Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Remparts

Les Remparts renouent avec la victoire [VIDÉO]

Ils affrontaient peut-être la pire équipe du circuit Courteau, mais les Remparts ont dû tout donner pour l’emporter face au Titan d’Acadie-Bathurst. Avec cette victoire de 8 à 5, les hommes de Patrick Roy mettent fin à une série de quatre défaites consécutives.

Les Remparts (13-17-0-1) ont commencé en force le match avec deux buts rapides d'Andrew Coxhead (7e) et James Malatesta (11e).

À la fin du match, l’entraîneur-chef Patrick Roy semblait soulagé de l’effort fourni par ses hommes. «On a donné un bon match. On a vu une bonne performance du trio de Bibeau et de celui de Coxhead. On a joué à 10 attaquants aujourd’hui et tout le monde a connu un fort match. Ça va faire du bien au moral de l’équipe. On espère bâtir là-dessus», a-t-il résumé.

Si la première période a été l’affaire des Remparts, la deuxième a bien failli tourner au cauchemar, alors que Québec a échappé une avance de 4-1.

Malgré le but de Yan Aucoin en début de période, les Remparts ont rapidement répliqué avec deux autres buts (Montreuil et Bibeau). Toutefois, l’indiscipline des locaux a semblé donner un nouveau souffle au Titan, qui a inscrit trois buts sans riposte. Par chance, Andrew Coxhead a redonné les devants aux siens en inscrivant son deuxième but du match.

Une période qui envoie le signal à Patrick Roy que le jeu défensif est à travailler au cours des prochains jours. «On peut tous être meilleurs défensivement. Est-ce qu’Emrick aimerait revoir le premier but? Probablement. Mais on aurait tous pu mieux jouer dans d’autres occasions. On a été malchanceux aussi. Mais c’est sûr qu’il faut couper dans les chances de marquer qu’on donne à l’adversaire », a-t-il expliqué.

Les Remparts ont ajouté trois buts en troisième période pour se sauver avec la victoire. Mais, encore là, le match a bien failli prendre une tout autre tournure, au moment où Despatie, en voulant rejoindre Félix Bibeau, a vu la rondelle se retrouver sur la palette de Shawn Element, qui a réduit l’écart à un but.

Le but de Hunter Holmes (2e) est venu mettre fin à l’espoir du Titan de revenir dans le match. James Malatesta a par la suite complété le pointage dans un filet désert avec son deuxième de la partie.

Sans être un match parfait, Patrick Roy croit que cette performance pourra inspirer ses joueurs à faire mieux pour les prochaines rencontres. «J’ai aimé l’urgence dans laquelle on a joué au niveau de bloquer des tirs. On a attaqué le filet en restant autour. Pour plusieurs de nos buts, on est allé au filet et on est resté devant le filet. Alors offensivement, je veux que ça continue. On a bien travaillé sur nos replis défensifs, même si on a donné plusieurs chances [à l’adversaire].»

Malatesta s’impose

Réuni avec le capitaine Félix Bibeau et Anthony Gagnon, James Malatesta a connu un fort match. Une performance qui encourage Patrick Roy à maintenir ce trio en place. «J’ai adoré les trois trios, mais j’ai aimé l’énergie que James a amenée à Félix et Anthony», a affirmé Roy, qui espère voir ses trios être constants match après match.

De son côté, Malatesta s’est dit très à l’aise avec ses partenaires de trio. «On a commencé quelque chose aujourd’hui, et on veut continuer là-dessus. J’aime beaucoup jouer avec ces deux joueurs, et on a eu de bonnes chances de marquer à chacune de nos présences. Je suis fier de ce qu’on a fait», a résumé l’attaquant des Remparts. 

Questionné sur la remontée du Titan en deuxième, Malatesta a affirmé que les Remparts doivent cesser de permettre aux équipes adverses de revenir en deuxième période. Une fâcheuse habitude qui explique une partie des insuccès des Remparts cette saison.

Pagliarulo: commotion?

Blessé à la tête après avoir reçu une rondelle au visage lors de l’entraînement de samedi, le gardien partant Carmine-Anthony Pagliarulo a laissé sa place pour le match contre Acadie-Bathurst. Patrick Roy a confirmé que son gardien souffre de maux de tête. Il serait très étonnant de le voir jouer les deux prochains matchs. Une occasion pour le jeune Emrick Despatie de se faire valoir, lui qui pourrait être renvoyé dans le midget AAA prochainement.

Les Remparts renoueront avec l’action vendredi à Shawinigan contre les Cataractes. 

Remparts

La glissade des Remparts se poursuit [VIDÉO]

DRUMMONDVILLE — Rien n’y fait, même pas un mea culpa de leur entraîneur-chef. Les Remparts de Québec ont poursuivi leur chute, mercredi au Centre Marcel Dionne, où ils ont encaissé un revers de 7-2 face aux Voltigeurs de Drummondville pour glisser au neuvième rang de la conférence de l’Est de la LHJMQ.

Une enfilade de quatre buts sur 12 tirs des Voltigeurs dès les 12 premières minutes de jeu expliquait cette quatrième défaite de suite des Remparts, qui n’ont récolté que quatre victoires en 20 matchs depuis le 18 octobre.

Le gardien Anthony Pagliarulo, qui avait raté la séance d’entraînement de la veille en raison d’une indigestion, a été remplacé par la recrue Émerik Despartie après le quatrième but à ses dépens. Les Remparts ont un peu mieux fait par la suite, mais le mal était fait.

«Ce n’est pas le début qu’on souhaitait avoir, on n’a pas eu les arrêts qui auraient pu nous garder dans le match. On n’a pas bien défendu par moment, mais après la première période, les chances de marquer sont de 6-4 pour eux et c’est 4-0, il faut que Pag fasse les arrêts. Pag est un battant, c’est vraiment sa première année comme gardien numéro 1. On aura besoin à un moment donné d’une bonne performance de nos gardiens. C’est poche de parler de même et de leur mettre de la pression, mais c’est un fait», constatait l’entraîneur-chef Patrick Roy. 

La veille, il avait pris une part du blâme pour les insuccès de l’équipe, notamment pour ne pas avoir ramené ses joueurs dans le droit chemin plus rapidement lorsque ceux-ci manquaient de concentration et d’exécution. Or, il a revu dans le match de mercredi les mêmes erreurs qu’à la pratique de mardi.

«L’autre affaire qui m’agace, c’est notre exécution, elle n’est pas bonne. Un peu comme hier [mardi], on ne fait pas les bonnes passes, c’était un peu à l’image de ça. Il y a aussi la façon dont on gère le jeu, ça fait deux mois qu’on parle de garder nos présences plus courtes, et au lieu de revenir au banc après 30-40 secondes, on force le jeu pour aller chercher le but. Mais on ne peut pas tout virer de bord en même temps, il va falloir être patient, se tenir et rester calme», ajoutait Roy sur un ton posé.

Les siens tiraient de l’arrière 6-0 lorsqu’ils ont touché la cible par l’entremise de Hunter Holmes, son premier avec les Remparts, et James Malatesta, qui mettait fin à une disette de 15 matchs. Xavier Simoneau (2-2), Nicholas Girouard (2), Jacob Dion, Keylen Gauthier et Isiah Campbell ont déjoué Pagliarulo et Émerik Despatie.

En silence

À la porte du vestiaire, les joueurs retournaient à l’autocar, le sac d’équipement à l’épaule, en silence.

«On a connu un mauvais début de match, et eux, ils ont été opportunistes. Ça arrive souvent, dernièrement. On s’est ressaisi après les quatre buts, mais il faut quand même que chacun de nous soit meilleur que ça. À commencer par les leaders, qui doivent s’assurer que l’équipe soit prête pour les débuts de match», disait le capitaine Félix Bibeau, venu à la rencontre des médias.

«J’ai senti, en troisième, que les gars voulaient faire partie de la solution. On n’a pas baissé les bras, c’est de bon augure pour dimanche. On sait que dans une mauvaise séquence, il n’y a rien de facile, mais nous avons aussi eu un peu de malchances, on a hâte que ça vire de notre côté», ajoutait Bibeau.

Hockey

Patrick Roy lève son chapeau à Claude Julien

Même si son nom a commencé à circuler, ici et là, quant à une hypothétique promotion avec le Canadien, Patrick Roy n’a pas cherché à mettre de l’huile sur le feu, mardi matin, sur l’état de la situation à Montréal.

À la fois entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Roy est souvent identifié comme candidat potentiel à remplacer Claude Julien ou Marc Bergevin, si jamais ceux-ci devaient écoper pour les problèmes que vit le Canadien.

«Je suis impressionné par le travail de Claude Julien. Je ne parle pas souvent du Canadien, je me mêle de mes affaires, mais il démontre une belle patience. J’adore sa manière de gérer ce dossier-là. Tu vois qu’il a de l’expérience, qu’il sait où il s’en va. Je lui lève mon chapeau pour le travail qu’il fait présentement», disait Roy après la séance d’entraînement des Remparts, reprenant ainsi la réponse formulée à La Tribune, samedi.

Flatté

Le légendaire gardien de but, dont le numéro 33 flotte dans les hauteurs du Centre Bell, admet malgré tout être flatté par l’intérêt manifesté à son endroit, mais sa fidélité reste envers le club junior qu’il a recommencé à diriger la saison dernière.

«À part tes articles et ceux de Carl [sic], je ne lis pas ben ben les autres... Mais oui, c’est flatteur. En même temps, je suis heureux où je suis et j’aime ce que je fais. Les Remparts, pour moi, ç’a une signification», répondait-il avec un clin d’œil à un confrère qui le questionnait à propos de voir son nom revenir dans les discussions.

Roy a dirigé l’Avalanche du Colorado pendant trois saisons de 2013 à 2016 avant de démissionner à l’aube d’une quatrième campagne. Après une pause de deux saisons, il est revenu avec les Remparts, en 2018-2019. Il avait auparavant été l’entraîneur-chef de la formation pendant huit ans. Il avait aussi rencontré les Sénateurs d’Ottawa, l’été dernier, qui ont finalement offert le poste d’entraîneur-chef à D.J. Smith. 

Remparts

«Je n’ai pas fait ma job»: Patrick Roy prend le blâme pour les insuccès des Remparts

Avec seulement quatre victoires à leurs 19 derniers matchs, les Remparts de Québec sont enlisés dans une mauvaise séquence depuis près de deux mois. L’heure était à l’examen de conscience, mardi matin, et tout en menant rondement une séance d’entraînement ponctuée de quelques monologues, l’entraîneur-chef Patrick Roy s’est aussi regardé dans le miroir.

Roy a admis qu’il était fâché par les insuccès de l’équipe. Il prenait cependant une grande part du blâme pour expliquer cette période difficile.

«Je suis fâché, pis je suis fâché contre moi ! Je n’ai pas fait ma job. C’est moi qui dois se tenir debout. La culture des Remparts est importante, où chaque jour, on embarque sur la glace et on travaille. Ce n’est pas de leur faute, c’est de la mienne, je les ai laissés aller. J’ai laissé glisser les choses au niveau de l’éthique et de la culture», disait-il dans un point presse où il ne s’est pas défilé.

Les Remparts n’ont gagné qu’une fois à leurs 11 derniers matchs. Il l’a d’ailleurs fait remarquer à ses joueurs en interrompant un exercice où les passes ratées se multipliaient.

«Il y a une chose qui doit venir des joueurs, c’est la concentration. Si je sens que l’éthique de travail n’est pas là, c’est à moi de ramener ça. À un moment donné, il faut mettre son pied à terre. Quand je vois qu’on rate six ou sept passes en début de pratique, je ne peux pas laisser aller ça. Je dois leur expliquer qu’il faut être prêt quand on vient s’entraîner. Je suis responsable de m’assurer que ces gras-là travaillent et suivent ce dont je suis à la recherche. Je me suis excusé auprès d’eux, parce qu’à quelque part, je n’ai pas joué le rôle que j’aurais dû jouer. Ce ne sont pas toujours les joueurs qui sont responsables, il faut se regarder, les coachs», ajoutait-il à propos de l’entraînement tenu dans une atmosphère plus lourde qu’à l’habitude.

Confiance

Malgré la fiche négative de 12-16-0-1 qui place les Remparts au huitième rang de la conférence de l’Est, l’entraîneur-chef n’a pas perdu confiance à sa troupe. À ses yeux, les siens ont mieux joué, dernièrement, même si les résultats ne le démontrent pas.

«J’ai un bon groupe entre les mains, ils vont embarquer dans ce que je veux faire, je ne suis pas inquiet. On veut des gars qui vont jouer pour le logo, qui vont travailler et qui seront dédiés à la cause de l’équipe. Mais il n’y a pas d’avantages à ne pas travailler dans une pratique. Quand on laisse les mauvaises habitudes embarquer, qu’est-ce que tu penses qu’il va arriver ? La prochaine étape, ce sera dans les matchs et c’est un peu le reflet de ce qui se passe pour nous.»

Roy sait qu’il dirige des jeunes de 16 à 20 ans, un groupe d’âge qui a besoin d’encadrement et d’encouragement. Mais cette même élite peut aussi se faire dire ses quatre vérités.

«Le talent, c’est le talent, j’ai compris qu’on ne pouvait pas demander à un joueur de faire ce qu’il n’est pas capable de faire. Mais où je peux tracer la ligne, c’est dans l’effort, dans la concentration.»

Il avait une pensée pour les amateurs, qui supportent l’équipe malgré les défaites qui s’accumulent après un fort début de saison, où les Remparts avaient gagné huit fois dans leurs 10 premiers matchs.

«On a des fans incroyables, ils méritent plus de ma part que ce je leur ai offert. Ça me fait de la peine quand je vois nos assistances baissées, c’est un «wake-up» [réveil] pour moi aussi, je dois faire ma job, je dois être meilleur.»

Après trois défaites d’affilée, les Remparts tenteront de retrouver le chemin de la victoire, mercredi à Drummondville, contre les Voltigeurs.

Remparts

Un militaire de retour au pays surprend ses enfants durant un match des Remparts [VIDÉO]

Les deux garçons du Sergent Patrick Blanchette n’oublieront pas le match de dimanche des Remparts de sitôt, alors qu’ils ont été surpris par leur père, qui revenait d’une mission de quatre mois au Mali.

La scène s’est déroulée alors que l’organisation des Remparts souhaitait rendre hommage aux vétérans des forces armées canadiennes. 

Les deux garçons ont été invités par l’animateur maison à se rendre au centre de glace. Sur place, on leur a annoncé l’arrivée d’un dernier invité «très spécial».

Une belle et touchante réunion familiale s’est ensuite déroulée sous les yeux de la foule présente au Centre Vidéotron. 

Remparts

Phoenix 7/Remparts 3: coup de balai sur Québec [VIDÉO]

L’absence de son meilleur joueur n’a pas empêché le Phoenix de Sherbrooke de balayer la série de deux matchs l’opposant aux Remparts de Québec, en fin de semaine. Après un succès de 3-0, samedi, la meilleure équipe de la LHJMQ a infligé au compte de 7-3 une 11e défaite en 13 matchs à la formation québécoise, dimanche après-midi, au Centre Vidéotron.

«Je me demandais ce que j’étais pour dire, aujourd’hui», a avoué l’entraîneur-chef Patrick Roy en se présentant à son point de presse après ce troisième revers d’affilée.

«Je regarde la première période, on sort fort, on a cinq chances de marquer contre une, on frappe le poteau. On dirait qu’on n’arrive pas à prendre le momentum. Et eux, la première fois qu’ils viennent dans notre territoire, bang. Après, en deuxième, on fait un bon travail à arrêter leur jeu de puissance, qui est l’un des meilleurs de la Ligue, tu te lèves la tête, c’est 13-9 dans les lancers et tu perds 3-0. Je me mets dans la peau des joueurs, à un moment donné, qu’est-ce qu’on fait? Dans le fond, je n’avais pas grand-chose à leur reprocher», a expliqué Roy à propos du déroulement ayant mené à l’avance de 3-0 des visiteurs, notamment grâce à deux buts en l’espace de 57 secondes en tout début de deuxième.

Un temps d’arrêt a permis aux siens de retrouver un peu leurs esprits et de réduire l’écart à 3-1, mais dans un match qui n’avait rien d’un duel de gardiens, les visiteurs ont fait 4-1, puis 4-2, 5-2 et 6-2.

Ne pas abandonner

«Après la deuxième, j’ai dit aux gars : on sait tous ce qui est arrivé, mais les équipes qui se tiennent n’abandonnent pas. Dans les deux matchs contre la meilleure équipe de la Ligue, on les a tenus en bas de 30 lancers chaque fois. Est-ce qu’il y a des choses à corriger? Oui, on se fait battre à un contre un, on donne des surnombres, on accorde trop de chances de marquer de l’enclave. Mais il n’y a personne qui peut dire que l’équipe n’a pas travaillé. On avait toutes les raisons du monde pour laisser le pointage grimper en troisième, mais les joueurs n’ont pas abandonné et c’est pourquoi j’ai enlevé le gardien», a ajouté celui qui a tenté le tout pour le tout en utilisant un sixième attaquant alors qu’il restait encore six minutes à faire au tableau.

Andrew Coxhead, Darien Kielb et Thomas Caron, tous en avantage numérique, ont marqué pour les Remparts. La réplique fut celle de Taro Jentzsch (2) Nathael Roy (2), Christopher Benoît, Alex-Olivier Voyer et Julien Anctil.

«Je pense qu’on va le mettre [Samuel] Poulin sur le marché des échanges», a blagué l’entraîneur-chef Stéphane Julien à propos de la récolte de sept buts des siens en l’absence de leur capitaine, Samuel Poulin. «Ça faisait quatre matchs qu’on n’avait marqué que trois, on a perdu deux fois par jeu blanc, ça va faire du bien à la confiance des joueurs», a-t-il ajouté plus sérieusement.

Despatie rétrogradé?

Les quatre premiers buts ont été réussis sur 17 lancers aux dépens du gardien Anthony Pagliarulo. En relève, Émerik Despatie a cédé deux fois en l’espace de 54 secondes en fin de deuxième période avant de redonner le filet au vétéran pour le troisième engagement.

«Je pense que je vais être obligé de retourner Émerik dans le midget AAA. On va le brûler pour rien. Il ne joue pas mal, mais où l’on est comme équipe, c’est peut-être un peu lourd pour un jeune de 16 ans. C’est pour cela que je l’ai débarqué, chaque tir devenait une aventure sans être de mauvais buts. Il doit aller rebâtir sa confiance et revenir l’an prochain, frais et dispos. Ce n’est pas juste de sa faute, on donne de bonnes chances défensivement», a précisé Roy à propos de la situation devant le filet.

Sports

Sherbrooke 3/Québec 0: le Phoenix encore roi et maître au Palais

Le Phoenix de Sherbrooke est devenu tout simplement imbattable dans son amphithéâtre cette saison. Après 13 parties, les hommes de Stéphane Julien demeurent invaincus. Et ce, grâce à un gain de 3 à 0 contre les Remparts de Québec samedi soir.

Plus la saison avance, plus c'est pareil. Un aura flotte au-dessus du Phoenix lorsqu'il évolue au Palais des sports de Sherbrooke. L'adversaire semble en être conscient. Le Phoenix est devenu intimidant à domicile après avoir gagné ses 13 parties au Palais. 

Cette fois, Thomas Sigouin a volé deux points aux Remparts en complétant son troisième blanchissage de la campagne. Son coéquipier Samuel Hlavaj en compte autant. Ces six matchs parfaits des gardiens du Phoenix constituent un record de concession.

« J'étais confiant ce soir. C'est toujours plaisant d'entendre Patrick Roy dire que j'ai fait la différence. À domicile, tout le monde joue avec confiance et c'est grâce aux partisans.  »

« Je n'ai pas aimé notre partie, confie pour sa part l'entraîneur Stéphane Julien. On n'était pas les premiers sur la rondelle. Les gars ont commencé à bien jouer en deuxième période. Thomas a réussi à garder notre club dans le match avec de gros arrêts. Je n'ai pas reconnu mon club aujourd'hui. Heureusement, nos joueurs de soutien ont fait un bon travail et Félix Robert a été notre meilleur sur le top 6 à l'attaque. »

Robert effectuait quant à lui un retour au jeu après avoir raté les six derniers matchs. Il espérait améliorer le record de concession en obtenant au moins un point à ses 17 derniers matchs, mais sa séquence a pris fin à 16. 

« Je suis content d'être revenu, mais je manquais de souffle, explique-t-il. Ça fait deux semaines que je n'ai pas pratiqué. J'aurais aimé être la bougie d'allumage pour mes partenaires de trio, mais l'important, c'est la victoire ce soir. On craignait le pire dans mon cas. Mon état de santé s'est amélioré rapidement et je suis soulagé de savoir que je suis revenu au jeu avant Noël. »

À cause du nombre de blessés à l'attaque et de la présence de quatre joueurs de 20 ans dans l'alignement, alors que la limite est de trois, le défenseur Yann-Félix Lapointe a dû être laissé de côté.

« Notre premier trio a été victime de trop de revirements, estime Julien. Sa prestation ce soir n'est pas acceptable. J'ai encensé Alex-Olivier Voyer et Samuel Poulin depuis le début de la saison, mais ça fait six ou sept matchs qu'ils connaissent des difficultés, mais on a besoin d'eux et ils doivent en donner plus. »

Au second vingt, le but de Patrick Guay a provoqué une pluie de toutous, qui seront tous remis aux enfants dans le besoin par l'entremise d'Estrie Aide. Nathaël Roy a doublé l'avance des siens peu après en profitant d'un revirement dans la zone défensive des Remparts et Julien Anctil a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des Remparts en troisième période. 

« Je suis tellement content de tout ce qui arrive pour Thomas, confie Nathaël Roy. Il ne l'a pas eu facile l'an dernier. Aujourd'hui, il a été notre meilleur joueur. Malgré les blessures, plusieurs prennent la relève. On est confortables à domicile. L'équipe est soudée et on se sent bien quand on joue à domicile. »

Patrick Roy de retour dans la LNH?

La rumeur a circulé ce week-end concernant un éventuel retour dans la LNH de Patrick Roy, l'entraîneur des Remparts. Rappelons que quelques postes pourraient se libérer prochainement.

« Ça fait longtemps que je n'écoute plus les rumeurs, admet-il. Mais de toute façon, Claude Julien fait un bon travail derrière le banc du Canadien. Je préfère me concentrer sur mon club. Je n'ai jamais fermé la porte à un retour dans la LNH. On verra bien. »

Ce dernier a tout de même apprécié l'effort des siens dans la défaite de 3-0:

« On a bien travaillé, mais on n'a pas été capables d'acheter un but. Leur gardien a été très bon. Il est le meilleur joueur de la soirée. On voit aussi que notre club n'est pas très confiant en offensive. On vient de subir un deuxième blanchissage de suite sur la route. Il faudra continuer de travailler aussi fort. Notre équipe a tout de même profité de plus de chances de marquer que notre adversaire. Pour se sortir de notre mauvaise passe, on doit continuer de jouer de la même façon. On n'a pas à rougir de notre performance et on prendra confiance en nous. »

Ce sera d'ailleurs au tour des Remparts de recevoir dimanche le Phoenix au Centre Vidéotron.

Remparts

Les Remparts face au Goliath estrien

À voir les Remparts de Québec, quatorzièmes au classement général de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), se préparer à mener bataille au Phœnix de Sherbrooke, meneur du circuit, on pourrait croire à l’affrontement de David contre Goliath. Reste cependant à savoir si la troupe de Patrick Roy maintiendra l’esprit de cette légende biblique en terrassant le géant estrien...

«On sait que c’est une grosse équipe, qu’ils sont premiers de la ligue et qu’on va en avoir plein les bras», a lancé Roy d’entrée de jeu en conférence téléphonique vendredi, la veille du premier match d’un programme double qui débutera au Palais des sports Léopold-Drolet samedi soir pour se conclure dimanche après-midi au Centre Vidéotron.

En plus de sa fiche de 20 victoires et six défaites, le Phœnix est l’équipe qui a accordé le moins de buts dans le circuit Courteau, la plus efficace en avantage et en désavantage numérique et la troisième pour le nombre de buts marqués avec 108 en 26 parties. Son gardien numéro un, le Slovaque Samuel Hlavaj, domine le circuit tant pour la moyenne de buts alloués, le pourcentage d’efficacité que le nombre de blanchissages et les Sherbrookois comptent aussi trois attaquants, Félix Robert, Samuel Poulin et Alex-Olivier Voyer, parmi les plus productifs de la ligue.

Défi

«C’est un défi qui nous permettra de savoir où on en est rendu comme équipe», ajoute Roy. «Si on peut connaître un bon week-end contre eux, on sait que ça va nous redonner beaucoup de confiance.» L’entraîneur des Remparts a répété que malgré une récolte de seulement deux victoires à leurs dix derniers matchs, il estime que ses joueurs ont fait de bonnes choses ces derniers jours, à savoir deux défaites serrées contre les Tigres de Victoriaville et une victoire convaincante sur les Islanders de Charlottetown. «Les joueurs ont mieux géré leur temps de glace et on va continuer à travailler dans ce sens-là.»

«Cependant, contre Sherbrooke, on ne peut pas avoir des trous comme on en a eu en deuxième période hier [jeudi]», a-t-il mis en garde, faisant référence au match de jeudi contre les Tigres, où les Diables rouges ont laissé filer une avance de 2 à 0 après une période en accordant deux buts sur des revirements. «Si on prend les devants, il ne faudra pas non plus laisser au Phœnix la chance de revenir dans le match.»

Contre une équipe qui réussit aussi bien en supériorité numérique qu’à court d’un homme, Roy est également conscient que les unités spéciales risquent de faire la différence, d’autant plus que les Remparts et le Phœnix figurent parmi les trois équipes les plus punies du circuit. «Les unités spéciales vont jouer un rôle important, alors il faudra être forts sur cet aspect. Espérons qu’ils ne marquent pas trop de buts.»

Vendredi matin, seuls Dylan Schives et Nicolas Savoie, qui venaient de purger une suspension d’un match, et le gardien de but Anthony Pagliarulo, qui n’a pas non plus vu d’action jeudi et sera en poste pour les deux matchs contre Sherbrooke, étaient à l’entraînement sur la glace du Pavillon de la jeunesse. Les autres Remparts s’entraînaient en gymnase et quelques-uns faisaient des séances de vidéo.

Sato

Par ailleurs, Roy a muté son premier choix au dernier repêchage international, l’attaquant japonais Yu Sato, au sein du quatrième trio afin de l’aider à se remettre en marche après un début de saison laborieux. La manoeuvre semble rapporter puisque l’ailier de 17 ans a marqué trois buts au cours des deux derniers matchs. «Je suis content de ce qu’il a fait. Sur le quatrième trio, il pourra bâtir sa confiance. Il joue avec des gars qui travaillent fort et, la plupart du temps, il affronte le quatrième trio de l’adversaire», a-t-il conclu.

Canadien

Victoriaville 4/Québec 3: «Une autre façon originale de perdre»

Les Remparts de Québec n’ont pas réussi à profiter d’une séquence de près de 3:30 en avantage numérique en fin de partie et se sont inclinés 4 à 3 jeudi face aux Tigres de Victoriaville devant 5809 spectateurs au Centre Vidéotron, leur plus petite foule en 14 ans.

«On a trouvé une autre façon originale de perdre un match qu’on n’avait aucune raison de perdre. Nous n’avons que nous-mêmes à blâmer», a déclaré l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, après la rencontre que ses protégés ont pourtant dominée 30 à 19 au chapitre des lancers.

Roy a identifié les erreurs d’exécution et l’inefficacité des Remparts en avantage numérique pour expliquer ce revers, le dixième cette année en 14 parties à domicile.

«On a carrément donné deux buts à l’adversaire, leur deuxième et leur troisième, en raison d’erreurs d’exécution. Le hockey est un jeu de revirements et, ce soir, les revirements nous ont fait mal», a commenté Roy.

Avantage numérique

Sur l’avantage numérique, Roy a répété un discours qu’il a tenu à quelques reprises cette saison. «On a eu quelques chances, mais à quatre contre trois, c’est des tirs sur réception que ça prend et une présence devant le filet. Pour la fin de la troisième période, leur gardien a quand même fait quelques bons arrêts.»

Une pénalité de quatre minutes à Jordan Brière à 16:36 de la troisième avait en effet permis aux Diables rouges de terminer le match avec un homme en plus et Roy, avec une minute à faire, avait même décidé de retirer le gardien Émerik Despatie pour permettre aux siens de jouer à six contre quatre.

Le capitaine des Remparts, Félix Bibeau, a été encore plus sévère concernant l’inefficacité des siens en avantage numérique. «On est pourris, on est «poches», on n’est pas capables... On a eu des chances à la fin, mais c’est normal, on était à six contre quatre...», a-t-il laissé tomber.

«Je crois qu’on n’est pas habitués de jouer avec une avance et qu’on pensait que ce serait facile. Il faut apprendre de ça», a-t-il ajouté.

Les Remparts avaient terminé la première période avec une avance de 2 à 0, gracieuseté de buts de Bibeau, qui a dévié un tir de James Malatesta pour battre le cerbère Trisan Côté-Cazenave, et Yu Sato, qui a pris le gardien des Tigres à contrepied avec un tir du revers dans la partie supérieure du filet.

En deuxième, Émerik Despatie a cédé sur deux lancers de loin, ceux de Jérôme Gravel, un tir sur réception en avantage numérique, et d’Alex Degagné. Laissé seul devant le but, Édouard Ouellet a ensuite poussé les siens en avant après avoir capté une passe précise de Mikhail Abramov.

Tirs bloqués

À mi-chemin en troisième, Andrew Coxhead avait créé l’égalité lorsqu’il s’élançait à deux ­­­­­contre un vers le but des Tigres. Son lancer par-dessus le défenseur Alex Degagné qui s’était jeté par terre pour bloquer le tir avait ensuite touché la cible.

Gravel, qui a mérité la première étoile du match, a toutefois frappé de nouveau à 14:39 avec un tir voilé pour ce qui allait être le but gagnant.

L’entraîneur des vainqueurs, Louis Robitaille, était particulièrement satisfait du travail de ses défenseurs, dont plusieurs n’ont pas hésité à payer le prix pour bloquer des tirs. 

«Dès le début du match, Félix Paré a bloqué des tirs. En fin de match, c’était beau de voir quatre blancs bloquer des lancers en désavantage numérique. Il faut aussi dire que Tristan a fait du bon travail devant le filet. Il dégageait de la confiance ce soir.»

Notes : Nicolas Daigle et Samy Paré ne sont pas les seuls joueurs des Tigres à avoir joué leur hockey Midget AAA à Lévis. Deux des cinq meilleurs marqueurs des Victoriavillois ont porté les couleurs de l’équipe alors qu’elle était connue comme les Commandeurs. Le Lévisien Félix Paré, frère de Cédric Paré de l’Océanic de Rimouski, avait huit buts et neuf aides avant le match de jeudi alors qu’Anthony Poulin, de Saint-Prosper, montrait une fiche de quatre buts et dix aides. «C’est agréable d’être plusieurs gars qui viennent du même programme. On a du fun ensemble», commente Nicolas Daigle. 

Remparts

Pierrick Dubé repart représenter la France aux mondiaux juniors

L’attaquant des Remparts Pierrick Dubé quittera l’équipe la semaine prochaine afin d’aller représenter son pays natal, la France, aux championnats mondiaux junior du groupe B de la division 1 qui se dérouleront en Ukraine. Un moment excitant qu’attend toujours avec impatience chaque saison celui qui a grandi dans l’Hexagone.

«C’est toujours agréable de pouvoir représenter son pays dans les compétitions internationales. Et j’ai beau habiter ici depuis quatre ans et même si mon père habite au Québec lui aussi, je suis quand même né en France et j’ai habité là-bas jusqu’à l’âge de 14 ans. Mes frères et sœurs sont nés en France et y habitent toujours, tout comme ma mère», explique-t-il.

S’il avait porté au cours des deux dernières saisons les couleurs de l’équipe de France des moins de 18 ans, il passe cette année dans celle des moins de 20 ans. «Mes coéquipiers seront presque tous des gars plus vieux. Je serai un des plus jeunes», poursuit Dubé.

L’an dernier, à Grenoble, l’équipe de hockey française faisait partie du groupe A de la division 1 et avait perdu face à l’équipe allemande. Lors de la première expérience de Dubé au hockey international, la France évoluait dans la puissante division mondiale et avait perdu contre la Suisse en ronde de relégation. 

«C’était toute une expérience! Trois semaines en Russie et des joueurs comme Jesperi Kotkaniemi des Canadiens et Kaapo Kakko des Rangers de New York qui évoluaient pour l’équipe finlandaise! Quand je reviens de tournois comme ça, ça me donne toujours beaucoup de confiance. Je sais que je suis attendu là-bas et j’essaierai de leur apporter le plus possible offensivement», conclut celui qui sera le seul résident du Québec, avec le défenseur Hugo Allais des Rebelles du Cégep de Sorel-Tracy, à porter l’uniforme tricolore. 

Remparts

Un huis clos bénéfique pour les Remparts

Le huis clos d’une quinzaine de minutes tenu par les joueurs des Remparts avant leur départ pour le match contre les Tigres de Victoriaville samedi a été bénéfique. Les Diables rouges ont disputé un bon match même s’ils ont échappé la victoire face aux Félins avant de signer un gain convaincant de 8 à 2 face aux Islanders de Charlottetown au Centre Vidéotron.

«On est entré dans le vestiaire sans les coachs, on a fermé la porte et, pendant une quinzaine de minutes, chacun a dit ce qu’il avait à dire. Quand il y a de la franchise comme ça entre les coéquipiers, il en ressort de bonnes choses», a déclaré le capitaine Félix Bibeau après l’entraînement des Remparts mercredi matin.

«On savait que les coachs essayaient de nous aider alors qu’on traversait une séquence plus difficile, mais on savait aussi que c’était nous, le problème», a-t-il ajouté pour expliquer ce qui avait motivé les joueurs à réclamer cette rencontre au sommet où ils se sont dit leurs quatre vérités quelques heures après un humiliant revers de 7 à 1 face aux Cataractes de Shawinigan.

Gérer son temps

«Tout ça a été très bon pour nous, on a joué un bon match à Victoriaville et ça nous a donné le momentum pour le match d’après. On gère mieux notre temps et notre énergie. Les matchs précédents, plusieurs joueurs étiraient leurs présences sur la glace. Ensuite, c’est normal qu’on ait de la difficulté contre des équipes qui gèrent mieux leur temps et qui ont toujours des joueurs frais et reposés contre nos gars qui sont fatigués», analyse le capitaine.

Bibeau, qui a remporté la Coupe Memorial l’an dernier avec les Huskies de Rouyn-Noranda, s’y connaît en matière de séquences. «Quand ton équipe traverse une période difficile, on dirait que tout va toujours mal. À l’inverse, quand ton équipe va bien, on dirait que tout fonctionne», raconte-t-il en rappelant la série de victoires des Huskies du 31 décembre 2018 au 8 mars 2019. «On avait une séquence de 25 victoires consécutives et tout marchait bien. Je me souviens même d’un match où Blainville avait touché trois poteaux en prolongation et on avait gagné pareil!»

Revoir les Tigres

Ceci étant dit, Bibeau et ses coéquipiers sont très heureux de revoir les Tigres jeudi soir à la maison. «C’est ce qu’on s’est dit après le match de samedi : ”au moins, on les repogne” jeudi!», poursuit Bibeau, ajoutant qu’il n’est pas vraiment inquiet à l’idée de revoir le jeune gardien Nikolas Hurtubise, qui a blanchi les Remparts et obtenu le titre de joueur de la semaine dans la LHJMQ. «Je pense qu’on ne l’a pas vraiment testé et je crois que ça pourrait être différent demain. Cependant, Victo joue très bien défensivement et il faudra rester patients.»

Le capitaine des Remparts était aussi encouragé au terme de la séance d’entraînement de mercredi. «On vient d’avoir une très bonne pratique où tout le monde a donné son maximum. On a aussi beaucoup pratiqué l’avantage numérique, qui n’avait pas vraiment donné de résultats samedi», termine-t-il en faisant référence au fait que les siens n’avaient pas réussi à inscrire un seul but et avaient eu peu de bonnes chances de marquer en trois supériorités numériques au Colisée Desjardins.

Remparts

Hunter Holmes a sauté sur l’occasion de jouer avec les Remparts [VIDÉO]

Hunter Holmes admet avoir été surpris d’apprendre que Patrick Roy voulait lui parler samedi. Au terme d’une conversation qu’il qualifiait «d’expérience particulière de s’entretenir avec un membre du Temple de la renommée», le joueur ontarien a sauté sur l’occasion de poursuivre sa carrière junior avec les Remparts de Québec.

Après une longue journée qui l’a conduit de Flint à Québec, en passant par la maison familiale de Niagara, Holmes l’attaquant de 19 ans a participé à sa première séance d’entraînement avec sa nouvelle équipe, mardi, au Pavillon de la jeunesse.

«Il m’a convaincu à l’effet que c’était une belle opportunité pour moi de venir à Québec et de me joindre à une jeune équipe avec du potentiel. Je pense pouvoir bien faire, j’arrive de l’OHL, j’ai de la vitesse et certaines habiletés qui me permettent de croire que je peux bien cadrer», expliquait-il devant micros, enregistreurs, calepins, caméras et micros à sa sortie de la patinoire.

Suspendu pour cinq matchs en début de saison, il n’était pas parvenu à retrouver un poste régulier à son retour, n’amassant que deux passes en 15 parties avec les Firebirds de Flint. Il montre une fiche en carrière de 64 points en 190 matchs, répartis sur un peu plus de trois campagnes de la Ligue junior majeur de l’Ontario.

«J’avais demandé à être échangé, mais il n’y avait pas beaucoup de preneurs pour un gars de mon âge, alors d’un commun accord, ils ont eu la courtoisie de me laisser aller au ballottage», expliquait le centre de 6 pieds 1 pouce et 185 livres qui disputera son premier match, jeudi, à l’aile d’un trio complété par Nathan Gaucher et Édouard St-Laurent.

«Je veux toujours être un joueur de hockey professionnel, alors je suis décidé à tout faire pour y parvenir. Je viens ici avec l’espoir d’avoir un plus grand temps de glace et avec la chance de prendre un nouveau départ. Je ne connais personne, ici, et personne ne me connaît, alors il n’y a pas d’idées préconçues à mon endroit. Je veux avoir du plaisir et de me prouver à moi-même», ajoutait celui qui portera le numéro 19.

Holmes est un ancien coéquipier à Flint de Luke Kerwan, qui a joué avec les Remparts, il y a deux ans. Il est aussi le meilleur ami de Brandon Skubel, ailier droit des Voltigeurs de Drummondville également natif de Niaraga, en Ontario.

«J’ai joué avec Luke à mes deux premières saisons, il est un bon gars, c’était un exemple à suivre pour moi», notait celui qui se perçoit comme un attaquant à caractère offensif et responsable, défensivement.

+

Remparts

Un joueur autonome ontarien avec les Remparts

Les Remparts de Québec ont ajouté un attaquant de 19 ans à leur alignement, lundi matin, en faisant l’annonce de l’embauche du joueur autonome ontarien Hunter Holmes. Le centre gaucher s’alignait depuis un peu plus de trois saisons avec les Firebirds de Flint.

Son arrivée coïncide avec la meilleure récolte offensive de l’équipe depuis le début de la saison, soit une victoire de 8-2 sur les Islanders de Charlottetown, dimanche.

Natif de Niagara-on-the-Lake, Holmes portait les couleurs des Firebirds de Flint, dans la Ligue junior de l’Ontario, depuis la saison 2016-2017. Le centre gaucher de 6 pieds, 1 pouce et 185 livres avait été un choix de deuxième ronde (22e) des Firebirds au repêchage de l’OHL en 2016. Il montrait une fiche de 29 buts et 35 passes pour 64 points en 190 matchs au moment où il est devenu disponible.

Il a connu sa meilleure saison, l’an passé, avec une récolte de 13 buts et 16 passes avec l’équipe ayant terminé à l’avant-dernier rang du classement général de l’OHL, ce qui pouvait aussi expliquer son différentiel de - 51.

En 2018, il avait été invité au camp d’entraînement des Flyers de Philadelphie.

Arrivée prévue mardi

Hunter Holmes participera à sa première séance d’entraînement avec les Remparts, mardi matin, au Pavillon de la jeunesse.

Depuis le début de la saison, les Remparts ont été forcés de faire appel plus souvent qu’autrement aux joueurs affiliés Hugo Audette et Loïck Bégin, et ce, en l’absence de plusieurs réguliers à l’avant, notamment Aleksei Sergeev.

Sergeev n’a joué que le match d’ouverture avant d’être blessé, et la recrue Jacob Melanson, dont l’absence s’étirera jusqu’en janvier.

Les Remparts ont mis fin à une séquence de sept défaites d’affilée, dimanche.

Ils disputent trois matchs en quatre jours, cette semaine, soit jeudi à Québec contre Victoriaville, et une série aller-retour contre Sherbrooke, soit samedi au Palais des sports de l’endroit, et dimanche, au Centre Vidéotron.

+

JOUEUR DE LA SEMAINE

Par ailleurs, le gardien Nikolas Hurtubise, qui a blanchi les Remparts, samedi, dans une victoire de 2-0 des Tigres, a été nommé joueur de la semaine dans la LHJMQ.

Pour ce qui est de l’équipe d’étoiles de la semaine, sur laquelle s’est retrouvé Hurtubise, elle comptait aussi dans ses rangs l’attaquant Jérémy Martin, auteur de quatre buts contre les Remparts, vendredi, dans le succès de 7-1 des Cataractes, à Québec. On trouvait également l’attaquant des Wildcats de Moncton Jakob Pelletier, un joueur natif de Québec.

Les autres membres de la constellation de la semaine sont Nicolas Guay (Saint-Jean), Samuel Bolduc (Blainville-Boisbriand) et Jérôme Gravel (Victoriaville).

Remparts

Une victoire qui fait du bien aux Remparts [VIDÉO]

Ils n’avaient pas gagné à la maison depuis le 26 octobre et leur dernière victoire remontait au 2 novembre. Les Remparts de Québec n’ont pas fait les choses à moitié, dimanche après-midi au Centre Vidéotron, l’emportant 8-2 contre les Islanders de Charlottetown.

Les Remparts mettaient ainsi fin à une séquence de quatre matchs de suite sans victoire devant leurs partisans et à une mauvaise passe de sept défaites d’affilée. Les huit buts représentaient aussi leur plus haut total dans un match, cette saison. Avant la rencontre, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait d’ailleurs lancé un cri du cœur lors de notre passage à son bureau : «On est 0-6-1 à nos sept derniers matchs, j’ai hâte d’en gagner une», disait-il avant de voir les siens rebondir en force dans ce troisième match en autant de jours.

Une victoire qui fait du bien, n’est-ce pas?

«J’avoue. On était dans une position où il fallait arrêter cette séquence-là. Ça devenait pesant pour tout le monde», a admis Roy. Devant l’urgence de l’emporter à la maison, il avait fait appel à son gardien numéro 1 Anthony Pagliarulo, et ce, même s’il avait déjà promis le départ à la recrue Émerik Despatie.

«Parfois, on n’a pas le choix de prendre des décisions qui sont peut-être plus dures pour un joueur, mais en bout de ligne, c’est pour le bien de l’équipe et Émerik le comprend très bien. Du moins, de la façon dont Pascal [Lizotte, l’entraîneur des gardiens] lui a parlé», a précisé Roy, en rappelant que Pagliarulo avait bien fait, la veille, à Victoriaville, ce qui l’a incité à lui confier le filet à nouveau dans ce troisième match en trois jours.

Quatre buts en première

Liquidés 7-1, vendredi, et blanchis 2-0, samedi, les Remparts ont explosé avec quatre buts en première période et trois autres en deuxième pour régler le sort de la formation de l’Île-du-Prince-Édouard. Le jeu de puissance a produit deux des quatre buts dans une première période animée de cinq buts (4-1 en faveur des Remparts), deux combats et plusieurs punitions.

«On s’était un peu éloigné de notre identité d’équipe qui compétitionne, non pas par méchanceté, mais par le fait qu’on étirait nos présences. La différence, c’est la façon qu’on a géré notre temps de glace. Ça t’amène à jouer en équipe. Le message après la deuxième était de ne pas prendre de mauvaises habitudes, comme ça arrive parfois avec une avance de 7-2, car on n’était pas dans une position pour le faire», a ajouté Roy.

Doublé de Sato

Anthony Gagnon (10e et 11e), Yu Sato (2e et 3e), Colton O’Brien (2e), Gabriel Montreuil (7e), Nathan Gaucher (2e) et Andrew Coxhead (4e) ont marqué pour les Remparts, qui ont mené 16-2 au tableau des lancers lors de 20 premières minutes.

«Tous les gars dans la chambre étaient tannés de perdre. On sentait que ça allait débloquer, et ça fait vraiment du bien. On sait ce qu’il faut faire [pour gagner] et on l’a démontré», a souligné le vétéran Anthony Gagnon, beaucoup plus souriant que vendredi.

Sato savourait aussi son doublé, surtout qu’il jouait devant sa mère et sa sœur. Il a admis avoir connu un début de carrière junior difficile.

«C’est une sensation incroyable de marquer devant nos partisans, c’est ce que j’ai toujours voulu. Je n’ai pas eu un bon début de saison. Je ressentais un peu de pression pour marquer, mais je veux aider mes coéquipiers, qui me supportent beaucoup», a souligné le Japonais, sans l’aide d’un traducteur.

La fiche des Remparts à domicile est donc passée à 4-8-0-1 en 13 matchs. La victoire leur donnait un dossier cumulatif de 12-13-0-1, bon pour 25 points de classement, le même nombre que les Moosheads de Halifax au septième rang de la conférence de l’Est. 

Remparts

Un but controversé des Tigres coule les Remparts

VICTORIAVILLE — Un but controversé de Mikhail Abramov marqué avec moins de deux minutes à faire au match a brisé une égalité de 0 à 0 et procuré la victoire aux Tigres de Victoriaville sur les Remparts de Québec samedi soir au Colisée Desjardins.

Abramov a marqué en se retournant, propulsant la rondelle par-dessus l’épaule gauche d’Anthony Pagliarulo, qui avait été sans reproche jusque là et Édouard Ouellet a ajouté un autre but dans un filet désert quelques secondes plus tard pour confirmer le gain de 2 à 0.

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, en avait long à dire au juge de lignes Sylvain Losier suite au but d’Abramov.

«Je pense que le juge de lignes aimerait sûrement revoir ce but lui aussi....», a laissé tomber Roy. «C’est frustrant, car dans deux de nos cinq défaites, ce sont des décisions d’arbitrage qui ont coûté le match. C’est décevant.»

Malgré tout, le ton de Roy était beaucoup plus positif concernant la performance de ses protégés. «On a vraiment joué un très bon match, je dirais même que c’est notre meilleur depuis longtemps», a-t-il enchaîné.

«On a réussi à limiter les Tigres à 10 lancers au cours des deux premières périodes. On a été bons en désavantage numérique. On a aussi bien géré notre match. Si j’avais à changer quelque chose, ce serait l’avantage numérique où on a surtout lancé en périphérie», a-t-il ajouté au sujet de la performance des siens lors de trois supériorités numériques.

Blanchissage pour Hurtubise

Pour un deuxième match consécutif, c’était le gardien numéro trois des Tigres, Nikolas Hurtubise, qui était devant le filet plutôt que Tristan Côté-Cazenave alors que le gardien substitut Fabio Iacobo est blessé. La recrue de 17 ans a réalisé son premier blanchissage et mérité la première étoile du match.

«Je ne pense pas que les gardiens de but aient été vraiment testés ce soir, mais, en même temps, ils ont fait ce qu’ils avaient à faire», a commenté Roy.

Les Remparts ont eu quelques occasions de marquer, dirigeant tout de même 13 tirs dangereux vers Hurtubise. En deuxième période, Édouard Saint-Laurent a fait une passe parfaite de l’arrière du filet des Tigres, mais personne n’était devant pour la capter. Quelques minutes plus tard, c’est Hurtubise qui faisait un superbe arrêt de la mitaine sur un tir de Dylan Schives qui se dirigeait vers l’intérieur du poteau à la gauche du cerbère des Tigres.

Notes: Nicolas Savoie, Gabriel Montreuil, Édouard Cournoyer, Aleksei Sergeev et Jacob Melanson étaient toujours blessés du côté des Remparts... Les Diables rouges recevront les Islanders de Charlottetown à 15h dimanche au Centre Vidéotron...

Remparts

Shawinigan 7/ Québec 1: les Remparts giflés à la maison

Rien ne va plus pour les Remparts de Québec, qui ont été giflés 7-1 devant leurs partisans par les Cataractes de Shawinigan, vendredi. Ils encaissaient ainsi une quatrième défaite de suite au Centre Vidéotron, où ils n’ont gagné qu’une fois à leurs huit derniers matchs.

Une poussée de cinq buts des visiteurs en deuxième période a complètement bousillé leur soirée. Dans la victoire des siens, Jérémy Martin s’est amusé comme un petit fou avec une récolte de quatre buts.

Imaginez, les Remparts tiraient de l’arrière 7-0 quand Anthony Gagnon a profité d’un double avantage numérique en fin de deuxième.

Mine de rien, il s’agissait d’une sixième défaite d’affilée pour les Remparts, qui ont concédé 28 buts à l’adversaire à leurs quatre derniers matchs.

«Je ne suis pas découragé, pas fâché non plus, mais je suis déçu, c’est certain. Je trouve ça de valeur pour nos partisans, qui méritent mieux que ce qu’on leur offre. Je trouve leur patience extraordinaire», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy après la raclée.

À part le gardien Émerik Despatie, qui a bien fait en troisième après avoir pris la relève à Anthony Pagliarulo à 4-0, en deuxième, personne ne méritait des éloges dans le coin rouge.

Mauvaise période

«On a des joueurs qui traversent une très mauvaise période. Des gars comme [Darien] Kielb et [Dylan] Schives, ce sont des revirements par-dessus des revirements. Ils sont supposés jouer contre les meilleurs trios en l’absence de Savoie. Quand eux autres embarquent dans le festival des patarafes, on va s’entendre pour dire qu’on aura une soirée difficile», illustrait Roy.

Après la deuxième période, l’entraîneur-chef n’est même pas allé voir ses joueurs dans le vestiaire. Il voulait que la solution vienne de leur côté.

«On a beau avoir tous les X et O de la planète, si on est pas capable de gagner nos batailles, on va avoir des soirées difficiles. C’est la base, et ça ne fait pas partie de l’équation, présentement.»

À la porte du vestiaire, Gagnon mettait le blâme de la défaite sur les revirements. «Ça s’est effondré en deuxième. Il n’y a pas d’excuse, on a fait trop de turnovers, ça nous coûte des buts. Qu’est-ce que tu veux qu’on dise? Il faut arrêter de faire de revirements. On reprend une nouvelle page et on recommence demain [samedi]», indiquait l’ailier droit.

Kirill Nizhnikov, Valentin Nussbaumer et Olivier Nadeau ont aussi marqué pour les Cataractes. «Non, ce qui compte, c’est la victoire. Les quatre buts, je les ai faits pour l’équipe, pas pour moi», disait Martin en refusant de dire s’il venait de connaître un match de rêve.

Bon prince, l’entraîneur-chef Daniel Renaud comprenait le désarroi des Remparts. «J’ai aimé la façon qu’on a compétitionné et travaillé. Autant Québec que nous, on est deux jeunes équipes. Ce sont des choses normales qui arrivent, c’est dur pour une équipe sans expérience de se relever.»

Bonne ou mauvaise nouvelle, les Remparts ont encore deux matchs à disputer, en fin de semaine. Ils visitent les Tigres, à Victoriaville, samedi, et reçoivent Charlottetown, dimanche (15h).

«Il faut aller dans le solage de la maison et s’assurer qu’on fait un meilleur travail au niveau de la compétition, précisait Roy. Je pense que je vais les laisser aller un peu, les gars savent ce qu’ils ont à faire. J’ai confiance que le déclic va se faire à un moment donné, mais on traverse une période excessivement difficile et va falloir trouver une façon de s’en sortir.»

Remparts

La prise de conscience de Félix Bibeau

Par la nature même de son rôle, le capitaine a un rôle important à jouer dans les succès d’une équipe. Mais lorsqu’il juge que son jeu n’est pas à la hauteur de ses responsabilités, il doit aussi prendre le temps de penser un peu à lui. Félix Bibeau l’a réalisé, ces derniers jours.

Au moment où les Remparts de Québec tentent de mettre fin à une séquence de cinq matchs de suite sans victoire, le joueur de 20 ans veut amener ses coéquipiers à le suivre. Mais pour cela, il doit lui-même patiner dans la bonne direction.

«J’ai eu une prise de conscience, samedi, à Baie-Comeau. Je n’étais pas satisfait de mon match, je pensais un peu trop à l’équipe et je ne regardais pas assez la manière que je jouais. Je me suis dit que j’allais me concentrer plus sur moi-même au lieu de gérer toute l’équipe, et que si ça va bien, ça va juste aider l’équipe. Si j’ai une bonne attitude, que je travaille fort, je vais amener les gars avec moi», racontait le numéro 21, jeudi.

Bibeau peut compter sur l’appui de l’entraîneur-chef Patrick Roy, qui a rencontré tous ses joueurs, cette semaine.

«Il s’agit d’une transition pour Félix, qui a été capitaine dans le midget. Être capitaine, ça ne veut pas dire que tu dois transporter l’équipe sur tes épaules tout seul. Félix ressentait cette pression et il a réalisé que ses performances pouvaient aussi montrer l’exemple. Au Colorado, [Joe] Sakic n’était pas le plus volubile dans le vestiaire, mais sur la glace, il jouait de la bonne façon. Félix est notre meilleur attaquant depuis le début de la saison. Il fait un bon travail et les gars le suivent», expliquait Roy.

Après avoir été blanchi de la feuille de pointage à ses deux matchs précédents, Bibeau a rebondi avec deux buts dans la défaite de 6-3 des siens contre les Saguenéens, le lendemain, à Chicoutimi.

«Je pense qu’on peut bâtir sur le match à Chicoutimi, même si on a perdu. On a commis de grosses erreurs, et chaque fois, ça se retrouvait derrière notre ligne des buts» notait celui qui ne sent pas de frustration dans le vestiaire malgré les insuccès de l’équipe.

«On est plus déçu que frustré, car on est capable de faire mieux. En fin de semaine, on va y aller un match à la fois. On a déjà battu chacune des équipes, ça peut nous donner confiance. Il faut connaître de bons débuts de matchs, et si on prenait l’avance, ça pourrait nous aider. Dernièrement, on tire souvent de l’arrière, ce qui nous force à ouvrir le jeu», analysait-il à la veille d’un programme triple en trois jours.

Trois en trois jours

Les Remparts seront les hôtes des Cataractes de Shawinigan, vendredi, visiteront les Tigres à Victoriaville, samedi, et boucleront leur week-end avec le passage des Islanders de Charlottetown au Centre Vidéotron, dimanche.

«On va se concentrer sur nous, tu vas voir, on va en avoir en masse. Il faut y aller à court terme dans notre cas», illustrait l’entraîneur-chef.

Il venait de diriger un entraînement où l’exécution faisait défaut dans différentes facettes du jeu. Mais petit à petit, les siens semblaient retrouver leurs moyens.

«Notre cerveau était comme au ralenti, c’était pas mal évident, mais plus ça avançait, mieux on bougeait. Pour moi, c’est positif. Dans les cinq premières minutes contre Shawi, il faudra simplifier notre jeu, prendre les bonnes décisions et bâtir notre confiance, graduellement», notait Roy, qui a vu les siens l’emporter pour la dernière fois à domicile le 26 octobre, justement contre les Cataractes.

Remparts

Le mauvais sort s’acharne sur Nicolas Savoie

Nicolas Savoie vit un début de saison des plus frustrants avec les Remparts. Le mauvais sort semble s’acharner sur lui. Blessé au genou au début du mois d’octobre, il devait revenir au jeu il y a deux semaines. Mais alors que sa blessure prenait du mieux, il s’est blessé au dos à l’entraînement. Finalement en uniforme dimanche dernier face aux Saguenéens, il a du rendre les armes tôt dans le match.

«C’est sûr que c’est frustrant», a indiqué le jeune arrière originaire du Nouveau-Brunswick. «La semaine passée, je me sentais mieux. J’ai commencé le match à Chicoutimi, mais j’ai atteint un point où j’ai vu que quelque chose ne fonctionnait pas et que je pouvais plus patiner comme je patinais plus tôt. C’est là que j’ai décidé d’arrêter.

«Mais là, je pense que les choses vont beaucoup mieux. Je pense que je vais pouvoir jouer en fin de semaine. Et à la suite des défaites que nous avons eues, c’est certain que j’ai hâte de retourner au jeu et d’essayer d’aider l’équipe à retrouver le chemin de la victoire.»

À sa deuxième campagne avec les Diables rouges, Savoie avait pourtant de grandes ambitions. Il se disait prêt à jouer un plus grand rôle dans la brigade défensive des Remparts et le hasard faisant bien les choses : il avait été jumelé au vétéran Darren Kielb. Tout ça à la veille d’amorcer l’année où les yeux des recruteurs de la Ligue nationale seront sur lui, la saison 2019-2020 étant son année de repêchage. Mais à cause des blessures, Savoie n’a pris part qu’à 14 des 23 premiers matchs des siens.

«Je pense que je jouais bien avant de me blesser. Et le fait de m’absenter aussi longtemps a arrêté ma progression. Mais je pense qu’aussitôt que je vais revenir au jeu pour de bon, je vais reprendre ma confiance et les choses vont bien aller.»

Le jeune hockeyeur de 17 ans n’a pas caché que la saison 2019-2020 était remplie de promesses. Mais malgré la guigne qui s’est acharnée sur lui, il n’a pas lancé la serviette.

«C’est sûr que c’est plate que les blessures viennent me hanter comme ça. Et j’espère que je viens de subir la dernière. Mais quand je vais revenir, je vais être à 100 % et je vais m’assurer de continuer à bien jouer.

«Je ne serai pas craintif. Mais c’est certain que lors de mes premières présences sur ma patinoire, je vais un peu penser à mes blessures et je vais essayer de voir si je peux jouer comme je jouais avant. Mais après les premiers shifts, je pense que ces pensées vont partir ma tête et que je vais jouer ma game

Repêchage

Interrogé à savoir s’il était préoccupé par le prochain repêchage et s’il suivait l’évolution de son rang de sélection lors de l’encan amateur via les rapports publiés régulièrement par la Ligue nationale, le défenseur gaucher a dit qu’il préférait se concentrer sur son hockey.

«Je n’attache pas d’importance à ça. C’est sûr qu’à chaque fois qu’une liste est publiée j’ai des amis qui me textent pour m’en parler et me féliciter. Mais ce n’est pas quelque à laquelle je pense trop souvent. Je suis sur la liste, bon. Sinon ça ne me dérange pas. C’est sûr que le but c’est d’être repêché à la fin de l’année, mais je ne pense pas que les listes, ça vaut grand chose. Et à la suite de toutes les défaites que nous avons eues, je ne pense qu’à une seule chose et c’est de pouvoir aider l’équipe.»

NOTES: Patrick Roy a indiqué que Nicolas Savoie, Dylan Schives et Gabriel Montreuil avaient des chances de jouer vendredi. Il a ajouté qu’il en saurait davantage jeudi. «Par contre, ça pourrait aussi retarder un peu. Leur cas est évalué au jour le jour. On va voir comment ça va aller et s’ils ne sont pas prêts, ils ne seront pas prêts... Les joueurs des Remparts ont troqué leurs patins pour des espadrilles mercredi. Au lieu d’avoir un entraînement au Pavillon de la jeunesse, ils ont travaillé dans leur gymnase au Centre Vidéotron... Les Diables rouges seront de retour sur la patinoire jeudi. À cette occasion, ils travailleront notamment le jeu de puissance... Mikaël Robidoux, qui a porté les couleurs des Diables rouges pendant trois saisons complètes avant d’être échangé pendant la quatrième aux Cataractes de Shawinigan, a été suspendu indéfiniment par la LHJMQ pour la très dangereuse mise en échec par derrière qu’il a appliqué à Antoine Leblanc, de l’Océanic. Il s’agissait d’une neuvième suspension en carrière dans la LHJMQ pour Robidoux.

Remparts

La recette des Remparts: continuer à s’entraîner

«Ce que l’on veut, c’est jouer de la bonne façon. Et c’est un peu le message que l’on a passé aux joueurs après notre défaite à Chicoutimi. On pense que si l’on joue de la bonne manière et que l’on pratique de la bonne manière, éventuellement, les résultats vont être de notre côté. Je crois qu’il ne faut pas focuser sur les résultats mais sur la façon dont on veut travailler à chaque présence sur la patinoire.»

Ce message, l’entraîneur-chef Patrick Roy l’a de nouveau répété à ses hockeyeurs mardi matin au Pavillon de la jeunesse où l’équipe avait été conviée pour un entraînement. Incapables de savourer la victoire à leurs cinq dernières sorties, les Remparts ont connu une fin de semaine misérable au cours de laquelle ils ont accordé 21 buts en trois matchs et ils n’en ont marqué que sept. Et, comble de malheur, à la veille d’une importante série de trois rencontres en trois jours, la formation est décimée par les blessures.

«Je ne me rappelle pas d’avoir vu autant de blessures dans une saison. Après 23 matchs, nos joueurs ont manqué entre 60 et 70 rencontres à cause des blessures. On ne peut pas renier ça. Mais en même temps, cette situation permet à d’autres de prendre la relève, de se développer. Et c’est un peu ça, l’objectif de l’équipe.

«Mais on joue pour ,500. Et si on m’avait dit qu’à la fin du mois de novembre, on jouerait pour ,500, je l’aurais pris. Lors du prochain week-end, nous aurons des matchs qui nous sont accessibles. Alors c’est certain que nous devrons jouer du bon hockey et ça commence à l’entraînement.»

Roy a indiqué qu’il avait vu de belles choses de ses joueurs à Chicoutimi, et ce, même si son équipe s’est inclinée au pointage de 6 à 3. Il n’a pas caché que ses hockeyeurs ne s’étaient pas bien défendus dans leur territoire, mais il s’est dit confiant que si ses joueurs continuaient à faire les belles choses qu’il avait vues et à bien s’entraîner, les succès viendraient.

«On travaille aussi certaines facettes de notre jeu que l’on croit qui peuvent être améliorées. Je pense que notre cohésion en attaque pourrait être meilleure, que l’on peut mieux sortir la rondelle le long des bandes dans notre territoire. Si on peut couper les revirements et que défensivement on est meilleurs dans nos couvertures, on va peut-être couper la moitié, pas nécessairement des buts, mais des chances de marquer que l’on a accordées dans nos matchs d’en fin de semaine passée.

«Mais c’est certain que la confiance joue un rôle important dans les succès d’une équipe.  Et la seule façon de rebâtir la confiance, c’est de faire de belles choses sur la patinoire. Un moment donné, on va gagner un match, on va en gagner deux. On va se mettre à marquer des buts et à mieux jouer défensivement.»

Une belle occasion

Les Remparts auront une belle occasion de retrouver le chemin de la victoire en fin de semaine alors qu’ils recevront les Cataractes vendredi et les Islanders dimanche et qu’ils visiteront les Tigres samedi. Les Diables rouges devancent deux de ces trois formations, Shawinigan et Victoriaville, au classement général de la LHJMQ, les Tigres occupant l’avant-dernier échelon.

«On va commencer par penser à nos entraînements. Nous l’avons fait mardi et nous le referons de nouveau jeudi. Mercredi, nous irons en salle. Comme nous avons disputé beaucoup de matchs dernièrement, ça va être bon de faire autre chose et d’essayer de nous refocuser sur notre entraînement de jeudi où nous travaillerons beaucoup sur notre avantage numérique.

«C’est ensuite sur le match contre les Cataractes que nous devrons nous concentrer. Nous devrons essayer de l’amorcer de bonne façon. Souvent, on voit le caractère des meilleurs joueurs dans les défaites. Dans la situation actuelle, notre challenge comme équipe sera de connaître un bon match à domicile contre Shawinigan.»

Remparts

Le Drakkar assomme les Remparts 9 à 3

Avec six buts en troisième période, le Drakkar de Baie-Comeau a sorti l’assommoir et infligé un revers de 9 à 3 aux Remparts de Québec samedi au Centre Henry-Leonard.

La marque était pourtant de 2 à 2 en fin de deuxième alors que Pierrick Dubé et Félix-Olivier Chouinard, avec son premier but dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), avaient marqué pour les Diables rouges et que Valentin Demchenko et Raivis Kristians Ansons avaient répliqué pour les hommes de Jon Goyens.

C’est toutefois un but de Christopher Merisier-Ortiz alors que le Drakkar évoluait à trois contre cinq qui a été le moment décisif du match.

Elliott Saint-Pierre et Antoine Rochon avaient en effet écopé de pénalités successives qui permettaient aux Remparts de bénéficier d’un double avantage numérique durant 1:31.

Ce qui devait être une occasion en or pour les protégés de l’entraîneur Patrick Roy s’est cependant transformé en cadeau empoisonné quand Merisier-Ortiz a intercepté une tentative de passe de Félix Bibeau pour partir en échappée et battre le gardien Émerik Despatie entre les jambières avec moins de cinq minutes à faire à l’engagement.

«On n’a pas fait une bonne entrée de zone, on s’est fait couper un jeu et ils ont marqué. À partir de ce moment-là, tout s’est écroulé. C’est dans des moments comme ça qu’il aurait fallu faire preuve de caractère mais, malheureusement, ça n’a pas été le cas», a déclaré Roy, après la partie.

Déluge de buts

Le but de Merisier-Ortiz a grandement inspiré les joueurs du Drakkar, qui sont revenus sur la glace avec beaucoup de motivation en troisième. Julien Létourneau a ajouté à l’avance des siens 36 secondes après le début de l’engagement et Nathan Légaré a inscrit un autre but moins de deux minutes plus tard avec un tir puissant dans le coin supérieur du filet à la gauche de Despatie.

Le Drakkar a ensuite achevé les Remparts avec une déferlante de quatre buts en un peu plus de trois minutes en fin de match: Gabriel Fortier, Étienne Arseneau, Xavier Bouchard et Thomas Éthier ont tour à tour déjoué Despatie.

«Ça me fait de la peine pour Émerik, mais je ne pouvais pas le retirer du match car je ne voulais pas prendre le risque que «Pag» (Anthony Pagliarulo) se blesse parce qu’il est entré dans le match à froid. Je suis sûr qu’il y a certains tirs qu’il aimerait revoir, mais, en même temps, ça lui donne du millage et il apprend», a poursuivi Roy.

Celui-ci était déçu du résultat parce que les siens avaient dominé au chapitre des tirs au but en début de match. «Le score final ne représente pas exactement l’allure match. L’un de nos problèmes est aussi qu’on a de la misère à jouer 60 minutes. C’est ce qui arrive quand on a une jeune équipe. De l’autre côté, le Drakkar avait une équipe beaucoup plus mature et ça se sentait», a-t-il enchaîné.

Tir de pénalité

Mince consolation, Loïck Bégin qui n’en était qu’à son neuvième match de la saison, a réussi à battre le gardien du Drakkar Dakota Lund-Cornish sur un lancer de pénalité obtenu dans une cause perdue, avec 58 secondes à faire au chronomètre.

«Loïck fait bien pour un joueur qui se promène entre le junior AAA et le junior majeur. Il fait de bonnes choses dans les situations où je l’utilise et il apprend, lui aussi», conclut Roy, pressé de tourner la page sur ce match avant de se frotter aux Saguenéens de Chicoutimi dimanche.

Remparts

Rimouski 6/Québec 1: deuxième période fatale

Une deuxième période où l’Océanic de Rimouski a été opportuniste, et un peu chanceux, en marquant cinq buts en huit minutes leur a permis de l’emporter 6 à 1 sur les Remparts de Québec jeudi soir au Centre Vidéotron.

«On a fait de bonnes choses en première, on a utilisé notre vitesse et on a mis du monde autour du filet, mais, en deuxième, les rondelles avaient des yeux! Je pense qu’on réessaie la même chose demain et ça ne fonctionnera pas», a commenté l’entraîneur des vainqueurs, Serge Beausoleil, après la partie.

Frédéryck Janvier avait ouvert le pointage en première et le ciel est véritablement tombé sur la tête des Remparts à mi-chemin en deuxième quand Vincent Martineau, Zachary Bolduc, Cédric Paré et Nathan Ouellet ont marqué à leur tour et chassé du match le gardien Anthony Pagliarulo. 

Le cerbère des Remparts n’était pas de très bonne humeur suite au but de Ouellet, donnant quelques coups de bâton à ses poteaux avant de quitter la glace.

Son successeur devant la cage des Diables rouges, Émerik Despatie, n’a pas tardé à être mis à l’épreuve. Une minute après qu’il ait posé les patins sur la glace, Dmitry Zavgorodniy le déjouait avec un tir qui a fait un rebond chanceux sur le bâton d’un défenseur des Remparts pour passer près du poteau et aboutir au fond du filet.

Changer d’air

«On a eu des chances de marquer en première et ça aurait pu être 3 à 1 pour nous, mais c’était 1 à 0 pour eux. En deuxième, ils ont eu six chances de marquer et ils ont compté cinq buts», a résumé le capitaine des Remparts, Félix Bibeau, après la partie. 

«En troisième, par contre, on avait la tête basse et c’est un peu frustrant. On doit avoir eu quatre deux contre un et on n’a pas eu un seul tir. C’est décevant, mais je crois qu’il faut arrêter de se compliquer la tâche. Ça va faire du bien de repartir sur la route pour changer d’air un peu», a-t-il ajouté.

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, partageait le point de vue de son capitaine. «Je lève mon chapeau à Bibeau et je pense comme lui. Je crois qu’on est gâté d’avoir des gens qui nous appuient et qui réalisent qu’on a une équipe jeune qui, malheureusement, ne joue pas du bon hockey à domicile. Le voyage à Baie-Comeau et Chicoutimi sera le bienvenu.»

Confiance absente

«Pour nous, offensivement, la confiance n’est clairement pas là. Il faudra être meilleurs autour du filet, car quand on ne marque pas, on ne casse pas le momentum», a repris Roy, qui a aussi pointé du doigt les défenseurs Félix-Olivier Chouinard et Colton O’Brien, déclarant qu’ils «pouvaient faire mieux», tout en épargnant son jeune centre Nathan Gaucher même s’il a terminé le match avec une fiche de -4.

«Moi, je m’en fous! C’est du millage pour lui. Nate, je vais continuer à l’embarquer quand même, car je veux qu’il apprenne», a déclaré Roy à propos de son attaquant de 16 ans.

Thomas Caron, qui a provoqué un revirement avec une trentaine de secondes à faire au deuxième engagement et a déjoué Raphaël Audet sur une échappée, a été la seule étincelle de cette fin de match où les Remparts n’ont lancé que huit fois au but en 40 minutes.

NOTES : Les buts de Janvier et Martineau étaient leurs premiers de la saison avec l’Océanic... Il s’agissait d’un huitième revers en onze matchs à domicile pour les Remparts cette saison... Blessé mardi à l’entraînement, le défenseur Nicolas Savoie a été rayé de l’alignement hier et ratera vraisemblablement le match de samedi à Baie-Comeau. L’arrière recrue Olivier Archambault, fraîchement arrivé du Phénix du Collège Esther-Blondin, fera le voyage avec l’équipe après avoir disputé son premier match junior jeudi... 

Remparts

Les Remparts sur la bonne voie

Les joueurs des Remparts sont sur la bonne voie pour jouer à la hauteur de leur talent à la maison. À la veille de recevoir l’Océanic de Rimouski, Patrick Roy a tenu un meeting avec ses hockeyeurs au cours duquel il leur a fait part de sa satisfaction par rapport à leur progression.

«Il y a de plus en plus de situations au niveau offensif et de protection de rondelle où je dois dire que l’on a bien fait ça», a lancé l’entraîneur-chef des Diables rouges. «C’est sûr qu’il y a encore de petites choses qu’il faut continuer à travailler, mais contre les Foreurs, j’ai aimé la manière dont on protégeait notre rondelle offensivement. J’ai trouvé que l’on avait travaillé plus fort et qu’on n’avait pas donné beaucoup de chances de marquer. J’ai aimé autant ce que j’ai vu au niveau défensif qu’offensif. 

«On n’a pas beaucoup marqué de buts à la maison depuis le début de la saison. C’est certain que l’on ne joue pas avec l’aisance que l’on pourrait avoir autour du filet. Et c’est pour cette raison que l’on a travaillé ces situations à l’entraînement dans le but de trouver différentes façons de se démarquer et d’utiliser un peu plus de créativité quand on est près des gardiens de but.»

Selon Roy, les Diables rouges ont été un peu victimes de leur début de campagne. Les Remparts, qui formaient la plus jeune équipe de la LHJMQ, ont gagné huit de leurs 10 premiers matchs, des statistiques qui ont un peu faussé les données, explique le coach.

«On est devenus comme excités. Et on s’est peut-être mis un peu de pression. On joue vraiment bien sur la route où l’on est peut-être un peu plus relax. On compte plus de buts qu’à la maison où possiblement on tient le bâton un peu plus serré. Mais il ne faut pas oublier quel était notre plan initial. C’était de progresser, de bâtir au fur et à mesure que la saison va avancer et de ne pas sortir de ce moule-là.»

Roy a ajouté que l’autre aspect expliquant pourquoi ses joueurs avaient eu des difficultés à connaître du succès au Centre Vidéotron était le fait qu’ils avaient été confrontés à de bonnes équipes comme Rimouski, Chicoutimi, mais aussi des formations jouant du bon hockey comme Blainville-Boisbriand et Drummondville. Le coach a mentionné que lors de ces affrontements, ses hommes s’étaient présentés, mais ils n’en avaient pas fait suffisamment pour gagner.

«Le niveau de compétition des équipes dans ces rencontres-là est élevé. Il faut tenter de le matcher

Mauvais moment

En manque d’étincelles en attaque, les Remparts pourront compter sur les retours de James Malatesta et Nathan Gaucher, jeudi, face à l’Océanic. Les deux avaient quitté l’équipe afin de prendre part au Défi mondial des moins de 17 ans, à un bien mauvais moment, alors que les Diables rouges devaient composer avec de nombreux blessés.

«Avant que Coxhead se blesse, on était 8 et 2. À partir du moment où il est tombé au combat, on a joué pour un peu moins de ,500. Et James et Nathan sont partis en plus. C’est la raison de l’importance de revenir et où on se voyait. Les gens nous plaçaient 12-13e dans la ligue. Il ne faut donc pas commencer à nous dire : “Oui on a eu un bon début de saison, oui on joue mieux que ce que les gens pensaient et oui on est très content du début de saison de l’équipe”. Ça c’est la morale de l’histoire. À partir de ça, ce que l’on essaie de faire, c’est continuer à progresser et non pas focuser sur des victoires à domicile.

«Si on joue comme on l’a fait contre les Foreurs, je pense que l’on va gagner notre part de rencontres à la maison. Contre Val-d’Or, on a bien fait défensivement et offensivement et on a commencé à prendre plus possession de la rondelle, on a gardé le disque un peu plus en territoire adverse au lieu de forcer des jeux qui créent des revirements, quelque chose que l’on tente d’éliminer. Le focus doit être là-dessus.»

Remparts

James Malatesta: une version améliorée

Même s’il a fait flèche de tout bois depuis le début de la campagne, il a amassé 13 points en 15 matchs dont neuf buts, James Malatesta pourrait montrer, à son retour du Défi mondial des moins de 17 ans, une version 2.0 du hockeyeur qu’il a été jusqu’ici avec les Remparts.

«Ç’a été un très bon séjour de deux semaines avec Équipe Canada, a expliqué la recrue. Tous les gars sur mon équipe ont profité de l’expérience. Nous avons tous eu du plaisir et nous avons fait pas mal bien dans le tournoi. Personnellement, j’ai appris plein de choses là-bas parce que l’on a fait des systèmes un peu différents et on a travaillé des nouveaux exercices d’habiletés. Je veux donc apporter à l’équipe le plus possible de ce que j’ai appris à Saskatoon.

«Je suis très excité d’être de retour à Québec et de jouer jeudi. C’est important de donner un bon spectacle à nos partisans qui viennent nous encourager. Nous allons avoir une bonne semaine d’entraînement et je crois que nous serons prêts pour le match face à l’Océanic.»

À Saskatoon parce qu’il faisait partie des meilleurs joueurs de son âge au pays, Malatesta dit qu’il savait que les réflecteurs étaient braqués sur lui. Il a ajouté qu’il n’avait pas ressenti de pression supplémentaire et qu’il s’était contenté de vivre l’expérience qui lui était proposée, une expérience qui peut ne se présenter qu’une fois dans une vie.

«Comme j’avais fait un camp cet été avec les gars, je connaissais mes coéquipiers et je me sentais à l’aise. Et tout le monde sur l’équipe était vraiment talentueux. Les choses ont bien été. J’ai joué au mieux que je pouvais le faire et je crois avoir laissé une bonne impression», a lancé le jeune joueur, qui a amassé six points en cinq matchs face à l’élite mondiale.

Malatesta ne le cache pas, porter le chandail du Canada n’a pas seulement été pour lui un moment d’une grande satisfaction. Ce fut aussi une occasion de penser à la prochaine étape, soit une place dans la formation canadienne qui jouera lors du Championnat du monde junior.

«Dans deux années, je pourrais être sur cette équipe. C’est très motivant. Je vais donc continuer à donner mon meilleur.»

Confiance

Comme Malatesta, Nathan Gaucher est revenu du Défi mondial des moins de 17 ans comblé.

«C’était vraiment l’fun», a-t-il lancé. «C’est sûr qu’au début, on a essayé de créer une bonne chimie, de faire de bonnes pratiques et d’installer vraiment un bon système de jeu. Après ça, on a eu des matchs.

«Là-bas, j’ai pu comparer un peu mon jeu à celui des autres hockeyeurs du Canada et voir les autres pays où ils se situent. J’ai aussi gagné un petit peu d’expérience et je me suis amélioré. Je reviens ici avec des trucs des coachs qui m’ont beaucoup aidé. Je pense que j’ai très bien fait. Je reviens aussi confiant et j’ai bien hâte de jouer.»

Même s’il était à l’autre bout du pays, le jeune joueur a continué à suivre assidûment les activités des Diables rouges. Il a même visionné la plupart des matchs. Il avait donc hâte de revenir à Québec afin de donner un coup de main aux siens, qui éprouvent des difficultés lorsqu’ils jouent à la maison.

NOTE: Steve Bélanger, le thérapeute des Remparts, en sera samedi à Baie-Comeau à un 1500e match en carrière dans la LHJMQ. «J’aime la façon dont il protège nos joueurs», a mentionné Patrick Roy. «Il prend un grand soin des gars. D’ailleurs, lorsque je parle aux familles des hockeyeurs que je souhaite voir venir chez nous, je vante beaucoup le mérite de notre côté médical. Steve est bien encadré des médecins, dont Richard Blanchet qui est à la tête du groupe. Et on est vraiment privilégiés d’avoir des gens de cette qualité-là qui viennent nous aider soir après soir pour justement nous rendre tous meilleurs.»

Remparts

Val-d’Or 3/Québec 2: rien ne sourit aux Remparts

Tout semble jouer contre les Remparts lorsqu’ils sont au Centre Vidéotron. Non seulement ils se sont fait refuser un but alors qu’il restait trois secondes à jouer en prolongation, mais quelques instants plus tard, les Foreurs de Val-d’Or se sont sauvés avec la victoire lors des tirs de barrage. Finalement, les Diables rouges ont encaissé un septième revers en 10 matchs à la maison, une défaite de 3 à 2 qui leur a quand même procuré un point au classement.

Le jeu controversé est survenu alors que les Remparts mettaient de la pression en territoire ennemi. Au moment où Anthony Gagnon décochait un boulet, Darien Kielb, qui était derrière le but, a créé de l’interférence aux dépens du gardien Jonathan Lemieux se dirigeant devant le filet. Le cerbère des Foreurs a chuté sur la patinoire et a perdu son casque. Il a mis un peu de temps à se relever. La décision a soulevé l’ire de Patrick Roy qui a passé un savon à l’officiel Jonathan Trudel. Les propos aigres-doux du coach québécois à l’arbitre ont entraîné son expulsion.

«C’est sûr que je ne suis pas d’accord avec la décision sur la glace, a plaidé Roy. Ce avec quoi j’ai de la misère, c’est qu’il y a trop de différences au niveau des jugements des arbitres. On joue contre Chicoutimi : il y a un but, Lapierre [Hendrix] est dans le cercle du gardien de but et le filet est accordé. On arrive aujourd’hui, le gardien de but est à l’extérieur de son cercle, notre joueur passe en avant, le gardien se tire à terre, il y a un but et il est refusé.

«Mais ce n’est pas ça qui est gênant. Ce qui est gênant, c’est que Bibeau n’est pas sur la glace mais l’officiel dit que c’est lui qui a passé devant le but. Là, soudainement, on dit : on va en nommer un autre parce qu’il n’était pas sur la patinoire. Faque on en nomme un autre. On décide que c’est le 92. Là, on passe du numéro 21 au 92. Ce n’est pas tout à fait dans la même braquette de numéro. Pis là, après ça, on dit que c’est Gagnon. Et après ça, on ne sait plus. Il reste trois secondes, moi, je veux gagner en tirs de barrage et je veux que Bibeau puisse y aller. Ne viens pas me faire accroire que tu as vu le jeu si tu ne sais pas c’est qui [qui a commis l’infraction] et que ça finisse avec Kielb qui est pénalisé.»

Expliquant que le gardien des Foreurs était sorti de sa cage au moment où son joueur passait, Roy a indiqué que l’arbitre avait interprété ce qui s’était passé sous ses yeux. Interrogé si son expulsion pourrait lui valoir une suspension, il a tout simplement lancé : «Il arrivera ce qu’il arrivera.»

En avant par deux fois

Les Remparts avaient brisé la glace avec un filet de Gabriel Montreuil (6e) en fin de première. Les visiteurs ont égalé la marque en milieu de troisième avec un filet de David Noël, mais 50 secondes plus tard, Bibeau (13e) a redonné les devants aux Diables rouges. Jérémy Michel a renvoyé les deux équipes à la case départ en comptant avec un peu plus de cinq minutes à jouer en troisième. En tirs de barrage, Lemieux a stoppé Bibeau et Andrew Coxhead lorsqu’Alexander Mirzabalaev et Michel ont déjoué Emerik Despatie.

«Je suis très satisfait de la performance de l’équipe», a mentionné Roy. On a largement dominé au niveau des chances de marquer. On a été très bons. On a fait deux erreurs qui nous ont coûté des buts mais, autre que ça, on n’a rien donné aux Foreurs. Pour moi, c’était une victoire de 3 à 2 avec le dernier jeu. Je pense que si on joue comme on l’a fait aujourd’hui, j’ai l’impression que l’on va gagner des matchs à domicile et que l’on va faire plaisir à nos partisans.»

L’entraîneur-chef a salué le retour d’Andrew Coxhead qui a fait une différence pour les Remparts. Il a aussi mentionné qu’il avait bien aimé la performance de Despatie. «Il n’a rien à se reprocher. Le but de Noël, c’était un lancer parfait et il ne voyait absolument rien. Et sur le deuxième but, on a échappé un gars qui s’est retrouvé tout seul sur le côté du filet. On ne peut donc pas critiquer le travail de notre gardien de but. Il a été excellent dans certaines situations. Mais ce que je retiens, c’est la performance de l’équipe.»

Remparts

Blainville-Boisbriand 3/Québec 1: du hockey «en dentelle»

Les Remparts seraient-ils allergiques au Centre Vidéotron? Opposés à l’Armada de Blainville-Boisbriand, la troupe québécoise a subi une sixième défaite en neuf rencontres à la maison, un revers de 3 à 1 dans un match qui a laissé un goût très amer à l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«On n’a pas été bons, a lancé le coach québécois. On a été très mauvais même. Je n’ai pas aimé notre match du tout, du tout. On s’est fait dominer au niveau de l’éthique de travail, j’ai trouvé que l’on a pris de mauvais lancers, surtout sur des situations où on entrait en zone offensive. On manquait le filet et ça donnait des surnombres de l’autre côté. Honnêtement, je suis vraiment déçu pour nos partisans. Ils méritent pas mal mieux que ce que l’on leur offre. Et il va falloir que des gars réalisent qu’il faut jouer du meilleur hockey que ça.»

Parlant de la mauvaise séquence des siens au Centre Vidéotron, Roy a mentionné que lors de celle-ci, ses joueurs n’avaient compté que 20 buts. «On marque sur la route parce que l’on va au filet. Ce soir on n’était pas concentrés. On a joué en dentelle.»

Questionné si la présence de plusieurs nouveaux joueurs — des jeunes qui pourraient sentir une pression à évoluer dans un amphithéâtre comme celui de la Vieille Capitale — pouvait expliquer les contre-performances des siens à la maison, l’entraîneur-chef s’est fait cinglant.

«C’est à Dubé [Pierrick], Bibeau [Félix], Gagnon [Anthony], St-Laurent [Édouard], Caron [Thomas] et Kieb [Darien] de traîner cette équipe-là. Peu importe qui va se greffer, peu importe qui va rentrer. Aujourd’hui, soyons honnêtes : quand j’ai mis Audette [Hugo] avec Sato [Yu] et Filion [Xavier], ils ont dominé. Pourquoi? Parce qu’ils ont travaillé.»

Interrogé sur l’absence d’Andrew Coxhead qui devait effectuer un retour au jeu après avoir manqué les huit derniers matchs des siens à cause de symptômes reliés à une commotion cérébrale, Roy a indiqué que le personnel médical de l’équipe avait décidé qu’il valait mieux pour le vétéran de retarder son retour au jeu.

Bon départ

Premier à s’inscrire au pointage sur un but de Thomas Caron (4e) en début de deuxième, les Remparts ont ensuite joué avec beaucoup moins de cohésion. Les visiteurs en ont profité pour renverser la vapeur avec deux buts, ceux de Miguël Tourigny et Stéphane Jr Huard. Les locaux ont eu un sursaut d’énergie en fin de troisième, mais ils n’ont jamais réussi à déjouer le gardien Émile Samson. Benjamin Corbeil a marqué le troisième filet des siens dans une cage déserte. Pour Bruce Richardson, l’entraîneur-chef de l’Armada, la victoire contre les Remparts était très satisfaisante.

«Quand on commence un trois en trois avec du voyagement — on jouait ce soir à Québec, nous serons demain à la maison contre Saint John’s et dimanche on s’en va à Sherbrooke —, c’est une grosse fin de semaine. D’aller chercher deux points lors du premier match, ça bâti du momentum.»

NOTES : Le site sportif theathletics.com a envoyé un journaliste torontois pour la fin de semaine; il réalisera un reportage sur Yu Sato qui a quitté le Japon pour jouer à Québec... Les Diables rouges seront de retour devant leurs partisans dimanche (15h) afin de se mesurer aux Foreurs de Val-d’Or...

Remparts

Frédérick Roy, l'adjoint spécial de retour

Pour un second week-end d’affilée, Frédérick Roy accompagnera son père derrière le banc des Remparts de Québec. «Mon adjoint spécial sera de retour», confirme en riant l’entraîneur-chef Patrick Roy en parlant de son fils.

L’étudiant à l’Université d’Ottawa avait donné un coup de pouce au paternel, en fin de semaine dernière à Gatineau, en l’absence de l’entraîneur-associé Martin Laperrière, parti diriger l’une des trois équipes du Canada au Défi mondial des moins de 17 ans. Le même scénario se présente pour les matchs de vendredi (Blainville-Boisbriand) et dimanche (Val-d’Or) au Centre Vidéotron.

«Il a une bonne tête de hockey. Il a joué pour les Remparts, bien sûr, mais aussi dans la Ligue américaine, et il peut amener une vision du jeu que nous, on ne voit pas», expliquait l’entraîneur-chef à propos de la présence du meilleur marqueur des Remparts en 2011-2012 avec 92 points.

Roy admet avoir eu beaucoup de plaisir à voir son fils à ses côtés, à Gatineau. Et il n’a pas hésité à répéter l’expérience, cette fois à Québec.

«J’ai appelé ma DG [Nicole Bouchard) pour savoir si elle me donnait la permission, elle a dit oui... Pour moi, c’est super le fun. Un, ça me permet d’être avec mon gars, et deux, j’aime le petit côté offensif qu’il peut apporter. Il a vécu des choses dans sa carrière, il est capable de les partager. Nous avons chacun nos tâches derrière le banc, mais si une situation particulière survient, je peux lui dire de parler aux joueurs sur les détails à apporter à l’intérieur de notre structure, qu’il connaît bien.»

Le plus jeune des deux fils de Roy étudie en droit à Ottawa. Après quelques saisons dans la Ligue américaine, il a joué un peu à l’Université Concordia avant d’accrocher ses patins, sauf pour quelques matchs avec l’Assurancia de Thetford Mines, dans la Ligue nord-américaine, la saison dernière.

Retour à la maison

Les Remparts sont de retour devant leurs partisans, devant qui ils n’ont gagné qu’une fois à leurs quatre derniers matchs et seulement trois fois en huit rencontres locales, cette saison. L’adversaire du jour occupe le cinquième rang de la conférence de l’Ouest avec une fiche de 8-7-1-1 en 17 matchs contre le sixième rang avec 22 points (11-7) en 18 matchs pour la formation québécoise.

«Tout le monde est pareil, il y a des moments où nos structures ont l’air de la LNH, et le lendemain, elles ont l’air du junior, mais je sais une chose avec l’Armada : c’est une équipe qui compétitionne, et c’est à quoi je m’attends», disait Roy à propos du club appartenant aussi à Québecor.

La visite de l’Armada à Québec permettait aussi de ramener sur le tapis le règlement qui interdit aux deux clubs de transiger entre eux.

«Je pense qu’éventuellement, ça va être appelé à changer. Du moins pour les choix au repêchage ayant déjà appartenus à l’une ou l’autre des équipes. Je pense qu’il y a une vision positive à travers la Ligue à cet égard, on réalise que ça va un peu loin», disait Roy, en rappelant que ce règlement l’avait empêché d’essayer d’obtenir le choix de fin de première ronde de Moncton, au dernier repêchage, parce que celui-ci avait déjà transité par Blainville-Boisbriand.

«Et même si j’avais voulu parler à Saint-Jean pour le tout premier, je ne pouvais même pas le faire pour la même raison», notait l’homme de hockey qui s’est quand même amusé à effectuer beaucoup de transactions à la première année de son retour comme directeur général des Remparts, l’hiver dernier.

Remparts

Jacob Melanson sort de sa coquille

Auteur de trois points à ses cinq plus récents matchs, la recrue Jacob Melanson commence à sortir de sa coquille avec les Remparts de Québec. Son rendement à la hausse n’est pas étranger à l’absence de plusieurs réguliers dans la formation et à une utilisation de plus en plus grande.

Le choix de première ronde en 2019 a inscrit son premier but de la saison, la semaine dernière, contre Drummondville. Au cours du dernier voyage à Val-d’Or et Gatineau, l’entraîneur-chef Patrick Roy a tenu des propos élogieux envers lui.

«Il a connu fort voyage, il a réussi un gros jeu sur le but égalisateur [en troisième période d’une victoire de 2-1 en prolongation] à Gatineau, je suis content de la façon dont il progresse. J’aime son intensité, il n’a pas peur de se mettre devant la rondelle en zone défensive, il est très réceptif et il veut apprendre», confiait Roy, mercredi, au terme de l’entraîneur quotidien des Remparts.

La sélection de Melanson avait été jugée surprenante par différents experts lors du repêchage de la LHJMQ tenu à Québec, en juin dernier. Les Remparts avaient cédé deux choix de deuxième ronde et deux autres de troisième au Drakkar de Baie-Comeau pour mettre la fin sur le 15e droit de parole du jour.

«Nos dépisteurs l’aimaient beaucoup. Je ne l’avais pas vu autant qu’eux, je l’avais vu au Challenge [des joueurs midget] à Boisbriand, mais il est un style de joueur qu’on n’a pas eu beaucoup avec les Remparts. Il est un attaquant en puissance, capable d’aller au filet et de bloquer des lancers», commentait celui qui est aussi le directeur général de la formation.

Pas dans la dentelle

L’ailier droit de 5 pieds 11 pouces et 191 livres ne fait pas dans la dentelle et n’a rien de spectaculaire dans son jeu. Il se développe petit à petit et s’adapte au niveau de jeu relevé de la LHJMQ.

Il s’est vite aperçu que la vitesse du jeu était plus rapide que ce qu’il avait connu auparavant. Même chose sur le plan physique, où les joueurs de la LHJMQ sont plus imposants que dans le midget, en Nouvelle-Écosse.

«Il y a définitivement un peu de pression d’être un choix de première ronde, mais il faut savoir mettre cela de côté et travailler, c’est ainsi que les choses arrivent. Ce n’était pas facile pour moi en début de saison. Je ne jouais pas beaucoup, mais je savais qu’il en serait ainsi et que je ne serais pas un joueur d’impact sur les premières lignes. J’ai travaillé beaucoup sur mon coup de patin depuis mon arrivée et sur la qualité de mes lancers, ça m’aide jusqu’à présent», disait le numéro 98 qui aurait choisi de porter le numéro 22 si ce dernier n’avait pas été retiré en l’honneur d’Alexander Radulov.

Il se réjouit encore d’avoir touché la cible, la semaine dernière, et profite de sa présence au sein de la troisième ligne.

«Je rêvais à ce premier but et à ce jour depuis longtemps, c’était vraiment incroyable comme moment. Mon adaptation à Québec se passe bien, je suis entouré de bons coéquipiers et de bons entraîneurs», notait celui qui n’a aucun lien de parenté avec Mathieu Melanson, un ancien joueur des Remparts. 

Olympiques

Québec 2/Gatineau 1: Despatie s'impose chez lui

Il n’était pas à Québec, mais c’était tout comme.

De retour à la maison pour entreprendre son troisième match en carrière dans la LHJMQ, Emerik Despatie est demeuré invaincu en bloquant 20 des 21 tirs des Olympiques de Gatineau samedi soir au centre Robert-Guertin. Le gardien de Cantley a ainsi aidé les Remparts de Québec à signer une victoire de 2-1 en prolongation quand Félix Bibeau a profité du septième avantage numérique des Remparts pour inscrire le but décisif. Les Olympiques étaient parvenus à tuer toutes les autres attaques massives des visiteurs.

Pour la deuxième fois en 24 heures, les Gatinois détenaient une avance d’un but après deux périodes, mais comme dans le match de vendredi, les Remparts ont comblé ce léger recul par l’entremise de Gabriel Montreuil pendant une descente à deux contre un.

Contrairement à la veille, ce sont toutefois les Diables rouges qui ont amassé les deux points de la rencontre. Ils ont été aidés par une mauvaise punition du défenseur Chris McQuaid qui a plaqué Nicolas Savoie par-derrière avec seulement 10 secondes à écouler au match.

Le tir de Félix Bibeau était le 36e des Remparts contre Creed Jones. Première étoile du match, Jones a changé la donne dans ce match qui n’a pas été aussi serré que ne l’indique le pointage.

«Nous les avons dominés, a d’ailleurs fait remarquer l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy. Si je fais exception de notre manque de discipline dans le match d’hier, je n’ai pas vraiment de reproches à faire à mon équipe. (Anthony) Pagliarulo aurait pu être meilleur hier, mais ce soir, Emerik a été extraordinaire. Je suis obligé de te dire qu’il gagne ma confiance de match en match.»

Despatie n’a été battu qu’une seule fois sur le deuxième tir du match. Métis Roelens a fait dévier un lancer de David Aebischer pendant un jeu de puissance. Il n’y avait rien à faire sur le jeu.

Le gardien de 16 ans était épié de près à son premier départ au centre Guertin. Deux sections entières applaudissaient chacun de ses arrêts. Il a tout entendu.

«Ça me donnait confiance. C’est ma troisième victoire, mais celle-ci est spéciale parce qu’elle arrive chez nous. Je sentais une certaine nervosité en début de match. Il y avait beaucoup de monde qui était venu me voir jouer, mais la pression me motive. J’étais surtout excité», a raconté celui qui a hérité de la deuxième étoile de la partie.

Meilleur attaquant des Olympiques samedi, Métis Roelens a été l’unique marqueur du camp perdant, mais il a aussi vécu un grand moment quand il a effectué une première présence dans le même trio que son frère de 16 ans, Milo. Les deux joueurs viennent de l’île d’Orléans tout près de Québec et Milo avait été rappelé pour disputer ses deux premiers matches dans la LHJMQ en fin de semaine.

Sur la séquence où ils ont joué côte-à-côte, ils ont tous les deux obtenu une chance de marquer même si Milo n’a pas été capable de tirer sur le filet.

«C’est vraiment plaisant de jouer avec mon petit frère. Quelles sont les chances que ça arrive avec notre différence d’âge (ils ont trois ans d’écart)? Nous avons pu le faire au niveau junior majeur dans la même équipe. Ça aurait été malade si nous avions pu compter un but», a dit Métis.

Ce dernier s’est montré déçu par la façon que le match s’est terminé, mais il a noté que son club avait pris du mieux en fin de semaine.

«On s’est amélioré. On a bien joué dans les deux matches. C’est un pas dans la bonne direction. On a amassé trois points sur quatre contre Québec. Notre désavantage numérique a été très bon ce soir. Nous avions tué les six punitions durant le match avant le quatre contre trois en prolongation», a ajouté la troisième étoile du match.

Olympiques

Gatineau 5/Québec 3: troisième gain de suite à Guertin pour les Olympiques

Est-ce que la tendance est en train de se renverser ?

Depuis le début de la saison, les Olympiques de Gatineau ont souvent laissé filer des avances pour échapper de précieux points au classement. Vendredi soir, au centre Robert-Guertin, ils s’étaient même donné un coussin de trois buts contre les Remparts de Québec, mais encore une fois, les visiteurs ont été en mesure d’égaler la marque 3-3 en milieu de troisième période.

Remparts

Québec 5/Val-d’Or 1: un début en force [VIDÉO]

Privés de six joueurs réguliers, les Remparts de Québec ont marqué trois buts sans réplique dès la première période pour surprendre les Foreurs de Val-d’Or par 5-1, mercredi au Centre Air Creebec, en ouverture d’un voyage de trois matchs sur la route.

Il s’agissait d’une 10victoire en 16 matchs, cette saison, pour les Remparts. Mais plus impressionnant encore, ils l’emportaient une septième fois en huit parties à l’extérieur depuis le début de la jeune campagne de la LHMJQ.

Le défi était de taille, pourtant, puisque les Foreurs avaient signé cinq victoires de suite et obtenu deux points par défaut, la veille, en raison de l’utilisation d’un joueur suspendu par Shawinigan, en début de campagne.

«On a vraiment bien commencé le match, on a profité de notre échec-avant et on a bien contrôlé la rondelle par moment. Le premier but [de Gabriel Montreuil] en a été un bel exemple, c’est un but qui nous a donné confiance», expliquait l’entraîneur-chef Patrick Roy en point de presse téléphonique.

Montreuil (3e et 4e), Félix Bibeau (9e et 10e) et Loïck Bégin (1er) ont marqué pour les Remparts pendant que les Foreurs ne répliquaient qu’avec 31 secondes à disputer au match.

Dominés sur les lancers

«On a donné beaucoup de lancers [42], mais plusieurs venaient de l’extérieur. Et lorsqu’ils ont eu des chances de marquer, «Pag» a été très bon», estimait-il à propos du gardien Anthony Pagliarulo.

Roy était aussi ravi du rendement des joueurs appelés à voir plus d’action en l’absence de plusieurs réguliers. Pour un, Bégin a inscrit son premier but dans la LHJMQ, touche qui doublait l’avance des Remparts à 2-0 en milieu de première.

«Je suis content des joueurs qui sont venus nous aider. On n’a pas eu besoin de surutiliser nos deux premiers trios, on a roulé pas mal à quatre [trios]. Je n’ai pas senti les gars nerveux malgré l’absence de plusieurs, le noyau était quand même là.»

«On a eu un fort match d’Audette, il a été très bon, tout comme Melanson. Ils ont bien répondu à l’appel», indiquait Roy, en soulignant aussi le bon rendement de Romain Rodzinski à l’avant.

Les Remparts ont été dominés 42-27 aux lancers, mais le deuxième but de Bibeau à la 13e seconde de la deuxième période a fait très mal aux Foreurs, pourtant détenteurs du premier rang de la conférence de l’Ouest. «Val-d’Or était sur une bonne séquence, il fallait avoir un bon départ. Ils l’ont peut-être pris pour acquis, mais on devait bien partir le match. Les gars ont bien fait ça, c’est une belle victoire d’équipe», reconnaissait-il.

NOTES: Les Remparts disputeront leurs deux prochains matchs à Gatineau, vendredi et samedi… L’équipe était privée de James Malatesta, Nathan Gaucher, Andrew Coxhead, Aleksei Sergeev, Édouard Cournoyer et Xavier Filion. Les deux premiers sont au Défi mondial des moins des 17 ans tandis que les autres étaient blessés… Alexis Lafrenière (Rimouski) a été nommé capitaine de l’équipe de la LHJMQ à la prochaine série Canada-Russie. Ses adjoints seront Gabriel Fortier (Baie-Comeau), Benoît-Olivier Groulx (Halifax) et Justin Bergeron (Rouyn-Noranda). Les deux matchs auront lieu lundi et mardi, à Saint-Jean et Moncton…