 16 ans, il a disputé trois matchs. Il voit des similitudes entre les Huskies d’hier et les Remparts d’aujourd’hui.

«On était plusieurs jeunes, et ce qu’on voit, aujourd’hui, ça me fait penser à ça. Mais pour ce qui est du talent brut, on est encore meilleur. Les gars vont prendre de l’expérience, il faut apprendre à gagner, à gérer le match lorsqu’on mène ou lorsqu’on perd», notait-il à propos de sa vision pour l’avenir des Remparts.

Chose certaine, il était ravi de ce qu’il vu lors des deux premiers matchs.

«On est content de nous, on a eu une bonne semaine de pratique, les jeunes trouvent leurs repères sur la glace et commencent à savoir quoi faire, quand le faire. On veut bâtir là-dessus, il faut rester humble et avoir une grosse fin de semaine», notait celui qui sera l’hôte d’une quinzaine de membres de sa famille et d’amis pour ses débuts à Québec.

L’entraîneur-chef Patrick Roy n’est pas inquiet, il sait que le capitaine défendra la cause des siens malgré les émotions qu’il vivra.

«Félix a une bonne tête sur les épaules, il est ici pour jouer, aider les Remparts et non pas de vivre dans le passé. Ils ont vécu de belles choses à Rouyn-Noranda, la page est tournée et c’est une nouvelle aventure qui débute pour lui avec nous», confiait Roy.

Celui-ci a regardé la première période du match du match de jeudi remporté 4-2 par les Huskies, à Victoriaville.

«Il s’agit d’une équipe bien organisée, qui a de l’expérience, et qui joue sur le momentum de l’an passé», indiquait-il à propos de la formation dirigée par Mario Pouliot, double vainqueur de la Coupe Memorial en 2018 et 2019.

Remparts

Aleksei Sergeev au repos forcé pour six semaines

Les Remparts de Québec seront privés des services de leur attaquant Aleksei Sergeev pour les six prochaines semaines, celui-ci s’étant blessé à la clavicule lors du premier match de la saison contre les Tigres de Victoriaville.

Le verdict, tombé suite à la rencontre de Sergeev avec le DFrançois Marquis, n’a pas surpris le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy. «Quand il est sorti, il était en douleur. C’est la clavicule comme la dernière fois, mais un peu plus bas. C’est arrivé sur un jeu de base alors qu’il essayait de couper au filet», a-t-il expliqué au Soleil.

«On va avancer [Nathan] Gaucher dans l’alignement et [Xavier] Fillion va jouer au centre du quatrième trio», poursuit Roy à propos des changements qui surviendront durant l’absence du Russe qui avait marqué 14 buts et inscrit 31 aides l’an dernier, sa première saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le défenseur Édouard Cournoyer avait aussi revêtu l’uniforme dimanche en raison de l’absence de Sergeev.

Quant au premier choix des Remparts au dernier repêchage international, le Japonais Yu Sato, il est plus près d’un retour, mais son cas sera réévalué d’ici jeudi. Les Diables rouges recevront vendredi les Huskies de Rouyn-Noranda pour leur premier match local de la saison. «Yu va bien, mais il n’est pas encore à 100 % et on ne veut pas prendre de chance avec lui», a signalé Roy.

Le pilote des Remparts est évidemment satisfait du début de saison des siens, qui ont réussi à soutirer deux victoires dans des matchs serrés en fin de semaine. «Je ne me fixe pas vraiment d’objectif au niveau des résultats, je veux plutôt voir comment on progresse. Je suis content, car on a ramassé des victoires alors qu’on tirait de l’arrière. Ça me plait de voir du caractère comme ça. Cependant, je souhaiterais qu’on donne un peu moins de chances de marquer parce que je trouve qu’on a souvent laissé Pag [le gardien Anthony Pagliarulo] à lui-même», conclut-il. 

Remparts

Fin de semaine parfaite pour les Remparts

DRUMMONDVILLE — Comme début de saison, difficile de demander mieux! En comblant un déficit de deux buts en troisième période, dimanche, les Remparts de Québec ont filé vers une victoire de 6-4 aux dépens des Voltigeurs, au Centre Marcel Dionne, à Drummondville, pour boucler un premier week-end d’une façon parfaite.

Les Remparts ont signé deux victoires en autant de matchs sur la route en ce début de saison de la LHJMQ. Ils l’avaient emporté 5-4 en tirs de barrage à Victoriaville, vendredi, en levée de rideau.

Pour s’assurer de cette deuxième victoire d’affilée, ils ont profité d’une poussée de quatre buts sans réplique en troisième au moment où ils tiraient de l’arrière par 4-2. L’ailier droit Pierrick Dubé a connu un fort match avec un tour du chapeau, son deuxième en carrière.

«Ç’a bien été, on a fait de belles choses. Après la deuxième, je n’ai pas dit grand-chose, à part qu’on pouvait être meilleur avec le bâton et j’avais confiance qu’on pouvait revenir. Je suis content qu’on ait trouvé une manière de gagner les deux matchs, mais je trouve qu’on donne trop de chances à l’adversaire contre Pag [le gardien Anthony Pagliarulo], et quand on en donne, on en donne des pas pires… Ce sont des erreurs qu’on peut corriger», résumait l’entraîneur-chef Patrick Roy, en ajoutant que Drummondville avait aussi disputé un bon match.

Travail d’équipe

Spectaculaire, Pagliarulo a reçu 37 lancers, dont plusieurs menaçants. Mais ses coéquipiers n’ont jamais baissé les bras.

«On a de bons leaders, je n’ai pas senti qu’on paniquait», notait Roy, en soulignant la contribution de l’auteur du but vainqueur Anthony Gagnon, acquis pour ajouter de la profondeur à l’alignement. L’entraîneur-chef a aussi utilisé un peu plus que vendredi le choix de première ronde Nathan Gaucher en l’absence d’Aleksei Sergeev et il a bien répondu.

Comme lors du premier match, les Remparts ont ouvert la marque dès le départ, et encore fois, la recrue James Malatesta a été au cœur de l’action. Son lancer a été dévié par Dubé, qui touchait ainsi la cible pour la première de trois fois dans le match.

Ce but hâtif n’a pas ralenti les Voltigeurs, qui ont mis de la pression en zone adverse par la suite pour prendre une avance de 3-1 en deuxième avant de voir les visiteurs se rapprocher à 3-2 en fin de deuxième par l’entremise de Thomas Caron.

Quatre buts

Les Remparts n’ont cependant pas plié les genoux quand les Voltigeurs ont pris une avance de deux buts tôt en troisième. Ils ont plutôt fait preuve de caractère en marquant quatre buts sans réplique, soit ceux d’Édouard St-Laurent, Dubé, Anthony Gagnon et à nouveau Dubé, qui complétait ainsi son tour du chapeau dans un filet désert.

Mathieu Charlebois, Rémy Anglehart, Thomas Pelletier et Charlie Da Fronseca ont déjoué Pagliarulo, fort occupé à nouveau devant le filet des Remparts.

«Tous les attaquants rêveraient de scorer comme ça à tous les matchs. C’est ma troisième année, j’ai été un choix de première ronde et j’ai un bon lancer, il commence à être temps que j’aide l’équipe offensivement. Ça fait toujours plaisir d’avoir deux victoires en deux matchs, surtout avec une équipe jeune. Mais les gars sont confiants, ils s’adaptent vite», indiquait Dubé, en pointant la cohésion entre lui, Félix Bibeau et James Malatesta pour expliquer la récolte de 12 points de la première ligne lors des deux premiers matchs du calendrier.

Les Remparts disputeront leurs deux premiers matchs au Centre Vidéotron, vendredi (19h) et samedi (16h), à l’occasion d’un programme double contre les Huskies de Rouyn-Noranda, les champions en titre de la Coupe Memorial.

Remparts

Malatesta s'impose et les Remparts l'emportent

VICTORIAVILLE — À son premier match dans la LHJMQ, la recrue James Malatesta a donné le coup d’envoi à ce qui s’annonce comme une belle carrière en marquant deux buts dans une victoire de 5-4 des Remparts de Québec en tirs de barrage contre les Tigres de Victoriaville, vendredi à l’Amphithéâtre Gilbert Perreault.

Malatesta n’a pas tardé à s’inscrire à la feuille de pointage puisqu’il a touché la cible dès la 24e seconde de jeu de ce match qui allait ensuite être excitant du début à la fin.

Andrew Coxhead a brisé l’égalité de 4-4 en inscrivant le but décisif sur la cinquième vague des tirs de barrage. Jusqu’à ce qu’il parvienne à faire scintiller la lumière rouge, personne n’avait déjoué les deux gardiens dans les neuf tentatives avant lui.

«Il va être le fun à regarder jouer. Il a de la vitesse, un bon lancer et tout. Il va avoir de bons mentors avec Félix [Bibeau] et [Pierrick] Dubé, ça va faire une bonne ligne. J’étais content de le voir marquer son premier but dès le départ et son deuxième tout de suite après», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«Je suis très content, surtout de l’avoir fait dans une victoire. Je suis allé devant le filet et de bonnes choses arrivent quand tu vas là. Maintenant, je veux juste construire là-dessus», notait Malatesta, qui a été menaçant à d’autres occasions dans son baptême avec les Remparts.

Outre Malatesta, Anthony Gagnon et Édouard St-Laurent ont aussi marqué en temps régulier pour les Remparts, qui avaient réussi à s’offrir une avance de 3-0 à mi-chemin d’une première période où ils étaient partout.

Les Tigres reviennent

Mais petit à petit, les Tigres sont revenus de l’arrière pour finalement créer l’égalité 4-4 en troisième. «Leur but en fin de première période les a remis dans le match. Une avance de trois buts dans le hockey d’aujourd’hui, ce n’en est plus une grosse. On a eu un léger relâchement en fin de première et ils ont marqué. J’ai été content de voir les choses qu’on a bien faites offensivement. Cependant, au niveau de notre structure en zone offensive, j’ai trouvé qu’on était peut-être mal positionnés à certaines occasions et ça leur donnait des contre-attaques. Je pense qu’ils ont marqué trois ou quatre de leurs buts sur ce genre de situation», expliquait Roy.

Il se réjouissait du travail de ses troupiers, notamment le capitaine Félix Bibeau (2 passes), Anthony Gagnon (1 but et 1 passe) et Coxhead (le but vainqueur). Il a noté de belles choses en défensive, soulignant le boulot accompli par Darien Kielb et Nicolas Savoie. Devant le filet, Anthony Pagliarulo a reçu 35 lancers. Il a bien fait, si ce n’était que du deuxième but inscrit contre lui. Il a cédé devant Egor Serdyuk, Jérôme Gravel, Félix Paré et Édouard Ouellet.

Les Remparts, qui ont lancé 34 fois vers Tristan Côté-Cazenave, voulaient cette victoire. Après 40 minutes, leur avance de 4-3 ne tenait qu’à un fil, mais le discours dans le vestiaire était positif.

«Il s’agit du genre de match que tu veux gagner. Comme je disais après la deuxième, il faut trouver une manière de gagner et c’est ce qu’on a fait. Je suis content de notre premier match en soi», ajoutait le Diable rouge en chef.

Remparts

Félix Bibeau de retour avec le sourire

Retranché par les Islanders de New York, mercredi, c’est avec le sourire que l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau enfilera le chandail des Remparts de Québec, vendredi, pour le premier match de la saison contre les Tigres, à Victoriaville.

Déjà confirmé comme capitaine de l’équipe, Bibeau sera un joueur important dans la jeune formation québécoise. Il pivotera un trio complété à sa droite par Pierrick Dubé et à sa gauche par la jeune sensation de 16 ans, James Malatesta.

«J’ai connu un bon camp, là-bas, je n’ai pas de regret, j’ai fait tout ce que je pouvais et c’est avec le sourire que je reviens à Québec», disait-il, jeudi matin, dans une entrevue téléphonique alors qu’il s’amenait dans la capitale.

Choix de sixième ronde des Islanders, en 2019, Bibeau a été victime de la situation contractuelle du club de la LNH. Il ne restait plus que trois contrats disponibles pour atteindre la limite de 50.

«Les Islanders ne veulent pas faire les choses trop vite. Les deux joueurs repêchés à 19 ans ont été retournés dans le junior. Ils m’ont dit d’aller à Québec, d’être un leader, de travailler fort. Quand j’ai rencontré [le directeur général] Lou Lamoriello, il m’a dit que j’avais un avenir dans le hockey, mais plus important, que j’étais une bonne personne.»

Son attitude était d’ailleurs l’une des raisons ayant poussé le dg des Remparts Patrick Roy à mettre le grappin dessus à la période des transactions, l’hiver dernier. Mais entre-temps, Bibeau s’est imposé comme l’un des meneurs des Huskies de Rouyn-Noranda, vainqueurs de la Coupe du président et de la Coupe Memorial.

«Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous. En même temps, Félix était prêt aux deux éventualités : percer au niveau professionnel et ouvert à l’idée de revenir dans le junior. Il va amener le leadership qu’on a besoin. Dès son arrivée au camp [en août], il avait déjà une prestance. Il possède une belle éthique. Il est devenu le joueur qu’il est, aujourd’hui, parce qu’il a travaillé fort», notait Roy.

Chose promise....

Avant que Bibeau ne parte pour Long Island, Roy l’avait d’ailleurs avisé qu’il serait le capitaine des Remparts s’il revenait à Québec. Chose promise, chose due, le centre de 20 ans portera la lettre emblématique sur son chandail dès le match d’ouverture.

«Patrick me l’avait dit avant que je m’en aille. J’ai eu de bons capitaines à Rouyn-Noranda, je vais m’en inspirer. Nous avons plusieurs bons jeunes, je veux faire preuve de leadership. J’ai été élevé dans l’attitude des Huskies, où chaque jour, on sortait de notre zone de confort», notait l’auteur de 69 points en 63 matchs, l’an passé, et de 29 en 20 matchs éliminatoires.

Sa production en seconde moitié de saison et dans les séries a d’ailleurs pesé dans la balance dans sa sélection au repêchage par les Islanders. Il s’en est fallu de peu pour que le plan original de Roy ne fonctionne pas.

«On n’est jamais à l’abri de ça. On peut avoir un plan, mais parfois, il change. On souhaitait à Félix qu’il puisse évoluer au plus haut niveau», ajoutait le Diable rouge en chef, qui avait prévu un plan B qui restera inconnu.

Bibeau rentre au bercail l’esprit libre, enfin branché sur son avenir immédiat. «C’était dur d’avoir la tête juste à Québec, mais là, je vais l’être à 100 %. Ça va être le fun, j’ai hâte de jouer des matchs, car depuis un bout de temps, j’ai pratiqué en masse.»

Remparts

Roy aborde le virage jeunesse des Remparts avec optimisme [VIDÉO]

«On rentre dans un nouveau cycle», reconnaît l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Patrick Roy. Mais la présence de neuf recrues, dont cinq joueurs de 16 ans, lui faire voir cette aventure avec optimiste.

«Avec les Malatesta, Gaucher, Truchon, Despatie, Melanson, Sato, etc., il y a de quoi se mettre sous la dent. Les gens qui viendront aux Remparts vont tripper. Je veux que notre marque de commerce soit la vitesse dans notre exécution, l’échec-avant, dans les espaces restreints et la façon de travailler», soutenait le Diable rouge en chef.

Remparts

Pierrick Dubé prêt à assumer ses responsabilités chez les Remparts

À 18 ans, Pierrick Dubé devrait être l’un des piliers de l’attaque des Remparts. Et le plus français des joueurs québécois de l’équipe est prêt à assumer les responsabilités qui viennent avec son expérience.

Auteur de 17 buts, l’an passé, Dubé veut poursuivre sa progression offensive, sans toutefois se fixer des objectifs précis.

«Chaque année, je veux faire mieux que la saison précédente. Mais avant les chiffres, c’est l’attitude qui compte. Je veux jouer comme je peux le faire, et comme ça, de bonnes choses vont arriver», disait le choix de première ronde (18e) en 2017.

À sa première campagne, Dubé n’avait pas vu beaucoup d’action comme joueur de 16 ans. La confiance fragile, il a connu un lent départ à sa deuxième saison avant de connaître une meilleure seconde moitié de calendrier, où il s’est retrouvé à l’aile de Philipp Kurashev, alors meilleur attaquant des Remparts. Pendant le présent camp, le numéro 72 formait un trio en compagnie du vétéran de 20 ans Félix Bibeau et de la recrue de 16 ans James Malatesta.

«Je ne veux pas mettre de pression sur “Dubbie”, je veux qu’il continue à progresser comme il l’a fait en deuxième moitié de saison en nous forçant la main pour le faire jouer avec Kurashev. Je pense que sa saison à 17 ans fut profitable pour lui et j’ai confiance qu’il en connaisse une bonne», indiquait Patrick Roy.

Voir les choses dans leur ensemble

Le principal intéressé, dont la mère vit en France et le père à Sept-Îles, était bien d’accord avec son entraîneur-chef. Mais à l’approche du premier match de la saison, il préférait voir les choses dans leur ensemble au lieu de se concentrer sur lui-même.

«Nous avons une équipe jeune, mais on a du talent, et je pense qu’on va être capable de causes des surprises. On veut rendre nos partisans fiers de leur club, on veut avoir du monde à nos matchs et ça va nous prendre de bonnes performances, mais tout passe d’abord par le travail à l’entraînement», disait celui qui veut aussi mettre ses deux années d’expérience au service de ses jeunes coéquipiers qui font leurs premiers pas dans la LHJMQ. 

Remparts

Malatesta et Cournoyer: d'ennemis à amis

Il y a quelques mois, le défenseur Édouard Cournoyer et l’attaquant James Malatesta étaient en train d’en découdre lors de la finale de la Coupe Jimmy-Ferrari pour le championnat de la Ligue de hockey Midget AAA du Québec. Aujourd’hui, ils s’apprêtent à débuter une nouvelle saison comme coéquipiers et amis avec les Remparts de Québec.

«J’évoluais avec les Cantonniers de Magog l’an dernier après avoir passé par le hockey préparatoire scolaire. J’ai appris beaucoup, ça me prenait ça», raconte Cournoyer, qui a été retenu à son deuxième camp avec les Remparts.

«On a eu une superbe saison, on a gagné la Coupe Jimmy-Ferrari en quatre matchs contre les Lions du Lac Saint-Louis», poursuit celui qui s’est souvent retrouvé face au redoutable attaquant James Malatesta durant la finale.

Coéquipiers et amis

«James, c’était un gars qu’il fallait surveiller constamment. Lui et [Matt] Choupani, on savait qu’ils étaient les meilleurs joueurs de l’autre côté. D’ailleurs ils ont tous les deux eu de bonnes séries», poursuit celui qui sait cependant très bien que ce sont les Cantonniers qui ont eu le meilleur en fin de compte.

«On s’agace beaucoup avec ça, moi et James», indique Cournoyer à propos de la victoire sur les Lions en finale. «Mais ça va, maintenant on est devenus amis. Je suis très content qu’il soit avec nous maintenant, car j’aime beaucoup mieux l’avoir comme coéquipier que comme adversaire!», ajoute en souriant l’arrière originaire de Saint-Majorique, en Mauricie.

Quant à Malatesta, qui a fait une croix sur les collèges américains pour s’amener avec les Remparts, il est lui aussi heureux de retrouver quelques visages connus dans une équipe qui a décidé de miser sur la jeunesse cette année.

«Je ne regrette pas du tout de jouer ici. Il y a beaucoup de visages qui me sont familiers et c’est toujours une bonne chose. Je ne pensais pas que ce serait facile, mais c’est manifestement un défi de garder le rythme avec les gars plus vieux et plus gros. C’est plus difficile, mais je travaille très fort, j’apprends à mieux me replier. Je sais que j’aurai des occasions de récupérer la rondelle si je me replie davantage», explique Malatesta.

Jumelé à Pierrick Dubé et Aleksei Sergeev à son premier match hors-concours, Malatesta a apprécié l’expérience. «Ce sont d’excellents joueurs, des attaquants efficaces qui sont habiles avec la rondelle et ne se débarrassent pas de la rondelle. J’espère que j’aurai à nouveau l’occasion de jouer avec eux», poursuit-il.

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Remparts

Québec 3/Drummondville 7: Patrick Roy pas inquiet

Malgré une défaite de 7 à 3 subie vendredi soir aux mains des Voltigeurs à Drummondville, Patrick Roy n’est tout de même pas inquiet pour ses Remparts qui terminaient le calendrier présaison sur une note négative.

«Moi, je ne regarde pas le pointage final. Ce qui m’importait, c’était de progresser comme équipe et je crois qu’on a progressé. J’aurais aimé que ce match ait lieu plus tard, pour nous donner la chance d’avoir trois ou quatre pratiques de plus, mais c’est comme ça», a résumé le directeur général et entraîneur des Remparts au téléphone après la partie.

«Il y a des choses que j’ai aimées et d’autres que j’ai moins aimées. Parmi celles que j’ai moins aimées, il y a le fait qu’on ait donné beaucoup trop de revirements à mon goût. J’aimerais qu’on simplifie un peu plus les choses. Mais ce n’est pas grave, on va leur faire un petit vidéo dimanche et on va travailler là-dessus», a poursuivi Roy.

Absents de marque

Il faut dire que les Remparts devaient composer sans leurs joueurs de centre Andrew Coxhead, au camp de développement des Predators de Nashville, et Félix Bibeau, qui participera au camp d’entraînement des Islanders de New York.

«Notre ligne du milieu a beaucoup souffert de l’absence de Bibeau et Coxhead», a-t-il fait remarquer même si ses protégés ont remporté 58 % de leurs mises en jeu.

«J’ai quand même aimé leur résilience et le fait qu’ils soient restés dans ce qu’on leur demandait au niveau de l’échec avant. Ils ont mis de la pression et on a quand même obtenu presque 40 tirs au but. Il restera pour eux à travailler davantage ensemble, à se voir plus sur la glace», a poursuivi Roy.

Buts rapides

Les Diables rouges n’avaient pas mal débuté la partie même si Dawson Mercer des Voltigeurs avait déjoué Anthony Pagliarulo 18 secondes après le premier coup de sifflet. Aleksei Sergeev et Thomas Caron ont trompé la vigilance de leur ancien coéquipier Anthony Morrone à 5:18 et 6:50 de la première période.

C’est par la suite cependant que tout a commencé à s’écrouler quand les locaux ont répliqué avec trois buts en un peu plus de trois minutes en milieu de période : Charlie Da Fonseca, Charles-Édouard Drouin et Nicholas Girouard ont propulsé les Voltigeurs avec une avance qu’ils n’allaient plus perdre par la suite.

Jeremy Lapointe et Drouin, avec son second but du match, en ont rajouté en deuxième et Fabian Hochegger en troisième. Chez les Remparts, Sergeev est venu inscrire un deuxième filet lors de l’engagement final.

«Sergeev a connu un fort match, il a été très bon et il a très bien bougé la rondelle», a d’ailleurs commenté Roy, qui n’avait pas toujours été satisfait du rendement de son attaquant russe depuis le début du camp.

Malatesta

Quant au jeune James Malatesta, qui disputait son premier match hors-concours avec les Remparts, l’entraîneur-chef a bien aimé ce qu’il a vu. «Ça a bien été, il a eu de bons flashs. Je l’ai beaucoup aimé avec la rondelle et il a du travail à faire sans la rondelle, mais ça, on le savait. J’aime l’intensité qu’il amène», a résumé Roy, qui a aussi apprécié le travail de ses recrues Nathan Gaucher et Jacob Melanson.

«À l’arrière cependant, il faudra être patient», a-t-il ajouté, n’en mettant pas trop sur les épaules de Pagliarulo même s’il a accordé sept buts. «Il a été moyen, mais c’est son premier match. J’aurais peut-être dû l’amener à Baie-Comeau et le faire jouer un peu. Mais ça m’inquiète plus ou moins. C’est mon gardien numéro un et tout va se replacer après une bonne semaine de travail avec Pascal [Lizotte, entraîneur des gardiens]», a conclu Roy. 

Remparts

Le baptême de Malatesta

Pas question de lui ajouter un poids supplémentaire, mais la recrue James Malatesta disputera son premier match dans la LHJMQ, vendredi, à l’occasion de la dernière rencontre préparatoire des Remparts de Québec contre les Voltigeurs, à Drummondville.

Comme plusieurs, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait hâte de voir le jeune espoir à l’œuvre.

«Bien oui, comme j’ai aussi hâte de voir tous mes joueurs. Je le répète, on ne mettra pas de pression sur James. Ce qu’on veut, c’est qu’il se développe à son rythme. Il y a de l’enseignement à faire avec lui. Avoir du talent, c’est une chose, amener ce talent-là dans une structure d’équipe, c’est un autre défi et c’est celui qui nous attend», expliquait Roy.

Malatesta voyait aussi d’un bon œil cette première occasion de briser la glace.

«Je suis très excité, ça va être le fun. Je veux juste faire de mon mieux, patiner, travailler fort, lancer, frapper, et si je joue comme ça, de bonnes choses vont arriver. J’ai déjà vu des matchs de la LHJMQ, je sais que ça va être rapide», notait celui qui constate déjà un haut niveau d’intensité élevé dans les séances d’entraînement.

Malatesta enfilera l’uniforme des Remparts libéré du poids d’une lourde décision à prendre, soit celle de préférer la LHJMQ et de renoncer au hockey scolaire américain.

«J’étais stressé parce que j’avais une décision à prendre, et maintenant, je me sens comme si j’étais à la maison, là où je suis supposé être. Je suis ici pour donner le meilleur de moi», ajoutait le numéro 11.

Dernier match

L’entraîneur-chef avait l’impression de diriger sa toute première séance d’entraînement avec l’édition 2019-2020 des Remparts, jeudi matin, au Pavillon de la jeunesse après les derniers changements de la semaine dernière et le long congé de la fête du Travail.

«J’aurais aimé mieux avoir ce match hors-concours un peu plus tard pour continuer à pratiquer certaines choses. J’ai hâte de voir [vendredi], ce qu’on a assimilé, ce qu’on est capable d’amener au match. Drummondville a toujours eu un bon échec avant, j’ai hâte de voir comment vont se comporter nos jeunes défenseurs sous pression, s’ils vont bien sortir la rondelle. Après, on va apporter les corrections en prévision du premier match de la saison», ajoutait Roy, dont le club sera à Victoriaville, le vendredi 20 septembre, pour l’ouverture du calendrier régulier.

Derrière le banc, Roy dirigera l’une des équipes les plus jeunes de l’histoire des Remparts, qui comptent une douzaine de nouveaux visages, recrues comme joueurs d’expérience.

«On s’amusait à faire des statistiques, la moyenne d’âge est de 17,9 ans, ça va prendre beaucoup de travail, de patience, de pratiques, et notre défi comme entraîneurs sera de grandir avec nos joueurs. D’une année à l’autre, le cheminent est différent, et parfois, il faut prendre des détours qui sont un peu plus lents pour se rendre à la même place.»

Roy est optimiste à propos du potentiel et aime bien son groupe de vétérans.

«Si [Félix] Bibeau revient [du camp des Islanders], ça va changer la dynamique. Nos jeunes seront bien entourés avec les Caron, Sergeev, St-Laurent, Kielb, Gagnon, Coxead et Pag [Anthony Pagliarulo] devant le filet. J’espère que ça va ressembler à ma première année dans la LNH, où l’on est rentré une dizaine de jeunes avec de bons vétérans, comme Robinson et Gainey. Ça nous avait permis de bien nous développer et d’être prêts lorsque les séries sont arrivées», rappelait-il sans avoir besoin de dire que le Canadien avait ensuite remporté la Coupe Stanley, en 1986.

Remparts

Nicolas Savoie prêt à jouer un plus grand rôle avec les Remparts

À l’approche de sa seconde saison avec les Remparts de Québec, le défenseur de 17 ans Nicolas Savoie est déjà prêt à jouer un plus grand rôle à la ligne bleue. «Je veux être un gros morceau dans l’équipe», prévient le numéro 14.

Ça tombe bien, puisque le joueur natif de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, devrait être justement appelé à occuper une chaise importante dans la jeune formation québécoise. Il jouera avec Darien Kielb, le défenseur de 20 ans qui revient à Québec après un détour par Gatineau, où il est devenu l’un des meilleurs arrières de la LHJMQ.

Et comme un hasard ne vient jamais seul, la prochaine saison est aussi son année de repêchage dans la LNH, et s’il poursuit son développement comme il l’a fait à sa première campagne, il court la chance de grimper dans liste des meilleurs espoirs.

«J’y pense, c’est certain. Je veux être repêché dans la LNH, mais ce n’est pas mon principal focus. L’important, c’est de progresser, de bien jouer et d’aider mon équipe à gagner. Si je fais tout ça, mes chances d’être repêché seront bonnes», confiait le défenseur de 17 ans.

Savoie a été appelé à jouer plus que prévu, la saison dernière. À l’origine, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait prévu qu’il fasse ses classes au même rythme que Marc-Édouard Vlasic, qui n’avait pas vu beaucoup d’action dans les premiers mois de son année recrue. Mais voilà, Savoie a eu droit à l’inverse, jouant la plupart du temps dans le top 4 de la brigade défensive des Remparts, qui disputent leur dernier match préparatoire, vendredi, à Drummondville.

«Nicolas possède l’attitude et le coffre d’outils pour réussir. C’est plaisant de travailler avec un jeune comme lui parce qu’il est réceptif et comprend bien le jeu. Les défenseurs d’aujourd’hui doivent être plus complets, il doit maintenant peaufiner quelques détails dans son jeu, comme son lancer. Nicolas n’est pas un défenseur à gros risque, il est difficile à jouer contre, il n’est pas nerveux avec la rondelle. Il va prendre plusieurs minutes sur le jeu de puissance», analysait l’entraîneur-associé et responsable des défenseurs, Martin Laperrière.

Plus à l’aise

Avec l’expérience acquise l’an passé, Savoie se sent plus à l’aise, notamment en possession de la rondelle.

«J’ai pris beaucoup de confiance avec la rondelle. J’ai beaucoup appris, l’an passé, je connais mieux le calibre et ce que je peux faire. J’ai été chanceux d’avoir de bons partenaires avec [Sam] Dunn et Étienne [Verrette], j’ai vu comment ça jouait dans la Ligue, je sais plus à quoi m’attendre», ajoutait celui qui a 12 points en 54 matchs à sa première saison.

Choix de quatrième ronde en 2018, Savoie avait hésité à se joindre à la LHJMQ. Il n’a jamais regretté sa décision de jouer à Québec. Il est convaincu qu’il en sera autant pour James Malatesta, qui a pris la même décision, ces derniers jours.

«Je suis vraiment heureux ici, j’adore ça. Je suis certain que James [Malatesta] aimerait ça, lui aussi. Il habite en pension tout près de chez moi, je lui dis souvent qu’il va adorer. En tout cas, ça passe vite. Je me rappelle encore de mon arrivée au camp. Et en un claquement de doigts, j’en suis déjà à ma deuxième saison.

Remparts

James Malatesta «tombé en amour avec Québec»

L’aura de Patrick Roy et son côté persuasif? Le sérieux des Remparts? Les charmes de Québec? C’est tout cela et surtout son expérience de deux jours au camp d’entraînement qui a convaincu James Malatesta de poursuivre sa carrière dans le junior canadien, chez les Remparts.

Le petit attaquant de 16 ans était de retour sur la glace du Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité, mercredi matin, deux semaines après son premier passage éclair de 48 heures. Dans un virage à 180°, le natif de Kirkland, dans l’ouest de l’île de Montréal, a choisi mardi d’abandonner la voie du hockey universitaire aux États-Unis pour s’engager avec le club junior majeur de Québec.

Un gros ajout en attaque pour l’avenir des Remparts, mais même pour le présent. Roy a déjà confirmé qu’il jouera sur le premier trio aux côtés du vétéran Félix Bibeau et de Pierrick Dubé. Malatesta portera le numéro 11.

«Je suis tombé en amour avec Québec!» a-t-il résumé simplement, à la porte du vestiaire. «Je ne planifiais pas de jouer dans la LHJMQ. Je suis venu au camp parce que c’est Québec, que j’ai de bons souvenirs d’avoir joué au Tournoi pee-wee au Centre Vidéotron et par simple respect envers coach Patrick, à qui j’avais dit que je viendrais.»

«Mais une fois ici, je suis tombé en amour! Et quand je suis parti, je n’arrêtais pas d’y penser», affirme celui qui s’était pourtant promis à la Kimball Union Academy, un high school préparatoire aux universités situé dans le New Hampshire. «Une seule équipe pouvait me faire changer d’idée et c’était Québec.»

Choix de septième ronde

Voilà le nœud de l’affaire. Alors que Malatesta avait toujours dit qu’il ne jouerait pas dans la LHJMQ, celui qui était classé 11e espoir par le Centre de soutien au recrutement en vue du dernier repêchage a finalement abouti dans le giron des Remparts aussi loin qu’en septième ronde, au 116e rang total. Le joueur a-t-il choisi son équipe?

«Septième ronde. Ce n’est pas plus compliqué que ça», rétorque le directeur général et entraîneur-chef des Remparts. Au sens où les 17 autres formations du circuit ont eu tout le loisir de repêcher Malatesta avant les Remparts.

«D’après moi, il y en a qui vont avoir des discussions [dans les autres clubs]… Si le joueur sort en fin de deuxième ou en troisième ronde, tu peux penser que c’est arrangé. Mais en septième, beaucoup de joueurs sont passés. Alors quant à moi, ils peuvent tous se la fermer», tranche Roy, admettant avoir mis beaucoup de temps et d’efforts sur ce dossier depuis le 8 juin.

Des avantages nombreux

«Plusieurs choses jouent en notre faveur quand tu veux convaincre un joueur», constate Roy. «Il a joué aux Pee-wee, nos installations, notre type d’organisation et les gens qui y travaillent. On ne prend rien à la légère! On a une organisation fière et on prend soin de nos joueurs. Et Québec, c’est une belle ville!» énumère le patron.

Le fait que Malatesta pourra fréquenter une école anglophone autant pour finir son secondaire qu’ensuite au cégep penche aussi dans la balance. Une bourse d’études décaissée par la LHJMQ a été un autre élément positif pour le convaincre de rester ici.

«Mais j’ai peut-être un avantage sur certaines équipes, et c’est moi», continue l’ancien gardien de but étoile vainqueur de quatre Coupes Stanley et détenteur de nombreux records de la LNH. «J’ai un vécu, je suis passionné et j’ai quelque chose à partager avec les jeunes», résume-t-il, réaliste.

Roy souligne que Québec n’est pas la seule destination pour les récalcitrants comme Malatesta. Saint-Jean, Moncton et Halifax jouent aussi sur ce terrain, tandis que la venue prochaine du Russe Vasily Ponomarev à Shawinigan en surprend plus d’un.

Remparts

Les Remparts ont convaincu James Malatesta

Adoptant déjà un alignement rempli de jeunes pour amorcer la saison, les Remparts ont convaincu un autre très bon espoir de venir jouer à Québec dès maintenant. Le Québécois James Malatesta privilégiera le junior pour la suite de sa carrière au lieu du hockey scolaire américain, contrairement à ce qu’il a toujours prétendu.

Voilà l’essentiel de la nouvelle publiée par TVA Sports, mardi soir. Malatesta est cet excellent joueur de centre originaire de Kirkland, dans l’ouest de l’île Montréal, qui évoluait l’hiver dernier dans le midget AAA avec les Lions du Lac-Saint-Louis.

Remparts

Patrick Roy mise sur la jeunesse pour la saison 2019-2020

Patrick Roy a vraiment décidé de miser sur la jeunesse pour débuter la saison 2019-2020 des Remparts de Québec, présentant un alignement qui inclut quatre joueurs de 16 ans, sept joueurs de 17 ans, quatre de 18 ans, cinq de 19 ans et quatre de 20 ans. De mémoire d’homme, le directeur général et entraîneur ne se souvient d’ailleurs pas avoir présenté une équipe avec autant de joueurs de 16 ans dans l’alignement.

«Les 16 ans ont toujours été une denrée rare chez nous... Peut-être la première année de [Adam] Erne et [Anthony] Duclair?» avance Roy en faisant référence à la saison 2011-2012. Vérification faite, Duclair et Erne sont les seuls joueurs de 16 ans à avoir disputé plus de 20 matchs cette saison-là. Anthony Gingras en avait joué 20, Mathieu Boily 11, Hubert Lemaire 7 et Marc-Antoine Bouillon, un seul.

Roy enverra donc dans la mêlée ses quatre premiers choix du dernier repêchage, les attaquants Nathan Gaucher et Jacob Melanson, sélectionnés en première ronde, le défenseur Charle Truchon et le gardien de but Emerick Despatie, choisis en deuxième ronde, tous âgés de 16 ans, de même que son choix de première ronde au repêchage international, l’ailier gauche Yu Sato, âgé de 17 ans.

Dans les faits, ce ne sont pas quatre, mais bien cinq joueurs de 16 ans que les Remparts compteront dans leur alignement pour lancer la saison le 20 septembre contre les Tigres de Victoriaville puisque Xavier Filion, tout juste acquis des Saguenéens de Chicoutimi contre un choix de quatrième ronde au prochain repêchage, ne fêtera ses 17 ans que 12 jours plus tard!

«L’avenir des Remparts est entre bonnes mains!» lance Roy en conférence téléphonique, ajoutant qu’il allait prendre son temps avec ses jeunes joueurs.

«On sait que ce sera peut-être plus difficile à mesure que la saison va avancer. Mais avec le retour possible de Félix Bibeau [du camp des Islanders de New York], on pourrait peut-être transférer certains joueurs sur le troisième ou le quatrième trio pour leur permettre de mieux s’adapter. Je vais être patient et j’espère que les partisans le seront aussi.»

Remparts

Remparts 2/Drakkar 6: «C’était pire que pire»

BAIE-COMEAU – Après avoir comblé un déficit de quatre buts la veille pour finalement s’incliner dans les dernières secondes de jeu, les Remparts de Québec n’ont pu réaliser le même scénario dimanche après-midi au Centre Henry-Leonard, le Drakkar l’emportant 6-2. Baie-Comeau est toujours invaincu en quatre sorties hors concours.

Patrick Roy a continué ses expériences, avec six joueurs de 16 ans en uniforme et un seul 20 ans, Anthony Gagnon, qui participait à un second match consécutif avec sa nouvelle équipe. Évidemment, comme c’est le cas en camp d’entraînement, la cohésion n’y était pas, «mais là, c’était pire que pire», n’a pu que constater Patrick Roy.

«C’est quand même bien ce genre de match-là parce que ça te permet de savoir où tu es et on réalise qu’on a encore beaucoup de travail à faire», de faire valoir l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts. «Malheureusement, on va avoir des décisions plus difficiles qu’on pensait à prendre car certains de nos vétérans ne semblent pas savoir quand le camp va commencer.»

Roy n’a pas manqué de souligner que les troupiers du Drakkar «ont travaillé beaucoup plus forts que nous. Honnêtement, je suis obligé de te dire que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une de nos équipes jouer aussi mal.»

Construire sur le positif

«On a vu beaucoup de positif sur lequel on peut construire. J’ai aimé notre effort, notre énergie et notre enthousiasme», a analysé pour sa part le pilote du Drakkar, Jon Goyens. «On a travaillé notre vitesse et le style avec lequel on veut jouer. On veut vraiment avoir une attaque à cinq joueurs et la plupart des buts qu’on a marqué nous ont montré ça. Je donne crédit aux joueurs, ils ont bien bougé la rondelle.»

En faisant dévier le tir-passe de Xavier Bouchard, Thomas Éthier a ouvert le pointage pour le Drakkar, avec 20,9 secondes à faire au premier engagement. Brendan St-Louis et Raivis Ansons, en deuxième, ainsi que Xavier Bouchard, Feliks Morozov et Julien Létourneau, en troisième, ont marqué les autres buts du Drakkar. Devant le filet des Québécois, Emerick Despatie a stoppé 28 rondelles.

À l’autre bout, le portier numéro un du Drakkar, Lucas Fitzpatrick, a été solide, réalisant lui aussi 28 arrêts. Il a fallu un but chanceux d’Édouard Cournoyer, son deuxième en autant de matchs, pour le battre. Édouard St-Laurent, d’un tir imparable en échappée, a été l’autre marqueur.

Transaction

Avant la rencontre, Roy a fait l’acquisition du gardien Philippe Gaudreault des Tigres de Victoriaville, en retour d’un choix de 12e ronde en 2020. Le cerbère de 19 ans évoluait dans le circuit junior AAA l’an dernier. Gaudreault, originaire de Clermont dans Charlevoix, a été un choix de 12e tour des Wildcats de Moncton en 2017.

«(Cette acquisition) est une mesure préventive. On a une décision à prendre entre Despatie et (Thomas) Boucher, mais j’ai bien aimé ce que j’ai vu de Despatie. On l’a laissé carrément seul en perdant toutes les batailles devant le filet», a-t-il conclu. 

Autant du côté des Remparts que du Drakkar, l’heure des dernières coupures est venue. Lundi matin, Roy dévoilera l’identité des joueurs qui quitteront le camp d’entraînement de l’équipe. Même chose pour Pierre Rioux, directeur général du Drakkar.