Remparts

Repêchage: deux Américains à séduire pour les Remparts

Au surlendemain du repêchage midget présenté avec son et lumière au Centre Vidéotron, la LHJMQ tenait lundi sa séance de sélection américaine dans l’anonymat des bureaux de chaque club. Les Remparts de Québec ont ajouté deux petits attaquants à leur liste de joueurs, Matt Copponi et Casey Raffone. Reste à les convaincre de venir jouer à Québec.

«Ils ont démontré de l’intérêt. Il y a de très bonnes chances de les voir à Québec au camp présaison en août, ce qui sera une étape importante de franchie. Ensuite, on va voir ce qu’ils peuvent faire sur la patinoire et on essaiera de les convaincre de rester», explique le recruteur en chef des Remparts, Christian Vermette, qui est aussi l’adjoint du directeur général Patrick Roy.

Chacun des 18 clubs de la LHJMQ retenait deux joueurs provenant du Connecticut, du Massachusetts, du Maine, du New Hampshire, du Rhode Island ou du Vermont, leur territoire de chasse aux États-Unis.

L’ailier droit de Tim Delay a ainsi été le tout premier choix, de la part du Titan d’Acadie-Bathurst. Le Titan a fini dernier au classement de la récente saison, mais avait échangé son premier choix de la séance régulière aux Sea Dogs de Saint-Jean, qui en ont profité pur mettre la main sur le prodige beauceron Joshua Roy, samedi.

Les Remparts ont donc d’abord jeté leur dévolu sur Copponi, centre de 5’ 8” qui évoluait cette saison pour l’école secondaire de Mansfield, sa ville natale au Massachusetts. «Copponi est un petit attaquant avec beaucoup de vitesse et de très bonnes habiletés de passeur. Il allie habiletés, vitesse et ardeur au jeu», décrit Vermette, à propos de l’auteur de huit buts et 36 points en 21 matchs cette saison dans la ligue scolaire du Massachusetts.

Raffone, lui, est un ailier gauche de 5’ 9” qui jouait avec les Selects Academy U-15 à South Kent School, au Connecticut. Vermette en parle comme d’«un bon attaquant qui, sans avoir le coup de patin de Copponi, a beaucoup de potentiel. Il devra par contre améliorer sa constance», indique le dépisteur d’expérience. Raffone a amassé 36 points en 57 rencontres, cet hiver.

Vermette précise que les joueurs américains ne s’avèrent «pas toujours des projets à court terme». Comme dans le cas de Copponi, aussi repêché en neuvième ronde dans la USHL par les Gamblers de Green Bay. Il pourrait aller y jouer un an avant de revenir à Québec fin prêt en 2020.

Les Remparts, et la LHJMQ au complet, comptaient sur plus de joueurs des États-Unis il y a une quinzaine d’années. À Québec, les Josh Hennessy, Joey Ryan et Andrew Andricopoulos ont marqué la franchise, les deux derniers remportant la Coupe Memorial avec les Remparts en 2006.

Le dernier Américain à avoir enfilé l’uniforme des Remparts a été Braeden Virtue, pendant un an. Il a été échangé à Gatineau, à mi-chemin de la dernière campagne. Mais les Remparts l’avaient sélectionné au repêchage régulier de 2017, en huitième ronde, comme ils l’ont fait cette année avec Connor Chalmers (14e ronde).

Adam Erne, qui comme Virtue vient du Connecticut, a été le dernier Américain à laisser sa marque chez les Remparts en inscrivant 275 points en 240 matchs de 2011 à 2015.

Parmi les 36 joueurs retenus lundi, on compte quatre gardiens et 11 défenseurs. À souligner, 22 sur 36 proviennent du Massachusetts, dont les quatre premiers choix et 12 des 18 sélections de première ronde.

La LHJMQ et ses deux ligues consœurs de la LCH procéderont à un troisième repêchage le 27 juin, celui des joueurs européens, encore pour deux rondes.

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Repêchage américain LHJMQ

Remparts de Québec

  • 8.  Matt Copponi  C  5’ 8”  Mansfield, MA
  • 26. Casey Raffone  AG  5’ 9”  Guilford, CT

Océanic de Rimouski

  • 14.  Thomas Messineo  DG  5’ 11 ”  Westwood, MA
  • 32.  Brendan Gibbons Att  6’  Wakefield, RI

Drakkar de Baie-Comeau

  • 15.  Jake Fillion  G  5’ 10”  Granby, MA
  • 33.  Zachary Mooers  C  5’ 11 ”  Winchester, NH

LHJMQ

Roy veut deux choix de première ronde

À quelques heures du repêchage de la LHJMQ, Patrick Roy a ouvert un peu plus son jeu. Le directeur général des Remparts, qui détient présentement le huitième choix de la ronde initiale, aimerait obtenir un deuxième droit de parole en première ronde, samedi matin, au Centre Vidéotron.

À quelques heures du repêchage de la LHJMQ, Patrick Roy a ouvert un peu plus son jeu. Le directeur général des Remparts, qui détient présentement le huitième choix de la ronde initiale, aimerait obtenir un deuxième droit de parole en première ronde, samedi matin, au Centre Vidéotron.

Le Diable rouge en chef a lancé cette idée, vendredi midi, en commentant les deux échanges ayant permis aux Remparts d’obtenir les services du centre Félix Bibeau et du défenseur Darien Kielb, deux joueurs de 20 ans.

L’incertitude concernant plusieurs espoirs du prochain repêchage amenait Roy à regarder la possibilité de parler deux fois en première ronde.

«On aimerait ça avoir un autre choix de première ronde. Avec le nombre de récalcitrants qu’il y a cette année, ce serait intéressant d’aller en chercher un autre et de prendre un risque. On verra ce qui se passera par la suite», disait Roy, qui devait passer une partie du reste de la journée de vendredi

Pour l’heure, il détenait toujours son premier choix et ses trois de la deuxième ronde. Quelques clubs ont vérifié si Bibeau, sa nouvelle acquisition, était disponible. Ils ont essuyé une fin de non-recevoir.

«J’ai reçu plusieurs appels avec ses performances [en séries éliminatoires et à la Coupe Memorial]. Mais on ne fera pas 22 pas en arrière. On en a fait un l’an passé, c’est assez. On a des choix en masse, on est dans une bonne position. On veut repêcher cette année», précisait celui qui vit son deuxième repêchage depuis son retour avec les Remparts.

Bibeau vient de remporter la Coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda, terminant au quatrième des marqueurs du tournoi à la ronde. Il a été le troisième meilleur marqueur des séries de la LHJMQ avec 15 buts et 29 points en 20 matchs. Les Remparts ont retourné les choix de 3e ronde en 2020 et de 5e en 2021 aux Huskies pour conclure cette transaction amorcée avec celle ayant envoyé Louis-Filip Côté en Abitibi, en janvier.

«On est vraiment content. Ça a été long à partir du moment où on a sacrifié Louis-Filip. On a regardé les matchs et on avait hâte d’avoir un joueur dans un chandail. À partir du moment que [Romain] Rodzinski a commencé à jouer et que Félix connaissait de bons moments à Rouyn, on se disait que l’avenir était pour être intéressant pour nous. Il va rentrer comme centre numéro 1, et avec [Andrew] Coxhead, ça va nous donner deux centres de premier plan. On va être dans une belle position», estimait Roy en analysant sa formation à quelques mois de l’ouverture de la prochaine saison.

Selon lui, Bibeau s’est révélé comme étant l’un des meilleurs joueurs des Huskies lorsque Peter Abbandonato est tombé au combat en raison d’une mononucléose.

«Il a pris la relève et il a vraiment connu ses meilleurs moments en séries, autant défensivement qu’offensivement. Je voulais voir comment il se débrouillerait sur 200 pieds et son jeu était parfait. Son éthique de travail est aussi irréprochable. Je pense qu’il sera un super bon exemple pour nos jeunes joueurs», notait celui qui est aussi l’entraîneur-chef de la formation québécoise.

Remparts

Le premier choix interdit aux Remparts

Coup de fil des Sea Dogs de Saint-Jean aux Remparts de Québec : «Seriez-vous intéressés à acquérir notre première sélection au repêchage?» Le directeur général Patrick Roy aurait bien aimé répondre positivement, mais un règlement de la LHJMQ l’empêche toujours d’obtenir tout choix ayant déjà appartenu à l’Armada de Blainville-Boisbriand. Et vice-versa!

«C’est un peu ridicule», admet le Diable rouge en chef à propos de cette règle qui interdit toute transaction entre les deux équipes (Remparts et Armada) appartenant au même propriétaire, soit Québecor. Les choix au repêchage ayant appartenu à l’une ou l’autre des deux organisations ne peuvent pas être impliqués non plus, et ce, même s’ils se retrouvent maintenant ailleurs qu’à Québec ou Blainville-Boisbriand.

«Saint-Jean m’a appelé pour voir si j’avais un intérêt à repêcher au premier rang, mais malheureusement, ça n’arrivera pas», indiquait Roy, mercredi, avant la réunion des gouverneurs et directeurs généraux aux assises de la LHJMQ, à Québec.

Roy n’a jamais caché son admiration envers l’autre Roy du week-end, soit Joshua, des Chevaliers de Lévis, qui devrait être le premier joueur à entendre son nom sur la grande scène du Centre Vidéotron, samedi, à l’occasion de la séance de repêchage 2019 de la LHJMQ.

Transaction de 2017

Si les Sea Dogs parlent au premier rang, samedi, c’est en raison de tractations qui remontent à janvier 2017. Cette année-là, l’Armada cédait à Drummondville son premier choix en 2019 pour les services d’Alex Barré-Barré Boulet. Et en décembre 2017, les Voltigeurs utilisaient ce choix, et quelques autres, pour obtenir Joe Veleno, qui s’alignait alors à Saint-Jean. Ce fameux choix de l’Armada est maintenant le tout premier de la séance de samedi.

«Je peux comprendre qu’au départ, il était important pour la Ligue de s’assurer qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts. Les équipes savent très bien qu’on est deux entités complètement différentes bien que nous ayons le même propriétaire. On a une fierté, on veut gagner tous les deux. Je peux comprendre pour les échanges directs, pour ceux indirects, je trouve que c’est un peu exagéré», ajoutait Roy à propos de ces choix qui sont intouchables de part et d’autre.

Un an après l’achat des Remparts par Québecor, une transaction avec les Screaming Eagles du Cap-Breton avait dû être modifiée parce qu’un choix cédé à Québec avait déjà appartenu à l’Armada. À l’époque, certains dirigeants avaient souligné qu’un peu de souplesse pourrait être acceptée… notamment avec des choix ayant été échangés deux ou trois fois.

Dans son nouveau rôle de gouverneur des Remparts, Jacques Tanguay avait l’intention d’aborder la question au tout aux assises, qui se tiennent au Bonne-Entente.

«Ce n’est pas le sujet le plus important, mais Gilles [Courteau] travaille là-dessus depuis un an. Il y a définitivement des améliorations à apporter à ce règlement. À l’époque, il était tout à fait normal que les équipes soient nerveuses et on acceptait les règles du jeu. Aujourd’hui, on connaît la vraie réalité. Il s’agit d’une rivalité entre deux équipes qui est aussi forte que d’autres dans la Ligue, et ça va rester comme ça. Je n’ai aucun problème à ce qu’il n’y ait pas de transactions entre les Remparts et l’Armada, mais je pense qu’on peut bouger sur les choix qui remontent à plusieurs années et qui passent par d’autres équipes. Il ne faut pas y voir de complots, il n’y en a pas», disait le président des Remparts, qui aimerait que l’interdiction touchant les choix soit levée à temps pour la période des transactions, en décembre.

Remparts

Julien Gagnon quitte le poste de gouverneur des Remparts

Après avoir occupé la fonction depuis le premier jour de la renaissance de l’équipe, Julien Gagnon tire sa révérence comme gouverneur des Remparts de Québec. Jacques Tanguay, qui lui avait offert le poste à l’origine, ajoutera dorénavant ce titre à celui de président de la formation de la LHJMQ.

Déjà, au début de la dernière campagne, Gagnon avait avisé son bon ami qu’il passerait le flambeau au terme de la saison 2018-2019. Le tout devient officiel avec les assises qui commencent mercredi, à Québec.

«Je remercie Julien pour ses 22 ans à titre de gouverneur des Remparts. Il a joué un rôle important dans le développement de l’équipe et de la Ligue. J’avais une très grande confiance en lui», a souligné Tanguay à propos de celui qui occupait ce poste par amitié et passion du hockey.

Même s’il était un homme de l’ombre, Gagnon a eu son mot à dire dans le retour des Remparts. À l’époque, c’est lui qui avait organisé une ronde de golf, à Rosemère, pour mettre Patrick Roy et Jacques Tanguay en contact. L’achat des Harfangs de Beauport par le trio formé de Roy, Tanguay et Michel Cadrin allait suivre, peu de temps après. Les Remparts 2.0 venaient de renaître.

«Ce qui m’a le plus touché pendant toutes mes années comme gouverneur des Remparts, c’est la confiance que Jacques et Patrick avaient envers moi. Ils m’ont laissé de la latitude et me laissaient prendre des décisions sans avoir à les consulter, à l’occasion. L’objectif était de servir les intérêts des Remparts, mais ils ont aussi fait en sorte que certaines de mes idées soient acceptées», a confié celui qui est encore le dentiste de l’équipe.

Réduction des tâches

Son départ coïncide aussi avec une réduction de ses tâches professionnelles. Pendant son passage comme gouverneur, il a été membre du comité exécutif pendant sept saisons, allant jusqu’à être vice-président de celui-ci.

«Au début, les réunions étaient beaucoup plus folkloriques qu’aujourd’hui. Dans le temps, je me suis déjà fait offrir de régler un différend à coups de claques sur la gueule dans le corridor. Ça discute tout autant, maintenant, mais tout se décide à la table. De toute manière, on n’a pas le choix d’avancer, car lorsqu’on stagne, on ne peut que reculer.»

Il a eu la chance d’être accompagné par le regretté Marcel Robert, qui était le gouverneur des Harfangs, lors du transfert vers les Remparts. Le nom du trophée remis au joueur-étudiant porte d’ailleurs le nom de ce dernier.

Jacques Tanguay se retrouve désormais dans ce fauteuil par la force des choses.

«Une fois que Julien m’a annoncé qu’il arrêtait, mon premier choix était Louis Painchaud, mais un employé à temps plein d’une équipe ne peut pas être gouverneur et Patrick n’a pas le temps, alors c’est moi… J’ai quand même le goût de le faire. Il y a aussi mon fils [Alexandre] de l’autre bord, ce qui va permettre de passer du temps avec lui», a ajouté celui dont le plus jeune de ses trois garçons est propriétaire de l’Océanic de Rimouski.

Remparts

Un peu de Remparts chez les Huskies

Belle journée pour un défilé. Les champions de la Coupe Memorial ont paradé dans les rues de Rouyn-Noranda, mardi, avant de tenir un grand souper d’équipe. Louis-Filip Côté n’avait pas encore complètement repris ses esprits, près de 48 heures après le triomphe des Huskies en grande finale du hockey junior canadien.

«On était considérés comme l’équipe à battre, tout le monde nous voyait là. Mais d’y parvenir, d’atteindre ça et d’être à la hauteur de ces attentes très élevées, c’est incroyable de le vivre», a affirmé Côté au Soleil, joint au téléphone quelques heures avant les festivités.

Ailier originaire de Laurier-Station, dans Lotbinière sur la Rive-Sud de Québec, le numéro 10 des Huskies boucle une saison rocambolesque. Sa quatrième dans la LHJMQ, amorcée avec les Remparts de Québec, où il évoluait depuis 2016.

Mi-octobre, il s’est blessé. Sévère entorse à la cheville qui l’a tenu à l’écart 19 matchs. Puis le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy, de retour à la barre des Remparts après cinq ans d’absence, l’a échangé aux Fêtes, à Rouyn. Équipe qui en avait fait son premier choix en 2015, huitième au total.

«J’ai été surpris d’être échangé, mais Patrick voulait du changement. Et je retournais à Rouyn, où j’avais eu une très belle expérience à mes débuts dans le junior, à 16 ans», explique celui qui a alors retrouvé ses anciens coéquipiers Jacob Neveu, Samuel Harvey, Peter Abbandonato et la physio Lucie Grandmont, parmi d’autres.

Côté est même retourné habiter chez la même famille de pension qui l’avait accueilli trois ans plus tôt, les Gauthier.

Sainte Trinité

Avec les Huskies, les triomphes se sont accumulés. Championnat de saison et le trophée Jean-Rougeau. Championnat des séries et sa Coupe du Président. Championnat canadien et sa prestigieuse Coupe Memorial, dimanche soir. La Sainte Trinité du hockey junior majeur.

«On était stressés, surtout quand on perdait 2-0», admet-il, à propos de l’ultime affrontement. «Mais quand on a compté le premier but [en milieu de deuxième période], on savait que le momentum venait de changer et qu’on serait capables.»

«On s’est dit qu’il fallait prendre plaisir à jouer la finale, que ça n’arrive pas souvent», poursuit Côté, au sujet de l’état d’esprit chez les Huskies avec un recul au pointage.

Il s’agissait d’un huitième match en 25 jours entre ces deux formations de la LHJMQ, aussi finalistes de ligue. Côté et les Huskies en ont gagné six, dont quatre sur la patinoire néo-écossaise.

Car le tournoi de la Coupe Memorial avait lieu au domicile des Moosheads. «C’était la grosse différence d’avec la Coupe du Président. Les amateurs de Halifax ne voulaient vraiment pas qu’on gagne!» indique celui qui a essuyé des huées toute la semaine avec ses coéquipiers.

Mais comme ses parents étaient dans les estrades pour la Coupe Memorial et qu’ils avaient raté la conquête de la Coupe du Président, «je n’avais pas le choix de gagner pour eux!» lance Côté, en riant. 

Content pour Bibeau

Secret de Polichinelle, on peut maintenant annoncer que la transaction de Côté des Remparts aux Huskies cachait un élastique. Son coéquipier à Rouyn Félix Bibeau, membre de l’équipe d’étoiles du tournoi de la Coupe Memorial, prend la route de Québec pour conclure cet échange où les Remparts ont aussi mis la main sur le jeune défenseur Romain Rodzinski et un choix de deuxième ronde le 8 juin prochain.

«On le savait déjà pas mal. Je suis content pour lui, il va adorer Québec. Les Remparts et les gens de Québec vont aussi l’aimer», assure Côté.

Sénateurs d'Ottawa

Patrick Roy avec les Sénateurs?

Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa Pierre Dorion explore toutes les options possibles pour combler le poste d’entraîneur-chef et il appert que la dernière serait de se tourner vers un membre du Temple de la renommée du hockey : Patrick Roy.

Selon Postmedia, le légendaire ancien gardien du Canadien de Montréal et de l’Avalanche du Colorado sera le septième -- et probablement dernier -- candidat à obtenir une entrevue pour le poste vacant depuis que Guy Boucher a été congédié le 1er mars dernier et remplacé par intérim par Marc Crawford. Ce dernier est aussi en lice pour le poste à temps plein et ironiquement, il a gagné une coupe Stanley avec Roy au Colorado en 1996.

Actuel entraîneur et directeur général des Remparts de Québec, avec qui il est retourné la saison dernière, l’homme de hockey de 53 ans a travaillé dans la LNH de 2014 à 2016 comme entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’Avalanche. Il a remporté le trophée Jack-Adams d’entraîneur-chef de l’année à sa première saison, mais après avoir présenté une fiche de 130-92-24 derrière leur banc, il a remis sa démission en août 2016, en grande partie parce qu’il n’était pas sur la même longueur d’onde que le D.G. Joe Sakic, son ancien coéquipier. Son salaire avec l’Avalanche était de 2 millions $ par saison, selon le bruit qui courrait à l’époque.

Roy a fait ses preuves pour diriger des jeunes joueurs avec les Remparts, qu’il a dirigés pendant huit saisons derrière le banc de 2005 à 2013, en plus d’avoir été copropriétaire de l’équipe à compter de 1997. En reconstruction, les Remparts ont présenté une fiche de 27-28-13 au cours de la dernière saison régulière de la LHJMQ, s’inclinant en première ronde des séries contre Halifax après avoir laissé filer des avances de 2-0 et 3-1 dans la série.

Les autres candidats qui ont obtenu des entrevues avec Pierre Dorion sont les anciens entraîneurs des Sénateurs Jacques Martin et Rick Bowness, actuellement adjoints à Pittsburgh et Dallas, l’entraîneur du club-école de Belleville Troy Mann, l’entraîneur adjoint des Maple Leafs de Toronto D.J. Smith et Nate Leaman, entraîneur-chef à Providence College.

Dorion avait laissé entendre lors de son point de presse de fin de saison qu’il entendait pourvoir le poste d’entraîneur-chef avant le repêchage du mois prochain à Vancouver. On s’attend à ce qu’il tienne une deuxième ronde d’entrevues avec deux ou trois finalistes au cours des prochains jours.

Remparts

Nicolas Savoie surpris de lui-même

Même lui ne pensait pas jouer autant qu’il l’a fait à sa première saison dans la LHJMQ. Le défenseur Nicolas Savoie sera l’un des piliers de la brigade défensive des Remparts de Québec, la saison prochaine.

Son passage dans le bureau des entraîneurs où l’on rencontrait les joueurs à tour de rôle, vendredi matin au Centre Vidéotron, ne s’est pas éternisé pour le natif de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, ne s’est pas éternisé. Comme la veille, en public, les commentaires de Patrick Roy à son endroit ont été aussi positifs, en privé.

«Ç’a mieux été que plusieurs personnes ne le pensaient, incluant moi. J’ai joué beaucoup plus que je ne l’avais imaginé, j’en suis même surpris un peu», admettait l’arrière de 16 ans à sa sortie du local.

Discret, Savoie a laissé parler la qualité de son jeu au fur et à mesure que la saison progressait. Quand Patrick Roy l’avait courtisé après sa sélection en quatrième ronde au repêchage de 2018, il se voyait l’utiliser dans une cinquantaine de matchs, au maximum. Savoie en a finalement disputé 54 (sur 68), mais c’est une blessure qui lui a fait rater un mois en novembre.

«À un certain point dans la saison, je me suis senti confortable. Plus ça allait, plus j’améliorais ma vision du jeu, je voyais les options que j’avais sur la glace», racontait celui qui a largement dépassé les attentes placées en lui.

Déjà membre du top 4 à la ligne bleue, Savoie jouera encore un plus grand rôle en 2019-2020 au sein d’un groupe qui devrait comprendre trois arrières de 17 ans, dont lui, Romain Rodzinski et Édouard Cournoyer (un joueur du midget AAA à Magog vanté régulièrement par Roy), et deux de 18 ans, soit Dylan Schives et Félix-Olivier Chouinard.

«Tout le monde s’est amélioré, cette année. On a tous pas mal jeune, on aura une bonne défensive, mais plus important encore, on est un bon groupe d’amis et on va grandir ensemble au cours des prochaines saisons.»

Chose certaine, Savoie ne regrette nullement sa décision d’avoir opté pour la LHJMQ au lieu du hockey étudiant.

«Tout a été parfait pour moi, la seule chose, c’est que ça n’a pas fini comme on le voulait, on aurait aimé gagner le dernier match contre Halifax», ajoutait celui dont la prochaine saison sera son année de repêchage.

Sergeev revient 

Unilingue russe à son arrivée, Aleksei Sergeev a profité du dernier rendez-vous d’équipe pour effectuer sa première entrevue en anglais sans l’aide de Philipp Kurashev, qui lui a longtemps servi de traducteur.

«J’ai adoré ma saison à Québec. Au début, Philipp traduisait tout pour moi, autant ici que partout en ville. Il m’a beaucoup aidé. Après les fêtes, j’ai commencé à pouvoir m’exprimer, à comprendre ce qu’il se disait autour de moi», indiquait l’attaquant de 18 ans auteur de 13 buts et 45 points en 63 matchs. Il a raté la fin de saison et les séries en raison d’une fracture de l’épaule.

«J’ai eu une bonne, mais pas une excellente saison. Je vais m’entraîner, cet été, pour revenir en force, l’an prochain», ajoutait le numéro 76.

Pour ce qui est du gardien Anthony Pagliarulo, son acquisition par les Remparts à la pause des fêtes a complètement changé sa saison, voire sa carrière junior.

«Quand je suis arrivé ici, je pensais être réserviste, mais j’ai réussi à prendre ma place. Je n’avais joué que huit matchs avant les fêtes [à Rimouski], puis j’en ai disputé 22 en deuxième moitié et tous ceux dans les séries. Patrick et Ghislain [Rousseau, l’entraîneur des gardiens] y ont été pour beaucoup, ils ont changé le petit quelque chose dans mon jeu qui a fait la différence.»

Remparts

Patrick Roy dresse un bilan positif de la première année de son retour [VIDÉO]

Même s’ils n’ont pas franchi la première ronde éliminatoire depuis quatre ans, Patrick Roy est d’avis que les Remparts de Québec sont en bonne voie de pouvoir rivaliser avec les meilleures formations de la LHJMQ. Voilà le constat qui émanait d’un bilan de saison que l’on espérait tenir un peu plus tard, jeudi, au Centre Vidéotron.

«Je ne dis pas que l’on va gagner dès l’an prochain, mais on sera très compétitif, j’en suis convaincu. On sera capable de faire un bond par en avant et les années qui suivront seront très intéressantes pour nos amateurs», estimait Patrick Roy, qui vient de compléter sa première saison dans son deuxième mandat à titre de directeur général et entraîneur-chef.

Après cinq ans d’absence, Roy a vite refait ses classes à la barre des Remparts. À la période des fêtes, il s’était amusé comme jamais en effectuant de nombreuses transactions. Il aura réussi à faire encore plus de place à ses jeunes éléments et à regarnir la banque de choix au repêchage sans toutefois sacrifier la saison qui a pris fin au septième match d’une série contre les Mooseheads d’Halifax, champions de la puissante conférence de l’Est ayant confiné les Remparts au huitième rang presque tout l’hiver.

«Les gens de Québec ne méritent pas d’avoir une équipe en reconstruction. Je sais qu’ils en veulent une qui fera partie du peloton de tête et qui va aspirer à la Coupe Memorial, c’est aussi notre objectif. J’ai aimé la chimie qu’on avait et ce que j’ai vu en deuxième moitié de saison et dans les séries. J’espère que les partisans apprécient le plan qu’on a en tête», disait celui qui a bien aimé faire progresser l’équipe en compagnie de ses adjoints Martin Laperrière et Benoît Desrosiers.

Selon lui, les Remparts possèdent la base défensive pour s’élever au-dessus de la mêlée. L’an prochain, trois joueurs de 17 ans, dont Nicolas Savoie et Romain Rodzinski, et deux de 18 ans seront les fers de lance de cette brigade.

«On sait tous que les championnats se gagnent avec une bonne défensive, il sera important d’amener un peu d’expérience avec eux. On est aussi allé chercher un gardien [Carmine-Anthony Pagliarulo] avec qui tout le monde est tombé en amour, ce qui nous fera un bon vétéran de 19 ans devant le filet.»

Remparts

Kurashev s’est fait discret face aux Mooseheads

Philipp Kurashev aura marqué l’histoire des Remparts, mais pas autant qu’espéré. Le centre suisse a presque été réduit au silence par les Mooseheads, à ses derniers coups de patin dans les rangs juniors.

«C’est très difficile, j’ai beaucoup de misère à parler. Les Remparts sont la plus grande organisation dans le hockey junior et je suis content d’avoir pu passer trois ans avec eux. C’est dur d’être passé aussi près, mais ce n’était pas assez», a commenté Kurashev, quelques minutes après l’ultime défaite de mardi, les larmes et la sueur se mêlant sur ses joues.

Remparts

Les adieux du capitaine Verrette

«Juste de jouer dans la LHJMQ, c’est déjà quelque chose. Mais d’avoir la chance de jouer pour une organisation exceptionnelle comme les Remparts de Québec, ça rend l’expérience encore plus incroyable.»

Étienne Verrette a disputé son dernier match junior, mardi, dans la défaite de 3-1 à Halifax. En tout et pour tout, le défenseur de maintenant 20 ans aura disputé trois campagnes pour 196 rencontres dans l’uniforme des Remparts.

Qui aurait prédit qu’il en jouerait même une seule? En juin 2015, les Remparts avaient fait de cet arrière gaucher originaire de Sainte-Thérèse un choix de 13ronde d’un repêchage qui en compte 14. Au 232e rang! Québec lui avait entre autres préféré Alexandre Larose (106e), Alec Richer (158e), Marc-Olivier Lantin (160e) et Jérémy Gauthier (229e), qui cumulent à quatre... zéro match dans la LHJMQ.

Verrette a pour sa part gravi les échelons jusqu’à être nommé capitaine de l’équipe par Patrick Roy, le 28 décembre dernier, après un ménage des Fêtes qui a vu 10 joueurs, dont le capitaine d’alors, Benjamin Gagné, partir sous d’autres cieux.

«On y croyait!»

Verrette ne sera pas parvenu à remporter une ronde de séries éliminatoires, perdant au match sept ces deux dernières années. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé, lui qui a été le meilleur pointeur de l’équipe dans la série contre Halifax avec sept points, à égalité avec l’autre défenseur de 20 ans Sam Dunn. Verrette a entre autres marqué son premier et seul but en séries dans le junior dans le quatrième match.

«C’est sûr et certain que ce n’est pas comme ça que j’aurais aimé finir ma carrière», a-t-il commenté, encore à chaud, mardi soir. «On y croyait! On ne voulait pas se contenter de remporter trois matchs contre Halifax. On voulait gagner la série, continuer et se rendre le plus loin possible.»

«Mais quand c’est fini, en quelques secondes, tu repenses à tout ce qui s’est passé et tout ce que tu as vécu. Je n’aurais jamais pu demander mieux», a poursuivi le numéro 6, le trémolo dans la voix et les yeux plein d’eau.

«On est une famille. J’ai vraiment fait de belles rencontres cette année. C’est une saison qui va rester à jamais gravée dans mon cœur.»

Au-delà des victoires et des défaites, il retient surtout les rencontres, les liens, les gens. «De nouveaux joueurs arrivent au début de chaque saison et tu crées des liens rapidement avec ces personnes-là. Tu passes quelques mois avec un gars et ça devient un vrai grand chum

«Avec tout le temps qu’on passe ensemble, on crée vraiment des liens exceptionnels, aussi les coachs et tous les membres de l’organisation», affirme-t-il, s’estimant «choyé» d’avoir pu porter le gilet des Remparts.

À l’UQTR

Si c’est la fin de sa carrière junior, Verrette n’accroche pas pour autant ses patins. Intelligent et bon étudiant de cégep, il intégrera en août les rangs des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

«Pour moi, les études, ç’a toujours été très important et le hockey est une grande partie de ma vie, alors ça va me permettre de jumeler les deux. Ce sera une autre étape, mais mes années juniors vont toujours rester», conclut celui qui étudiera l’administration, profil marketing.

Chez les Patriotes, Verrette retrouvera Samuel Hould, un ancien des Remparts, Guillaume Bergeron, avec il a joué midget, Olivier Garneau, autre ancien des Remparts maintenant avec l’Océanic de Rimouski, ainsi que Simon Lafrance, l’actuel capitaine des Tigres de Victoriaville qui a été coéquipier de Verrette dans le hockey mineur.

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