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Boucher salue la constance dans l’effort

Les Remparts de Québec ont joué plus de matchs que leurs poursuivants dans les hauteurs du classement général. Qu’importe, ces mêmes matchs en surplus sont déjà enregistrés dans la colonne des victoires du grand livre de comptabilité de la LHJMQ.

L’équipe de tête du circuit Courteau depuis déjà quelques semaines a pris la route de Baie-Comeau, samedi, en prévision d’un match contre le Drakkar, dimanche (16h), au Centre

Henry-Leonard. À leur première virée sur la Côte-Nord, en tout début de campagne, Québec l’avait emporté 4-1, ce qui s’avérait à ce moment une deuxième victoire de six de suite pour entreprendre le calendrier 2017-2018.

Depuis, les Remparts ne dérougissent pas. Vendredi, ils ont signé une 16e victoire en 23 matchs.

«On n’a rien volé, ça va au mérite. Depuis le début de la saison, les gars ont fait preuve de constance dans leur effort si on leur en demande beaucoup», notait l’entraîneur-chef Philippe Boucher, samedi, tout juste avant le départ de l’équipe en direction de Baie-Comeau.

Depuis le jour 1, plusieurs mettent la main à la pâte. Pour un, le gardien Dereck Baribeau mène la LHJMQ avec 13 victoires; le capitaine Matthew Boucher occupait le deuxième rang des marqueurs après les matchs de vendredi; le défenseur Benjamin Gagné joue tel un général tandis que l’arrière ontarien Sam Dunn s’avère l’une des belles plus belles trouvailles de la Ligue. En fait, cette liste pourrait inclure d’autres noms, mais on comprend bien le concept…

«Pour gagner, une équipe a besoin de ses 20 ans, de ses joueurs européens et d’un bon développement. C’est ce qui fait qu’on peut se démarquer. Pour Matthew, par exemple, ça fait trois ans qu’il nous donne ça, on est en droit de s’attendre à une telle production de sa part. Dans le cas de [Derek] Gentile, on a passé beaucoup de temps à lui faire comprendre certaines choses et il est identifié comme un catalyseur de notre offensive, il joue du bon hockey», indiquait l’entraîneur en citant ces deux exemples.

Le capitaine montre une fiche de 32 points en 23 matchs, dont 10 à ses cinq derniers. Vendredi, il accumulait quatre points dans une rencontre pour la seconde fois de sa carrière. Son trio, complété par Gentile et Olivier Garneau, a livré neuf points. «Oui», répondait-il sur un ton amusé lorsqu’on lui faisait remarquer après le match que ça avait bien été au centre…

Pas une partie de plaisir

Cette ligne reste intacte dimanche, pour le match contre le Drakkar. Même chose pour celle de Philipp Kurashev, même si Luke Kirwan a sauté quelques présences en fin de match, vendredi. Secoué à la suite d’une mise en échec, vendredi, l’ailier Mikaël Robidoux a grimpé à bord de l’autocar avec ses coéquipiers après une brève incertitude.

À Baie-Comeau, les Remparts ne s’attendent pas à une partie de plaisir. Le dernier match entre les deux rivaux de la division Est remonte au deuxième de la saison, il y a déjà deux mois.

«Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu Baie-Comeau, mais c’est un club qui joue toujours très bien chez eux, ils ont des jeunes dynamiques. L’important, pour nous, c’est de s’assurer de faire les choses comme on le veut, par l’éthique de travail, les habitudes et l’esprit d’équipe. Ça aide de gagner, mais les gars achètent la culture qu’on a ici», notait l’entraîneur-chef à propos de l’adversaire du jour, membre d’un regroupement serré en seconde moitié de classement.

Remparts

Remparts 5/ Cataractes 2: un trio fort productif

La réunion de Matthew Boucher, Olivier Garneau et Derek Gentile au sein d’un même trio a été payante, vendredi au Centre Vidéotron. Les trois joueurs ont amassé neuf points dans une victoire de 5-2 des Remparts aux dépens des Cataractes de Shawinigan.

Boucher a bouclé le match avec une récolte de deux buts et deux passes, son premier brisant une égalité de 2-2 avec six minutes à jouer en troisième. Garneau (1-2) et Gentile (1-1) ont également connu une très bonne soirée dans cette 16e victoire en 23 matchs pour les Remparts, qui occupent toujours le premier rang du classement de la LHJMQ.

«Il y a peut-être eu un lent départ pour tout le monde, mais après ça, la ligne à Matt a bien fait. Ils ont été capables de faire la différence en troisième. Ils ont été dangereux et ils auraient pu récolter encore plus de points», notait l’entraîneur-chef Philippe Boucher.

Les Remparts avaient pris les devants 2-0 en début de deuxième, mais les visiteurs étaient parvenus à créer l’égalité en troisième. Mais les Remparts n’ont jamais perdu confiance, répliquant avec trois buts d’affilée du trio en question.

«La pire avance, c’est celle de deux buts. On ne réussissait pas à se séparer d’eux autres, on a frappé quelques poteaux, elle ne voulait pas rentrer, et c’était écrit dans le ciel qu’ils allaient revenir. J’ai aimé notre détermination en troisième pour ne pas laisser aller ce match-là», ajoutait Boucher.

Douce revanche

La veille, l’entraîneur-chef avait rappelé que les siens en devaient une aux Cataractes, vainqueurs lors du précédent affrontement entre les deux équipes. «Une saison de 68 matchs, c’est long, et on trouve toutes sortes de raisons pour motiver un club. La ligne, c’était ça toute la semaine, et je vais essayer d’en trouver une autre pour Baie-Comeau», rigolait-il.

À la porte du vestiaire, Garneau confirmait que ses coéquipiers tenaient à venger l’échec d’il y a trois semaines. «Ça avait été embarrassant. À 2-2, on s’est retroussé les manches», convenait celui qui a marqué un but confirmé après la reprise.

«Je me doutais un peu qu’elle était rentrée, ça n’avait pas fait le bruit d’un poteau», disait le numéro 14.

Le capitaine, lui, ne prenait pas tout le crédit pour le but vainqueur. «Il va à l’entraîneur, ç’a été une mise au jeu truquée appelée du banc», avouait-il en soulignant aussi la précision de la passe transversale de Gentile sur ce but.

Un autre revers

Dans l’autre camp, il s’agissait d’une quatrième défaite de suite. Ancien adjoint des Remparts, Daniel Renaud n’a pas encore savouré la victoire à Québec à la barre des Cataractes.

«Après deux périodes, c’était 6-6 dans les chances de marquer. Côté effort, c’est la seule chose qu’on contrôle, si on donne le même genre d’effort, on ne se rendra pas à huit défaites de suite», notait Renaud en référence à une séquence du genre en début de saison.

Jesse Sutton a marqué l’autre but des Remparts contre Mikhail Denisov, brillant dans la défaite des siens. La réplique fut celle de Zackary Daneau et Leon Denny face à Derek Baribeau, auteur de sa 13e victoire de la saison, un sommet dans la LHJMQ.

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En vitesse...

Le vétéran de 20 ans Luke Kirwan n’a pas été utilisé dans les dernières minutes. «Ça n’a pas été sa meilleure, c’est pour ça qu’il n’était pas là à la fin», expliquait l’entraîneur-chef… Le retour au jeu du défenseur tchèque Tomas Dajcar a signifié le retrait de l’alignement de l’arrière Gabriel Villeneuve… L’arrière de 20 ans Andrew Picco a raté un 11e match de suite en raison d’une blessure à l’épaule. Il est sur le point de revenir… Les Remparts prennent la route vers la Côte-Nord, samedi, en prévision du match de dimanche contre le Drakkar, à Baie-Comeau. En raison d’un virus de la grippe qui commence à se propager dans l’équipe, quelques joueurs retranchés, vendredi, seront du voyage en cas de besoin… 

Remparts

Boucher comprend Mondou

Comme lors des deux premiers matchs contre les Cataractes de Shawinigan, les Remparts n’auront pas à se préoccuper de Samuel Girard, vendredi au Centre Vidéotron, puisque le défenseur séjourne toujours dans la LNH avec l’Avalanche du Colorado après avoir commencé la saison dans l’uniforme des Predators de Nashville.

Boucher sait trop bien ce que doit ressentir le directeur général des Cataractes Martin Mondou à un mois de l’ouverture du marché des transactions. Il y a trois ans, le patron des Remparts se retrouvait dans la même situation avec la promotion hâtive d’Anthony Duclair dans la LNH.

Si les Remparts étaient sur le point d’être les hôtes du tournoi à la ronde de la Coupe Memorial, quelques mois plus tard, les Cataractes pouvaient envisager d’accélérer leur processus de reconstruction en monnayant les services de la «Tornade de Roberval».

«Ça change les plans d’une équipe, c’est certain. Dans le cas de [Brandon] Gignac, je n’ai jamais cru à son retour, mais dans celui de Girard, c’était pile ou face. Et encore, puisque c’est le jeune qui contrôle sa destinée, et dans son cas, on peut dire qu’il a pris la sienne en main. Mais on ne sait jamais ce qui peut arriver, dans notre cas, Duclair était revenu en février.»

Droits coûteux

Selon Boucher, le retour de Girard aurait un impact sur toute la LHJMQ. «Peu importe où il irait, le club qui l’aurait deviendrait un sérieux favori, que ce soit à Victoriaville, à Blainville-Boisbriand, à Halifax et à Québec. Girard est l’un des meilleurs joueurs de la Ligue, peut-être le meilleur, il peut contrôler un match à lui seul. Ça changerait beaucoup la dynamique de la Ligue s’il revenait.»

Le dg se disait au courant du prix qualifié «d’astronomique» pour obtenir les droits sur Girard, l’été dernier. «Est-ce que j’aimerais que Samuel Girard joue à Québec et que nos partisans puissent le voir? Absolument. Est-ce qu’on va handicaper le futur de l’organisation pour les deux ou trois prochaines années, j’ai des doutes», admettait-il avec franchise.

Boucher a déjà joué dans le film de la reconstruction et n’a pas vraiment le goût d’y tenir un autre rôle. «On l’a déjà fait, et on ne le regrette pas. Personne ne peut dire qu’on n’a pas été représentatif pendant l’année de la Coupe Memorial. Mais c’est venu avec un coût à payer.

«On veut gagner à Québec dans un avenir rapproché, mais pas de là à dilapider notre banque de choix comme on l’a déjà fait. Nous sommes compétitifs, cette saison, parce qu’on a 15 joueurs qu’on a repêchés, et si on ne fait pas de transactions, l’alignement complet pourrait provenir de notre repêchage, l’an prochain. On ne donnera pas tous nos choix et nos espoirs pour un joueur», soulignait l’homme de hockey, qui s’inspire de la philosophie de Rouyn-
Noranda.

Cette dernière réponse expliquerait aussi pourquoi les Remparts n’étaient pas dans la course pour Vitalii Abramov, malgré une rumeur en ce sens. Selon plusieurs médias, les Olympiques de Gatineau devraient confirmer vendredi qu’ils ont échangé le talentueux Russe et un choix de sixième ronde en 2018 aux Tiges de Victoriaville en retour de quatre choix au repêchage (4e ronde en 2018. 1re et 2e rondes en 2019 et 2e ronde en 202).

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En vitesse...

Plusieurs joueurs des Remparts ont assisté à la première du film Junior Majeur, mercredi. «C’est un bon film. Il y a des choses qui peuvent arriver, mais il ne faut pas que le monde pense que c’est la vision de tous les joueurs, c’est romancé», résumait le capitaine Matthew Boucher, critique de cinéma pour l’occasion… Le défenseur Andrew Picco a participé à une séance d’entraînement avec contact pour la première fois, jeudi, mais il n’est pas encore prêt à jouer. «J’ai encore besoin d’un peu de temps, quelques jours ou une semaine, mais je me rapproche d’un retour au jeu», disait celui qui vient de rater les 10 derniers matchs des siens… Dans la prochaine séquence de sept matchs en 13 jours, Philippe Boucher a l’intention de faire appel à tout son personnel… Les Remparts occupaient toujours le 8e rang du dernier top 10 de la LCH dévoilé en milieu de semaine. L’Armada de Blainville-Boisbriand apparaît au 3e échelon et l’Océanic de Rimouski vient en 9e place parmi les équipes de la LHJMQ.

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Hors de question de prendre Shawinigan à la légère

Si la mémoire est une faculté qui oublie, les résultats passés ne s’effacent pas pour autant. Trois semaines après une sortie difficile à Shawinigan, les Remparts ont l’occasion de remettre les pendules à l’heure, vendredi. «Je l’ai dit, cette semaine,et je vais le répéter, on leur en doit une et je veux qu’on sorte comme il faut», admettait l’entraîneur-chef Philippe Boucher (photo).

Le 27 octobre, les Remparts avaient encaissé un revers de 5-3 contre la formation de Daniel Renaud, l’ancien adjoint de Boucher à Québec. À ce moment, les Cataractes occupaient le dernier rang du classement. Cette fois-ci, ils sont ex aequo en avant-dernière place, tandis que la formation québécoise est toujours en tête, mais il est hors de question de tomber dans le piège de la facilité.

«Je ne sais pas si c’est ce qui est arrivé la dernière fois. Les gars le font peut-être, mais peu importe le rang de classement, je ne le regarde pas, car il n’y a aucun club à prendre à la légère dans notre Ligue», notait Boucher, en guise d’avertissement à sa troupe. Il y a trois semaines, les Remparts avaient utilisé la recrue Oliver Troop devant le filet et joué une partie du match sans le défenseur Christian Huntley, blessé dès la première période.

«Si je ne me trompe pas, la première période là-bas avait été notre plus ardue. Nous avions donné plus de chances de marquer en une période qu’habituellement dans un match. On n’avait pas joué un aussi bon match que ça, et ils avaient travaillé plus fort que nous. Je sais que le club de Dan sera prêt pour jouer contre nous», notait Boucher, en rappelant que la préparation de Troop n’avait peut-être pas été adéquate, ce soir-là.

«On a ri aujourd’hui, mais ça fait partie de son apprentissage», notait le coach, en confirmant cependant la présence du gardien numéro 1 Dereck Baribeau devant le filet. 

Remparts

Sept matchs déterminants pour les Remparts

À un mois de l’ouverture de la période des transactions dans la LHJMQ, l’entraîneur-chef des Remparts de Québec Philippe Boucher a déjà une bonne idée de la qualité de l’équipe qu’il dirige. Les sept prochains matchs lui donneront les réponses à ses derniers questionnements pour la marche à suivre.

Les Remparts entreprennent, vendredi au Centre Vidéotron, une séquence de sept matchs en 13 jours. Pour l’occasion, les Cataractes de Shawinigan s’amèneront en ville. Dans le lot, quatre parties sont prévues sur la route, dont une à Baie-Comeau, ce dimanche.

«Il reste encore un mois et quelques jours avant la période des échanges. On a une bonne idée de ce qu’on a, mais après 30 matchs, on va en avoir encore une meilleure», notait Boucher, au terme d’un entraînement sur glace au Pavillon de la jeunesse.

Le calendrier chargé des dernières semaines offrait une pause bien méritée pour les Remparts, qui sont parvenus à se maintenir au premier rang de la LHJMQ malgré tout. En cette rare pratique de milieu de semaine, puisqu’il n’y avait pas de match à l’horaire, mercredi, l’entraîneur-chef avait planifié des exercices au rythme élevé… et apporté quelques changements à ses trios.

Côté avec Kirwan et Kurashev

Si la troisième ligne est restée intacte, il a muté Matthew Boucher au centre de la première entre Olivier Garneau et Derek Gentile. Mais il a surtout promu l’ailier Louis-Filip Côté à l’aile sur le trio complété par Philipp Kurashev et Luke Kirwan, une belle surprise avec 10 buts et 15 points en 12 matchs depuis son arrivée avec les Remparts.

«On aimerait générer plus d’attaque dans notre top 6. Côté a été plus constant dans son effort depuis quelques semaines, on va lui donner l’opportunité. Il joue bien, on dit souvent qu’à 18 ans, un joueur peut se démarquer, débloquer. Il me fait un peu penser à [Jesse] Sutton en début de saison, il s’est impliqué, il était présent physiquement, comme Côté l’a fait dernièrement, alors on va lui donner la chance. Il est engagé, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner avec Kurashev et Kirwan», expliquait Boucher.

Boucher à l’aile

Pour ce qui est du passage de l’aile au centre du capitaine, l’entraîneur-chef l’expliquait ainsi : «Des fois, on se demande si on a besoin d’un autre joueur de centre ou non, alors on va essayer “Matt” entre Gentile et Garneau. “Garns” a un bon coup de patin, il a l’habilité de déborder le défenseur adverse.»

Ça s’explique aussi par une analyse des éléments en place avant de penser à regarder ce qu’il y aurait de disponible ailleurs dans la Ligue. «Avant de chercher ce qu’on a besoin, peut-être qu’on a des solutions à l’interne. Alors avant de prendre des décisions, on va regarder ce qu’on a. J’aime ce qu’on voit de tout le monde, mais j’aimerais qu’on soit plus dangereux sur les deux premiers trios», notait celui dont la troupe montre une fiche de 15 victoires, six défaites et un revers en prolongation en 22 matchs depuis le début de la saison.

Les récents changements aux trios font en sorte que le joueur de 20 ans Austin Eastman se retrouve au sein de la quatrième unité, avec les jeunes Jérémy Laframboise et Olivier Mathieu. «Sur la “4” ou une autre, tout le monde joue ici. On aime notre “3” comme elle est là, ça bouge tout le temps. Regardez Côté, il est passé de la “4” à la “2”. On a le luxe d’avoir quatre bonnes lignes, et même des réservistes de qualité, on va en profiter.»

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Rouyn-Noranda 4/Québec 1: Émond vole les Remparts

Quarante-trois lancers n’auront pas suffi aux Remparts pour venir à bout du gardien des Huskies, Zachary Émond, qui a épaté la galerie, dans une victoire de 4-1 des siens, devant 7626 amateurs, au Centre Vidéotron, samedi.

Encouragé par la présence d’un fort contingent familial, le portier louperivois a, à son sixième match en carrière devant le filet des Huskies, continué d’avoir le numéro des Remparts, lui qui avait signé une victoire de 5-2 sur les hommes de Philippe Boucher, le 4 janvier, à Rouyn-Noranda.

«Je savais qu’au début de la rencontre, ça n’allait pas être un match facile. Les Remparts ont une bonne attaque. On s’attendait que je reçoive beaucoup de tirs. J’étais préparé pour ça. Mes coéquipiers m’ont rendu la tâche plus facile en gardant les tirs vers l’extérieur», a raconté le produit des Albatros du Collège Notre-Dame.

Les amateurs n’ont pas été les seuls à être impressionnés par les exploits du gardien de but originaire du Bas-Saint-Laurent.
L’entraîneur-chef des Remparts lui a également levé son chapeau.

«Il a été excellent. Ça faisait longtemps qu’on entendait parler de ce jeune-là, qui est prêt à être numéro un bientôt dans la ligue. De notre côté, j’ai de la misère à blâmer notre équipe. On a poussé nos joueurs un petit peu, on les a challengés après la deuxième, mais honnêtement, à 43 lancers, à la fin d’une séquence de trois matchs en trois jours, contre une bonne équipe, [on ne pouvait pas demander plus]», a estimé le pilote.

Propre et systématique

Le match — très propre et disputé de façon systématique —, s’est déroulé sans histoire jusqu’en fin de deuxième, moment où les Remparts se sont mis à ouvrir la machine en territoire des Huskies. Les hommes de Philippe Boucher avaient obtenu plusieurs bonnes chances de marquer avant de finalement trouver le fond du filet, en avantage numérique.

Andrew Coxhead a alors récupéré un retour de lancer de Matthew Boucher, pour pousser la rondelle dans la cage de Zachary Émond, avec moins de cinq minutes faire au deuxième engagement. Cinquante et une secondes plus tard, la réplique des Huskies est également venue en avantage numérique, alors que William Cyr trompait Dereck Baribeau d’un tir vif du cercle des mises en jeu.

Poursuivant sur leur lancée, les Huskies ont pris l’avance pour la première fois dans le match une minute plus tard, lorsque Taylor Ford s’est démarqué dans le haut de l’enclave et a battu Baribeau grâce à un lancer sur réception.

Le capitaine des Huskies Mathieu Boucher a ajouté deux buts à la marque en troisième, le premier, sur un tir du haut de l’enclave, et le deuxième, dans un filet désert.

Lourde charge pour Baribeau

Le gardien de but des Remparts Dereck Baribeau en était à son troisième match en trois jours. La décision de l’envoyer dans la mêlée samedi avait été prise par les entraîneurs des Remparts de concert avec l’espoir du Wild. Était-ce le match de trop?

«Je l’ai trouvé très bon en première période. Je pense qu’il nous a gardés dans la game. C’est sûr que  beaucoup, pour un gardien de but, de jouer trois matchs en trois jours. Si ce n’était pas Val-d’Or [son ancienne équipe] vendredi, je pense que ça aurait été quelqu’un d’autre. Mais il voulait la jouer. Et c’est normal», a jugé Philippe Boucher.

Son homologue abitibien, David Lapierre, qui dirigeait les Huskies en l’absence de Gilles Bouchard, était quant à lui heureux de voir son club rebondir après une défaite cuisante de 7-2, à Boisbriand, la veille.

«Ce soir, on s’est repris de belle façon. L’autre équipe a mis de la pression sur notre gardien de but, mais il méritait vraiment la première étoile. Il a fait tout un match. C’est un bon gardien de but et il était extrêmement content de pouvoir jouer dans un amphithéâtre comme celui-ci. On est très fier de lui.»

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Val-d’Or 0/ Québec 3: dominants de bout en bout

Les Remparts ont mené de bout en bout face aux Foreurs de Val-d’Or pour l’emporter 3-0, devant 7664 amateurs, vendredi au Centre Vidéotron. Auteur de 14 arrêts, Dereck Baribeau a enregistré son deuxième blanchissage de la saison.

Connaissant un solide début de rencontre malgré la fatigue du match de la veille à Rimouski, les Remparts n’ont pas tardé à s’imposer en première, trompant Étienne Montpetit dès la sixième minute de jeu. Derek Gentile lobait alors une rondelle libre derrière le gardien, en avantage numérique. Deux minutes plus tard, Luke Kirwan — encore lui! — doublait l’avance d’un tir précis après s’être démarqué dans l’enclave. Il s’agissait d’un 10e but en 11 matchs pour l’Américain.

«Je suis heureux de contribuer et d’aider l’équipe à gagner. […] Avec Kurashev et Gentile, on se complète très bien. Ils sont tous les deux très bons avec la rondelle. Moi, je me démarque et je lance. Il faut continuer dans ce sens-là», a commenté l’attaquant de 20 ans, qui connaît sa meilleure séquence offensive en carrière dans le junior.

Assis dans le siège du conducteur, les Remparts ont continué leur offensive sur le filet adverse, dirigeant 15 lancers en première sur Montpetit. Pendant ce temps, les Foreurs ne parvenaient à tester leur ancien coéquipier Dereck Baribeau qu’une seule fois.

«On aime ça jouer avec de la vitesse, et je pense que ç’a été l’une des nos meilleures périodes pour ce qui est de la vitesse et de l’exécution. L’avantage numérique a bien été aussi. Je lève mon chapeau à Montpetit, qui est l’un des joueurs les plus dominants dans notre ligue, et il l’a prouvé encore ce soir, sinon on aurait pu marquer encore plus que ça…» a laissé entendre l’entraîneur-chef Philippe Boucher.

Incapables de tirer

La domination de sa troupe s’est poursuivie en deuxième, où il a fallu attendre le milieu de la période avant que les visiteurs ne tirent sur Baribeau. En tout, la troupe de Mario Durocher aura passé 34:33 sans diriger un seul lancer sur le filet. Ce n’est qu’à la fin du deuxième vingt que les Foreurs se sont finalement rendus jusqu’à Baribeau, qui a dû notamment s’illustrer avec la mitaine devant Anthony Allepot.

«On n’a pas eu un bon départ. C’est deux petites erreurs en première période, qui ont fait toute la différence dans toute la game. [...] On doit donner à “Barb”, ce qui lui revient. Il a mérité son blanchissage», a jugé Durocher.

Les Remparts ont fermé la porte en troisième et mis fin aux espoirs des Foreurs grâce à un but dans un filet désert de Matthew Boucher, avec moins de trois minutes à faire. Baribeau a célébré sa victoire en sautant dans la baie vitrée.

«Ç’a montré à quel point, il voulait gagner ce match-là, contre son ancienne équipe. Et c’est bon de voir ça. C’est un gars qui joue avec beaucoup d’énergie, beaucoup d’émotion. C’est un gardien de but, surtout quand il nous garde dans le match comme ça, à qui on ne peut pas reprocher d’être content», a estimé le capitaine Matthew Boucher.

NOTES : Étienne Montpetit a réalisé 28 arrêts sur 30 lancers… Les Remparts sont la première formation de la LHJMQ à atteindre le plateau des 15 victoires. Avec ce gain, ils ont porté leur avance sur l’Armada à trois points au sommet du classement... Les Huskies visitent les Remparts au Centre Vidéotron, samedi (19h). Originalement prévu à 16h, le match a été repoussé en raison de la présentation de la Coupe Dunsmore, en après-midi…

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Remparts 6/ Océanic 3: Kirwan impressionne encore

Une enfilade de trois buts en moins de quatre minutes en fin de deuxième période a permis aux Remparts de mettre le match hors de portée de l’Océanic, qu’ils ont défait 6-3 au Colisée Financière SunLife, jeudi à Rimouski.

«Encore une fois, on n’est pas très bien sortis en première. On continue de travailler là-dessus. Rimouski a mieux joué que nous, en première. Mais en deuxième, on a pris le contrôle du match, contre un club qui revenait d’un long voyage en Abitibi…» a laissé entendre d’entrée de jeu l’entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, dont la formation a consolidé son avance aux premiers rangs de la Division Est et de la LHJMQ.

Les Remparts tiraient de l’arrière 1-0 (Yannik Bertrand, avantage numérique) lorsque Luke Kirwan, auteur d’un premier tour du chapeau dans la LHJMQ, a ouvert la machine, en fin de première. L’ancien des Firebirds de Flint (OHL) a d’abord nivelé le pointage en avantage numérique, sur un tir du haut des cercles de mise en jeu, qui a ricoché sur l’attaquant de l’Océanic Alex-Olivier Voyer. Puis deux minutes plus tard, l’aubaine de l’année dans le circuit Courteau poursuivait sur sa lancée en faisant dévier un lancer de la pointe de Sam Dunn.

Les Remparts ont ainsi pu retourner au vestiaire avec une avance de 2-1, même s’ils ont été dominés 15-8 au chapitre des lancers. La troupe de Serge Beausoleil ne se comptait pas battue pour autant. En début de deuxième, Bertrand, avec son deuxième du match en avantage numérique, et Dmitry Zavgorodniy ont rapidement rétabli l’avance des locaux.

«De toute beauté»

Ce fut du moins jusqu’à ce que la tempête se lève du côté des Remparts. En milieu de période, Kirwan a complété son tour du chapeau, tandis que Côté et Boucher (a.n.), ont mystifié tour à tour la recrue Colten Ellis, qui a cédé son filet au profit de Jimmy Lemay.

Avec une autre performance dominante, Kirwan continue d’épater la galerie grâce, entre autres, à son lancer foudroyant. Après seulement 10 matchs avec les Remparts, l’attaquant cumule déjà 9 buts et 4 passes.

«Même à 20 ans, un joueur a encore tout à apprendre. En plus, il est hyper réceptif. Pas plus tard qu’hier, on a travaillé son lancer sur réception avec lui. Et c’est ce qu’il a fait sur son premier but, ce soir. C’était de toute beauté», a estimé Boucher au sujet de l’Américain, qui n’avait jamais inscrit de triplé en carrière dans le junior, mais avant connu un match de quatre buts avec les Firebirds contre les 67’s d’Ottawa, le 30 octobre 2016.

Huntley et Dunn produisent

Brillants autant en défensive qu’à l’attaque, les défenseurs Christian Huntley (4 passes, +1) et Sam Dunn (1 but, deux passes, +4), auteur du sixième but des siens en fin de rencontre, ont dirigé le plus de tirs vers le filet, ce qui a mené à plusieurs bonnes chances de marquer.

«C’est ce qu’on demande à nos joueurs, de lancer un petit peu plus. Kirwan, deux de ses trois buts ont été marqués sur des tirs à cinq ou six pieds du filet. Ce n’est pas compliqué. Il suffit de mettre du trafic devant le gardien. Ça n’a pas besoin d’être un but parfait. Le but de Matt, c’était une déviation. Celui de Dunn aussi. Présentement, on fait des bonnes choses avec la rondelle, à l’arrière. Villeneuve a aussi été très bon», a noté Boucher, dont la brigade se tire bien d’affaire en l’absence de sa première paire de défenseurs, Andrew Picco (épaule) et Tomas Dajcar (haut du corps).

Les Remparts rentraient à Québec après la rencontre. Ils reçoivent les Foreurs de Val-d’Or au Centre Vidéotron, vendredi. Dereck Baribeau (32 arrêts) défendra à nouveau la cage québécoise lors de ce duel contre son ancienne équipe.

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L’Océanic rattrapé par le long voyage en Abitibi

RIMOUSKI — Épuisés de leur long voyage en Abitibi où ils sont revenus avec sept points sur une possibilité de huit, les hommes de Serge Beausoleil sont tombés abruptement de leur nuage contre les Remparts, jeudi. Pour l’entraîneur de l’Océanic, ce n’était pas du tout la même équipe qui a joué devant ses 3150 partisans que celle qu’il a vue à Val-d’Or et à Rouyn-Noranda.

«On a perdu les trois périodes contre un club qui était beaucoup plus sur la tâche et sur la rondelle que nous», a analysé Beausoleil après la défaite de 6-3. «Nos gars étaient livides, ils manquaient d’énergie. La fatigue mentale a joué contre eux.»  Le pilote souligne cependant la performance de ses protégés en début de match, lorsqu’ils ont réussi à marquer deux buts. «Mais, on aurait dit que le réservoir a été vidé très rapidement», a-t-il illustré.

S’il a changé Colten Ellis pour Jimmy Lemay devant le filet à mi-match, ce n’était pas tant la contre-performance de son gardien de but qui était en cause que celle de ses coéquipiers. «J’ai dit à Colten, quand il est sorti, que les gars avaient de la misère en avant de lui.»

Le capitaine de l’Océanic partage le même point de vue que son entraîneur. C’était un match sans intensité d’un club au bout du rouleau. «On est une bonne équipe de hockey et on aurait pu mieux compétitionner», estimait Samuel Dove-McFalls (photo). «Québec a joué un bon match, il faut leur donner le crédit.»

Mais crédit ou non, le capitaine est déçu. «On s’attendait à quelque chose de mieux», a-t-il laissé tomber. «La dernière fois ici, contre Québec, on avait perdu le contrôle un peu. Mais ce soir, il en manquait peut-être un peu.»  Johanne Fournier (collaboration spéciale)


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Remparts/Océanic: un enjeu, même en novembre

Un petit point sépare les deux équipes au sommet de la division Est. Et même si la saison de la LHJMQ est encore jeune, il revêt déjà son importance.

«Qu’on le veuille ou non, personne ne va nier qu’il s’agit d’un match pour le premier rang», admet l’entraîneur-chef de l’Océanic Serge Beausoleil à propos de l’affrontement de jeudi (19h30) contre les Remparts de Québec au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

L’Océanic s’est rapproché des Remparts au classement en raison d’une bonne séquence qui a suivi leur dernière défaite en temps régulier. Elle avait eu lieu… à Québec, le mercredi 25 octobre. Depuis, Rimouski a gagné cinq de ses six derniers matchs et amassé 11 points sur une possibilité de 12.

«On n’a qu’une défaite en temps régulier à nos 10 derniers matchs? Bien franchement, je ne sais pas… Je vois qu’on monte au classement, cependant, c’est parce qu’on joue du bon hockey. Notre plus mauvais récent match, c’était contre les Remparts. Il y a quelques semaines, nous étions une dizaine de points derrière eux au classement, on doit faire quelque chose de bien», notait Beausoleil, ajoutant à la blague qu’il regardait le classement surtout lorsque son équipe l’emportait…

En fait, les deux équipes causent la surprise depuis le début de la saison. «Sur une course de 42 km, je dirais qu’on est rendu au 10e, alors la route risque d’être longue si on pense que c’est fini. Nous ne sommes qu’en novembre, je préfèrerais qu’on soit premier à la fin de la saison, reste qu’on est toujours content lorsqu’on joue du bon hockey.»

Beausoleil constate que l’Océanic et les Remparts représentent de belles surprises pour leurs partisans respectifs. «Les Remparts connaissent une saison époustouflante, aucun observateur ne les mettait là [en tête], mais ils jouent du hockey systémique. Dans la Ligue, personne ne vole de points à personne, et aucune équipe ne t’en donne non plus.»

Boucher terre à terre

Dans le clan québécois, on restait aussi terre à terre face au succès de l’équipe. «Ce n’est pas à moi de dire si l’on cause des surprises, mais les deux équipes ont de bonnes saisons», indiquait Philippe Boucher, après l’entraînement, mercredi, et tout juste avant le départ des Remparts pour Rimouski.

Il s’attend à un autre match intense contre l’Océanic. La rivalité y est pour quelque chose, mais le classement aussi. «Un match pour la première position, on en a joué quelques-uns la semaine dernière», notait celui dont la troupe pointe au sommet depuis plus d’une semaine. Mais peu importe l’enjeu, il sait que l’intensité sera au rendez-vous.

«J’ai demandé à Sam Dunn s’il connaissait le sens de la rivalité même s’il vient juste d’arriver. Dès que tu as joué un match Québec/Rimouski, ce n’est pas long que tu as compris ce que c’était. Personnellement, je me souviens des derniers matchs contre eux, que ce soit dans une saison de Coupe Memorial ou dans une année de reconstruction.»

Selon lui, les matchs contre l’Océanic auront toujours un cachet particulier. «Quand j’étais jeune, les matchs Canadien/Nordiques, c’était spécial. Quand j’étais dg à Rimouski, c’était spécial de jouer contre Québec, je sais que Serge préparait bien son équipe contre les Remparts quand j’étais là, c’est encore la même chose. La rivalité vient chercher tout ce qu’on a en dedans. Une saison de 68 matchs, c’est long, mais je vais être déçu [jeudi] si on n’est pas prêt. Et je suis certain que c’est la même chose pour Serge.»

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Remparts

S’inspirer de Crosby et Hull

Même si le sujet le chatouillait après la défaite de dimanche, l’entraîneur-chef Philippe Boucher n’a pas l’intention de changer complètement la préparation d’avant-match de son équipe. Mais ça ne l’empêchera pas d’inviter chaque joueur des Remparts de Québec à travailler un élément précis de son jeu lors des périodes d’échauffement.

Boucher est satisfait du début de saison des siens, qui occupent le premier rang du classement général de la LHJMQ. Mais il est agacé par le fait que l’adversaire prenne souvent les devants dans les matchs.

«On ne veut pas tout chavirer non plus, car il faut être honnête, on joue du bon hockey. Mais je pense qu’il faut aller chercher quelque chose pendant la période d’échauffement. Je n’aime pas parler de superstition, mais il faut développer nos habitudes de préparation, que ce soit la veille du match ou la journée même, au niveau de l’alimentation, du repos, etc.»

Une routine

Boucher citait en exemple de grands joueurs de la LNH qu’il a croisés sur son passage, comme Brett Hull et Sidney Crosby. À l’époque où il jouait, Boucher avait aussi trouvé sa routine.

«Quand je suis arrivé à Pittsburgh, on m’avait dit de faire attention à Crosby pendant la période d’échauffement, on m’avait averti de ne pas briser sa routine. Pour lui, la période d’échauffement faisait partie de son match. Je l’ai vu faire des choses pour se préparer que je n’avais jamais vues, il était totalement focalisé sur ce qu’il avait à faire. Brett Hull, lui, travaillait son lancer des poignets pendant l’échauffement, ça le mettait dans le coup. Moi, je prenais toujours deux ou trois bons lancers avant de sortir de la glace», racontait-il.

Aucun reproche

Boucher invitera ses joueurs à identifier l’élément de leur jeu qui mérite une attention particulière. Pour ce qui est de la préparation en général, l’entraîneur-chef n’a aucun reproche à adresser à sa formation. 

«Les gars se préparent bien. Comme coach, je valorise beaucoup l’entraînement hors glace, et ils le font bien, ils s’appliquent, ils sont assidus.»

Les Remparts n’occupent donc pas le premier rang pour rien. Mais cette position enviable au classement ne permet aucun relâchement. À preuve, trois matchs en autant de jours attendent les Remparts, jeudi à Rimouski, et à Québec, vendredi et samedi, contre Val-d’Or et Rouyn-Noranda.

«Ça devient redondant de le dire, mais nous avons de bons tests à chaque semaine depuis un bout de temps, c’est pour ça qu’on doit être bien préparé. Rimouski joue du très bon hockey, ils ne sont qu’à un point de nous. Ce qu’ils ont fait en Abitibi [récolte de sept points sur huit], c’est remarquable. On ne prend rien pour acquis, car on pourrait tomber cinquième ou sixième si on connaissait un mauvais week-end. Si les gars prenaient ça à la légère, ça me dérangerait, mais on continue à pousser la machine.»

NOTES : Après avoir raté le match de dimanche en raison d’une migraine, le gardien Dereck Baribeau était de retour à l’entraînement, mardi… L’ailier Mikaël Robidoux était aussi de retour sur la glace après avoir été incapable de jouer dimanche… Les Remparts rouleront vers Rimouski mercredi au lieu de le faire la journée du match, jeudi, afin d’avoir le plus d’én­ergie possible pour la suite du programme triple… En raison de la Coupe Dunsmore de football disputée en après-midi au PEPS, le match de samedi au Centre Vidéotron contre les Huskies a été déplacé de 16h à 19h.

Remparts

Une semaine presque parfaite

À cinq minutes d’une semaine parfaite, les Remparts de Québec ont laissé filer une avance de 4-3 en fin de troisième période, dimanche au Centre Vidéotron, pour s’incliner 5-4 face à l’Armada de Blainville-Boisbriand. Une défaite au goût amer pour l’entraîneur-chef Philippe Boucher.

Son équipe, qui boucle une séquence contre trois des meilleures formations de la LHJMQ avec une fiche de 2-1, a marqué trois buts en avantage numérique, mais en a aussi concédé quatre au jeu de puissance des visiteurs.

«Je veux féliciter Joël Bouchard d’avoir pris le contrôle total du match, en première. Je le respecte, il est l’un des meilleurs hommes de hockey de notre ligue, c’est lui qui a décidé qui allait dans le banc des punitions… Le numéro 12, qui est son meilleur pour tuer des punitions, accroche notre joueur et il a réussi à envoyer le 17 dans la boîte», disait Boucher d’entrée de jeu. Il venait de passer une bonne partie du match à s’expliquer avec les officiels.

«Le hockey, j’aime ça à cinq contre cinq. On a eu trop de jeux de puissance, de notre côté et de l’autre bord aussi. Je suis un coach, pas un arbitre, j’ai le droit de chialer après eux autres, ils n’ont qu’à me donner un deux. Des fois, je le fais trop, mais cette année, ç’a très bien été. À la fin, les arbitres placent nos joueurs alors qu’il nous reste cinq secondes pour essayer de faire un but. «Cri…, c’est moi le coach, on peux-tu…», disait Boucher, encore un peu pompé.

Coulés par les pénalités

Les siens ont payé le prix de quelques visites au banc des punitions, ce qui a permis à l’Armada de créer l’égalité et d’inscrire le but vainqueur en l’espace d’une minute et deux secondes alors qu’il restait moins de cinq minutes à faire en troisième.

«Il y a en eu plusieurs qu’on méritait et que je n’ai pas aimé, mais quand tu veux scier les jambes à quelqu’un, t’es capable de le faire. Quand deux des meilleures équipes s’affrontent, ça devrait être les joueurs qui décident du résultat du match. J’étais peut-être trop animé, il y a des journées de même… On l’avait dit que ce n’était pas fini après la deuxième. Je connais Barré-Boulet et Alain depuis l’âge pee-wee, ils sont des compétiteurs et peuvent faire la différence. Ils l’ont fait», estimait Boucher

Les deux Alexandre ont marqué chacun deux buts, notamment ceux de la troisième période. Pascal Corbeil a bouclé le match avec un but et quatre passes pour l’Armada, qui a effectué un changement de gardien salutaire en deuxième après avoir vu le Lévisien Émile Samson, un produit des Dynamiques de Sainte-Foy, donner quatre buts sur 11 lancers. Philipp Kurashev (2), Louis-Filip Côté et Luke Kirwan ont compté pour les Remparts.

La formation locale a encore dû jouer du hockey de rattrapage, se retrouvant en déficit de 2-0 avant de remonter la pente.

«On gagne tellement de matchs, on ne veut pas changer la routine, mais on va notre réchauffement parce à chaque fois, c’est 2-0 pour l’équipe en partant», notait Boucher.

Du côté de l’Armada, on pointait vers l’expérience pour expliquer la victoire. «Ce qu’on a vécu avec ce groupe, ça aide, ça paye. Les gars n’ont pas paniqué, ni de frustration. On n’a pas fait de folie ni accordé le but qui fait mal. Chez nous [en octobre], j’ai dit à Philippe qu’ils avaient été la meilleure équipe, là, c’est nous qui l’avons été», estimait Joël Bouchard, qui parlait du premier mauvais départ pour le petit gardien de Lévis.