Repêchage international : les Remparts pigent pour la première fois en Finlande [VIDÉO]

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Repêchage international : les Remparts pigent pour la première fois en Finlande [VIDÉO]

Pour la première fois de leur histoire, les Remparts de Québec ont regardé du côté de la Finlande, mardi lors du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey (LCH), en sélectionnant l’attaquant de 17 ans Viljami Marjala et le défenseur de 18 ans Aapo Siivonen, deux espoirs du repêchage de la LNH en 2021.

Les deux joueurs ont déjà confirmé qu’ils joueraient à Québec dès la prochaine saison. Ne reste qu’à savoir quand celle-ci se mettra en branle.

«Il s’agira d’une première expérience pour nous avec des joueurs de la Finlande, ça amène du sang neuf. Marjala est le joueur-clé, il sera un attaquant dominant tandis que je vois Siivonen sur la première paire de défenseurs avec Evan Nause [premier choix du dernier repêchage de la LHJMQ], il apportera une dimension différente à notre brigade», confiait le directeur général Patrick Roy, en visioconférence dès la conclusion de la séance de sélection internationale.

Les Remparts détenaient les 14e et 74e droits de parole, mais ils ont en réalité repêché Marjala avec le 11e choix et Siivonen avec le 53e puisque certaines formations ont passé leur tour.

«Ça fait longtemps que Christian Vermette, notre dépisteur-chef, regardait les espoirs finlandais dans l’espoir un jour d’en avoir un. Là, il va y en avoir deux, leur présence ensemble facilitera leur adaptation», ajoutait Roy à propos des joueurs qui ne faisaient pas partie d’un duo inséparable.

«On ne m’a rien imposé. Le joueur qu’on ciblait était Marjala, mais son agent m’a demandé ce que je pensais du défenseur. Comme je voulais avoir un combo attaquant/défenseur, ça tombait bien. Mon plan est de faire jouer Marjala à la gauche de Théo Rochette et Pierrick Dubé», notait Roy qui voit dans le style de Marjala une certaine ressemblance à celui de Mikko Rantanen, de l’Avalanche du Colorado, en prenant bien soin de ne pas le comparer à ce dernier.

Excités

Dans une conversation téléphonique avec les représentants des deux quotidiens de la capitale peu de temps après le repêchage, Marjala et Siivonen n’ont pas caché leur joie à l’idée d’enfiler l’uniforme des Remparts, cet automne.

«Nous sommes excités, il s’agit d’une belle occasion qui se présente à nous», admettait Marjala, parlant pour les deux.

«Je vais devenir un meilleur joueur en allant à Québec, j’ai parlé à quelques-uns de mes amis qui évoluent dans la LCH, ç’a m’a aidé à prendre ma décision. Mon but est d’être repêché dans la LNH, mais ma venue à Québec n’est pas l’unique raison de ma décision, la présence de Patrick Roy comme entraîneur-chef y est aussi pour quelque chose», ajoutait-il.

Natif d’Oulu, Marjala s’alignait avec le club des moins de 18 ans de Kärpät, où il a bouclé la dernière saison avec une récolte de 16 buts et 35 points en 20 matchs. Ile joueur de 17 ans aussi disputé 20 matchs avec la sélection U-20 de cette formation y amassant huit points, dont trois buts. Il a aussi représenté son pays au Défi mondial des moins de 17 ans, l’hiver dernier.

Sur les différents sites consacrés aux espoirs, on décrit le joueur de 5 pieds et 11 pouces comme étant un attaquant doté de très bonnes habiletés offensives, d’une excellence vision du jeu et en mesure de trouver le fond du filet. On le dit «très bon» patineur, et surtout, capable de réussir des jeux en pleine vitesse.

La fin de l’expérience Sato chez les Remparts

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La fin de l’expérience Sato chez les Remparts

À la veille du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey, le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, a confirmé lundi que l’attaquant japonais Yu Sato ne reviendrait pas avec l’équipe l’an prochain.

«Je lui ai parlé la semaine passé pour lui dire qu’on s’en allait dans une direction différente. Ce n’est pas facile de le laisser aller, car c’est une bonne personne, mais à un moment donné, il fallait prendre des décisions hockey», a déclaré Roy en vidéoconférence.

Il est vrai qu’avec quatre buts et six aides en 39 parties l’an dernier, Sato est loin d’avoir répondu aux attentes de son entraîneur, qui lui a souvent fait réchauffer le banc avant de le laisser carrément dans les gradins plus souvent qu’à son tour quand il disposait d’un alignement complet.

Ce sont donc deux hockeyeurs qui seront repêchés mardi par les Remparts lors du repêchage international. «Idéalement, je voudrais repêcher un défenseur pour jouer avec (Evan) Nause et un attaquant. C’est sûr que ce seront des jeunes entre 17 et 18 ans. Pour le reste, il faut être prudents, car parfois, des équipes repêchent des joueurs sans leur avoir parlé. Il faut alors des plans B, C et D», indique-t-il, refusant d’en dire plus sur ses intentions.

«Une chose est certaine, ces joueurs-là doivent être des joueurs d’impact. Pour le premier choix, c’est plus facile puisqu’on repêchera un joueur du «top 11», mais pour le deuxième, c’est plus délicat», ajoute Roy, qui parle du repêchage international comme d’une journée très importante pour son équipe.

Par ailleurs, concernant le cas des joueurs américains dont les droits appartiennent aux Remparts, Roy a déclaré avoir eu des pourparlers avec le père de Lukas Klemm, le défenseur du Connecticut qui a été la première sélection des Diables rouges au repêchage des joueurs américains. «De son côté, la porte n’est pas ouverte, mais elle n’est pas fermée non plus», déclare-t-il à propos de l’arrière qui vise comme plusieurs de ses compatriotes de poursuivre son cheminement dans une université américaine. «Nous ne sommes pas son plan A», a résumé Roy.

Repêchage international: Le 11e et le 53e choix pour les Remparts

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Repêchage international: Le 11e et le 53e choix pour les Remparts

Les Remparts de Québec pourront repartir à zéro avec leurs joueurs internationaux puisqu’ils en sélectionneront deux lors du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey qui aura lieu mardi.

La séance se déroulera selon l’ordre inverse du classement général de chaque ligue en respectant une rotation des circuits. C’est donc le Battalion de North Bay (Ligue de l’Ontario) qui aura le premier choix, suivi du Titan d’Acadie-Bathurst (LHJMQ) et des Broncos de Swift Current (Ligue de l’Ouest).

Les Remparts de Québec doivent repêcher au quatorzième rang, mais, étant donné que les Greyhounds de Sault-St-Marie, le Drakkar de Baie-Comeau et les Frontenacs de Kingston ont annoncé qu’ils ne repêcheraient pas en première ronde, ils auront droit à la onzième sélection.

Les Diables rouges devaient aussi avoir la 74e sélection avec leur choix de deuxième ronde, mais, comme plusieurs équipes passeront aussi leur tour, c’est plutôt au 53e rang qu’ils parleront de nouveau.

L’an dernier, les Remparts alignaient l’ailier russe Aleksei Sergeev, maintenant âgé de 20 ans, et l’ailier japonais Yu Sato, dont la performance n’a pas répondu aux attentes. Le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy a déjà annoncé qu’il choisirait deux joueurs internationaux lors du prochain repêchage.

L’Océanic de Rimouski choisira un seul patineur avec le 41e choix de la première ronde, le 33e si on retire de la liste les équipes qui passeront leur tour.

Espoirs

Par ailleurs, ce sont 28 espoirs de la LHJMQ sur 113 hockeyeurs qui seront invités au camp national de développement virtuel des moins de 17 ans du Canada.

Coéquipiers avec les Chevaliers de Lévis, le défenseur d’Adstock Pier-Olivier Roy et le centre de Sainte-Claire de Bellechasse Jonathan Fauchon, respectivement repêchés par les Tigres de Victoriaville et l’Armada de Blainville-Boisbriand, seront du lot de même que le gardien lévisien Charles-Edward Gravel de Sénateurs de Mississauga, également repêché par l’Armada. 

Après avoir boudé les Foreurs, Evan Nause s’amène avec les Remparts

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Après avoir boudé les Foreurs, Evan Nause s’amène avec les Remparts

Patrick Roy a gagné son pari. Après avoir repêché le récalcitrant Evan Nause en première ronde du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) vendredi, il vient de convaincre de se joindre aux Remparts de Québec celui qui avait pourtant refusé de se rapporter aux Foreurs de Val-d’Or après avoir aussi été sélectionné en première ronde l’an dernier.

Le directeur général et entraîneur-chef des Diables rouges a confirmé jeudi qu’il en était venu à une entente avec l’arrière de 17 ans qui fait 6 pieds 1 pouce et pèse 172 livres. Même s’il avait fermé le dossier du talentueux jeune défenseur il y a un mois et qu’il avait décidé de repêcher un autre joueur en première ronde, un appel du clan Nause deux jours avant l’encan annuel a ramené son cas sur la table.

«Nous avions eu beaucoup de discussions avec la famille il y a un mois, mais, deux jours plus tard, ils nous avait rappelés pour nous dire qu’Evan poursuivait dans la même voie. On a tourné la page, on a regardé vers un autre joueur, mais deux jours avant le repêchage, son agent nous a appelés pour nous dire qu’il avait de l’ouverture à jouer avec les Remparts. On a eu une très bonne discussion et il nous a dit que si on le repêchait, il y avait 75% des chances qu’il vienne à Québec», a résumé Roy jeudi en vidéoconférence.

Défenseur idéal

Le dg et entraîneur des Remparts indique que Nause correspond parfaitement au type de défenseur qu’il recherchait. «Un gars qui sera sur la première paire de défenseurs, un bon quart arrière qui bouge bien la rondelle et est bon en avantage numérique. De plus, il cadre bien avec le groupe d’âge de nos joueurs. Je suis convaincu que son expérience dans la United States Hockey League (USHL) va l’aider dans son adaptation. J’ai visionné de ses matchs et il était le point d’appui en haut en avantage numérique en plus de jouer déjà avec une demi-visière», poursuit-il. 

Roy a également indiqué avoir contacté son vis-à-vis des Foreurs, Pascal Daoust, avant de repêcher Nause. «Il a très bien réagi, je voulais être le plus transparent possible.» Les Foreurs avaient libéré Nause après avoir été incapables de s’entendre avec lui, le rendant de nouveau éligible au repêchage 2020 et obtenant en contrepartie le sixième choix de l’encan.

Toujours une option 

De son côté, Nause a déclaré en vidéoconférence qu’il n’avait jamais tourné le dos à la LHJMQ même s’il ne s’était pas rapporté aux Foreurs. «Comme j’ai grandi près de Moncton et des Wildcats, la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a toujours été une option que je considérais. J’ai pris le chemin des écoles préparatoires parce que je voulais me garder toutes les portes ouvertes, mais maintenant je suis très excité à l’idée de me joindre aux Remparts.»

Natif de White Rock, en Colombie-Britannique, celui dont la famille réside maintenant au Nouveau-Brunswick a déjà porté les couleurs de formations des écoles préparatoires de Bishop’s College, Notre-Dame et Newbridge Academy. Il a disputé la dernière saison avec le Stampede de Sioux Falls dans la United States Hockey League (USHL) et a terminé la saison avec trois buts et 14 aides en 44 parties.

«Si j’ai décidé de ne pas joindre les Foreurs l’an passé, c’est que j’avais déjà décidé que je jouerais dans la USHL pour éventuellement aller dans une université américaine. Par contre, le coronavirus a mis fin à ma saison un peu plus tôt que prévu et les frontières ont été fermées, ce qui a été un petit facteur dans ma décision de me rapporter aux Remparts», a-t-il expliqué.

Roy et Laperrière

La raison principale demeure toutefois la possibilité de jouer pour Patrick Roy. «C’était une proposition que je ne pouvais pas refuser. Il a joué et été entraîneur dans la Ligue nationale, il est au Temple de la renommée du hockey. C’est une très grande tête de hockey, tellement que j’en ai la chair de poule à l’idée de jouer pour lui», poursuit-il.

Le fait qu’il ait fait connaissance avec l’entraîneur-associé des Remparts, Martin Laperrière, qui l’a dirigé avec Équipe Canada Rouge au dernier Défi mondial des moins de 17 ans, a également pesé dans la balance. «Je l’ai connu lors du camp en juillet et ensuite lors du Défi à Swift Current. J’aime le style de jeu qu’il préconise, c’est quelqu’un d’intense et j’ai hâte d’apprendre de lui chaque jour.»

Qualités

Nause a pris soin de ne pas fixer la barre trop haute à sa première saison dans la LHJMQ. «Je ne promettrai rien en termes de points et de statistiques, mais par contre je peux vous dire que je serai présent et que je donnerai mon maximum à chaque match. Mes principales qualités sont mon instinct offensif, mon jeu dans les deux sens de la patinoire et ma capacité d’agir comme un quart arrière durant les jeux de puissance.»

L’athlète de 17 ans a aussi avoué que le fait que Québec présente sa candidature pour tenir le tournoi de la Coupe Memorial en 2022 avait aussi rendu les Remparts plus attrayants à ses yeux. «Ça aussi, ça a joué un rôle dans ma décision. J’aimerais vraiment aider les Remparts à ramener un autre championnat à Québec.», conclut-il.

À LIRE AUSSI : Les Remparts optent pour le défenseur de 17 ans Evan Nause

Notes: Evan Nause a appris le français durant ses deux saisons à l’école préparatoire de Bishop’s College, à Sherbrooke. Il avoue cependant aujourd’hui qu’il a tout de même des difficultés à s’exprimer dans la langue de Molière même s’il la comprend très bien... Patrick Roy a déclaré qu’il était très avancé dans ses préparatifs en vue du repêchage des joueurs internationaux. «Nous avons eu de bonnes discussions avec des agents et on pense pouvoir aller chercher deux très bons joueurs», a-t-il déclaré jeudi... Nause fait partie des quatre joueurs des Remparts de Québec qui avaient été choisis pour participer au camp de sélection estival de l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans avec le gardien William Rousseau et les attaquants James Malatesta et Nathan Gaucher. Les attaquants Zachary Bolduc de l’Océanic de Rimouski et le Beauceron Joshua Roy des Sea Dogs de St John avaient aussi été invités...

Repêchage américain: les Remparts sélectionnent deux défenseurs du Connecticut

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Repêchage américain: les Remparts sélectionnent deux défenseurs du Connecticut

Après avoir effectué sa séance de sélection, vendredi et samedi, la Ligue de hockey junior majeur du Québec tenait son repêchage américain, lundi matin, où chaque équipe devait choisir deux joueurs issus des six états faisant partie du bassin de recrutement réservé à la LHJMQ.

Les Remparts de Québec, qui parlaient aux cinquième et 23e rangs, ont opté pour deux défenseurs droitiers de 16 ans originaires du Connecticut, soit Lukas Klemm (North Jersey Avalanche) et Lucas DiChiara (Shattuck St. Mary’s). Le premier n’est pas le fils de l’ancien défenseur Jon Klemm, qui fut aussi le coéquipier de Patrick Roy avec l’Avalanche du Colorado.

«Ça tombait bien, car nous avions des besoins du côté droit de la défensive, mais il s’agit aussi de bons joueurs. Il n’y avait aucune entente préalable avec ces joueurs, il s’agit de dossiers que nous allons travailler dans les prochaines semaines», expliquait Christian Vermette, adjoint au directeur général et dépisteur-chef des Remparts.

Patrick Roy a déjà contacté le père de Klemm tandis que le dépisteur des Remparts aux États-Unis en a fait autant avec la famille de DiChianti. Le dernier joueur américain à avoir joué à Québec a été Braeden Virtue, en 2017-2018 et 2018-2019, avant qu’il soit échangé aux Olympiques de Gatineau.

Les Remparts possèdent les droits sur quelques autres joueurs des États-Unis, soit les attaquants Matthew Beniers, Alexander Teleguine et le gardien Drew Commeso. Le gardien est étiqueté comme le prochain numéro 1 à Boston University, tandis que Beniers jouera à Harvard, en plus d’être considéré un espoir de deuxième ou troisième ronde au repêchage de la LNH. Les Remparts ont essayé de convaincre Teleguine de jouer avec eux lors des deux dernières saisons, mais sans succès.

«Nous avons retiré quelques joueurs américains de notre liste, mais on a gardé ceux-là. On ne sait jamais, alors vaut mieux les avoir sur notre liste», ajoutait Vermette, en qualifiant Klemm de défenseur effacé mais efficace et DiChianti d’arrière avec une certaine vision offensive.

Rimouski

De son côté, l’Océanic de Rimouski a jeté son dévolu avec le 14e choix sur le défenseur de 5 pieds 10 pouces Kazimier Sobieski, qui évoluait à Shattuck St. Mary’s. Au 32e rang, Rimouski a pris le grand ailier gauche de 6 pieds 2 pouces Shane Lachance, de Tabor Academy. Les deux espoirs sont natifs du Massachusetts.

Déjà, l’Océanic pouvait confirmer la présence de Sobieski, lui aussi originaire du Massachusetts, au prochain camp d’entraînement de l’équipe.

«Notre dépisteur américain l’aime beaucoup et on peut confirmer sa présence au camp. On parle ici d’un défenseur droit avec de bons pieds. C’est aussi un gars qu’on considère comme étant un compétiteur sur la patinoire», laissait savoir le directeur général Serge Beausoleil.

Baie-Comeau

Pour sa part, le Drakkar de Baie-Comeau a utilisé le quatrième choix du repêchage pour mettre la main sur le défenseur de six pieds Shawn McEwen, de South Kent Academy, au Massachusetts. Et avec la 22sélection, le club de la Côte-Nord a opté pour Brian Grant, un autre arrière de 5 pieds 11 pouces du même état qui jouait à Deerfield Academy.

Le tout premier choix du repêchage américain fut le gardien Charlie Zolin (Connecticut) par le Titan d’Acadie-Bathurst.

Les territoires associés à la LHJMQ sont ceux incluant le Connecticut, le Maine, le Massachusetts, le New Hampshire, le Rhode Island ainsi que le Vermont. Plusieurs hommes de hockey du circuit ne cachent pas la difficulté qu’ils ont à convaincre les joueurs de ces régions de renoncer à leur rêve d’évoluer pour les grands programmes installés dans ces états.

Les Remparts sélectionnent Gaudet et Gweon

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Les Remparts sélectionnent Gaudet et Gweon

Les Remparts ont fait de l’ailier Kassim Gaudet des Estacades de Trois-Rivières et du centre Andrew Gweon du des Caps Office Interior de Fredericton leurs choix de quatrième ronde en les sélectionnant samedi respectivement avec les 63e et 73e choix au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Les Remparts ne repêchaient ni en deuxième ni en troisième ronde. Gaudet, qui est originaire de Victoriaville, a marqué 7 buts et ajouté 12 aides en 42 matchs la saison dernière, sa première dans la Ligue de hockey Midget AAA de Québec. Le hockeyeur de 16 ans qui fait 5 pieds 9 pouces et pèse 141 livres était classé en cinquième ronde par la centrale de recrutement. Quant à Gweon, il a inscrit 16 buts et 22 aides en 37 parties la saison dernière.

Le DG et entraîneur des Remparts Patrick Roy avait de bons mots pour Gaudet, dont il a apprécié la progression et l’amélioration cette année. Le jeune hockeyeur approuvait le verdict de son futur pilote.

«Je ne suis pas le même joueur que j’étais au début de la saison. J’ai pris de la maturité car je n’étais pas totalement adapté au début de l’année. J’ai toujours travaillé fort et ça a rapporté», poursuit celui qui s’amènera au camp avec la ferme intention de demeurer à Québec. «Pour moi, c’est faire l’équipe et rien d’autre», lance-t-il.

Le jeune homme suivait le repêchage à l’extérieur sur une télé avec sa famille et ses amis. «Je suis très content, ça a été un très beau moment quand j’ai été repêché», ajoute-t-il.

Le risque Richard

Tout juste avant de choisir Gaudet, les Remparts avaient vu les Sea Dogs de St John opter pour le défenseur de Québec Guillaume Richard, libéré par les Tigres de Victoriaville car il avait refusé de se rapporter à l’équipe après avoir été repêché en première ronde l’an dernier.

Roy avait dit s’intéresser au récalcitrant vendredi soir. Cependant, il a assuré samedi qu’il n’avait pas l’intention de le choisir en quatrième ronde. «On avait déjà pris un risque (en première ronde) avec Evan Nause, alors nous voulions prendre un joueur de première année d’admissibilité au repêchage», a-t-il expliqué, avouant bien candidement qu’il ne savait pas, au moment de choisir Nause, qu’aucune compensation ne serait donnée à son équipe s’il n’arrivait pas à le mettre sous contrat.

«On a appris ce matin (samedi) qu'il n'y avait pas de compensation pour les joueurs de 17 ans, mais ça ne change rien car on est plus que confiants d’en arriver à une entente avec Nause. Sa famille est très contente et nous comme confiants de pouvoir faire une annonce au cours de la prochaine semaine», a indiqué Roy.

L'agent de Nause et Richard, Dominic De Blois, a d'ailleurs déclaré au Soleil samedi (voir autre texte) que Nause était à l'écoute des propositions des Remparts mais que Richard n'avait pour l'instant pas l'intention de changer d'idée et qu'il visait toujours le hockey universitaire américain.

Un autre joueur qui avait clairement manifesté sa préférence pour les universités américaines, le Montréalais Michael La Starza de l'école préparatoire Shattuck St. Mary's, a abouti dans l'escarcelle des Voltigeurs de Drummondville. Ceux-ci ont sélectionné le talentueux ailier en septième ronde alors qu'il était le dixième espoir de cet encan.

L’arrière Isaac Ménard des Estacades de Trois-Rivières a pour sa part chuté d’une ronde. Classé en deuxième ronde, il a été choisi en troisième par les Cataractes de Shawinigan, qui ont transigé avec les Tigres de Victoriaville pour pouvoir le sélectionner même s’il avait avisé toutes les équipes qu’il avait l’intention de poursuivre son cheminement aux Etats-Unis.

Attaquants

Roy a aussi expliqué que c’est parce que l’encan était plutôt mince en matière d’attaquants qu’il avait décidé de lancer la quatrième ronde avec Kassim Gaudet et Gweon. «Ce sont deux joueurs que nous aimions beaucoup.»

En cinquième ronde, les Diables rouges ont choisi les défenseurs Zachary Gaudet et Samuel Lachance des Vikings de Saint-Eustache avec deux choix consécutifs, après avoir donné un choix de quatrième ronde en 2022 aux Foreurs de Val-d’Or pour pouvoir mettre la main sur Lachance.

«Je sais que nous avons beaucoup de défenseurs gauchers, mais c’est le résultat de notre stratégie de choisir toujours le meilleur joueur sur notre liste», a expliqué Patrick Roy.

«Les joueurs que nous avons choisi aujourd’hui ne feront pas tous l’équipe l’an prochain, mais ce n’est pas impossible qu’il y en ait deux sur quatre. Il y aura beaucoup de compétition chez les défenseurs, alors ce n’est pas impossible qu’on opte pour des joueurs de 16 ans. La porte est ouverte pour «challenger» les gars qui sont là», a-t-il ajouté.

En sixième ronde, Roy a refilé son choix au Titan d’Acadie-Bathurst en échange du choix de cinquième ronde de ces derniers en 2021. En septième et en huitième, il a sélectionné l’arrière Josh O’Connor des McDonald’s d’Halifax et l’ailier Noah Gibbs, un coéquipier de Gweon à Fredericton, tous deux classés en quatrième ronde par la centrale de recrutement du circuit.

En neuvième ronde, les Remparts ont jeté leur dévolu sur le gardien Benoît Forget, qui évolue au niveau Midget Espoir en Outaouais. Ils ont ensuite sélectionné l’ailier Pierrick Brousseau du Phénix du Collège Esther-Blondin en dixième ronde et le gardien de but de 17 ans Julien Létourneau, qui a disputé quatre matchs avec les Forestiers d’Amos l’an dernier, en onzième ronde. Létourneau a passé l’essentiel de la dernière saison avec le Filon de l’Or-et-des-Bois dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire et évoluera l’an prochain avec le Boomerang du Cégep André-Laurendeau.

Roy a complété son repêchage en choisissant le centre Gabriel Pelchat des Gaulois de Saint-Hyacinthe et son neveu Cédric O’Connell, fils de sa soeur Alexandra Roy, en treizième et quatorzième rondes. O’Connell, un défenseur de 15 ans, porte les couleurs de l’Express du Collège Saint-Sacrement, une formation de première division au hockey scolaire masculin juvénile.

Côté glisse en deuxième

La deuxième ronde avait été lancée samedi matin par la sélection de l’attaquant Justin Côté des Grenadiers de Châteauguay par les Voltigeurs de Drummondville. Côté, qui dit-on fait 5 pieds 6 pouces et 146 livres, était classé sixième espoir de la première ronde mais a glissé en deuxième en raison de son petit gabarit. Les Moosheads d’Halifax ont suivi avec le défenseur Jake Furlong.

Au total, huit Québécois ont été sélectionnés en deuxième ronde, dont le gardien lévisien Charles-Edward Gravel qui évolue avec les Senators de Mississauga dans la Greater Toronto Hockey League. La Nouvelle-Écosse, avec cinq sélections, suit alors que deux Néo-Brunswickois et deux hockeyeurs de l’Île-du-Prince-Édouard ont aussi été repêchés ainsi qu’un Terre-Neuvien, le gardien Riley Mercer, frère de l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi Dawson Mercer. avec Carl Tardif

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Les choix des Remparts


1ère ronde

Evan Nause, Défenseur (Stampede de Sioux Falls)

4e ronde

Kassim Gaudet, Ailier (Estacades de Trois-Rivières)
Andrew Gweon, Centre (Office Interiors Caps de Fredericton)

5e ronde

Zachary Gaudet, Défenseur (Vikings de Saint-Eustache)
Samuel Lachance, Défenseur (Vikings de Saint-Eustache)

7e ronde

Josh O’Connor, Défenseur (McDonald’s d’Halifax)

8e ronde

Noah Gibbs, Ailier (Office Interiors Caps de Fredericton)

9e ronde

Benoît Forget, Gardien (Intrépide Espoir de Gatineau)

10e ronde

Pierrick Brousseau, Ailier (Phénix du Collège Esther-Blondin)

11e ronde

Julien Létourneau, Gardien (Filon de l’Or-et-des-Bois)

13e ronde

Gabriel Pelchat, Centre (Gaulois de Saint-Hyacinthe)

14e ronde

Cédric O’Connell, Défenseur (Express du Collège Saint-Sacrement)

Repêchage: les Remparts optent pour le défenseur de 17 ans Evan Nause

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Repêchage: les Remparts optent pour le défenseur de 17 ans Evan Nause

Pendant que les Olympiques de Gatineau faisaient du défenseur Tristan Luneau le tout premier choix au repêchage de la LHJMQ, les Remparts de Québec ont pris une chance avec le cinquième choix au total en réclamant le défenseur de 17 ans Evan Nause, qui avait refusé de se rapporter à Val-d'Or, l'an passé, après avoir été le sixième choix au total.

Reste à voir, maintenant, si le joueur natif du Nouveau-Brunswick prendra une décision différente de celle de l’an dernier. Aucun appel-conférence n’a eu lieu, vendredi soir, avec celui qui s’alignait avec la formation de Sioux Falls, dans la USHL, mais l’organisation se disait optimiste quant à se venue.

«Il s’agit d’un risque calculé. Avant de faire la sélection, on a eu de bonnes discussions avec son agent Dominic DeBlois et j’ai même eu la chance de m’entretenir avec Evan. Je pense qu’il y a au moins 75 % de chances qu’il vienne jouer pour nous. S’il n’y en avait pas eu 75 %, c’est sûr que je ne l’aurai pas pris», confiait le directeur général et entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy au terme de la conclusion de la première ronde.

À leur droit de parole, les Remparts n’ont même pas pris le temps de se consulter, leur choix étant arrêté sur le grand défenseur de 6 pieds 1 pouces et 180 livres qui se retrouvera dans le top-4 de la brigade défensive dès la prochaine saison s’il vient à Québec. Il se joindrait à un groupe de jeunes joueurs de 17 et 18 ans qui formeront le noyau de l’équipe pour les prochaines années, notamment en prévision de la saison 2021-2022. Les Remparts aimeraient présenter le tournoi de la Coupe Memorial à Québec, cette année-là. Nause aurait alors 19 ans. À 16 ans, avec le Stampede de Sioux Falls, Nause a obtenu 17 points en 44 matchs et affiché un différentiel de +16.

«On voulait améliorer la situation de notre brigade défensive, c’est mission accomplie. On ne peut pas être en reconstruction éternellement, et lorsqu’on ramasse un gars comme lui, ça rend le processus plus rapide. Nos partisans méritent d’avoir une équipe plus compétitive et ils auront beaucoup de plaisir à nous suivre dans les trois prochaines années», ajoutait Roy, qui le voit comme le prochain pivot du jeu de puissance.

Les Remparts eu la main heureuse, l’an passé, avec la sélection de James Malatesta en septième ronde. L’attaquant avait finalement décidé de jouer à Québec après avoir fortement songé à l’idée de prendre la direction des États-Unis. Mais le pari était moins risqué que celui de Nause.

«La situation était différente de l’an passé, dans le sens qu’on pouvait se permettre de prendre un risque parce qu’on aurait un choix [le 6e] compensatoire, l’an prochain. Tout le monde était du même avis que ça valait la peine d’en prendre un avec lui. Il a vécu une belle expérience avec [l’entraîneur-associé] Martin Laperrière dans l’équipe canadienne des moins de 17 ans, l’an passé, c’était un bon contact. Plus on expliquait notre type de philosophie et de culture, plus ç’a ouvert des portes. Maintenant, il a une décision à prendre, on espère qu’il viendra», ajoutait Roy, dont le club ne parle qu’à partir de la quatrième ronde, samedi matin.

Les Remparts pourraient-ils causer une surprise en réclamant le défenseur Guillaume Richard, qui a renoncé à se joindre aux Tigres de Victoriaville, l’an dernier? «C’est une possibilité, on va le regarder», répondait Roy, qualifiant de «belle journée» celle de vendredi à la suite de la sélection de Nause.

Émerik Despatie estime ne pas avoir eu sa chance à Québec

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Émerik Despatie estime ne pas avoir eu sa chance à Québec

Le jeune gardien de but Émerik Despatie avoue qu’il a été surpris quand il a appris jeudi matin qu’il était échangé des Remparts de Québec aux Olympiques de Gatineau. Cependant, il a décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur avec cette transaction qui le rapproche de chez lui et de sa famille.

«Ça a été un choc quand j’ai su la nouvelle. Je savais que les Remparts avaient acquis le gardien Thomas Sigouin, mais je m’attendais à une lutte entre nous deux au camp d’entraînement», a déclaré Despatie au Soleil. Le gardien de 16 ans a été devant la cage des Remparts durant 22 matchs la saison dernière, maintenant une décevante moyenne de buts alloués de 4.37 et un pourcentage d’efficacité de .850 après avoir été sélectionné en deuxième ronde du repêchage de 2019.

C’est d’ailleurs contre un choix de deuxième ronde au repêchage de 2021 que le directeur général Patrick Roy l’a échangé aux Olympiques. «Je pense que je n’ai pas vraiment eu ma chance à Québec. Je n’ai pas joué beaucoup de matchs, mais je me suis quand même développé cette saison», explique-t-il.

Chassé par Rousseau

Adjoint d’Anthony Pagliarulo au début de la saison, Despatie était demeuré le numéro deux après l’échange envoyant Pagliarulo à Chicoutimi puisque les Remparts avaient du même coup transigé avec les Tigres de Victoriaville pour obtenir les services de Tristan Côté-Cazenave. Jeudi, c’est l’annonce de la venue à Québec du gardien des Estacades de Trois-Rivières William Rousseau qui a été le prélude à la transaction de Despatie vers Gatineau.

«Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, car je connais beaucoup de monde à Gatineau. J’ai parlé à l’entraîneur Louis Robitaille et il m’a souhaité la bienvenue. Il m’a dit qu’il pensait que je formerais un bon duo (avec le vétéran Rémi Poirier)», poursuit-il.

Despatie aboutira dans une équipe en reconstruction, une situation qu’il connaît bien après avoir passé une saison avec les Remparts. «C’est un peu ce qu’on a vécu cette année à Québec, alors ce n’est pas quelque chose qui me dérange.»

En plus de sa famille, qui réside toujours dans la région de Gatineau, le natif de Cantley retrouvera quelques copains dans sa nouvelle équipe. «J’allais à l’école avec William Dagenais et j’ai joué avec Milo Roelens avec Team Québec. C’est un retour à la maison pour moi. J’espère simplement que je jouerai plus de matchs que la saison passée. Ma première année junior a été une année de développement pour moi et maintenant, j’ai le goût de jouer un peu plus», termine le jeune cerbère.

William Rousseau sera un Remparts

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William Rousseau sera un Remparts

Trois-Rivières — William Rousseau évoluera finalement dans la LHJMQ la saison prochaine.

Le gardien de 17 ans, qui devait se rapporter à Lincoln dans la USHL cet automne en vue de faire le saut à Omaha dans la NCAA dans deux ans, a fait volte-face cette semaine.

Pas question de liquider la banque de choix au repêchage des Remparts

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Pas question de liquider la banque de choix au repêchage des Remparts

Même si les Remparts visent encore de présenter la finale de la Coupe Memorial à Québec en 2022, le directeur général et entraîneur Patrick Roy jure qu’il n’a pas l’intention de liquider sa banque de choix au repêchage en prévision de cet événement.

«Rendu là, on essaiera d’avoir le moins de morceaux possible à aller chercher, mais on ne videra pas notre banque de choix pour la Coupe Memorial», a déclaré Roy en vidéoconférence.

«Oui, on veut toujours présenter la Coupe Memorial en 2022, mais dans ma tête ça coïncide aussi avec le plan qu’on s’était fixé d’avoir une équipe très compétitive. On est chanceux d’avoir pu mettre la main sur des jeunes joueurs comme Théo Rochette, Cole Cormier, Nicolas Savoie.»

Les Remparts disposent d’un choix de première ronde à l’encan de vendredi et samedi et de deux autres au repêchage de 2021. 

Mercredi, pour obtenir les services du gardien Thomas Sigouin, les Remparts ont dû céder leur choix de troisième ronde au repêchage de 2022. Roy s’est cependant vite retourné et a obtenu un choix de deuxième ronde la même année en cédant aux Tigres son choix de troisième ronde (45e) au prochain repêchage et son choix de quatrième ronde au repêchage de 2021.

Pas question donc d’échanger le choix de première ronde, cinquième de l’encan de cette année.c «C’est difficile d’échanger un premier choix, car on veut connaître deux ou trois bonnes saisons. Si on le sacrifiait, il faudrait obtenir un joueur qui peut nous donner deux ou trois bonnes saisons», indique Roy.

«Vendredi, nous allons sélectionner le meilleur joueur disponible, que ce soit un gardien, un attaquant ou un défenseur. Comme nous repêchons au cinquième rang, nous avons une idée des joueurs qui nous intéressent, mais contrairement aux équipes qui repêchent premier ou deuxième, on ne peut pas dire qu’on a arrêté notre choix pour l’instant», poursuit-il.

«Ça ne m’est pas arrivé trop souvent d’être dans cette position-là, mais on a de la profondeur partout. Nous avons un noyau de 16 à 17 joueurs qui revient pour les deux prochaines années. On a deux gardiens, sept défenseurs, Olivier Archambault qui s’en vient et probablement aussi un défenseur européen. On a le luxe d’y aller pour le joueur qui nous plaît le plus.»

Des «récalcitrants»

Après avoir réussi à mettre sous contrat James Malatesta, qui avait pourtant dit qu’il ne jouerait pas dans la LHJMQ, Patrick Roy avoue qu’il sera peut-être tenté de repêcher à nouveau des «récalcitrants», mais toujours dans les rondes plus éloignées.

«On n’en repêchera pas au début du repêchage. Si on repêche un joueur au début du repêchage, c’est qu’on sait qu’il va venir à 100 %», insiste Roy, qui ne croit pas que son équipe sera désavantagée en raison de la pandémie qui a chamboulé les opérations de tous les sports,

«Même si on n’a pas eu de séries, mon groupe de dépisteurs a vu beaucoup de matchs et j’ai pris beaucoup de notes sur les espoirs du prochain repêchage. Quant à la formule du repêchage, je pense surtout que c’est dommage pour ceux qui sont repêchés en première ronde et qui n’auront pas la chance de monter sur l’estrade. Pour le reste, on s’est bien adaptés. Ce n’est pas plus compliqué de faire nos rencontres par vidéoconférence», conclut Roy, qui a aussi renouvelé les contrats de tous les membres du personnel hockey de l’équipe mercredi.

L’entraîneur associé Martin Laperrière commencera donc une quatorzième saison derrière le banc alors que l’adjoint Benoît Desrosiers et l’entraîneur des gardiens Pascal Lizotte seront aussi de retour. 

L’adjoint au directeur gérant et recruteur-chef Christian Vermette, le coordonnateur vidéo David Rodrigue, le thérapeute sportif Steve Bélanger, le gérant de l’équipement Stéphane Savard et son adjoint Jacques Bélanger ont également vu leurs contrats être renouvelés.

«On est vraiment heureux de notre staff. Depuis qu’on sait qu’on va probablement repartir le 1er octobre, on voulait sécuriser notre monde. Quand tout reviendra à la normale, quand il y aura un vaccin ou un médicament, on a hâte de pouvoir offrir une équipe excitante pour nos partisans.»

Thomas Sigouin veut enfin être le numéro un

Remparts

Thomas Sigouin veut enfin être le numéro un

Acquis mercredi par les Remparts de Québec en échange d’un choix de troisième ronde au repêchage de 2022, Thomas Sigouin quitte le Phoenix de Sherbrooke avec la ferme intention de devenir enfin un gardien numéro un à sa dernière saison junior.

«Je savais que j’allais être échangé, car Samuel (Hlavaj) revient l’an prochain et que je me doutais que le Phoenix ne me garderait pas comme joueur de 20 ans. Les Remparts, c’est une belle opportunité qui s’offre à moi. J’ai encore ma place à gagner. Je ne pense pas que je l’aurai automatiquement, mais je pense que si j’ai un bon camp, je peux être le numéro un», a-t-il déclaré en entrevue avec Le Soleil.

Blessé à un genou après seulement quatre matchs à sa première année junior il y a deux ans, Sigouin avait passé le reste de la saison sur la liste des blessés. Il est revenu l’an dernier comme adjoint à Hlavaj et a maintenu une moyenne de buts alloués de 2.88 et un pourcentage d’efficacité de .901 en 26 parties.

Opération et réadaptation

«Ma blessure avait nécessité une grosse opération et six mois de réadaptation. Ce sont mes moments les plus difficiles au hockey. C’est dur d’être avec une équipe sept jours sur sept et de ne pas pouvoir aider. Au moins, j’ai vu beaucoup de matchs et j’ai appris malgré tout», explique-t-il.

Il assure maintenant que son genou n’est plus un problème et qu’il ne ressent plus aucune douleur. «L’an dernier, on avait une très bonne équipe à Sherbrooke et j’ai appris à gagner. Il y avait une belle chimie et j’ai vécu de bons moments. Mon but est maintenant de faire gagner les Remparts pour ensuite pouvoir viser plus haut», poursuit celui qui n’a jamais été invité à un camp professionnel.

À Québec, il remplacera Tristan Côté-Cazenave, qui a terminé son stage junior et s’alignera avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il luttera pour le poste de numéro un avec Émerik Despatie, qui aura 17 ans bientôt et a joué 22 matchs avec les Remparts l’an dernier.

Motivé par Roy

«Je n’ai jamais été numéro un dans le junior, mais je l’ai été à d’autres niveaux, notamment au collégial avec les Filons du Cégep de Thetford où j’ai vécu les séries. C’est une expérience qui pourrait m’aider à Québec», poursuit celui qui est aussi très excité à l’idée d’être dirigé par Patrick Roy.

«Je pense que pour tous les gardiens de but, c’est quelque chose de spécial d’avoir Patrick Roy comme «coach». C’est une idole de jeunesse et je pense que ça m’apportera une bonne motivation.»

En vidéoconférence mercredi, Roy avait aussi de bons mots pour son nouveau protégé. «Je l’avais ciblé sur ma liste de potentiels joueurs de 20 ans et le prix me plaisait. Ce que j’aime de lui, c’est que c’est un compétiteur. Il a eu une très mauvaise blessure il y a deux ans, mais il a été vraiment bon contre nous l’an dernier», a-t-il déclaré.

«Nous voulions aussi ôter un peu de pression à Émerik, lui permettre de travailler sans trop de pression et lui permettre de progresser», a ajouté le Diable rouge en chef.

La LHJMQ veut commencer la saison le 1er octobre avec des spectateurs

Hockey

La LHJMQ veut commencer la saison le 1er octobre avec des spectateurs

MONTRÉAL — La Ligue de hockey junior majeur du Québec vise commencer sa prochaine saison le 1er octobre avec «un certain pourcentage de spectateurs» dans les gradins.

Le commissaire Gilles Courteau a fait cette annonce, mardi, lors d’une vidéoconférence. La Ligue de l’Ontario et la Ligue de l’Ouest auront le même objectif de relancer leurs activités à cette même date.

Courteau a mentionné que des comités réunissant 41 personnes travaillent présentement sur le plan de relance du circuit. Des discussions ont aussi lieu avec les paliers gouvernementaux et les responsables de la santé publique, qui auront le dernier mot pour l’approbation ou non de la reprise des activités.

«Nous avons aussi entrepris des démarches avec les quatre instances gouvernementales où nous opérons — au Québec, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick — et nous les avons informées de notre intention de débuter la saison le 1er octobre, avec la garantie absolue que nous allons respecter les directives de la santé publique, a affirmé Courteau. Nous sommes à finaliser un programme exhaustif de retour au jeu, qui sera accompagné d’un programme de contingence.»

La plus grande surprise dans cette annonce concerne l’espoir de la LHJMQ de pouvoir jouer devant des spectateurs dès le début de sa saison.

«Nous allons suivre l’évolution des directives de santé publique en matière de déconfinement et à quoi ressembleront les règles concernant les regroupements publics, a dit Courteau. Nous nous ajusterons en conséquence. L’objectif n’est pas de débuter la saison sans spectateurs.

«En ce moment, avec l’évolution du déconfinement, nous sommes confiants de pouvoir accueillir un certain pourcentage de spectateurs dans nos amphithéâtres.»

Puisque le début de la saison serait retardé d’environ deux semaines par rapport au calendrier original, la saison prendrait fin environ deux semaines plus tard. La marche vers le tournoi de la Coupe Memorial pourrait être également modifiée.

Les Remparts veulent la Coupe Memorial à Québec en 2022

Remparts

Les Remparts veulent la Coupe Memorial à Québec en 2022

Après n’avoir pu améliorer leur sort au terme de la loterie de la LHJMQ en prévision du prochain repêchage, mercredi, les Remparts de Québec ont laissé savoir qu’ils réfléchissaient sérieusement à la possibilité de déposer leur candidature pour recevoir le tournoi à la ronde de la Coupe Memorial au Centre Vidéotron, en 2022.

Voilà l’information dévoilée par l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts, Patrick Roy, quelques minutes après la conclusion du tirage au sort ayant confirmé qu’ils conservaient le cinquième droit de parole, comme leur 14e rang au classement final de la saison 2019-2020 leur conférait déjà.

«On est déçu, c’est sûr, on souhaitait pouvoir descendre d’un rang ou deux au repêchage, mais en même temps, c’est ça la loterie, le hasard n’a pas joué en notre faveur. On est aussi conscient que dans le top 5, on va repêcher un joueur qui aura un impact pour notre équipe», confiait Roy, quelques minutes après avoir vu les Olympiques de Gatineau obtenir les 1er, 2e et 4choix. Les Sea Dogs de Saint-Jean parleront pour leur part au troisième rang.

Roy pourrait aussi utiliser ce joueur pour aller chercher de l’aide à moyen terme puisque les Remparts songent à recevoir le tournoi de la Coupe Memorial à Québec dans deux ans, ce qui coïnciderait avec la présence de nombreux joueurs à maturité dans le vestiaire de l’équipe.

«Il y a des discussions à l’interne à ce sujet, mais il y a un monde entre faire la demande et l’obtenir. Je travaille en fonction de nous assurer pour que, si jamais j’échangeais un choix, ce soit en retour d’un joueur qui serait avec nous dans deux ans et non pas juste la saison prochaine», notait-il à propos de la démarche en cours.

Les Remparts ont été les hôtes du grand rendez-vous annuel de la Ligue canadienne de hockey à deux reprises, soit en 2003 et 2015. Ils avaient remporté le prestigieux trophée en 2006, à Moncton.

Repêchage

Depuis leur renaissance, les Remparts n’ont repêché que deux fois parmi les cinq premiers. Ils avaient sélectionné le gardien Maxime Ouellet (5e) en 1997 et le défenseur Jean-Michel Bolduc (4e) en 2001. Depuis, ils n’ont jamais sélectionné à un rang aussi élevé.

«Avec la profondeur qu’on a ajoutée l’an passé et les transactions pour obtenir des joueurs de 17 ans, on va y aller avec le meilleur joueur disponible au moment où on va repêcher, que ce soit un attaquant, un défenseur ou un gardien de but», précisait-il.

Roy ne perçoit pas le prochain espoir repêché au cinquième rang comme étant un éventuel sauveur. Les observateurs laissent entendre que le défenseur Tristan Luneau (Estacades de Trois-Rivières) est le plus bel espoir de la cuvée 2020.

«Le joueur qu’on choisira aura un impact, mais pas comme les gens peuvent le penser. Il sera bien appuyé, et à la fin de l’exercice, il ne sera pas seul au monde. On est convaincu qu’en mettant la main sur le cinquième meilleur joueur, celui-ci cadrera bien dans le noyau qu’on a déjà en place», ajoutait celui qui mise déjà sur plusieurs joueurs de 17 et 18 ans, comme James Malatesta, Nathan Gaucher, Jacob Melanson, Hugo Audette, Théo Rochette, Cole Cormier, Xavier Filion, Nicolas Savoie, Charle Truchon et plusieurs autres.

Et au cours des prochaines semaines, les Remparts devraient aussi aligner deux nouveaux joueurs européens. Si l’attaquant russe Aleksei Sergeev a terminé son stage junior, Roy devra bientôt décider du sort du Japonais Yu Sato, dont la première saison fut plutôt difficile.

«Je me garde encore un peu de temps, mais les chances de voir deux nouveaux joueurs européens avec nous, l’an prochain, sont bonnes. Ce n’est pas parce que je n’aime pas Yu, mais quand je regarde notre noyau, je ne vois pas l’impact qu’il pourrait avoir et il serait difficile pour moi de le rendre heureux», précisait l’homme de hockey à propos de celui n’ayant obtenu que 10 points en 39 matchs.

Les Remparts détiennent notamment le 14e choix du repêchage international de la LCH et un autre tardif en deuxième ronde. «J’ai beaucoup de discussions, des agents m’appellent, ce n’est pas juste moi qui cours après eux, ils manifestent l’intérêt de leurs joueurs à venir chez nous», ajoutait-il à propos de ce repêchage qui devrait suivre celui de la LNH.

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Gagnon, Diable rouge de l’année

Remparts

Gagnon, Diable rouge de l’année

En plus d’avoir été le meilleur pointeur des Remparts de Québec cette année, le capitaine Anthony Gagnon a reçu vendredi le titre de joueur de l’année dans son équipe en étant sélectionné à onze reprises parmi les étoiles du match.

«C’est la première fois que je reçois un tel honneur dans un calibre comme ça. Ça vient un peu mettre un baume sur la drôle de fin de saison qu’on a eu», a déclaré au Soleil celui qui a terminé l’année avec 25 buts et 29 aides.

Arrivé à Québec au début de la saison après quatre campagnes partagées entre les Olympiques de Gatineau et l’Océanic de Rimouski, l’attaquant de Saint-Jean-sur-Richelieu savait qu’il aurait un rôle important à remplir avec les Diables rouges.

«Je savais que j’aurais un gros rôle et avec les échanges faits durant les Fêtes, je savais que mon rôle de leader serait plus important, tant sur la glace qu’à l’extérieur de la glace», indique celui qui a pris le C du capitaine après le départ de Félix Bibeau pour Chicoutimi.

«L’énergie est différente dans une équipe plus jeune. J’arrivais de Rimouski où on était tous des joueurs de 18 , 19 et 20 ans. Mais cette expérience m’a fait découvrir plusieurs choses en moi.»

Homme de fer

Comme la relationniste de l’équipe, Nicole Bouchard, l’a fait remarquer dans un communiqué de presse publié vendredi, Gagnon est aussi le seul joueur actif et le 44e de l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à avoir participé à 200 parties consécutives en saison régulière, n’ayant raté aucun match en un peu plus de trois saisons.

«Je savais que j’avais une bonne séquence, mais je ne savais pas que j’étais le seul parmi les joueurs actifs. La dernière fois que j’ai raté un match, c’était à 17 ans à cause d’une blessure. Je ne suis pas du genre à rater des matchs pour d’autres raisons qu’une blessure et je n’ai pas été blessé souvent.»

L’an prochain

Même s’il est, comme la plupart des joueurs du circuit, un peu déçu de la fin de saison abrupte, Gagnon a déjà commencé à penser à l’avenir, lui qui vient de terminer son stage junior.

«J’ai eu une offre des Stingers de l’Université Concordia pour aller étudier là-bas et m’aligner dans leur équipe de hockey. Le hockey universitaire canadien est un calibre de plus en plus intéressant qui nous permet en plus de poursuivre nos études», termine Gagnon.

Il affrontera donc son coéquipier des Remparts Tristan Côté-Cazenave, qui gardera l’an prochain les buts des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

LNH

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

L’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski est toujours l’espoir numéro un en Amérique en vue du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH). Un autre joueur de l’Océanic, trois joueurs des Remparts de Québec et deux porte-couleurs du Drakkar de Baie-Comeau font également partie de la liste finale dressée par le Bureau central de dépistage de la LNH dévoilée mercredi.

Lafrenière domine encore la liste, devançant le centre Quinton Byfield des Wolves de Subdury, le défenseur Jamie Drysdale des Otters d’Erie et Jake Sanderson, un défenseur originaire du Montana qui fait partie de l’équipe américaine des moins de 18 ans.

Rochette, Cormier et Savoie

Cent douzième sur la liste, le Tchèque Adam Raska est l’autre porte-couleurs de l’Océanic alors que chez les Remparts, le centre Théo Rochette est le mieux classé même s’il a chuté du 64e au 89e rang depuis la liste précédente.

Ses coéquipiers, l’attaquant Cole Cormier, passé du 115e au 134e rang, et le défenseur Nicolas Savoie, passé du 190e au 198e rang, complètent la délégation des Diables rouges. 

Nicolas Savoie meilleur joueur défensif des Remparts

Remparts

Nicolas Savoie meilleur joueur défensif des Remparts

Choisi le meilleur joueur défensif des Remparts lors de la dernière campagne, le défenseur Nicolas Savoie s’est mérité mardi le trophée Gaétan-Duchesne. À sa deuxième campagne avec l’équipe, le jeune hockeyeur de 17 ans originaire de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, a amassé 15 mentions d’assistance en 51 matchs et il a obtenu un différentiel de -8. Il a succédé à Andrew Coxhead, gagnant du trophée lors des deux dernières saisons.

«Je suis très honoré d’avoir remporté cet honneur et je remercie les membres de la direction de m’avoir sélectionné, a indiqué Savoie par voie de communiqué. «Si j’ai gagné ce trophée, c’est également grâce au travail effectué par tous les autres défenseurs de notre jeune brigade défensive. Un remerciement spécial est adressé à Darien Kielb, notre défenseur de 20 ans, qui s’est avéré un véritable leader pour nous. Nous avons tous profité de son expérience et je lui en suis très reconnaissant. 

«Nous étions prêts pour entreprendre les séries avec vous et nous serons prêts pour la prochaine saison. J’ai bien hâte de vous revoir. J’aimerais profiter de l’occasion pour les partisans pour leur appui au cours de la dernière saison. Elle fut écourtée pour les raisons que l’on connaît, mais c’était la chose à faire.»

Choix de quatrième ronde des Diables rouges (65e au total) lors du repêchage de 2018, Savoie a fait le saut dans la LHJMQ à la suite premier camp d’entraînement à Québec.

Remis pour la première fois à l’issu de la campagne 2007-2008, le trophée Gaétan-Duchesne, un ex-porte-couleurs (1979 à 1982) et ex-entraîneur des Remparts (2000 à 2002), récompense le joueur — un avant ou un défenseur — ayant démontré les meilleures qualités défensives. Après sa carrière junior, Duchesne a joué pendant 14 saisons dans la Ligue nationale avec les Capitals de Washington, les Nordiques de Québec, les North Stars du Minnesota, les Sharks de San Jose et les Panthers de Floride. Il a toujours été reconnu pour son jeu défensif. Il est décédé subitement en 2007. 

Outre Savoie et Coxhead, les autres récipiendaires du trophée Gaétan-Duchesne ont été : Olivier Garneau (2016-2017), Alexandre Sills (2015-2016), Kurt Etchegary (2014-2015 et 2012-2013), Francis Lambert-Lemay (2013-2014), Frédérick Roy (2011-2012), Alex Wall (2010-2011), Jonathan Audy-Marchessault (2009-2010), Mikaël Tam (2008-2009) et Marc-Olivier Vallerand (2007-2008).

Trophée Émile-Bouchard

Par ailleurs, la LHJMQ a fait connaître ses finalistes pour le trophée Émile-Bouchard qui récompense le meilleur arrière défensif. Justin Bergeron, de l’Océanic de Rimouski, est en nomination. La liste comprend aussi Jordan Spencer (Wildcats de Moncton) et William Villeneuve (Sea Dogs de Saint John). 

Gagnant de la Coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda à l’issue de la saison 2018-2019, Bergeron a amassé 24 points en 32 matchs avec les Huskies cette année avant d’être échangé à l’Océanic pendant la période des Fêtes. Il s’est imposé à Rimouski en amassant 18 points en 25 matchs et en maintenant un différentiel de +21.

La LHJMQ a aussi fait connaître ses finalistes pour le trophée Ron-Lapointe récompensant l’entraîneur en chef par excellence. Trois coachs se font la lutte pour le titre, soit Serge Beausoleil (Océanic), Steve Hartley (Voltigeurs de Drummondville) et Stéphane Julien (Phoenix de Sherbrooke).

À sa neuvième campagne derrière le banc de la formation rimouskoise, Beausoleil a mené sa troupe au quatrième rang de l’Association Est. L’Océanic a cumulé un dossier de 38-18-4-4.

Mikaël Robidoux: la route difficile d’un agitateur 

Remparts

Mikaël Robidoux: la route difficile d’un agitateur 

Tous les amateurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) connaissent Mikaël Robidoux et tous ont un peu leur opinion sur l’ancien attaquant des Remparts qui est presque devenu un paria dans le circuit après avoir été suspendu neuf fois pour un total de 36 matchs en cinq saisons.

«J’étais un joueur marqué, pas juste par les arbitres, mais aussi par la ligue», raconte Robidoux, qui a fait une croix sur le hockey junior après les Fêtes pour débuter sa carrière professionnelle avec les Mariners du Maine dans la Ligue de la Côte Est, une organisation affiliée aux Rangers de New York.

De retour d’une suspension de 10 matchs, Robidoux, qui s’alignait avec les Cataractes de Shawinigan, avait posé un geste qui aurait pu lu valoir une autre suspension le 4 janvier contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«C’était un coup de genou qui n’était pas vraiment volontaire, mais j’avais parlé avec [le directeur général] Martin Mondou et ça faisait un bout que je pensais monter chez les pros», explique-t-il.

Avec les hommes

«J’ai tout de suite vu le changement de calibre... il y a eu une période d’adaptation, mais quand je suis arrivé, il fallait que je me prouve, car je n’avais qu’un essai de quelques matchs. Après quatre parties, le coach m’a dit qu’il me gardait pour l’année», poursuit Robidoux à propos de son arrivée à Portland.

Malatesta joueur-étudiant de l’année chez les Remparts

Remparts

Malatesta joueur-étudiant de l’année chez les Remparts

Comme plusieurs organisations, les Remparts de Québec procéderont au dévoilement des vainqueurs de leurs différents trophées d’équipe au cours des prochains jours. Mercredi, la recrue de 16 ans James Malatesta a reçu le trophée Sylvain-Boutet, remis au joueur-étudiant de la dernière saison.

Il devient ainsi le quatrième joueur de l’histoire de l’équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à voir son nom gravé sur ce trophée nommé en l’honneur de Sylvain Boutet, qui était leur médecin-chef jusqu’à son décès en 2016. Il sera le candidat des Remparts au trophée Marcel-Robert, qui récompensera le joueur-étudiant de l’année dans le circuit Courteau.

Malgré une entente pour évoluer dans un collège américain, Malatesta a plutôt opté pour jouer avec les Remparts. Il a connu une brillante première saison dans le hockey junior avec une récolte de 23 buts et 45 points en 59 matchs. Il a notamment connu une séquence de huit matchs avec au moins un but en novembre et décembre.

Sur les bancs d’école, l’étudiant en cinquième secondaire au St. Patrick’s High School a conservé une moyenne générale de 85 %. Il a notamment fait preuve d’autonomie, en novembre, où il a dû s’absenter pour une période de deux semaines afin de participer au Défi mondial des moins de 17 ans.

«L’école a toujours été très importante pour moi, j’ai mis autant d’effort sur le hockey que dans mes études, et de recevoir une récompense comme celle-là, c’est toujours un bel honneur. Il m’a fallu quelques semaines pour m’habituer à la routine avec les pratiques à chaque matin et les cours, en après-midi, mais autant les Remparts que l’école font du bon travail pour nous permettre de bien faire les deux», expliquait Malatesta.

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

Les Remparts vainquent l’Océanic...virtuellement!

Remparts

Les Remparts vainquent l’Océanic...virtuellement!

Sur la glace, l’Océanic de Rimouski avait une fiche parfaite face aux Remparts de Québec avec sept victoires en autant de matchs cette saison et un huitième match qui ne sera jamais joué. Sur écran par contre, les Diables rouges ont enfin mis fin à la disette en l’emportant 7 à 3 vendredi soir.

La «Bataille virtuelle du Saint-Laurent» est une compétition du jeu vidéo NHL 2020 sur la console XBox lancée par les deux équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, y affronte l’ailier de l’Océanic, Nathan Ouellet, chaque joueur dirigeant sa propre équipe dans une série quatre de sept.

«C’est une idée des directeurs des communications des deux équipes d’organiser un événement comme ça. Au départ, plusieurs joueurs devaient participer, mais ça devenait compliqué parce qu’on n’avait pas tous la même console. Finalement, moi j’ai dit que j’étais intéressé et Anthony aussi. Ça tombe bien, car on est de bons amis et qu’on joue des matchs de NHL 2020 sur Xbox ensemble», racontait Nathan Ouellet samedi.

«J’avoue que j’ai eu un dur match! Je ne suis pas un gros joueur sur XBox et je pense qu’avec le score, on l’a vu hier», ajoute-t-il en riant à propos de sa défaite, qu’il tentera de venger samedi à 16h dans le second match toujours présenté sur la plateforme de diffusion en continu Twitch.

«Ça a pris une ampleur que je n’aurais pas imaginé. À un moment donné, il y avait 260 personnes qui regardaient le match sur Twitch vendredi soir!», reprend Ouellet, impressionné par l’intérêt suscité par ce défi vidéo.

«J’ai joué un an et demi avec Anthony alors qu’il était avec l’Océanic et on s’est toujours bien entendus. Sur la glace cette année, on s’est affrontés souvent et on a toujours eu le dessus. Ce n’est pas la même chose sur XBox», poursuit-il.

Avec le jeu NHL 2020, les deux joueurs avaient à leur disposition les alignements actuels de leurs équipes respectives, incluant les plus récentes transactions. «Je ne me suis pas utilisé tant que ça, j’aurais peut-être dû!», lance Nathan. Le Anthony Gagnon virtuel a pour sa part connu un gros match avec un but et une aide.

Gagnon était d’ailleurs très fier de sa victoire dans le premier duel et bien décidé à ce que la série ne s’éternise pas. «J’étais confiant avant de commencer et je le suis encore. Je vais essayer de m’assurer que ça ne dépasse pas quatre matchs!»

Il faut dire que les deux amis s’affrontent souvent à NHL 2020 sur Xbox et que le capitaine des Remparts est sorti gagnant de presque tous les duels. «Nathan m’a battu une fois seulement, en prolongation», précise Gagnon, qui avoue être un amateur de jeux vidéo.

«Je joue surtout au jeux de sports comme NHL 2020, pas aux jeux de combats, alors je suis vraiment dans mon élément», ajoute-t-il. 

«Dans le jeu, le joueur le mieux coté chez l’Océanic est bien sûr Alexis Lafrenière et avec les Remparts, c’est Théo Rochette, alors Théo a eu beaucoup de temps de glace!», conclut-il à propos de son jeune coéquipier.

Remparts: Tanguay en parfait accord avec la LHJMQ

Remparts

Remparts: Tanguay en parfait accord avec la LHJMQ

Si le temps n’est pas aux décisions liées au hockey, présentement, les Remparts de Québec se rangeaient néanmoins dans le clan de ceux qui estiment qu’il serait difficile de compenser des équipes pour avoir sacrifié plusieurs choix au repêchage et des joueurs d’avenir pour s’armer en prévision des séries éliminatoires de la LHJMQ qui devaient commencer, en fin de semaine.

Au lendemain de la décision de la Ligue canadienne de hockey d’annuler les séries et le tournoi de la Coupe Memorial, le président des Remparts Jacques Tanguay a commenté la situation lors d’une conférence téléphonique, jeudi après-midi.

«Le hockey est un divertissement extraordinaire, c’est un loisir pour bien des gens, mais c’est très secondaire dans la situation que l’on vit, actuellement», disait-il à plusieurs membres de la presse sportive de Québec.

Bien sûr, l’arrêt des activités de la LHJMQ allait de soi. Mais celui-ci aura aussi un impact important sur plusieurs formations, notamment sur le plan financier.

«On ne pourra pas le déterminer avant un an, selon moi, mais il y en aura un, comme pour toutes les entreprises au Canada. Je peux vous dire que toutes les décisions prises jusqu’à présent [dans la LHJMQ] ont été plus faciles à prendre que dans le cas des entreprises québécoises et canadiennes qui sont obligées d’envoyer leurs employés à la maison de façon temporaire», disait l’homme d’affaires.

Tanguay ne voulait pas s’avancer sur le nombre d’équipes que comptera la LHJMQ à l’avenir. Mais il ne s’en inquiète pas pour autant.

«Je ne veux pas spéculer, l’économie [en général] sera très affectée, mais il restera toujours des gens d’affaires très passionnés par le milieu du sport et il y aura tout le temps de la relève. Nous avons 18 propriétaires qui sont très unis, je n’ai aucune idée de ce qui est présagé, mais on ne peut pas jouer tout seul dans le sport, alors on va prendre tous les moyens pour assurer la survie de la Ligue, pour qu’elle soit compétitive et qu’on offre le meilleur produit possible. Mais pour l’instant, les propriétaires sont afférés à un travail pour lequel ils n’ont jamais été confrontés et il y a des situations plus dramatiques que celles qu’on vit dans le hockey.»

Les compensations

À ce titre, il ne s’en fait pas trop pour les clubs ayant payé le gros prix pour se bâtir une équipe gagnante, notamment à Sherbrooke, Chicoutimi, Moncton, Rimouski et ailleurs.

«On vit dans une société où il survient des situations incontrôlables. Nous avons tous arrêté nos opérations en même temps, je ne crois pas qu’il y aura des mesures compensatoires. On ne peut pas présumer qui se serait rendu jusqu’au bout, il y a des surprises chaque année dans les séries. Je ne vois pas comment quelqu’un pourrait prétendre qu’il aurait gagné plus qu’un autre», notait celui dont la troupe avait poursuivi son processus de reconstruction et qui s’en remet à la Ligue pour déterminer des dates des prochaines activités, comme la loterie, la séance de sélection en ligne, le repêchage international et… le début de la prochaine saison.

Afin de divertir ses partisans, la LHJMQ a lancé, jeudi, sa chaîne YouTube, où elle diffusera des séquences des dernières saisons, des reportages et entrevues.

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Le repêchage 2020 de la LHJMQ se tiendra en ligne

LHJMQ

Le repêchage 2020 de la LHJMQ se tiendra en ligne

Après avoir annoncé la fin de la saison régulière, mardi, la Ligue de hockey junior majeur du Québec a laissé savoir, mercredi, que la séance de sélection qui devait avoir lieu à Sherbrooke, le samedi 6 juin, se tiendrait plutôt en ligne.

De plus, la LHJMQ a aussi pris la décision d’annuler les assises annuelles qui devaient aussi se tenir à Sherbrooke, du 3 au 5 juin, en marge du repêchage. Des réunions avec les membres ainsi que des rencontres avec le personnel hockey et administratif des équipes étaient au menu.

Ces deux décisions s’ajoutent à celles prises, mardi, à l’effet que la saison 2019-2020 était désormais terminée en raison de la pandémie de la COVID-19. Même chose pour le Gala des Rondelles d’Or, le New England Showcase, le Défi d’excellence Gatorade et le camp de développement des gardiens de but.

Pour ce qui est de la loterie, qui déterminera l’ordre des cinq premières équipes à parler au prochain repêchage, elle n’aura pas lieu le 25 mars et a été reportée. Les Remparts de Québec se retrouvent dans le boulier, tout comme le Titan d’Acadie-Bathurst, les Mooseheads d’Halifax, les Olympiques de Gatineau et les Sea Dogs de Saint-Jean. Notez que Gatineau détient les droits sur les choix de Bathurst et Halifax.

Pour l’instant, la date du 6 mars pour tenir le repêchage est toujours maintenue, selon le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin. L’événement en ligne suivrait de quelques jours la conclusion de la Coupe Memorial, si ce tournoi devait avoir lieu comme prévu, du 22 au 31 mai, à Kelowna.

Ces derniers jours, la Ligue canadienne de hockey, qui chapeaute les trois circuits de hockey junior (Québec, Ontario et Ouest) au pays a laissé savoir qu’elle suivait les recommandations des autorités compétentes tout en espérant pouvoir présenter l’événement tel que prévu.

La dernière séance de sélection et les assises annuelles avaient eu lieu à Québec, en 2019. L’attaquant Joshua Roy, un produit des Chevaliers de Lévis, avait été le tout premier choix de la journée par les Sea Dogs de Saint-Jean.

Les Remparts de retour dans leurs familles

Remparts

Les Remparts de retour dans leurs familles

En temps normal, les joueurs des Remparts de Québec seraient à se préparer pour disputer les trois derniers matchs de la saison et, surtout, pour commencer les séries éliminatoires. Ils sont plutôt de retour dans leurs familles respectives et dans l’inconnu quant au sort de la saison en cours, une situation particulièrement préoccupante pour les joueurs de 20 ans qui disputent leur dernière saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, est l’un de ces vétérans. «C’est certain que c’est particulier comme situation, on ne s’attendait pas à ce que ça fasse ça, on n’est jamais prêts pour quelque chose comme ça. On est tous un peu sous le choc», a-t-il avoué au Soleil à propos de la suspension des activités de LHJMQ en raison de la pandémie de maladie à coronavirus COVID-19.

Pas des vacances

Même si les joueurs n’ont pas le droit de tenir des activités d’équipe, Gagnon insiste pour dire qu’il ne s’agit pas pour autant de vacances. «Individuellement, je ne tombe pas en «break», je continue à m’entraîner de mon côté parce que ça peut recommencer n’importe quand», poursuit le numéro 92, précisant aussi qu’il était permis aux joueurs de se réunir «quelques gars ensemble».

Par contre, Gagnon avoue que la crainte que la saison soit annulée demeure toujours présente, surtout pour les joueurs qui, comme lui, en sont à leurs derniers coups de patin dans les rangs junior. «Pour les plus vieux, comme moi, il y a toujours cette petite crainte que ma carrière soit peut-être finie... C’est un plus grand stress pour les trois joueurs de 20 ans», poursuit-il en faisant référence à lui, au gardien Tristan Côté-Cazenave et au défenseur Darien Kielb.

«Tout est arrivé tellement vite. On est arrivés un matin et la NBA avait annulé sa saison. Une heure plus tard, c’était la LNH. On ne pensait pas que ça se passerait si rapidement. C’est spécial, car on venait de se qualifier pour les séries et c’est à ça qu’on pensait. Le bon côté de tout ça est qu’on peut revoir nos familles», ajoute-t-il.

Trouver le temps long

Également de retour dans sa famille, Côté-Cazenave abondait aussi dans le même sens, quoi qu’il avoue qu’il commence déjà à trouver le temps long. «Je ne suis pas habitué à me tourner les pouces à ce temps-ci de l’année. Je me demande vraiment quoi faire de mes journées», illustre-t-il. Il ajoute qu’il ne s’est pas beaucoup entraîné depuis que la LHJMQ a suspendu la saison. «J’essaie d’éviter les salles d’entraînement, car ce sont des lieux qui sont plus dangereux pour la contagion», poursuit-il.

«Présentement, nous sommes tous davantage en mode attente, en mode écoute de ce que la LHJMQ prendra comme décision. Ça fait un peu bizarre de dire que j’ai peut-être joué mon dernier match junior. Je trouve ça moins agréable étant donné que c’était mon dernier tour de piste», poursuit le gardien de but qui indique cependant comprendre les décisions qui ont été prises.

«Nous, on ne peut pas faire grand-chose. Les gens essaient de prendre les meilleures mesures pour la santé mondiale et, au fond, c’est ce qui est le plus important, qu’ils trouvent des façons de diminuer les chances d’attraper ce virus. N’empêche, on espère tous que ça ne durera pas trop longtemps!», termine-t-il.

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

Suspension de la saison: dans le meilleur intérêt des joueurs, selon Roy

Remparts

Suspension de la saison: dans le meilleur intérêt des joueurs, selon Roy

Le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, estime que la décision de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) de suspendre temporairement ses activités a été prise dans l’intérêt supérieur des joueurs.

«Je suis convaincu que la décision a été prise dans le meilleur intérêt des joueurs», a déclaré Roy jeudi en conférence téléphonique. «Moi, je pense que la Ligue n’avait pas le choix», a-t-il ajouté en faisant référence aux craintes liées au coronavirus et à la suspension des activités de plusieurs ligues professionnelles pour freiner la propagation.

Le pilote des Diables rouges indique cependant qu’il n’avait pas senti d’inquiétude particulière chez ses joueurs. «Ça fait drôle à dire, mais on n’est pas “connectés” pareil comme les autres. C’est moins véhiculé ici [que dans d’autres pays], on en entend moins parler.»

Regroupements interdits

Concrètement, les directives édictées par la Ligue signifient non seulement que tous les matchs sont suspendus, mais que les joueurs n’auront pas non plus le droit de se regrouper.

«Nous n’avons plus le droit d’avoir des activités d’équipe. Les gars ont le droit de s’entraîner, de patiner, mais pas en équipe. On n’a pas non plus le droit de tenir des meetings d’équipe. Tout doit être fait de façon individuelle», poursuit Roy, qui n’a pas laissé de directive particulière à ses protégés et refera le point avec eux la semaine prochaine.

«On va les laisser tranquilles en fin de semaine. Ils vont rester chez eux et aller à l’école comme d’habitude et on verra ce qu’on fait au début de la semaine.»

Roy n’a pas voulu non plus s’avancer quant aux différents scénarios qui pourraient être appliqués par la LHJMQ lors de la reprise des activités. «Je n’embarque pas là-dedans, car c’est de la pure spéculation. La Ligue décidera ce qu’il adviendra des séries.»

Pas comme en 1994-1995

Dressant un parallèle avec le lock-out de 1994-1995, qui avait raccourci la saison de la LNH à 48 matchs, Roy a signalé que la situation actuelle était bien différente. 

«Oui, plusieurs matchs n’avaient pu être disputés, la saison avait été interrompue et on n’avait plus accès aux arénas, mais on faisait des tournois, on pouvait s’entraîner ensemble», ajoute-t-il.

Roy précise aussi que le retrait des matchs de la fin de semaine, alors que l’Océanic de Rimouski et le Phoenix de Sherbrooke devaient s’amener au Centre Vidéotron, aurait un impact sur l’équipe.

«C’est certain, tout s’arrête à un moment où le club joue bien et pour des matchs, du moins celui contre Rimouski, où on attendait une grosse foule. Cependant, on ne contrôle pas cette partie-là!», a-t-il conclu.

Les Remparts stoppent les Wildcats et se qualifient pour les séries

Remparts

Les Remparts stoppent les Wildcats et se qualifient pour les séries

Les Remparts de Québec se sont non seulement officiellement qualifiés pour les séries de fin de saison samedi soir, mais ils ont aussi réussi à stopper la séquence de 22 matchs sans défaite en temps réglementaire des Wildcats de Moncton en les battant par marque de 4 à 1 devant leurs partisans au Centre Avenir.

«Pour nous, ce qui est arrivé aujourd’hui n’est pas un accident de parcours. Je sais que Moncton n’ont peut-être pas joué son meilleur match, mais il n’en demeure pas moins qu’on a réussi à faire ce qu’aucune équipe n’avait fait au cours des 22 derniers matchs», a commenté l’entraîneur-chef des Diables rouges, Patrick Roy, au téléphone après la partie.

Roy ne pouvait pas dire s’il était davantage satisfait d’avoir stoppé les Wildcats ou d’avoir confirmé sa place dans les séries d’après-saison. «Les deux, ce sont de belles choses, mais je suis encore plus satisfait de la façon dont on joue présentement. On a super bien amorcé le match et on a fait de belles choses offensivement. On commençait à manquer de gaz en fin de match, mais on affrontait un club reposé.»

Buts rapides

Exception faite du dernier but des Remparts inscrit par Théo Rochette dans un filet désert en fin de troisième période, tous les buts de ce match ont été marqués dans un intervalle d’une minute 56 secondes en première période.

Pierrick Dubé a ouvert la marque pour les Remparts à 13:27, mais les Wildcats n’ont pas tardé à répliquer puisque Jeremy McKenna déjouait Tristan Côté-Cazenave une minute plus tard.

Hunter Holmes et Nathan Gaucher, qui ont ensuite marqué deux buts en 25 secondes, ont ensuite ramené les Remparts en avant.

«Notre défensive de zone a aussi fait une grosse différence ce soir. C’est bon pour notre confiance car ça démontre que ce qu’on travaille depuis un bon bout de temps, soit de bien jouer défensivement, nous permet de gagner des matchs à bas pointage. Et ça, je ne pense pas qu’on aurait été capable de le faire il y a un mois et demi», a repris Patrick Roy.

Côté-Cazenave phénoménal

«On les a gardés à l’extérieur, on a donné peu de chances de marquer et quand il y en a eu, Tristan a été phénoménal», a poursuivi Roy à propos de son gardien de but acquis des Tigres de Victoriaville durant la période des Fêtes.

«Je voulais un gardien capable de donner confiance à nos jeunes défenseurs et c’est ce que Tristan fait. Il parle beaucoup et il bouge bien la rondelle. En première période ce soir, il y a eu deux ou trois échappées où il a fait de gros arrêts. Ça nous a sécurisés.»

Les Remparts profiteront de quelques jours de congé bien mérités avant leur retour au Centre Vidéotron vendredi alors qu’ils accueilleront l’Océanic de Rimouski.

Québec 3/Halifax 1: presque qualifiés pour les séries [VIDÉO]

Remparts

Québec 3/Halifax 1: presque qualifiés pour les séries [VIDÉO]

En l’emportant 3 à 1 vendredi sur les Mooseheads à Halifax, les Remparts de Québec se sont presque assurés d’une place dans les séries de fin de saison.

Avec 57 points en poche, les Remparts ne peuvent en effet plus être dépassés par les Mooseheads à ce chapitre même si ceux-ci remportaient leurs sept derniers matchs. 

Seul le fait que les Mooseheads aient deux victoires en fusillade de moins que les Remparts pourrait mathématiquement leur permettre de les coiffer au fil d’arrivée au bris d’égalité, mais seulement si les Néo-Écossais remportaient leurs sept derniers matchs et que les Diables rouges n’en gagnaient plus un seul.

«Nous sommes 14 points devant eux et il faudrait qu’ils gagnent tous leurs matchs... Nous, on se concentre sur ce que nous avons à faire», a déclaré l’entraîneur-chef Patrick Roy au téléphone après la partie, ne semblant pas très préoccupé par la mince possibilité de manquer les séries.

Les Remparts ont dominé leurs adversaires 36 à 12 au chapitre des lancers au but, mais ce sont les Mooseheads qui ont été les premiers à marquer quand Zack Jones, posté à côté du filet de Tristan Côté-Cazenave, s’est emparé de son propre retour pour marquer après avoir reçu une passe de Kevin Gursoy 2:44 après le début du match.

Pénalités coûteuses

Des pénalités à Cameron Whynot et Jeffrey Burridge en début de deuxième période ont cependant coûté très cher aux Mooseheads. Huit secondes seulement après que Whynot ait été envoyé au cachot pour avoir fait trébucher, Cole Cormier a pris le cerbère Cole McLaren à contrepied avec un tir rapide après avoir capté une passe de Gabriel Montreuil.

Ensuite, quand Burridge était au banc des pénalités, Aleksei Sergeev, qui a mérité la deuxième étoile, a lancé d’un angle très serré pour toucher la cible à son tour.

Pierrick Dubé est venu confirmer la victoire des siens dans un filet désert avec 59 secondes au match. Après qu’un joueur des Mooseheads l’ait fait trébucher, Dubé s’est relevé pour propulser le disque dans la cage désertée par McLaren.

«Je suis satisfait de notre match. Malheureusement, nous avons affronté un gardien au sommet de sa forme. Nous avons eu quatre échappées ce soir et nous n’avons pas été capables de la mettre dedans», a commenté Patrick Roy.

«On a bien géré la rondelle, on a bien joué en désavantage numérique. Gabriel Montreuil a eu une bonne présence devant le filet et a contribué à nos deux premiers buts et Nathan Gaucher aurait mérité de marquer, car il a obtenu de bonnes chances ce soir», a enchaîné l’entraîneur.

À Moncton

Samedi, les Remparts seront à Moncton pour y affronter les Wildcats, l’équipe qui occupe le deuxième rang du classement général et qui a remporté ses 21 derniers matchs. 

«On ne se concentre pas là-dessus. Eux, ils sont sur un parcours pour espérer accéder aux grands honneurs alors que nous sommes une équipe en développement. Ce sera cependant un bon test pour nous puisque nous pourrions les affronter en première ronde. Toutefois, comme nous sommes à égalité avec trois autres équipes et à trois points de deux autres équipes, beaucoup de choses pourraient changer au cours des prochains jours», a conclu Roy.

Mandolese se dresse devant les Remparts au Cap-Breton [VIDÉO]

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Mandolese se dresse devant les Remparts au Cap-Breton [VIDÉO]

Les Remparts méritaient assurément un meilleur sort. Opposés aux Eagles du Cap-Breton, cinquièmes au classement général de la LHJMQ, les Diables rouges ont complètement dominé leurs rivaux en attaque lors des deux premiers engagements réalisant pas moins de 32 tirs au but contre seulement 11 pour leurs rivaux. Ils se sont cependant butés au gardien Kevin Mandolese qui a brillé de tous ses feux pour conduire les siens à une victoire de 6 à 1.

«Nous avons fait de très belles choses en attaque», a analysé l’entraîneur-chef Patrick Roy lors d’un entretien téléphonique. «Nous avons bien bougé la rondelle en avantage numérique et nous avons obtenu plusieurs chances de marquer. Mais après deux périodes, les Eagles menaient 5 à 1.

«Défensivement, nous avons connu des ennuis. On s’est fait battre sur nos couvertures, nous avons commis trop de revirements et nous avons donné de surnombres et trop d’échappées [5]», a indiqué Roy qui a rappelé que face à une formation comme celle du Cap-Breton, une des cinq meilleures équipes de la LHJMQ, la moindre erreur pouvait s’avérer très coûteuse. Et ce fut le cas mercredi. 

L’entraîneur-chef a mentionné que même s’il n’aimait pas le pointage final de la rencontre, il avait bien aimé la fougue que ses hommes avaient démontrée — leur attitude et leur persévérance.

«Les gars n’ont pas baissé les bras.»

21 tirs en première

Auteur de 21 tirs en première période, les Remparts ont regagné leur vestiaire en déficit de quatre buts. Ryan Francis, en avantage numérique, et Derek Gentile ont d’abord permis aux locaux de prendre une avance de 2 à 0 en marquant à 16 secondes d’intervalle.

Les Diables rouges ont cependant eu une occasion unique de revenir dans le match quand ils ont profité d’un double avantage numérique. Ils ont bourdonné dans le territoire ennemi, mais Mandolese a sauvé la mise avec des arrêts spectaculaires.

Dominés, les Eagles ont quand même trouvé le moyen d’ajouter deux autres filets, ceux de Gentile, alors que son équipe jouait avec un homme au banc des pénalités, et de Shawn Boudrias. Les locaux, qui avaient réussi neuf tirs lors du premier engagement, menaient 4 à 0 après 20 minutes de jeu.

En début de deuxième période, Anthony Gagnon a redonné espoir aux siens avec son 25de la campagne. Xavier Filion et Thomas Caron ont été ses complices. Ce fut le seul moment de réjouissance des Remparts qui ont vu Egor Sokolov, en deuxième, et Félix Lafrance, en désavantage numérique, marquer pour le Cap-Breton.

Les Diables rouges ont terminé le match avec 40 tirs aux dépens de Mandolese. Ils ont cependant été blanchis lors des huit attaques à cinq qu’ils ont déployées. De leur côté, les Eagles en ont obtenu 31 aux dépens d’Émerik Despaties dont 14 dans l’engagement final.

«Comme je le disais récemment, on va être testés d’ici la fin de la saison. Nous affronterons six équipes qui sont dans le top 5. Il n’y a pas de doute que ces matchs nous prépareront pour les séries. Nos jeunes ont donné ce soir [mercredi] une belle démonstration de ce qu’ils peuvent faire. L’objectif est de continuer à monter notre jeu d’équipe et de progresser.»

Les Remparts disputeront leur prochaine rencontre dans les Maritimes vendredi. Ils seront à Halifax pour croiser le fer avec les Mooseheads qu’ils ont battus 5 à 4 en tirs de barrage, samedi dernier, au Centre Vidéotron.

Et de 400 victoires pour Patrick Roy! [VIDÉO]

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Et de 400 victoires pour Patrick Roy! [VIDÉO]

La victoire de 5 à 2 des Remparts de Québec sur le Drakkar de Baie-Comeau avait un cachet spécial dimanche puisque c’était la 400e de l’entraîneur-chef Patrick Roy en huit saisons à la barre des Diables rouges.

Parmi les 10 entraîneurs qui comptent 400 victoires dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Roy est celui ayant eu besoin du moins grand nombre de matchs pour atteindre ce plateau, avec 673. «Ça signifie avant tout que je suis un gars chanceux qui a eu un patron extraordinaire en Jacques Tanguay, qui m’a fait confiance et m’a permis de travailler à ma guise. J’ai aussi eu des joueurs extraordinaires. D’ailleurs, je donne tout le crédit aux joueurs parce que je n’en avais même pas parlé avant le match. Je n’ai jamais été confortable à mettre mes choses en avant», a commenté Roy après la partie.

Il a ajouté qu’il trouverait assurément une place pour la rondelle de cette 400e victoire à travers tous les trophées et honneurs qu’il a remportés durant sa carrière de gardien de but et d’entraîneur. «Il y a toujours de la place pour ça chez moi. Pour le reste, je ne me fixe pas d’objectif quant au nombre de victoires en carrière. Je souhaite seulement continuer à avoir du plaisir quand je vais à l’aréna. Quand je n’aurai plus de plaisir, je vais arrêter.»

On croit Roy sur parole quand il affirme ne pas avoir abordé la question de sa 400e victoire avec ses protégés. Troisième étoile du match, le gardien de but Tristan Côté-Cazenave, n’était même pas au courant que son entraîneur s’approchait de cette marque.

«Je ne le savais pas... C’est sûr qu’on est content, mais personnellement, je n’étais pas au courant que c’était sa 400victoire», a avoué bien honnêtement le cerbère qui a bloqué 18 rondelles.

Québec 5/Halifax 4: les Remparts jouent avec le feu [VIDÉO]

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Québec 5/Halifax 4: les Remparts jouent avec le feu [VIDÉO]

Les Remparts ont joué avec le feu et ils ont failli se brûler. Menant 4 à 2 avec un peu plus de 14 minutes à faire en troisième, ils ont vu les Mooseheads marquer deux buts sans réplique et forcer la présentation de la prolongation. Les locaux l’ont finalement emporté 5 à 4 en tirs de barrage, une victoire qui leur a permis de prendre une avance de 10 points sur la formation de Halifax au 15e rang du classement général de la LHJMQ.

«Je nous ai trouvés très excitants», a ironisé Patrick Roy. «On a généré des chances de marquer des deux côtés de la patinoire et ça, ç’a été le fun pour le spectacle. On a donné aux Mooseheads 11 chances de marquer et de ce nombre, je pense qu’il y en a huit qui viennent de revirements de notre côté. Alors c’est pour cette raison que j’ai dit que l’on avait été très excitants». 

«Mais offensivement, on a fait de belles choses. Nous avons eu des chances de marquer mais on n’a pas été capables de compter en troisième le but qui nous aurait permis de prendre une avance de trois filets. Mais par contre je dois admettre que les joueurs de Halifax ont été résilients dans le sens qu’ils en étaient à un deuxième match en deux jours, ils étaient à Baie-Comeau vendredi, Et ils n’ont pas abandonné. Ils ont quand même beaucoup de mérite pour ça. Des fois il faut que tu trouves une façon de gagner et c’est un peu ce que l’on a réussi à faire.»

Encore lors du match de samedi, les Remparts ont accordé moins de 20 tirs à leurs rivaux, les Mooseheads en obtenant seulement 18 dont huit en troisième. Un exploit qui est tout à l’honneur des jeunes Diables rouges, a indiqué l’entraîneur-chef.

Le match

Après une première période sans but, les Mooseheads ont été les premiers à s’inscrire au pointage en tout début de deuxième. Il n’y avait que 29 secondes d’écoulées dans l’engagement quand Zach Jones a trompé la vigilance de Tristan Côté-Cazenave. En moins de trois minutes, les locaux ont cependant renversé la vapeur grâce à des buts de Nathan Gaucher (11e) et Darren Kielb (9e). Après un filet de Senna Peeters, qui provoquait l’égalité à mi-chemin en deuxième, Anthony Gagnon (24e) et Hunter Holmes (8e) ont porté la marque 4 à 2. On connaît la suite.

Après une prolongation sans but, Roy a envoyé James Malatesta, Holmes et Théo Rochette pour effectuer les tirs de barrage. Le premier a été stoppé par le gardien Cole McLaren, excellent tout au long du match, mais les deux autres ont marqué. Interrogé sur ses choix de joueurs en tirs de barrage, l’entraîneur-chef a expliqué que ses trois hockeyeurs avaient connu du succès en pareilles situations dernièrement. Et au confrère Roby St-Gelais qui faisait remarquer au coach des Remparts que pendant les tirs de barrage, celui-ci avait fixé le sol au lieu de regarder ce qui se passait sur la patinoire, Roy a répondu:

«Je ne regarde jamais. C’est ma superstition. J’ai promis que j’en aurais pas mais.... Je n’en regarde jamais quand on est en tirs de barrage.»

Auteur d’un but et complice d’un autre, Anthony Gagnon a bien racheté sa performance de mercredi qui lui s’était attiré les critiques de son entraîneur ce mercredi. Il a expliqué que c’était important pour les Remparts de rebondir après leur défaite face aux Tigres.

«C’était vraiment un gros match, a analysé le numéro 92 des Diables rouges. «On jouait contre l’équipe qui est derrière nous pour une place en séries. Et c’était vraiment important pour nous de l’emporter. C’est sûr que notre victoire leur donne [aux Moosehead] un gros coup. Mais nous devons jouer un autre match contre eux. Et il va falloir être prêts.»

Héros des siens avec le but qui a fermé les livres en tirs de barrage, Holmes a indiqué qu’il n’avait pas été surpris de la fougue des visiteurs qui avaient comblé un écart de deux buts en troisième. Il savait que les hockeyeurs de Halifax seraient affamés et qu’ils feraient tout afin de ne pas voir leurs chances de faire les séries fondre davantage. Appelé à parler de son but en tirs de barrage, il a mentionné :

«Je n’ai pas vraiment vu ce qui est arrivé. Mais j’avais décidé que je tenterais de surprendre le gardien avec une feinte et c’est ce que j’ai fait.»

De son côté, Jean-Jacques Daigneault, l’entraîneur-chef des Mooseheads, a indiqué qu’il était fier de l’effort de ses hommes en troisième et lors de la période de surtemps. «Notre temps de possession de la rondelle a été bon et nous avons eu beaucoup de chances de compter. Par contre, les 40 premières minutes du match n’ont pas été très très bonnes pour nous. Car même si nous avons compté deux buts, nous n’avons eu que 10 tirs au filet. C’est un problème auquel nous avons tenté de remédier en troisième période.»

«De leur côté, les Remparts ont joué un bon match. Ils ont resserré le jeu en zone neutre ce qui nous a donné de la misère à passer pour entrer dans leur territoire ce qui était notre plan de match.»

Même si les siens avaient perdu un point aux mains des Remparts dans la course pour une place dans les séries, Daigneault a mentionné que ses hommes n’avaient pas lancé la serviette et qu’ils étaient toujours confiants de prolonger leur saison.

«On est à quatre points de Gatineau. On ne regarde pas vraiment les Remparts. Quand on pense à une place dans les séries. Ç’a été difficile pour nous. Mais on a quand même réussi à gagner un point sur les Olympiques. Et on ne sait pas ce qui peut arriver d’ici la fin de la saison. On peut se mettre à gagner des matchs. Et je pense que les joueurs vont continuer à travailler fort et qu’ils ne désespèrent pas.»

NOTES : Les Remparts seront de retour sur la glace du Centre Vidéotron dimanche. Ils affronteront le Drakkar de Baie-Comeau.... Les Remparts seront dans les Maritimes cette semaine. Premier arrêt, le Cap-Breton mercredi.