Remparts

Pénible victoire pour l'Océanic contre les Remparts, 4 à 2

RIMOUSKI — L’Océanic n’a pas eu la tâche facile contre les Remparts de Québec, qu’il recevait vendredi au Colisée Financière Sun Life. Si l’Océanic l’a emporté 4-2, la troupe de Patrick Roy, dont le jeu était très serré, n’avait rien à se reprocher. «C’était nous qui était la meilleure équipe à 5 contre 5 sur la patinoire», estimait l’entraîneur-chef de Québec. Ça a été une bonne performance de notre équipe. On aurait certainement mérité mieux!»

«Ça a été très difficile, a reconnu l’entraîneur-chef de Rimouski, Serge Beausoleil. Les gars manquaient d’énergie. Mentalement, je parlais à des zombies! C’était difficile à coacher. Les gars étaient livides. Si on rajoute le 4 en 5 de la semaine passée, ça fait beaucoup de matchs rapprochés.» Beausoleil a cependant salué le travail exceptionnel de Cédric Paré, qui a obtenu un point sur le dernier but. «On aurait dit un homme avec des enfants, a imagé l’entraîneur. Il a été de loin notre meilleur attaquant. Il a joué 17 minutes, ce qui est énorme!»

Le pilote des Bleus a donné le crédit à l’adversaire. «Ils ont bien fait ça. De notre côté, on avait de la misère à se faire deux passes sur le tape! Nos exécutions étaient carrément absentes. On va prendre les deux points, on va les engranger, mais il est important pour les gars d’aller se reposer.»

D’Astous au sommet

Andrew Coxhead (16e) a fait dévier la rondelle entre les jambières de Tristan Bérubé, ce qui a permis aux Remparts d’ouvrir la marque tôt dans le match. Ce but des visiteurs a semblé secouer la troupe de Serge Beausoleil qui n’a pas tardé à riposter et à prendre les devants après 20 minutes de jeu. Parker Bowman (4e) et Alexis Lafrenière (34e) en avantage numérique ont été les buteurs. 

Charle-Édouard D’Astous, tout juste revenu après deux matchs de suspension, a récolté des aides sur chacun des deux buts, lui permettant ainsi, avec 180 points, de rejoindre Patrick Coulombe au sommet des pointeurs chez les défenseurs en saison régulière dans l’histoire de l’Océanic.

En deuxième période, un but a été compté de chaque côté, soit l’un de Radim Salda (7e) lors d’un jeu de puissance et l’autre de Brandon Frattaroli (5e). Le seul but marqué au dernier tiers a été l’œuvre d’Anthony Gagnon dans un filet désert. Les deux gardiens ont été solides devant leur filet.

«On s’est très bien défendus, a souligné Roy. Notre échec avant était excellent. En zone neutre, on a bien travaillé. On n’a pas donné de surnombres beaucoup et quand on en a donné, on s’est repliés de façon exemplaire.» Le pilote de Québec estime que le travail de ses soldats commence à porter fruit. «On a peaufiné de petites choses à l’intérieur de notre jeu et les joueurs ont pris confiance.»

Si Patrick Roy était fier de ses joueurs, il l’était beaucoup moins des officiels, dont il contestait certaines décisions en lien avec deux hors-jeu qui, selon lui, n’en étaient pas. «Ce qui me fâche beaucoup, ce sont les décisions du juge de ligne, à la fin du match, fulminait-il. Quand on essaie de mettre de la pression, je ne suis pas capable d’accepter ça! Dans un jeu serré, il n’avait pas à appeler un hors-jeu! Ça n’a pas sa place!»

Sports

L'indiscipline coule les Cataractes face aux Remparts

Shawinigan — Passer la soirée au cachot quand tu es le pire club de la ligue pour te défendre en désavantage numérique, c’est te condamner à quitter l’aréna les mains vides. Les Cataractes l’ont à nouveau expérimenté mercredi soir, dans une défaite de 7-3 subie face aux Remparts de Québec.

Le dernier match entre les deux clubs lors de la Classique hivernale avait produit des étincelles, il y a 10 jours. Peut-être un peu trop fringants, les locaux n’ont pas été en mesure de tracer la ligne entre fougue et indiscipline. Les Remparts leur ont fait payé chèrement en début de match, marquant trois fois sur l’avantage numérique, dont deux alors que leur ex-coéquipier Mikaël Robidoux était au banc des punitions. 

Remparts

Avance perdue, victoire échappée pour les Remparts

Même s’ils ont mieux fait offensivement qu’à leurs six précédents matchs, les Remparts de Québec n’en ont profité qu’à moitié, mardi au Centre Vidéotron, où un revers de 4-3 en tirs de barrage contre les Tigres de Victoriaville ne leur a procuré qu’un seul point de classement.

Il y avait bonne foule pour ce rendez-vous annuel pendant le Tournoi pee-wee. L’assistance de 11 839 spectateurs était la deuxième en importance cette saison.

Et les trois buts des Remparts étaient leur plus haut total en sept matchs depuis le début du mois de février. Peu habitués à jouer avec une avance, ces derniers temps, ils n’ont pas été en mesure de la conserver en troisième, voyant les visiteurs marquer deux fois pour forcer la prolongation et les tirs décisifs. «On est déçu du résultat. Une chose est certaine, il va falloir apprendre à jouer avec l’avance. En plusieurs occasions, surtout à domicile, où on était en avant par un but en troisième, on a échappé plusieurs victoires en prolongation ou en tirs de barrage. Mais aussi, on fait plusieurs erreurs importantes de concentration dans les mauvais moments», résumait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

3-1 en deuxième

Les siens venaient pourtant de disputer l’un de leurs bons matchs, récemment. Ils menaient 3-1 avec deux minutes à faire en deuxième et ils ont vu les Tigres créer l’égalité avec seulement cinq minutes à faire. Les Remparts ont dominé 35-28 dans les lancers, mais le but qui aurait pu faire la différence n’est jamais venu.

«Je voulais nous voir bien jouer défensivement, on l’a fait dans l’ensemble. Mais on ne parvient pas à marquer le but qui aurait cassé les reins [de l’adversaire]», ajoutait Roy, qui pointait aussi l’incapacité de l’unité en désavantage numérique de garder l’écart à deux buts en fin de deuxième.

Pier-Olivier Lacombe (12e), Philipp Kurashev (22e) et Andrew Coxhead (15e) ont marqué pour les Remparts. Mathieu Sévigny (2) et Mikhail Abramov ont répliqué pour les Tigres.

«C’était mon dernier match au Centre Vidéotron, je voulais laisser une bonne impression. J’ai adoré, il y avait une bonne foule aussi, quoi demander mieux? Après trois mois d’absence, c’était difficile au début, mais l’équipe médicale a fait un bon travail. Comme 20 ans, je veux laisser ma marque [d’ici la fin de la saison] pour les jeunes qui sont ici et en plus, j’ai la chance de jouer avec mon frère [Vincent] pour la première fois. Je trouve qu’on surprend beaucoup d’équipes en ce moment, on veut continuer notre bon travail», confiait le fils aîné de Pierre Sévigny, ancien joueur du Canadien qui fut aussi entraîneur adjoint des Remparts.

Shawinigan mercredi

Les Remparts, qui n’ont pas gagné à leurs six derniers matchs (0-4-2), jouent à Shawinigan, mercredi. «Dans un contexte comme celui-là, si on pouvait gagner demain [mercredi], trois points sur quatre, ce serait quand même respectable. En même temps, la confiance n’est peut-être pas à son maximum, mais on a 35 lancers et donné seulement sept chances de marquer, si on continue à jouer ainsi, la rondelle va tourner de notre côté», ajoutait Roy.

«C’est décevant, c’est la vie, mais il faut être capable de garder l’avance avec 20 minutes à jouer. La bonne chose, c’est qu’on a été capable de marquer. On va être prêt pour demain, on va aller la chercher à Shawinigan, je le garantis», disait pour sa part le défenseur Pier-Olivier Lacombe.

Remparts

Les Remparts l'échappent contre le Drakkar, 4 à 2

BAIE-COMEAU — Les Remparts de Québec ont encore toutes les misères du monde à marquer des buts. Samedi à Baie-Comeau, ils se sont inclinés 4-2 devant le Drakkar, subissant ainsi un cinquième échec consécutif.

De plus, les deux buts des visiteurs ont été inscrits en l’espace de 19 secondes en milieu de troisième, les deux par l’ex-Drakkar Édouard St-Laurent. Pour tout le reste du match, ce fut la disette. Les Remparts n’ont pris que 20 tirs en direction de Lucas Fitzpatrick. De l’autre côté, Kyle Jessiman a réussi son retour à Baie-Comeau. Il a stoppé rien de moins que 42 rondelles, dont 21 en première, récoltant la deuxième étoile du duel.

«C’est le point positif de notre soirée, la performance de notre gardien», a fait remarquer l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy. «Sans lui, le pointage de ce match aurait été totalement différent.»

Arrivés de Saguenay à 3 h 15 dans la nuit de vendredi à samedi, les Diables rouges n’avaient pas beaucoup d’énergie pour amorcer la rencontre. Jessiman a dû accomplir plusieurs miracles, mais il n’y pouvait rien sur le puissant tir frappé d’Ethan Crossman, en avantage numérique. À l’autre bout, Lucas Fitzpatrick n’a affronté que trois rondelles, trois tirs de loin.

«On ne cherchera pas d’excuse. Le Drakkar a toute une machine de hockey. Ils ont commencé très forts et nous, on avait encore les jambes dans l’autobus», a ajouté Roy. «En deuxième, on a été mieux et j’étais content de voir qu’on a marqué des buts en troisième. On a amené des rondelles au filet et on a pris nos retours. J’ai dit aux gars après la deuxième d’arrêter de penser qu’on va marquer des buts avec de la dentelle.»

Pour sa part, Martin Bernard était heureux de la prestation des siens. «On est sortis sur les chapeaux de roues, on était les agresseurs, mais en deuxième, j’ai un peu moins aimé les revirements et on a commencé à être fancy. Ça nous a créé moins de temps en zone offensive. En troisième, malgré leurs deux buts, on a continué à attaquer. Il faut aussi dire que Kyle (Jessiman) a fait tout un travail.»

 Incapable de battre le cerbère adverse à cinq contre cinq dans les 40 premières minutes, Baie-Comeau a inscrit ses deux premiers buts avec l’avantage d’un homme. «Ça a été deux buts importants», de souligner le pilote du Drakkar. «On a deux unités en mesure de produire et par les temps qui courent, celle avec Crossman, (Pascal) Corbeil, (Xavier) Bouchard, (Jordan) Martel et (Thomas) Éthier jouent avec beaucoup de confiance. C’est le fun de voir qu’ils peuvent prendre la relève quand l’autre unité a plus de difficulté.»

Le Drakkar a de nouveau été le seul à toucher la cible en deuxième. Bien installé devant Jessiman, Éthier a habilement fait dévier au vol le tir de Corbeil. Après le but de Yan Aucoin, qui faisait 3-0 à 6 :12 de la troisième, les deux buts de St-Laurent ont corsé les choses. Toutefois, le filet de Christopher Benoît, moins de trois minutes après le second but des Remparts, a permis aux 2207 spectateurs au Centre Henry-Leonard de respirer un peu mieux.

 Roy et les voyages

Même s’il ne voulait pas s’étendre sur le sujet quand la question lui a été posée, Patrick Roy en avait finalement long à dire sur les séquences de deux matchs en deux jours au Saguenay et sur la Côte-Nord, une balade d’environ quatre heures. «Une chose est sûre, la ligue va devoir faire quelque chose pour le calendrier parce que c’est complètement ridicule. Y’a des périodes dans l’année où tu ne peux pas avoir des back-to-back avec Baie-Comeau et Chicoutimi», a-t-il martelé.

Le patron hockey des Remparts a remarqué une particularité dans le calendrier des Sags qui, selon lui, désavantage les siens. «On était dans une course avec les Saguenéens, mais ils reçoivent 14 fois une équipe qui arrive de Baie-Comeau pour la deuxième game (en deux jours). On ne peut pas compétitionner avec ça. C’est aux gens de la ligue de faire leur travail et de trouver une meilleure formule.»

NOTES : Malade, Alex D’Orio ne pouvait être en uniforme pour la rencontre. Le Drakkar a fait appel à un produit local, Andrew Tremblay, un jeune de 16 ans, pour remplir le rôle de substitut à Fitzpatrick…Pour sa jambette servie à un joueur des Sags vendredi, Philipp Kurashev a écopé d’une suspension d’un match. Sam Dunn, Romain Rodzinski et Luke Kutkevicius sont sur la liste des blessés des Remparts…Du côté du Drakkar, Julien Létourneau, Dylan L’Italien et Marc-Antoine Brouillette étaient dans les gradins…Avant le match, l’organisation du Drakkar a souligné le dernier match à Baie-Comeau de l’arbitre Éric Charron, qui prendra sa retraite à la fin de la saison.

Saguenéens

Les Sags l’emportent in extremis contre Québec

Ce n’était pas toujours beau, mais les Saguenéens ont tout de même signé une quatrième victoire en cinq affrontements face à leurs rivaux des Remparts de Québec, au compte de 3-2 en prolongation au Centre Georges-Vézina.

Avec une égalité de 2-2 avec un peu plus de cinq minutes au cadran en troisième, les Sags ont obtenu une occasion en or de se sauver avec la rencontre avec un avantage numérique de cinq minutes, après une pénalité majeure à Philipp Kurashev pour avoir fait culbuter Jérémy Groleau. Les favoris de la foule n’ont toutefois rien cassé, n’obtenant qu’une chance de marquer sérieuse, et encore. Les Remparts ont de nouveau ouvert la porte en prolongation et cette fois, les Sags ont fait mouche, sur un plomb d’Artemi Kniazev qui a soulevé les 3388 spectateurs. 

«Ça nous prenait un peu de chance. On devait trouver un moyen. On savait qu’on n’aurait pas notre énergie habituelle. On était revenus à 2h du matin de Shawinigan alors qu’ils étaient frais et dispos, n’ayant pas joué. On savait que ce ne serait pas facile. On devait creuser et aller chercher toute l’énergie qu’on pouvait», a laissé savoir l’entraîneur-chef Yanick Jean dans son point de presse, après ce qu’il qualifiait de grosse victoire dans les circonstances. 

«Oui, il y a un facteur chance, mais on devait aussi être opportunistes», a repris le pilote des Bleus, ne se formalisant pas trop de l’exécution difficile de ses troupiers lors du long avantage numérique en fin de troisième.  

«La glace était tellement mauvaise que c’est normal. Tu ne peux pas t’attendre à compter à tous les coups», a-t-il estimé, mentionnant avoir apprécié la prestation des siens en première, mais beaucoup moins en deuxième période. En plus de sembler amorphes, les joueurs des Sags ont pris plusieurs mauvaises décisions, tentant notamment de forcer les choses à des moments plus ou moins bien choisis. 

«On l’a fait quand ça s’est mis à moins bien aller. On a essayé de sauver le monde, ce qui a créé beaucoup de revirements. En deuxième période, ce n’était vraiment pas beau. Shanky a fait de gros arrêts. Dans ces circonstances, tu as besoin de ton gardien. Il est de même tout le temps. On ne se dit pas ‘‘wow’’ ou surpris, parce qu’il est régulièrement comme ça. Il nous donne une chance toutes les fois», de rappeler Yanick Jean. 

Même s’ils ont été doublés dans les tirs en première, les Sags ont tout de même pris les devants. Justin Ducharme a fait la démonstration de sa vitesse et de la qualité de son tir sur le premier but de la rencontre. Après avoir battu de vitesse la défensive des Remparts pour s’amener seul devant Carmine Anthony-Pagliarulo, l’attaquant de 18 ans a envoyé la rondelle dans la partie supérieure. Matthew Grouchy a répliqué pour les visiteurs, dégainant dès la mise en jeu remportée par Andrew Coxhead, ce qui a surpris Alexis Shank. Le gardien des Sags s’est repris par deux occasions en première en sortant la mitaine. Justin Ducharme a montré qu’il pouvait également passer la rondelle sur la séquence qui a permis aux Sags de reprendre les devants. Il aurait pu lancer, mais a plutôt repéré Jérémy Diotte qui a battu le gardien des Remparts du côté du bâton. 

Longue révision

Dès le début de la deuxième période, Thomas Caron a profité de la désorganisation des Sags en sortie de territoire pour ramener les deux équipes à la case départ, mais ce n’est pas ce qui a retenu l’attention au cours de l’engagement... Les locaux croyaient bien, comme un peu tout le monde dans les estrades, avoir repris les devants lors d’un avantage numérique. Sur un retour, le tir de William Dufour a frappé le poteau, mais en même temps, le bout du bâton de Carmine Anthony-Pagliarulo a fait bouger le filet supérieur. Après une première révision, les arbitres ont donné le but, mais sont revenus sur leur décision à la suite d’une contestation de Patrick Roy et une deuxième révision. Le but a donc été refusé pendant l’action, puis accordé et de nouveau refusé, de quoi en perdre son latin! 

Les Sags termineront leur séquence de trois matchs en trois soirs samedi en fin d’après-midi lors de la visite du Titan d’Acadie-Bathurst, qui a été lessivé 11-4 vendredi à Baie-Comeau. 

Remparts

Les Remparts à la recherche d'une façon de marquer

Pow. Pow. Pow. Quand ton meilleur joueur s’exerce à tirer sur la bande à 10 pieds de distance, c’est qu’il faut revenir à la base. Les Remparts n’ont marqué que trois buts à leurs quatre derniers matchs et doivent vite trouver des solutions en vue de l’importante séquence de sept parties en 12 jours qui s’amorce vendredi soir.

L’écho rythmé d’une rondelle qui frappe la rampe à répétition emplissait le Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité, jeudi matin. La séance d’entraînement des Remparts de Québec tirait à sa fin, eux qui prêtent leur domicile du Centre Vidéotron au pee-wee pendant près de deux semaines.

L’entraîneur-chef Patrick Roy se tient devant l’attaquant suisso-russe Philipp Kurashev, qui récupère le disque et répète la manœuvre encore et encore. Kurashev doit tirer tout en continuant à faire face à Roy. L’autre attaquant européen, le Russe Aleksei Sergeev, fera ensuite de même juste en face, sur l’autre bande.

«C’est le type de lancers qu’on veut voir nos joueurs prendre. Quand on se retrouve dans les situations à un contre un, on essaie toujours de déborder, alors que ce qu’on voudrait, c’est d’utiliser le défenseur comme écran pour prendre des tirs», a expliqué le patron, à sa sortie de la patinoire.

Les Remparts viennent d’encaisser trois défaites consécutives, aux pointages cinglants de 6-0, 5-1 et 5-1. Ajoutez la victoire précédente de 1-0 et ça ne donne que trois buts marqués au cours des quatre dernières rencontres.

Avec cinq des six prochaines sorties loin de Québec et sept matchs dans les 12 prochains jours, ça n’augure rien de bon. Et ça démarre en force avec deux en deux à Chicoutimi et à Baie-Comeau, vendredi (19h30) et samedi (16h), entrecoupé de quatre heures d’autocar.

«On fait ça avec tous nos joueurs», indique Roy, assurant que ses Euros sont loin d’être les seuls en cause. «Il nous reste 15 matchs réguliers à jouer, mais juste quatre ou cinq séances d’entraînement d’ici la fin de la saison [à cause des nombreux voyages]. On vient d’avoir deux bonnes semaines d’entraînement. Ça ne garantit pas des résultats à court terme, mais je suis convaincu qu’à long terme, ce sera payant pour nous. On avance bien, s’agit de rappeler certains petits points qui, on l’espère, vont nous aider offensivement», atteste le pilote.

Après ces exercices de tirs, Kurashev a reconnu l’importance de «juste retrouver le chemin de la victoire, que ce soit chez nous ou sur la route». Meilleur pointeur de l’équipe avec 48 points en 46 matchs, Kurashev est méconnaissable depuis son retour du Championnat du monde junior, début janvier, avec seulement six points en 13 rencontres.

Deuxième chez les Remparts avec 37 points en 53 parties, Sergeev fait encore pire avec sept points depuis le 1er décembre, soit à ses 24 derniers matchs.

Roy souligne néanmoins que ses protégés ne lésinent pas sur l’effort. Au cours de leurs quatre derniers matchs où ils n’ont marqué que trois fois, les Remparts ont surpassé leurs adversaires au total des lancers au but, 109 contre 97, et des lancers dits dangereux, 34 contre 33. «Reste à trouver une façon de mettre la rondelle derrière la ligne des buts», résume le chef.

Classique hivernale: Cataractes contre Remparts en images

Sports

Classique hivernale: une victoire en cadeau contre les Remparts

SAINT-TITE — Ils sont venus pour célébrer ensemble les racines de notre sport national. Les 5587 personnes entassées dans les Grandes estrades Coors banquet sous un soleil radieux et une température glaciale sont repartis avec un petit cadeau en prime, une victoire des Cataractes 5-1 signée aux dépens des Remparts de Québec.

Malgré la vingtaine de points d’écart entre les deux équipes au classement, les favoris de la foule ont pris le contrôle du match dès le départ. Les visiteurs, qui n’avaient pas senti le besoin de pratiquer à l’extérieur pour se préparer à ce match spécial, ont peut-être été surpris par les conditions de jeu. 

Les Cataractes en ont profité pour s’emparer d’une avance de 2-0 au premier tiers. Jérémy Martin, sur une superbe déviation, puis Marc-Antoine Pépin ont battu Carmine-Anthony Pagliarulo, ce qui a évidemment fait danser tout le monde dans les gradins. 

C’est tout ce dont avait besoin Justin Blanchette pour mener son club à la victoire. Le gardien des Cataractes a été brillant, manoeuvrant pour toujours garder un écart de deux buts. Les Remparts ont fini par ressentir de la frustration, et il y a eu plus d’échanges musclés dans la deuxième partie du duel, ce qui n’a pas déplu aux spectateurs. Mikaël Robidoux, Anthony Imbeault et Charles Beaudoin (dans un filet désert) ont marqué les autres filets des vainqueurs, qui ont goûté chacune des minutes de ce week-end magique.  

«C’est un peu comme si on avait passé la fin de semaine à Fenway Park. Saint-Tite, c’est le Fenway Park de la Mauricie avec ce stade mythique, avec ses colonnes et son histoire. On va se souvenir longtemps de ce week-end. Et la cerise sur le sundae, c’est évidemment la victoire», soulignait Daniel Renaud, qui dit avoir modelé un plan de match unique pour l’occasion. «J’ai demandé aux joueurs de profiter… de l’avantage du soleil en début de match, ce que nous avons réussi à faire dans les 10 premières minutes. Quand ce fut au tour des Remparts d’avoir le soleil de leur bord, Justin Blanchette a été majestueux. On a livré un très bon match dans l’ensemble.» 

Patrick Roy, lui, semblait avoir  eu un peu moins de plaisir que son homologue. Faut dire que le pilote des Remparts a argumenté une bonne partie de l’après-midi avec les officiels. Contrairement à la veille, les deux clubs n’ont pas échangé de poignée de mains après le match, les Remparts quittant rapidement l’enceinte. Roy s’est toutefois bien défendu d’avoir voulu éviter volontairement cette politesse. «S’il y avait une poignée de mains prévue, je n’ai pas été avisé. Ce fut une belle expérience pour les joueurs, quelque chose d’unique dans leur cheminement. Je suis sûr qu’ils vont s’en rappeler», a témoigné le légendaire gardien de but, qui n’avait pas de regret de ne pas avoir tenu de séance d’entraînement à l’extérieur pour préparer le duel. «Ça m’est égal. Tout ce qu’on voulait, c’est que nos joueurs puissent profiter du moment. Notre position au classement ne bougera pas d’ici la fin de la saison…» 

En plus des officiels, Roy a aussi bavardé avec Robidoux, son ancien protégé, en fin de match. Et ce n’était pas pour fraterniser! «Il semble m’en vouloir de l’avoir échangé. On l’a fait pour changer la sauce chez nous, pour mettre en banque un choix. Ça semble bien aller pour lui avec les Cataractes, tant mieux. Pour nous aussi, cette transaction sera avantageuse quand on va profiter de ce choix au repêchage.» 

Robidoux, de son côté, a été un peu moins diplomate. «Il (Roy) aime ça me parler! Il se trompe quand il dit que je suis encore déçu par la transaction. Je me plais avec les Cataractes. Daniel (Renaud) est un entraîneur fantastique. C’est sûr que je me retrouve avec une jeune équipe, et qu’il y a certains matchs qui sont difficiles. Mais quand on gagne, c’est deux fois plus l’fun. Il y avait une ambiance incroyable en fin de semaine ici. Nous sommes choyés d’avoir pu vivre ça.» 

Même son de cloche du côté de Marc-Antoine Pépin, qui en a profité pour inscrire son premier but en carrière dans la LHJMQ. «Quel feeling incroyable! Comme équipe, c’est un week-end qui va nous marquer. On voulait finir ça avec une victoire. C’est un bonbon pour tout le monde», racontait le Mauricien.

Le directeur-gérant, Martin Mondou, était sur la même longueur d’ondes. «L’organisation a fait un travail incroyable pour orchestrer cette Classique hivernale. Comme équipe, on ne peut que bâtir sur cette belle expérience. Les gens ont eu du plaisir, les joueurs aussi. Et ça se termine par une grosse victoire! Que peut-on demander de plus?»

Remparts

Classique hivernale: du déjà-vu pour Lacombe

Le défenseur Pier-Olivier Lacombe ne sera pas dans un environnement inconnu, samedi, lorsque les Remparts de Québec sauteront sur la patinoire extérieure des Grandes Estrades de Saint-Tite pour y affronter les Cataractes de Shawinigan. Pour lui, il s’agira d’une seconde participation en deux ans à une classique hivernale de la LHJMQ.

La saison dernière, Lacombe s’alignait avec les Olympiques de Gatineau lorsque ceux-ci avaient affronté les 67 d’Ottawa dans un match en plein air disputé au TD Place d’Ottawa en marge du match extérieur entre le Canadien et les Sénateurs disputé la veille.

«C’était très spécial de jouer au TD Place, il y avait beaucoup d’ambiance. J’ai hâte de vivre ma deuxième expérience du genre, je le ferais à chaque année, si je pouvais. Je suis certain que les gars vont l’apprécier», disait-il au terme d’une séance d’entraînement à l’intérieur du Pavillon de la jeunesse, vendredi, au lendemain d’une défaite de 5-1 contre les Huskies de Rouyn-Noranda.

Selon Lacombe, le rythme du jeu n’est pas différent à l’extérieur qu’à l’intérieur, surtout si les conditions météorologiques sont clémentes. En 2015, les Remparts avaient vaincu les Caracates par 3-2 en tirs de barrage lors de la première présentation de la classique hivernale.

Presque comme à l’intérieur

«Ce n’est pas comme si on jouait sur une glace extérieure dans un parc près de chez nous... Dans une classique, la patinoire est réfrigérée comme dans les arénas, les bandes et baies vitrées sont relativement identiques à celles à l’intérieur. Au pire, la glace est un peu plus molle s’il fait chaud. Pour le reste, on va être prêt, on va s’habiller chaudement. Mais je suis habitué, l’an passé, il faisait -20», raconte celui dont la formation l’avait emporté 4-1 contre les 67 devant plus de 11 000 spectateurs.

Vendredi, les gardiens des Remparts portaient une tuque sous leur masque. On a aussi fait appel à un manteau du Rouge et Or football pour garder le réserviste du jour bien au chaud sur le banc.

Mais au-delà de la classique hivernale, les Remparts voudront retrouver le sentier de la victoire après avoir subi la défaite à leurs deux plus récentes sorties.

«Offensivement, on est dans un creux, mais les buts vont venir avec le temps si l’on continue à bien faire les petites choses et en portant attention aux détails. Contre Rouyn-Noranda, on était dans le match pendant 45 minutes, mais après leur deuxième but, l’équipe s’est un peu affaissée.»

Remparts

Les Huskies ont le dessus sur les Remparts 5 à 1

Ils ont tenu le coup pendant 40 minutes, mais la crème a fini par remonter à la fin. Une poussée de quatre buts en troisième période a permis aux Huskies de Rouyn-Noranda de l’emporter par 5-1 face aux Remparts de Québec, jeudi au Centre Vidéotron, pour prolonger leur séquence victorieuse à 15 matchs.

Le défi était de taille pour la formation québécoise, qui recevait l’équipe de tête au classement général de la LHJMQ. La veille, les Huskies avaient été promus au premier rang du classement top-10 de la Ligue canadienne de hockey.

Mais après deux périodes, une égalité de 1-1 persistait et les Remparts étaient en voie de les surprendre.

«J’ai trouvé qu’on était la meilleure des deux équipes après 40 minutes de jeu, mais on a échappé quelques couvertures en troisième. Je suis très satisfait, on les a limités à 11 lancers dangereux, c’est 17-17 dans les chances de marquer. C’est certain qu’ils ont peut-être plus de talent que nous, ils en ont profité plus que nous. Ce que ça me démontre, c’est qu’on fait de bonnes choses, mais il faut jouer avec constance pendant 60 minutes», constatait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

Les siens ont effectivement disputé un fort match. Ils dominaient la première jusqu’à ce que les visiteurs créent l’égalité 1-1 en fin de période, ce qui l’a amené à discuter longtemps avec les arbitres. Pourquoi remettait-il en question ce but de l’adversaire?

«L’arbitre en chef était au banc des Remparts, il n’était pas à sa place, mais ils ont mis la rondelle au jeu alors qu’on avait demandé aux joueurs d’attendre. Les ailiers l’ont compris, mais pas les centres», expliquait Roy sur la séquence en question ayant menu au but préparé par l’ancien des Remparts, Louis-Filip Côté.

Les Remparts ont eu des occasions de briser l’impasse, mais n’ont pas capitalisé, encore une fois. La réplique des Huskies a été cinglante, avec quatre buts en l’espace d’un peu moins de 13 minutes en troisième.

«De l’autre côté, ils disent qu’ils n’ont pas bien joué, mais il y a une raison à cela, c’est parce qu’on a bien fait. Mais tu vois que c’est une équipe avec beaucoup de talent, et ce n’est pas pour rien qu’ils sont numéro 1 dans notre Ligue et au Canada. N’en demeure pas moins, quand tu scores deux buts en trois matchs, c’est dur de battre des équipes comme Rimouski et Rouyn-Noranda. Des [matchs de] 1-0, ça va aller contre Saint-Jean, mais pas sûr contre ces équipes-là», ajoutait Roy, positif à l’endroit de ses joueurs malgré le revers.

«Ça va débloquer»

Devant le filet, Kyle Jessiman a tenu le fort aussi longtemps qu’il a pu.

«On était déçu, mais selon moi, les buts, on pourrait pu les arranger en claquant des doigts. On a manqué nos chances, mais un moment donné, ça va débloquer et bien aller. Je ne joue pas très bien depuis un moment et j’essaie de changer ça», disait le gardien qui a cédé quatre buts, l’autre étant inscrit dans une cage déserte.

Jakub Lauko (3), Patrik Hrehorcak et Tyler Hinam ont marqué pour les vainqueurs, Sam Dunn étant le seul à le faire pour les Remparts.

Dans le clan adverse, on ne pavoisait pas malgré cette 15e victoire d’affilée.

«Il fait donner crédit aux Remparts, les clubs de Patrick sont toujours prêts. De notre côté, on n’était pas au sommet de notre performance. Je le sentais venir à la dernière pratique, et ce matin [jeudi], j’ai dû arrêter l’entraînement, chose que je ne fais jamais», notait l’entraîneur-chef Mario Pouliot, qui a vu les siens revenir à leur identité en troisième avec le résultat que l’on connaît.