Remparts

Jacob Melanson veut contribuer dès cette année

Deuxième choix de première ronde des Remparts de Québec cette année, le Néo-écossais Jacob Melanson est pressé d’apporter sa contribution à l’équipe. Même s’il n’a que 16 ans, l’ailier droit veut jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) dès cette saison.

«J’ai un bon camp jusqu’à maintenant et mon but est de montrer aux entraîneurs ce que je peux apporter à l’équipe, c’est-à-dire un joueur très physique qui travaille très fort à chaque match. Je pense que je pourrais devenir un élément-clé de cette équipe», explique Melanson, que le directeur général et entraîneur Patrick Roy voulait tellement qu’il a cédé au Drakkar de Baie-Comeau ses 26e et 53e choix au repêchage de cette année et ses choix de deuxième et troisième rondes de 2020 afin de pouvoir le sélectionner avec le

15e choix du dernier repêchage.

«Je n’étais pas vraiment surpris d’être sélectionné par Québec, car j’avais entendu dire à plusieurs reprises que les Remparts s’intéressaient à moi. Et oui, il y a un peu de pression qui vient avec le fait d’être sélectionné en première ronde», avoue celui qui évoluait l’an dernier avec le Weeks Major Midget de Pictou County et que le centre de soutien au recrutement de la LHJMQ classait au trentième rang des espoirs disponibles au repêchage 2019. 

S’il débute la saison à Québec, Melanson n’en sera pas à ses premières armes au hockey junior puisqu’il a disputé la saison dernière trois parties avec l’équipe junior A de son patelin, les Ramblers d’Amherst. «Ça a été une belle expérience pour moi, d’avoir l’occasion de jouer avec et contre des joueurs plus vieux. Je pense que c’était une bonne préparation pour la LHJMQ.»

Pendant le camp, Melanson avoue travailler davantage sur son coup de patin et son lancer, histoire de bien diversifier ses qualités athlétiques. Il a également eu l’occasion de fraterniser avec le joueur de centre Nathan Gaucher, l’autre choix de première ronde des Remparts au dernier repêchage. «Nathan est un très bon joueur, on s’entend très bien sur la glace et en dehors de la glace», souligne-t-il.

Raffone ouvert

Si l’Américain Connor Chalmers, sélectionné en 14e ronde du repêchage régulier, et son compatriote Matt Copponi, premier choix des Remparts à la séance de sélection américaine, brillent par leur absence au camp des Diables rouges, l’ailier gauche Casey Raffone, deuxième sélection au repêchage des joueurs américains, a pris la peine de se pointer à Québec pour 48 heures, histoire de conserver son éligibilité à évoluer dans la NCAA.

Contrairement aux deux autres et au Montréalais James Malatesta, qui a répété qu’il visait d’abord et avant tout la NCAA et que la LHJMQ était en quelque sorte une solution de rechange, Raffone garde l’esprit ouvert et n’écarte pas l’idée de jouer à Québec cette année. «Oui, je quitterai le camp aujourd’hui, mais je pourrais revenir à Québec. Je vais me donner du temps pour bien réfléchir et en discuter avec mes parents. En grandissant, je me suis toujours dit que j’allais jouer dans la NCAA, mais le fait d’être repêché par les Remparts m’a amené à penser de plus en plus à la LHJMQ», a-t-il déclaré vendredi.

Celui qui se décrit comme un joueur de finesse et un bon fabricant de jeux évoluait l’an dernier avec l’équipe U15 de l’académie de hockey Selects de South Kent et rejoindra les Rangers de Mid-Fairfield s’il ne revient pas à Québec. Il est natif et résidant du Connecticut, un état américain qui a déjà donné aux Remparts l’attaquant Adam Erne, qui a porté les couleurs de l’équipe de 2011 à 2015 et qui s’aligne maintenant avec les Red Wings de Detroit.

Remparts

Remparts: Roy veut au moins voir une progression [VIDÉO]

Même s’il n’ira pas jusqu’à dire que la version 2019-2020 des Remparts de Québec sera meilleure que celle de la saison dernière, le directeur général et entraîneur Patrick Roy souhaite au moins voir une progression cette année chez ses protégés.

«Je sais qu’on a été au milieu du peloton ces dernières saisons, mais je pense encore qu’on peut causer une surprise. Une chose est certaine, je veux voir une progression par rapport à l’an dernier», a déclaré Roy mercredi après-midi, au moment d’accueillir ses joueurs au Pavillon de la Jeunesse.

«Je suis très excité, j’ai hâte de voir nos joueurs. On a une couple de bons jeunes qui arrivent. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu d’aussi bons jeunes joueurs dans une classe de repêchage», poursuit-il.

Histoire d’aider les nouveaux venus à s’acclimater et pour pouvoir mieux évaluer les jeunes talents, il laissera les joueurs de 19 et 20 ans de côté dans les matchs intraéquipe de la première journée.

Roy veut cependant éviter de mettre trop de pression sur les épaules de recrues comme Nathan Gaucher et Jacob Melanson, les deux premiers choix des Remparts au dernier encan. «C’est sûr que j’aurais aimé qu’on marque davantage de buts l’an dernier, mais en même temps, il faudra être patient avec nos jeunes joueurs.»

«Même si ça fait des années que je suis dans le monde du hockey, je suis un peu nerveux au début d’un camp. C’est dans ma ville, j’adore être avec les Remparts et aider les jeunes à réaliser leur rêve», poursuit-il.

D’ailleurs, des silhouettes grandeur nature de Jonathan Audy-Marchessault (Golden Knights de Vegas) et Marc-Édouard Vlasic (Sharks de San Jose) venaient rappeler à ceux qui prendront part au camp jusqu’où un séjour avec les Remparts pourrait les mener.

Des essais

Il y a en a quand même qui se font tirer l’oreille, comme le surdoué James Malatesta et les Américains Casey Raffone et Alexander Teleguine, qui seront au camp pour un essai de 48 heures afin de ne pas perdre leur éligibilité pour les collèges américains.

«Je n’ai pas vraiment d’attente envers Malatesta, Teleguine et Raffone. On s’attend à ce qu’ils retournent avec l’équipe pour laquelle ils avaient décidé de jouer cette année après ces 48 heures», indique Roy.

«Je serais très surpris que Malatesta reste ici cette année», a-t-il repris au sujet du jeune prodige des Lions du Lac Saint-Louis qui a glissé jusqu’en septième ronde au dernier repêchage en raison de son engagement à fréquenter une école préparatoire du New Hampshire.

Vérification faite auprès de l’attaquant de 16 ans, celui-ci a toujours la ferme intention de s’aligner avec l’équipe d’une école préparatoire américaine pour ensuite poursuivre son cheminement dans un programme de hockey universitaire de la NCAA. 

«Je suis excité de vivre cette expérience à Québec, mais mon but c’est d’aller dans la NCAA. Si ça ne fonctionne pas, je reviendrai à Québec», a affirmé Malatesta.

Le cas Bibeau

Patrick Roy demeure aussi réaliste à propos de Félix Bibeau, acquis des Huskies de Rouyn-Noranda durant la saison morte et qui a été sélectionné en sixième ronde par les Islanders de New York lors du dernier repêchage de la LNH.

«Je ne vais pas dire que je crains qu’il reste avec l’organisation des Islanders après le camp de l’équipe, car c’est toujours le but d’aider nos joueurs à atteindre le plus haut niveau. Nous-mêmes, on ne pensait jamais qu’il finirait la saison aussi fort l’an dernier», poursuit-il.

Cependant, si l’attaquant de 20 ans est de retour à Québec, il sera assurément l’un de ceux sur lesquels Roy comptera pour affirmer un certain leadership dans le vestiaire. Peut-être même pour porter le «C» sur son uniforme, a laissé entendre le pilote des Remparts.

Remparts

Remparts: Yu Sato veut «changer la pression en puissance» [VIDÉO]

Yu Sato a eu un avant-goût de l’importance du hockey à Québec, lundi matin. Débarqué en ville samedi, le nouveau joueur japonais des Remparts a rencontré les médias dans le vestiaire du club junior au Centre Vidéotron. En plein été. Il commence à comprendre qu’il aura de la pression.

«J’ai beaucoup de pression. Mais je dois changer la pression en puissance», a-t-il répondu, signifiant qu’il comptait se nourrir de toute cette nouvelle attention. Qui semblait l’avoir déjà un peu médusé dès son arrivée à l’aéroport, deux jours plus tôt, alors que Le Soleil et un autre journaliste l’y attendaient.

Patrick Roy lui-même s’est dit surpris d’une aussi bonne réponse médiatique le premier lundi d’août. «En même temps, ça va l’aider à se dégêner et à comprendre l’importance du hockey dans la ville de Québec», a constaté celui qui occupe les postes d’entraîneur-chef et de directeur général des Remparts pour une 10e saison, sa deuxième après cinq ans d’absence.

Ailier gauche de 5’ 11’’ et 172 lb, Sato table sur sa vitesse pour faire sa marque dans la LHJMQ, lui qui se définit davantage comme un fabricant de jeu malgré ses 37 buts et 80 points inscrits l’an dernier dans le junior en Finlande. Il est le deuxième Japonais à évoluer dans le circuit junior québécois après Takuma Kawai avec Drummondville et Gatineau, de 2006 à 2008.

Le lien entre Sato et les Remparts s’est fait par l’agent et ancien joueur étoile Igor Larionov, aussi agent d’Aleksei Sergeev, l’autre joueur étranger des Remparts. Les deux se sont déjà entraînés ensemble à Detroit. Sato est d’ailleurs retourné accueillir Sergeev à l’aéroport Jean-Lesage, samedi soir. «Aleksei m’a dit que l’hiver, il fait très froid! Mais aussi que Québec est une très belle ville», sourit-il.

Entraîneur à Saitama, ville natale de Yu, le père Sato est un grand admirateur à la fois de Larionov, s’émerveillant à l’époque du style soviétique et du trio KLM, ainsi que de Roy. «Quand j’étais jeune, dans ma chambre, j’avais une figurine de Patrick Roy qui soulève la Coupe Stanley», confie l’attaquant de 17 ans, sans trop sembler intimidé.

Remparts

Deuxième Japonais dans la LHJMQ, Yu Sato débarque à Québec

Yu Sato est arrivé à Québec, samedi matin. Le nouvel attaquant des Remparts deviendra le premier Japonais à jouer dans la LHJMQ en plus de 10 ans, le deuxième dans l’histoire.

«Je suis très excité de jouer à Québec. Je suis content que [les Remparts] m’aient choisi, mais je dois maintenant démontrer mes habiletés», a commenté Sato, à son arrivée à l’aéroport Jean-Lesage.

S’exprimant dans un anglais minimal, les 12 heures de vol en provenance de Tokyo ne faisant rien pour lui délier la langue non plus, le 24e choix au dernier repêchage international de la Ligue canadienne de hockey s’est tout de même montré affable et souriant à l’endroit des deux journalistes venus l’accueillir.

Papa fan de Roy

«Je connais Patrick Roy, mon père est un grand admirateur», laisse tomber celui qui rentrait à son nouveau domicile de pension sous les bons soins de Jean Langevin, un employé des Remparts. Il aura l’occasion de rencontrer son célèbre patron dans les prochaines heures, un point de presse étant organisé avec Roy et Sato lundi matin, au Centre Vidéotron.

«Je ne suis pas trop fatigué, j’ai dormi dans l’avion», a aussi indiqué celui qui était déjà venu en Amérique auparavant, à Toronto et à Detroit.

Joueur d’avant de 17 ans de 5’ 11’’ et 172 lb, Sato est un protégé de l’agent Igor Larionov. Le natif de Saitama a ainsi participé à des camps d’entraînement de ce côté-ci du globe, y côtoyant entre autres l’autre joueur étranger des Remparts, le Russe Aleksei Sergeev.

Marqueur naturel

Sato vient de jouer une année dans le junior en Finlande, où il a inscrit 37 buts et 80 points en 37 matchs, après une saison passée dans un circuit des moins de 16 ans Russie pour 27 points en 27 rencontres.

Pas de doute, on a affaire à un buteur. «Je ne connais pas le niveau de jeu ici, alors je ne peux pas encore comparer. Mais je suis un marqueur et je devrai utiliser ma rapidité», se décrit-il.

Il deviendra le deuxième Japonais à évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, après Takuma Kawai avec Drummondville et Gatineau, de 2006 à 2008.

Sato a une dizaine de jours pour s’acclimater à son nouvel environnement. Le jeune hockeyeur trouvera ses nouveaux coéquipiers sur la glace le 14 août, lors de l’ouverture du camp présaison des Remparts.

Remparts

Pascal Lizotte redevient l’entraîneur des gardiens des Remparts

Pascal Lizotte sera le nouvel entraîneur des gardiens de but des Remparts de Québec. Il succède ainsi à Ghyslain Rousseau, dont le contrat n’a pas été renouvelé au terme de la dernière saison.

À l’instar de l’entraîneur-chef Patrick Roy et de l’entraîneur-associé Martin Laperrière, il s’agit aussi d’un retour dans l’organisation pour Lizotte, qui avait occupé le même poste spécialisé lors des saisons 2011-2012 et 2012-2013.

«Travailler pour les Remparts est un privilège et je suis très content d’avoir l’opportunité de côtoyer à nouveau les membres du personnel hockey avec qui j’ai eu la chance de travailler lors de mon premier séjour», laissait savoir Lizotte via le communiqué de presse confirmant son embauche. Ironie du sort, il succède à celui qui l’avait remplacé après sa deuxième saison avec l’équipe.

Bachelier à l’Université Laval, Lizotte enseigne l’éducation physique au Cégep de Lévis-Lauzon depuis 2007. Il est impliqué dans le hockey mineur de la Rive-Sud de Québec et il a participé à la mise en place de la structure de développement des gardiens de but avec Hockey Canada. Il a également participé à plusieurs camps de développement avec Hockey Québec au cours des dernières années.

«Au cours des dernières années, il a acquis d’autres expériences et il pourra sans contredit aider les gardiens de l’organisation à se développer et à progresser. Je suis heureux que Pascal revienne avec nous», laissait savoir Roy, qui était le patron de Lizotte lors de ses deux saisons avec l’équipe.

Les Remparts miseront sur Anthony Pagliarulo, 19 ans, comme gardien numéro 1, la saison prochaine. Ils ont aussi repêché quelques jeunes gardiens de but à la plus récente séance de sélection de la LHJMQ.

«Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec Anthony [Pagliarulo] et j’ai bien hâte de me retrouver sur la glace avec lui et les autres jeunes de l’organisation», a ajouté Lizotte.

Et ce moment ne saurait tarder puisque le camp d’entraînement des Remparts s’ouvrira dans un mois, soit le 14 août.  

Remparts

Les Remparts choisissent le Japonais Yu Sato

Les Remparts de Québec se sont tournés vers le Pays du Soleil levant en sélectionnant l’ailier Yu Sato avec le 24e choix de la première ronde du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey jeudi matin. L’attaquant de 17 ans natif de la préfecture de Saitama a inscrit 37 buts et ajouté 43 aides en 37 matchs avec l’équipe de Kiekko-Vantaa en Ligue Mestis, la deuxième plus forte ligue finlandaise de hockey.

Sato avait auparavant évolué avec l’équipe U-16 des Ailes du Soviet, en Russie, où il avait marqué 14 buts et obtenu 13 aides en 27 matchs. Il avait alors comme coéquipier l’attaquant Vasily Ponomaryov, sélectionné avec le neuvième choix du repêchage international par les Cataractes de Shawinigan. L’agent de Sato, Igor Larionov, est le même qui représente les intérêts de l’attaquant des Remparts Aleksei Sergeev et de Philipp Kurashev. «Ça fait un bout de temps qu’on discutait avec Igor pour lui. Les gens vont tripper dessus, il a un bon coup de patin, c’est un jeune qui a beaucoup d’énergie», a expliqué le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy.

Son adjoint et responsable de l’équipe de recrutement, Christian Vermette, a vu jouer Sato à deux reprises. «Je suis allé le voir une fin de semaine et il est un patineur très explosif qui offre un très bon mélange d’habiletés naturelles. Il a de très bonnes mains et c’est un bon fabricant de jeux», ajoute-t-il.

Le jeune homme s’exprimerait aussi très bien en anglais, ce qui fait que la langue ne devrait pas être une barrière à son intégration avec les Diables rouges. «Je lui ai parlé la semaine passée et il est très excité à l’idée de s’amener avec les Remparts. On va lui donner la chance de bien s’adapter et d’entrer dans l’alignement dès cette année. Comme il a appris à connaître [Aleksei] Sergeev au camp d’Igor Larionov, on lui donnera aussi l’occasion de jouer avec lui ici», reprend Roy.

Vague japonaise

Le dg a avoué que le repêchage international de cette année n’avait pas été facile, plusieurs espoirs européens souhaitant demeurer dans leur pays. Roy n’exclut donc pas de continuer de s’intéresser à la filière japonaise. «Dans un cas comme ça, il faut regarder toutes les options et avoir une ouverture d’esprit pour des joueurs comme lui, qui viennent de milieux où on n’est pas habitués de puiser», a-t-il commenté.

Yu Sato fait partie d’une vague de jeunes hockeyeurs nippons qui pourraient à moyen terme faire tourner la tête de beaucoup d’autres recruteurs vers le Pays du Soleil levant. On parle déjà de la jeune sensation Aito Iguchi, 15 ans seulement et vedette des Warriors Jr. de Saitama, dont les prouesses ont été vues par plusieurs sur YouTube et qui rêve d’évoluer dans la Ligue nationale de hockey.

Ikki Kogawa, auteur de 26 buts et 31 aides avec l’équipe midget AAA des Nationals de Toronto, vient d’être sélectionné par les Steelheads de Mississauga au repêchage de la Ligue junior de l’Ontario. Toujours dans la province voisine, les attaquants nippons Yusaku Ando et Noah Cameron, natif de Nagano, font la pluie et le beau temps avec l’équipe de l’académie de hockey Pursuit of Excellence. Le défenseur de 16 ans Cale Strasky, né en Colombie-Britannique, mais qui a évolué avec l’équipe des Samurais du Japon, se distingue pour sa part avec le Burnaby Winter Club. L’ailier de 23 ans Yushiroh Hirano a pour sa part disputé son premier match dans la Ligue américaine cette année avec les Penguins de Scranton/Wilkes-Barre après avoir passé la saison avec les Nailers de Wheeling, dans la Ligue de la côte est, une étape de plus dans un parcours qui l’avait amené aussi à pratiquer son sport en Suède et dans la United States Hockey League.

***

Un précurseur fictif

Avec de réels espoirs comme Yu Sato, sélectionné par les Remparts de Québec au repêchage international, et la jeune sensation de 15 ans Aito Iguchi, le hockey nippon est maintenant à prendre au sérieux. On est loin du repêchage de la LNH de 1974, où le dg des Sabres de Buffalo George «Punch» Imlach avait sélectionné un joueur japonais fictif en onzième ronde.

Imlach avait posé ce geste en signe de dérision, car il trouvait l’encan, qui se déroulait alors par téléphone, trop lent. Il a donc décidé de se payer la tête de la Ligue nationale et de son président de l’époque, Clarence Campbell. C’est ainsi que Taro Tsujimoto est «né», Imlach ayant chargé son directeur des relations publiques Paul Wieland de créer de toutes pièces un joueur qui n’existait pas. Wieland a décidé d’utiliser le nom d’une épicerie tenue par un Américain d’origine japonaise, «Tsujimoto». Selon le blogueur Ben Tsujimoto, Wieland aurait téléphoné à son grand-père Joshua Tsujimoto, propriétaire de l’épicerie en question, pour lui demander la permission d’utiliser son nom de famille sans dévoiler ses véritables intentions. Il lui aurait aussi demandé de lui énumérer quelques prénoms populaires au Japon avant de s’arrêter sur Taro.

Imlach a ainsi sélectionné le «centre étoile» Taro Tsujimoto des «Katanas de Tokyo» de la Ligue japonaise de hockey. Une Ligue japonaise existait bel et bien à l’époque, mais aucune équipe n’était en place à Tokyo et le nom katana, une épée japonaise, a été choisi pour sa similitude avec celui des Sabres. Comme la sélection était officielle, elle a été rapportée par tous les médias et est apparue dans certains guides de la LNH. Étant donné que la LNH commençait alors à recruter sérieusement des joueurs internationaux, la plupart ont gobé la blague d’Imlach et le dg a attendu le début du camp d’entraînement des Sabres avant d’avouer son «méfait». Le choix a ensuite été modifié pour une «sélection invalide» dans les livres officiels de la LNH. Campbell n’avait décidément pas trouvé le gag très drôle. 

«We want Taro!»

Tsujimoto est cependant toujours répertorié comme un «choix fictif» dans le guide médiatique des Sabres et plusieurs partisans de l’équipe avaient pris l’habitude, dans les années ‘70, de crier «We want Taro!» lors des matchs à sens unique. En 2011, la compagnie de cartes Panini America a créé une carte de Taro Tsujimoto en utilisant la photo d’un homme asiatique jouant hockey pour une équipe portant un uniforme bleu et doré similaire à celui des Sabres. En 2014, pour souligner le 40e anniversaire de la sélection fictive, la compagnie New Era avait également lancé une casquette des Katanas de Tokyo utilisant les mêmes couleurs que les Sabres et montrant comme logo le masque d’un samouraï.

Pendant ce temps, le premier «vrai» Japonais repêché dans la LNH a été le défenseur Hiroyuki Miura, choisi en onzième ronde par les Canadiens de Montréal en 1992. Il n’avait cependant disputé que cinq matchs en Amérique du Nord, dans la Ligue de la côte est. Le gardien de but Yutaka Fukufuji est pour sa part le premier hockeyeur nippon à avoir évolué dans le circuit Bettman, lui qui a officié devant le filet des Kings de Los Angeles pour quatre matchs en 2007. Il évolue maintenant dans la Ligue de hockey asiatique. 

Quant au repêchage un peu longuet avec ses 25 rondes que Punch Imlach voulait dénoncer en 1974, il est passé à 18 rondes dès l’année suivante, à 11 rondes en 1980 et à sept rondes en 2005. Ian Bussières

Remparts

Repêchage: deux Américains à séduire pour les Remparts

Au surlendemain du repêchage midget présenté avec son et lumière au Centre Vidéotron, la LHJMQ tenait lundi sa séance de sélection américaine dans l’anonymat des bureaux de chaque club. Les Remparts de Québec ont ajouté deux petits attaquants à leur liste de joueurs, Matt Copponi et Casey Raffone. Reste à les convaincre de venir jouer à Québec.

«Ils ont démontré de l’intérêt. Il y a de très bonnes chances de les voir à Québec au camp présaison en août, ce qui sera une étape importante de franchie. Ensuite, on va voir ce qu’ils peuvent faire sur la patinoire et on essaiera de les convaincre de rester», explique le recruteur en chef des Remparts, Christian Vermette, qui est aussi l’adjoint du directeur général Patrick Roy.

Chacun des 18 clubs de la LHJMQ retenait deux joueurs provenant du Connecticut, du Massachusetts, du Maine, du New Hampshire, du Rhode Island ou du Vermont, leur territoire de chasse aux États-Unis.

L’ailier droit de Tim Delay a ainsi été le tout premier choix, de la part du Titan d’Acadie-Bathurst. Le Titan a fini dernier au classement de la récente saison, mais avait échangé son premier choix de la séance régulière aux Sea Dogs de Saint-Jean, qui en ont profité pur mettre la main sur le prodige beauceron Joshua Roy, samedi.

Les Remparts ont donc d’abord jeté leur dévolu sur Copponi, centre de 5’ 8” qui évoluait cette saison pour l’école secondaire de Mansfield, sa ville natale au Massachusetts. «Copponi est un petit attaquant avec beaucoup de vitesse et de très bonnes habiletés de passeur. Il allie habiletés, vitesse et ardeur au jeu», décrit Vermette, à propos de l’auteur de huit buts et 36 points en 21 matchs cette saison dans la ligue scolaire du Massachusetts.

Casey Raffone

Raffone, lui, est un ailier gauche de 5’ 9” qui jouait avec les Selects Academy U-15 à South Kent School, au Connecticut. Vermette en parle comme d’«un bon attaquant qui, sans avoir le coup de patin de Copponi, a beaucoup de potentiel. Il devra par contre améliorer sa constance», indique le dépisteur d’expérience. Raffone a amassé 36 points en 57 rencontres, cet hiver.

Vermette précise que les joueurs américains ne s’avèrent «pas toujours des projets à court terme». Comme dans le cas de Copponi, aussi repêché en neuvième ronde dans la USHL par les Gamblers de Green Bay. Il pourrait aller y jouer un an avant de revenir à Québec fin prêt en 2020.

Les Remparts, et la LHJMQ au complet, comptaient sur plus de joueurs des États-Unis il y a une quinzaine d’années. À Québec, les Josh Hennessy, Joey Ryan et Andrew Andricopoulos ont marqué la franchise, les deux derniers remportant la Coupe Memorial avec les Remparts en 2006.

Le dernier Américain à avoir enfilé l’uniforme des Remparts a été Braeden Virtue, pendant un an. Il a été échangé à Gatineau, à mi-chemin de la dernière campagne. Mais les Remparts l’avaient sélectionné au repêchage régulier de 2017, en huitième ronde, comme ils l’ont fait cette année avec Connor Chalmers (14e ronde).

Adam Erne, qui comme Virtue vient du Connecticut, a été le dernier Américain à laisser sa marque chez les Remparts en inscrivant 275 points en 240 matchs de 2011 à 2015.

Parmi les 36 joueurs retenus lundi, on compte quatre gardiens et 11 défenseurs. À souligner, 22 sur 36 proviennent du Massachusetts, dont les quatre premiers choix et 12 des 18 sélections de première ronde.

La LHJMQ et ses deux ligues consœurs de la LCH procéderont à un troisième repêchage le 27 juin, celui des joueurs européens, encore pour deux rondes.

+

REPÊCHAGE AMÉRICAIN DE LA LHJMQ

Remparts de Québec

  • 8.  Matt Copponi  C  5’ 8”  Mansfield, MA
  • 26. Casey Raffone  AG  5’ 9”  Guilford, CT

Océanic de Rimouski

  • 14.  Thomas Messineo  DG  5’ 11 ”  Westwood, MA
  • 32.  Brendan Gibbons Att  6’  Wakefield, RI

Drakkar de Baie-Comeau

  • 15.  Jake Fillion  G  5’ 10”  Granby, MA
  • 33.  Zachary Mooers  C  5’ 11 ”  Winchester, NH

LHJMQ

Roy veut deux choix de première ronde

À quelques heures du repêchage de la LHJMQ, Patrick Roy a ouvert un peu plus son jeu. Le directeur général des Remparts, qui détient présentement le huitième choix de la ronde initiale, aimerait obtenir un deuxième droit de parole en première ronde, samedi matin, au Centre Vidéotron.

À quelques heures du repêchage de la LHJMQ, Patrick Roy a ouvert un peu plus son jeu. Le directeur général des Remparts, qui détient présentement le huitième choix de la ronde initiale, aimerait obtenir un deuxième droit de parole en première ronde, samedi matin, au Centre Vidéotron.

Le Diable rouge en chef a lancé cette idée, vendredi midi, en commentant les deux échanges ayant permis aux Remparts d’obtenir les services du centre Félix Bibeau et du défenseur Darien Kielb, deux joueurs de 20 ans.

L’incertitude concernant plusieurs espoirs du prochain repêchage amenait Roy à regarder la possibilité de parler deux fois en première ronde.

«On aimerait ça avoir un autre choix de première ronde. Avec le nombre de récalcitrants qu’il y a cette année, ce serait intéressant d’aller en chercher un autre et de prendre un risque. On verra ce qui se passera par la suite», disait Roy, qui devait passer une partie du reste de la journée de vendredi

Pour l’heure, il détenait toujours son premier choix et ses trois de la deuxième ronde. Quelques clubs ont vérifié si Bibeau, sa nouvelle acquisition, était disponible. Ils ont essuyé une fin de non-recevoir.

«J’ai reçu plusieurs appels avec ses performances [en séries éliminatoires et à la Coupe Memorial]. Mais on ne fera pas 22 pas en arrière. On en a fait un l’an passé, c’est assez. On a des choix en masse, on est dans une bonne position. On veut repêcher cette année», précisait celui qui vit son deuxième repêchage depuis son retour avec les Remparts.

Bibeau vient de remporter la Coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda, terminant au quatrième des marqueurs du tournoi à la ronde. Il a été le troisième meilleur marqueur des séries de la LHJMQ avec 15 buts et 29 points en 20 matchs. Les Remparts ont retourné les choix de 3e ronde en 2020 et de 5e en 2021 aux Huskies pour conclure cette transaction amorcée avec celle ayant envoyé Louis-Filip Côté en Abitibi, en janvier.

«On est vraiment content. Ça a été long à partir du moment où on a sacrifié Louis-Filip. On a regardé les matchs et on avait hâte d’avoir un joueur dans un chandail. À partir du moment que [Romain] Rodzinski a commencé à jouer et que Félix connaissait de bons moments à Rouyn, on se disait que l’avenir était pour être intéressant pour nous. Il va rentrer comme centre numéro 1, et avec [Andrew] Coxhead, ça va nous donner deux centres de premier plan. On va être dans une belle position», estimait Roy en analysant sa formation à quelques mois de l’ouverture de la prochaine saison.

Selon lui, Bibeau s’est révélé comme étant l’un des meilleurs joueurs des Huskies lorsque Peter Abbandonato est tombé au combat en raison d’une mononucléose.

«Il a pris la relève et il a vraiment connu ses meilleurs moments en séries, autant défensivement qu’offensivement. Je voulais voir comment il se débrouillerait sur 200 pieds et son jeu était parfait. Son éthique de travail est aussi irréprochable. Je pense qu’il sera un super bon exemple pour nos jeunes joueurs», notait celui qui est aussi l’entraîneur-chef de la formation québécoise.

Remparts

Le premier choix interdit aux Remparts

Coup de fil des Sea Dogs de Saint-Jean aux Remparts de Québec : «Seriez-vous intéressés à acquérir notre première sélection au repêchage?» Le directeur général Patrick Roy aurait bien aimé répondre positivement, mais un règlement de la LHJMQ l’empêche toujours d’obtenir tout choix ayant déjà appartenu à l’Armada de Blainville-Boisbriand. Et vice-versa!

«C’est un peu ridicule», admet le Diable rouge en chef à propos de cette règle qui interdit toute transaction entre les deux équipes (Remparts et Armada) appartenant au même propriétaire, soit Québecor. Les choix au repêchage ayant appartenu à l’une ou l’autre des deux organisations ne peuvent pas être impliqués non plus, et ce, même s’ils se retrouvent maintenant ailleurs qu’à Québec ou Blainville-Boisbriand.

«Saint-Jean m’a appelé pour voir si j’avais un intérêt à repêcher au premier rang, mais malheureusement, ça n’arrivera pas», indiquait Roy, mercredi, avant la réunion des gouverneurs et directeurs généraux aux assises de la LHJMQ, à Québec.

Roy n’a jamais caché son admiration envers l’autre Roy du week-end, soit Joshua, des Chevaliers de Lévis, qui devrait être le premier joueur à entendre son nom sur la grande scène du Centre Vidéotron, samedi, à l’occasion de la séance de repêchage 2019 de la LHJMQ.

Transaction de 2017

Si les Sea Dogs parlent au premier rang, samedi, c’est en raison de tractations qui remontent à janvier 2017. Cette année-là, l’Armada cédait à Drummondville son premier choix en 2019 pour les services d’Alex Barré-Barré Boulet. Et en décembre 2017, les Voltigeurs utilisaient ce choix, et quelques autres, pour obtenir Joe Veleno, qui s’alignait alors à Saint-Jean. Ce fameux choix de l’Armada est maintenant le tout premier de la séance de samedi.

«Je peux comprendre qu’au départ, il était important pour la Ligue de s’assurer qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts. Les équipes savent très bien qu’on est deux entités complètement différentes bien que nous ayons le même propriétaire. On a une fierté, on veut gagner tous les deux. Je peux comprendre pour les échanges directs, pour ceux indirects, je trouve que c’est un peu exagéré», ajoutait Roy à propos de ces choix qui sont intouchables de part et d’autre.

Un an après l’achat des Remparts par Québecor, une transaction avec les Screaming Eagles du Cap-Breton avait dû être modifiée parce qu’un choix cédé à Québec avait déjà appartenu à l’Armada. À l’époque, certains dirigeants avaient souligné qu’un peu de souplesse pourrait être acceptée… notamment avec des choix ayant été échangés deux ou trois fois.

Dans son nouveau rôle de gouverneur des Remparts, Jacques Tanguay avait l’intention d’aborder la question au tout aux assises, qui se tiennent au Bonne-Entente.

«Ce n’est pas le sujet le plus important, mais Gilles [Courteau] travaille là-dessus depuis un an. Il y a définitivement des améliorations à apporter à ce règlement. À l’époque, il était tout à fait normal que les équipes soient nerveuses et on acceptait les règles du jeu. Aujourd’hui, on connaît la vraie réalité. Il s’agit d’une rivalité entre deux équipes qui est aussi forte que d’autres dans la Ligue, et ça va rester comme ça. Je n’ai aucun problème à ce qu’il n’y ait pas de transactions entre les Remparts et l’Armada, mais je pense qu’on peut bouger sur les choix qui remontent à plusieurs années et qui passent par d’autres équipes. Il ne faut pas y voir de complots, il n’y en a pas», disait le président des Remparts, qui aimerait que l’interdiction touchant les choix soit levée à temps pour la période des transactions, en décembre.

Remparts

Julien Gagnon quitte le poste de gouverneur des Remparts

Après avoir occupé la fonction depuis le premier jour de la renaissance de l’équipe, Julien Gagnon tire sa révérence comme gouverneur des Remparts de Québec. Jacques Tanguay, qui lui avait offert le poste à l’origine, ajoutera dorénavant ce titre à celui de président de la formation de la LHJMQ.

Déjà, au début de la dernière campagne, Gagnon avait avisé son bon ami qu’il passerait le flambeau au terme de la saison 2018-2019. Le tout devient officiel avec les assises qui commencent mercredi, à Québec.

«Je remercie Julien pour ses 22 ans à titre de gouverneur des Remparts. Il a joué un rôle important dans le développement de l’équipe et de la Ligue. J’avais une très grande confiance en lui», a souligné Tanguay à propos de celui qui occupait ce poste par amitié et passion du hockey.

Même s’il était un homme de l’ombre, Gagnon a eu son mot à dire dans le retour des Remparts. À l’époque, c’est lui qui avait organisé une ronde de golf, à Rosemère, pour mettre Patrick Roy et Jacques Tanguay en contact. L’achat des Harfangs de Beauport par le trio formé de Roy, Tanguay et Michel Cadrin allait suivre, peu de temps après. Les Remparts 2.0 venaient de renaître.

«Ce qui m’a le plus touché pendant toutes mes années comme gouverneur des Remparts, c’est la confiance que Jacques et Patrick avaient envers moi. Ils m’ont laissé de la latitude et me laissaient prendre des décisions sans avoir à les consulter, à l’occasion. L’objectif était de servir les intérêts des Remparts, mais ils ont aussi fait en sorte que certaines de mes idées soient acceptées», a confié celui qui est encore le dentiste de l’équipe.

Réduction des tâches

Son départ coïncide aussi avec une réduction de ses tâches professionnelles. Pendant son passage comme gouverneur, il a été membre du comité exécutif pendant sept saisons, allant jusqu’à être vice-président de celui-ci.

«Au début, les réunions étaient beaucoup plus folkloriques qu’aujourd’hui. Dans le temps, je me suis déjà fait offrir de régler un différend à coups de claques sur la gueule dans le corridor. Ça discute tout autant, maintenant, mais tout se décide à la table. De toute manière, on n’a pas le choix d’avancer, car lorsqu’on stagne, on ne peut que reculer.»

Il a eu la chance d’être accompagné par le regretté Marcel Robert, qui était le gouverneur des Harfangs, lors du transfert vers les Remparts. Le nom du trophée remis au joueur-étudiant porte d’ailleurs le nom de ce dernier.

Jacques Tanguay se retrouve désormais dans ce fauteuil par la force des choses.

«Une fois que Julien m’a annoncé qu’il arrêtait, mon premier choix était Louis Painchaud, mais un employé à temps plein d’une équipe ne peut pas être gouverneur et Patrick n’a pas le temps, alors c’est moi… J’ai quand même le goût de le faire. Il y a aussi mon fils [Alexandre] de l’autre bord, ce qui va permettre de passer du temps avec lui», a ajouté celui dont le plus jeune de ses trois garçons est propriétaire de l’Océanic de Rimouski.

Remparts

Un peu de Remparts chez les Huskies

Belle journée pour un défilé. Les champions de la Coupe Memorial ont paradé dans les rues de Rouyn-Noranda, mardi, avant de tenir un grand souper d’équipe. Louis-Filip Côté n’avait pas encore complètement repris ses esprits, près de 48 heures après le triomphe des Huskies en grande finale du hockey junior canadien.

«On était considérés comme l’équipe à battre, tout le monde nous voyait là. Mais d’y parvenir, d’atteindre ça et d’être à la hauteur de ces attentes très élevées, c’est incroyable de le vivre», a affirmé Côté au Soleil, joint au téléphone quelques heures avant les festivités.

Ailier originaire de Laurier-Station, dans Lotbinière sur la Rive-Sud de Québec, le numéro 10 des Huskies boucle une saison rocambolesque. Sa quatrième dans la LHJMQ, amorcée avec les Remparts de Québec, où il évoluait depuis 2016.

Mi-octobre, il s’est blessé. Sévère entorse à la cheville qui l’a tenu à l’écart 19 matchs. Puis le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy, de retour à la barre des Remparts après cinq ans d’absence, l’a échangé aux Fêtes, à Rouyn. Équipe qui en avait fait son premier choix en 2015, huitième au total.

«J’ai été surpris d’être échangé, mais Patrick voulait du changement. Et je retournais à Rouyn, où j’avais eu une très belle expérience à mes débuts dans le junior, à 16 ans», explique celui qui a alors retrouvé ses anciens coéquipiers Jacob Neveu, Samuel Harvey, Peter Abbandonato et la physio Lucie Grandmont, parmi d’autres.

Côté est même retourné habiter chez la même famille de pension qui l’avait accueilli trois ans plus tôt, les Gauthier.

Sainte Trinité

Avec les Huskies, les triomphes se sont accumulés. Championnat de saison et le trophée Jean-Rougeau. Championnat des séries et sa Coupe du Président. Championnat canadien et sa prestigieuse Coupe Memorial, dimanche soir. La Sainte Trinité du hockey junior majeur.

«On était stressés, surtout quand on perdait 2-0», admet-il, à propos de l’ultime affrontement. «Mais quand on a compté le premier but [en milieu de deuxième période], on savait que le momentum venait de changer et qu’on serait capables.»

«On s’est dit qu’il fallait prendre plaisir à jouer la finale, que ça n’arrive pas souvent», poursuit Côté, au sujet de l’état d’esprit chez les Huskies avec un recul au pointage.

Il s’agissait d’un huitième match en 25 jours entre ces deux formations de la LHJMQ, aussi finalistes de ligue. Côté et les Huskies en ont gagné six, dont quatre sur la patinoire néo-écossaise.

Car le tournoi de la Coupe Memorial avait lieu au domicile des Moosheads. «C’était la grosse différence d’avec la Coupe du Président. Les amateurs de Halifax ne voulaient vraiment pas qu’on gagne!» indique celui qui a essuyé des huées toute la semaine avec ses coéquipiers.

Mais comme ses parents étaient dans les estrades pour la Coupe Memorial et qu’ils avaient raté la conquête de la Coupe du Président, «je n’avais pas le choix de gagner pour eux!» lance Côté, en riant. 

Content pour Bibeau

Secret de Polichinelle, on peut maintenant annoncer que la transaction de Côté des Remparts aux Huskies cachait un élastique. Son coéquipier à Rouyn Félix Bibeau, membre de l’équipe d’étoiles du tournoi de la Coupe Memorial, prend la route de Québec pour conclure cet échange où les Remparts ont aussi mis la main sur le jeune défenseur Romain Rodzinski et un choix de deuxième ronde le 8 juin prochain.

«On le savait déjà pas mal. Je suis content pour lui, il va adorer Québec. Les Remparts et les gens de Québec vont aussi l’aimer», assure Côté.

Sénateurs d'Ottawa

Patrick Roy avec les Sénateurs?

Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa Pierre Dorion explore toutes les options possibles pour combler le poste d’entraîneur-chef et il appert que la dernière serait de se tourner vers un membre du Temple de la renommée du hockey : Patrick Roy.

Selon Postmedia, le légendaire ancien gardien du Canadien de Montréal et de l’Avalanche du Colorado sera le septième -- et probablement dernier -- candidat à obtenir une entrevue pour le poste vacant depuis que Guy Boucher a été congédié le 1er mars dernier et remplacé par intérim par Marc Crawford. Ce dernier est aussi en lice pour le poste à temps plein et ironiquement, il a gagné une coupe Stanley avec Roy au Colorado en 1996.

Actuel entraîneur et directeur général des Remparts de Québec, avec qui il est retourné la saison dernière, l’homme de hockey de 53 ans a travaillé dans la LNH de 2014 à 2016 comme entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’Avalanche. Il a remporté le trophée Jack-Adams d’entraîneur-chef de l’année à sa première saison, mais après avoir présenté une fiche de 130-92-24 derrière leur banc, il a remis sa démission en août 2016, en grande partie parce qu’il n’était pas sur la même longueur d’onde que le D.G. Joe Sakic, son ancien coéquipier. Son salaire avec l’Avalanche était de 2 millions $ par saison, selon le bruit qui courrait à l’époque.

Roy a fait ses preuves pour diriger des jeunes joueurs avec les Remparts, qu’il a dirigés pendant huit saisons derrière le banc de 2005 à 2013, en plus d’avoir été copropriétaire de l’équipe à compter de 1997. En reconstruction, les Remparts ont présenté une fiche de 27-28-13 au cours de la dernière saison régulière de la LHJMQ, s’inclinant en première ronde des séries contre Halifax après avoir laissé filer des avances de 2-0 et 3-1 dans la série.

Les autres candidats qui ont obtenu des entrevues avec Pierre Dorion sont les anciens entraîneurs des Sénateurs Jacques Martin et Rick Bowness, actuellement adjoints à Pittsburgh et Dallas, l’entraîneur du club-école de Belleville Troy Mann, l’entraîneur adjoint des Maple Leafs de Toronto D.J. Smith et Nate Leaman, entraîneur-chef à Providence College.

Dorion avait laissé entendre lors de son point de presse de fin de saison qu’il entendait pourvoir le poste d’entraîneur-chef avant le repêchage du mois prochain à Vancouver. On s’attend à ce qu’il tienne une deuxième ronde d’entrevues avec deux ou trois finalistes au cours des prochains jours.

Remparts

Nicolas Savoie surpris de lui-même

Même lui ne pensait pas jouer autant qu’il l’a fait à sa première saison dans la LHJMQ. Le défenseur Nicolas Savoie sera l’un des piliers de la brigade défensive des Remparts de Québec, la saison prochaine.

Son passage dans le bureau des entraîneurs où l’on rencontrait les joueurs à tour de rôle, vendredi matin au Centre Vidéotron, ne s’est pas éternisé pour le natif de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, ne s’est pas éternisé. Comme la veille, en public, les commentaires de Patrick Roy à son endroit ont été aussi positifs, en privé.

«Ç’a mieux été que plusieurs personnes ne le pensaient, incluant moi. J’ai joué beaucoup plus que je ne l’avais imaginé, j’en suis même surpris un peu», admettait l’arrière de 16 ans à sa sortie du local.

Discret, Savoie a laissé parler la qualité de son jeu au fur et à mesure que la saison progressait. Quand Patrick Roy l’avait courtisé après sa sélection en quatrième ronde au repêchage de 2018, il se voyait l’utiliser dans une cinquantaine de matchs, au maximum. Savoie en a finalement disputé 54 (sur 68), mais c’est une blessure qui lui a fait rater un mois en novembre.

«À un certain point dans la saison, je me suis senti confortable. Plus ça allait, plus j’améliorais ma vision du jeu, je voyais les options que j’avais sur la glace», racontait celui qui a largement dépassé les attentes placées en lui.

Déjà membre du top 4 à la ligne bleue, Savoie jouera encore un plus grand rôle en 2019-2020 au sein d’un groupe qui devrait comprendre trois arrières de 17 ans, dont lui, Romain Rodzinski et Édouard Cournoyer (un joueur du midget AAA à Magog vanté régulièrement par Roy), et deux de 18 ans, soit Dylan Schives et Félix-Olivier Chouinard.

«Tout le monde s’est amélioré, cette année. On a tous pas mal jeune, on aura une bonne défensive, mais plus important encore, on est un bon groupe d’amis et on va grandir ensemble au cours des prochaines saisons.»

Chose certaine, Savoie ne regrette nullement sa décision d’avoir opté pour la LHJMQ au lieu du hockey étudiant.

«Tout a été parfait pour moi, la seule chose, c’est que ça n’a pas fini comme on le voulait, on aurait aimé gagner le dernier match contre Halifax», ajoutait celui dont la prochaine saison sera son année de repêchage.

Sergeev revient 

Unilingue russe à son arrivée, Aleksei Sergeev a profité du dernier rendez-vous d’équipe pour effectuer sa première entrevue en anglais sans l’aide de Philipp Kurashev, qui lui a longtemps servi de traducteur.

«J’ai adoré ma saison à Québec. Au début, Philipp traduisait tout pour moi, autant ici que partout en ville. Il m’a beaucoup aidé. Après les fêtes, j’ai commencé à pouvoir m’exprimer, à comprendre ce qu’il se disait autour de moi», indiquait l’attaquant de 18 ans auteur de 13 buts et 45 points en 63 matchs. Il a raté la fin de saison et les séries en raison d’une fracture de l’épaule.

«J’ai eu une bonne, mais pas une excellente saison. Je vais m’entraîner, cet été, pour revenir en force, l’an prochain», ajoutait le numéro 76.

Pour ce qui est du gardien Anthony Pagliarulo, son acquisition par les Remparts à la pause des fêtes a complètement changé sa saison, voire sa carrière junior.

«Quand je suis arrivé ici, je pensais être réserviste, mais j’ai réussi à prendre ma place. Je n’avais joué que huit matchs avant les fêtes [à Rimouski], puis j’en ai disputé 22 en deuxième moitié et tous ceux dans les séries. Patrick et Ghislain [Rousseau, l’entraîneur des gardiens] y ont été pour beaucoup, ils ont changé le petit quelque chose dans mon jeu qui a fait la différence.»

Remparts

Patrick Roy dresse un bilan positif de la première année de son retour [VIDÉO]

Même s’ils n’ont pas franchi la première ronde éliminatoire depuis quatre ans, Patrick Roy est d’avis que les Remparts de Québec sont en bonne voie de pouvoir rivaliser avec les meilleures formations de la LHJMQ. Voilà le constat qui émanait d’un bilan de saison que l’on espérait tenir un peu plus tard, jeudi, au Centre Vidéotron.

«Je ne dis pas que l’on va gagner dès l’an prochain, mais on sera très compétitif, j’en suis convaincu. On sera capable de faire un bond par en avant et les années qui suivront seront très intéressantes pour nos amateurs», estimait Patrick Roy, qui vient de compléter sa première saison dans son deuxième mandat à titre de directeur général et entraîneur-chef.

Après cinq ans d’absence, Roy a vite refait ses classes à la barre des Remparts. À la période des fêtes, il s’était amusé comme jamais en effectuant de nombreuses transactions. Il aura réussi à faire encore plus de place à ses jeunes éléments et à regarnir la banque de choix au repêchage sans toutefois sacrifier la saison qui a pris fin au septième match d’une série contre les Mooseheads d’Halifax, champions de la puissante conférence de l’Est ayant confiné les Remparts au huitième rang presque tout l’hiver.

«Les gens de Québec ne méritent pas d’avoir une équipe en reconstruction. Je sais qu’ils en veulent une qui fera partie du peloton de tête et qui va aspirer à la Coupe Memorial, c’est aussi notre objectif. J’ai aimé la chimie qu’on avait et ce que j’ai vu en deuxième moitié de saison et dans les séries. J’espère que les partisans apprécient le plan qu’on a en tête», disait celui qui a bien aimé faire progresser l’équipe en compagnie de ses adjoints Martin Laperrière et Benoît Desrosiers.

Selon lui, les Remparts possèdent la base défensive pour s’élever au-dessus de la mêlée. L’an prochain, trois joueurs de 17 ans, dont Nicolas Savoie et Romain Rodzinski, et deux de 18 ans seront les fers de lance de cette brigade.

«On sait tous que les championnats se gagnent avec une bonne défensive, il sera important d’amener un peu d’expérience avec eux. On est aussi allé chercher un gardien [Carmine-Anthony Pagliarulo] avec qui tout le monde est tombé en amour, ce qui nous fera un bon vétéran de 19 ans devant le filet.»

Remparts

Kurashev s’est fait discret face aux Mooseheads

Philipp Kurashev aura marqué l’histoire des Remparts, mais pas autant qu’espéré. Le centre suisse a presque été réduit au silence par les Mooseheads, à ses derniers coups de patin dans les rangs juniors.

«C’est très difficile, j’ai beaucoup de misère à parler. Les Remparts sont la plus grande organisation dans le hockey junior et je suis content d’avoir pu passer trois ans avec eux. C’est dur d’être passé aussi près, mais ce n’était pas assez», a commenté Kurashev, quelques minutes après l’ultime défaite de mardi, les larmes et la sueur se mêlant sur ses joues.

Remparts

Les adieux du capitaine Verrette

«Juste de jouer dans la LHJMQ, c’est déjà quelque chose. Mais d’avoir la chance de jouer pour une organisation exceptionnelle comme les Remparts de Québec, ça rend l’expérience encore plus incroyable.»

Étienne Verrette a disputé son dernier match junior, mardi, dans la défaite de 3-1 à Halifax. En tout et pour tout, le défenseur de maintenant 20 ans aura disputé trois campagnes pour 196 rencontres dans l’uniforme des Remparts.

Qui aurait prédit qu’il en jouerait même une seule? En juin 2015, les Remparts avaient fait de cet arrière gaucher originaire de Sainte-Thérèse un choix de 13ronde d’un repêchage qui en compte 14. Au 232e rang! Québec lui avait entre autres préféré Alexandre Larose (106e), Alec Richer (158e), Marc-Olivier Lantin (160e) et Jérémy Gauthier (229e), qui cumulent à quatre... zéro match dans la LHJMQ.

Verrette a pour sa part gravi les échelons jusqu’à être nommé capitaine de l’équipe par Patrick Roy, le 28 décembre dernier, après un ménage des Fêtes qui a vu 10 joueurs, dont le capitaine d’alors, Benjamin Gagné, partir sous d’autres cieux.

«On y croyait!»

Verrette ne sera pas parvenu à remporter une ronde de séries éliminatoires, perdant au match sept ces deux dernières années. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé, lui qui a été le meilleur pointeur de l’équipe dans la série contre Halifax avec sept points, à égalité avec l’autre défenseur de 20 ans Sam Dunn. Verrette a entre autres marqué son premier et seul but en séries dans le junior dans le quatrième match.

«C’est sûr et certain que ce n’est pas comme ça que j’aurais aimé finir ma carrière», a-t-il commenté, encore à chaud, mardi soir. «On y croyait! On ne voulait pas se contenter de remporter trois matchs contre Halifax. On voulait gagner la série, continuer et se rendre le plus loin possible.»

«Mais quand c’est fini, en quelques secondes, tu repenses à tout ce qui s’est passé et tout ce que tu as vécu. Je n’aurais jamais pu demander mieux», a poursuivi le numéro 6, le trémolo dans la voix et les yeux plein d’eau.

«On est une famille. J’ai vraiment fait de belles rencontres cette année. C’est une saison qui va rester à jamais gravée dans mon cœur.»

Au-delà des victoires et des défaites, il retient surtout les rencontres, les liens, les gens. «De nouveaux joueurs arrivent au début de chaque saison et tu crées des liens rapidement avec ces personnes-là. Tu passes quelques mois avec un gars et ça devient un vrai grand chum

«Avec tout le temps qu’on passe ensemble, on crée vraiment des liens exceptionnels, aussi les coachs et tous les membres de l’organisation», affirme-t-il, s’estimant «choyé» d’avoir pu porter le gilet des Remparts.

À l’UQTR

Si c’est la fin de sa carrière junior, Verrette n’accroche pas pour autant ses patins. Intelligent et bon étudiant de cégep, il intégrera en août les rangs des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

«Pour moi, les études, ç’a toujours été très important et le hockey est une grande partie de ma vie, alors ça va me permettre de jumeler les deux. Ce sera une autre étape, mais mes années juniors vont toujours rester», conclut celui qui étudiera l’administration, profil marketing.

Chez les Patriotes, Verrette retrouvera Samuel Hould, un ancien des Remparts, Guillaume Bergeron, avec il a joué midget, Olivier Garneau, autre ancien des Remparts maintenant avec l’Océanic de Rimouski, ainsi que Simon Lafrance, l’actuel capitaine des Tigres de Victoriaville qui a été coéquipier de Verrette dans le hockey mineur.

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Remparts

Les Remparts éliminés par les Mooseheads

HALIFAX — Incapables d’achever la bête plus tôt dans la série, les Remparts se sont avoués vaincus 3-1 dans le septième et ultime match contre les Mooseheads, mardi soir, à Halifax. Ils sont éliminés.

«Je suis fier qu’on n’ait pas abandonné. On a eu nos chances jusqu’à la fin», a d’abord commenté l’entraîneur-chef Patrick Roy, serein dans la défaite.

«Ce soir, ils ont été meilleurs que nous autour du filet. Dans les deux derniers matchs, on a manqué d’efficacité à l’attaque. Un but par-ci, par-là aurait fait la différence dans la série», a poursuivi Roy, dont la troupe n’a marqué que deux fois au cours des sixième et septième rencontres de cette série quatre de sept, à Halifax, lundi et mardi.

Bien qu’elle ait tenu tête aux champions de la conférence de l’Est, supérieurs par 35 points au classement en saison, l’équipe junior de Québec est exclue des séries dès la première ronde pour la quatrième année d’affilée. C’est également la deuxième année qu’elle perd dans un septième match.

Les Remparts ont mené cette série 2-0 et 3-2. D’aucuns se sont alors mis à croire qu’en cette première campagne de retour derrière le banc à Québec, Roy allait réussir un tour de force dont lui seul a le secret.

Même les partisans des Mooseheads ont eu chaud, une bonne part des 8168 spectateurs du Centre Scotiabank scandant mardi à répétition : «Pa-trick! Pa-trick!» Mais il n’y avait plus de lapin dans le chapeau.

Sam Dunn a ouvert le pointage à la faveur des visiteurs, mais la réplique est ensuite venue tout du même côté, de Maxim Trépanier, sur l’attaque massive, Jocktan Chainey et Keith Getson.

Dunn, Étienne Verrette et Luke Kutkevicius sont les trois joueurs de 20 ans des Remparts qui terminent leur parcours junior, tandis que le Suisse Philipp Kurashev ne reviendra pas non plus et passera dans les rangs professionnels.

«C’est très dur, je suis incapable de parler», a laissé tomber un Kurashev en pleurs, devant les deux journalistes de Québec. «Peu de gens s’attendaient à ce qu’on fasse quoi que ce soit contre eux. Mais nous, on s’en savait capable, on y croyait. C’est dur de passer si proche, mais ce n’était pas assez», a résumé celui qui gardera Québec et les Remparts dans son cœur «pour la vie».

Éviter 44 jours de congé

De leur côté, les Mooseheads voulaient à tout prix éviter d’être 44 jours sans jouer avant le tournoi de la Coupe Memorial, qu’ils accueillent en mai.

«Soulagé? Oui, je suis content pour les gars. Soulagé? Je ne dirais pas ça. Les séries, ça se gagne sur la glace et on l’a encore vu dans cette série», a d’abord affirmé le pilote des vainqueurs, Éric Veilleux, détendu.

«C’est l’une des premières rondes les plus difficiles auxquelles j’ai eu à faire face dans ma carrière en étant favoris, aucun doute. Québec a joué une bonne série intelligente», a ensuite dit Veilleux, qui a fait ses débuts dans la LHJMQ en même temps que Roy, en 2005.

Le pilote des Têtes d’orignaux a ensuite louangé son gardien Alexis Gravel, qui a assurément offert sa meilleure performance de la série après avoir été fragile par moments.

«Sur quatre victoires, tu veux que ton gardien t’en vole une. Si ça n’avait été de lui aujourd’hui, ç’aurait peut-être été une autre histoire», a-t-il dit au sujet de Gravel, auteur de 26 arrêts, dont au moins trois à des moments-clés en début et en fin de rencontre. Il a aussi mérité la première étoile.

Le portier des Remparts, Anthony Pagliarulo, a bloqué 28 rondelles.

Les Remparts feront un bilan plus détaillé de leur saison dans les prochains jours.

Remparts

Remparts 1/Mooseheads 6: place au 7e match! [VIDÉO]

HALIFAX — Avec deux buts rapides en fin de deuxième période, dont le premier controversé, les Mooseheads ont vaincu les Remparts 6-1, lundi, et forcent la tenue d’un septième et ultime match, mardi soir, à Halifax

La série huitième de finale quatre de sept est égale 3-3.

À 1-1 en fin de deuxième, Antoine Morand a marqué du patin. Ce qui a fait exploser Patrick Roy derrière le banc des Remparts et, dans la foulée, les 7623 spectateurs du Centre Scotiabank de Halifax. Les locaux ont encore marqué 63 secondes plus tard pour rentrer au vestiaire avec une avance de 3-1. Et les dés étaient jetés.

«Je n’ai aucun doute dans mon esprit que ce but-là n’est pas bon», a commenté Roy, après la défaite. «Il y a un mouvement de botté vers le filet. Pour moi, c’est automatique quand le patin s’en va vers le filet. Si son patin était resté sur la glace et n’avait pas bougé, pas de trouble», a-t-il dit, ayant vu la reprise à l’aide de la tablette à sa disposition derrière le banc.

Roy va jusqu’à remettre l’objectivité du juge vidéo en question. «L’arbitre ne peut rien faire. C’est le gars d’en haut qui prend la décision et il appartient à la ligue, j’ai tout compris ça. Mais c’est un gars qui vient d’où?» questionne Roy, sans donner de réponse.

Le livre des règlements de la LHJMQ stipule qu’un but est refusé «lorsque la rondelle a été bottée dans le but à l’aide d’un mouvement évident de botté». Ce qui n’était pas le cas de Morand, du moins aux yeux du juge vidéo.

À qui le «drama»?

Avec plusieurs pénalités imposées au troisième vingt, dont trois inconduites à Adam Gaudreau et Samuel Dickner des Remparts, tout comme Xavier Parent des Mooseheads, on croirait que la tension est à son comble. Mais pas tant, selon Roy, qui en a ajouté une couche sur l’arbitrage.

«C’est un club de drama. C’est un club qui aime ça plonger, qui aime slasher, cross-checker et aujourd’hui [lundi], aucune décision n’a été appelée. Ils ont pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont eu l’arbitrage dont ils avaient besoin pour ce match-là», a poursuivi le pilote.

Remparts

Patrick Roy: «Dur, jouer avec la pression»

HALIFAX — «C’est tellement dur de jouer avec la pression! Je l’ai vécu à plusieurs occasions. La pression est forte, on dirait que tes jambes deviennent pesantes, les mains… Pourtant, le match où ils avaient le moins de pression, c’était samedi! Parce qu’ils venaient de gagner deux matchs, ça roulait. Ils ont probablement eu un petit relâchement et on en a profité.»

Patrick Roy n’échangerait pas sa chaise avec celle de son vis-à-vis des Moosheads de Halifax, Éric Veilleux. Contre toute attente, Roy et ses Remparts de Québec détiennent une avance de 3-2 dans la série huitièmes de finale. Les Mooseheads feront face à l’élimination, lundi soir, devant leurs partisans.

Roy s’accommodait bien dimanche après-midi d’un vol d’avion d’une heure et demie, pour aller disputer le match numéro 6 de ce quatre de sept dans la capitale de la Nouvelle-Écosse. Si une septième rencontre devient nécessaire, ça se passera mardi, toujours sur la patinoire du Centre Scotiabank.

En fait, peut-être que Veilleux était assis dans l’exact même siège d’avion que Roy, mais quelques heures plus tôt. Après leur défaite de 4-2, le vol de samedi soir des Mooseheads a été retardé et ils n’ont pu quitter Québec que tôt dimanche matin.

Le même appareil Dash-8 de 37 places de Chrono Aviation affrété par la ligue a donc effectué deux trajets Québec-Halifax en quelques heures. Mais assurément pas avec des passagers dans le même état d’esprit.

Encore à chaud après le revers de samedi, Veilleux avait déclaré, sur le sentiment d’urgence au sein de son club : «Moi, je le sens! Eux [les joueurs], ils le sentent plus depuis cinq minutes, mais voilà une heure [pendant le match], ils ne l’avaient pas», pestait le coach des Mooseheads.

«Je ne suis pas un expert là-dedans, mais c’est sûr qu’eux, si quelqu’un leur avait dit avant la série qu’ils allaient tirer de l’arrière 3-2, pas mal de monde serait parti à rire», a de son côté illustré Roy, une fois débarqué à l’hôtel situé à deux pas de l’aréna érigé au centre-ville de Halifax.

Habitués des situations serrées

Malgré le retard de 35 points au classement en saison, le pilote des Remparts explique le succès actuel face aux champions de la conférence de l’Est en quelques facteurs.

«Comme notre position au classement n’a pas changé pendant plusieurs semaines à la fin de la saison, les joueurs ont peut-être manqué d’une certaine motivation. Mais en même temps, on a pu enseigner des choses qui rapporteraient plus à long terme. Ça fait longtemps qu’on se prépare en fonction des séries éliminatoires», explique celui dont le sort de l’équipe était fixé au huitième rang de la conférence dès la mi-janvier.

Les Remparts ont aussi été cet hiver l’une des deux formations, avec Charlottetown, à trancher le plus grand nombre de matchs en temps supplémentaire, donc prolongation ou fusillade. Vingt fois (7-13) en 68 matchs, soit trois parties sur 10. Seulement sept victoires, mais 20 occasions d’évoluer en situation de marche ou crève, comme en séries.

Les gars de Québec ont en plus brillé dans les Maritimes cette saison, souvent dans des situations serrées. Quatre victoires en six rencontres chez les clubs de l’Atlantique, dont quatre décidés en prolongation, trois gains et un revers.

Saison et séries confondues, les Remparts montrent une fiche de trois victoires en trois à Halifax en 2018-2019 et de 5-2 contre les Mooseheads.

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Remparts

Les Remparts à une victoire de la 2e ronde des séries [VIDÉO]

En battant les Mooseheads de Halifax 4-2, samedi soir, à Québec, les Remparts mènent la série 3-2 et ne sont plus qu’à une victoire de causer une énorme surprise. Les Mooseheads pourraient en plus avoir un deuxième joueur suspendu dans cette série.

Ce huitième de finale de la LHJMQ se poursuit lundi à Halifax, alors que les Remparts auront l’occasion d’éliminer les champions de la conférence de l’Est et équipe hôtesse du prochain tournoi de la Coupe Memorial, en mai.

Un quatrième gain permettra surtout aux Remparts de passer en ronde des quarts de finale, eux qui ont pourtant obtenu 35 points de moins que les Mooseheads au classement de la saison.

«Ils vont avoir énormément de pression chez eux pour le match 6. On a dominé la série jusqu’à présent, mais il nous reste encore beaucoup de travail à faire», a commenté l’entraîneur des vainqueurs, Patrick Roy, après cette importante victoire décrochée devant 9105 spectateurs au Centre Vidéotron de Québec.

À la suite de deux défaites consécutives mardi et jeudi, les Remparts se sont relevés de belle façon. Ils ont été plus intenses et plus efficaces, ayant le dessus 34-24 au chapitre des tirs au but.

Matthew Grouchy, Pier-Olivier Lacombe et Pierrick Dubé ont permis aux locaux de prendre une confortable avance de 3-0 à mi-parcours, tandis qu’Édouard St-Laurent a scellé l’issue du match en marquant sur un tir de pénalité en milieu de troisième période, faisant 4-1.

Raphaël Lavoie et Arnaud Durandeau ont marqué pour les Mooseheads.

«On n’a pas joué pendant deux périodes. Pourquoi? J’aimerais le savoir», a constaté le pilote des visiteurs, Éric Veilleux.

«Ça fait 30 ans que je le dis : si tu ne travailles pas, tu ne gagnes pas! C’est aussi simple que ça. Peu importe à quel point tu penses être bon, ça ne marche pas», a indiqué celui qui reconnaissait que le rythme de la série retourne dans le camp de Québec. «Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on n’a pas joué.»

Remparts

Caron fini pour les séries

À l’aube du match, les Remparts de Québec avaient appris une bien mauvaise nouvelle : l’attaquant Thomas Caron ne jouera plus cette année, victime jeudi d’une fracture de la clavicule droite, dans le quatrième match.

Caron est cet ailier en puissance du premier trio et joueur le plus physique de l’alignement des Remparts, du moins à l’attaque. «Ça ne se remplace pas, il faut juste jouer», avait commenté le patron avant le match, quant à savoir à qui la tâche du jeu plus rude reviendrait dorénavant dans son camp.

Après Luke Kutkevicius et Aleksei Sergeev, Caron est le troisième joueur des Remparts à subir une fracture de la clavicule cette saison. Le Russe Sergeev n’a pas joué depuis le 6 mars.

Kutkevicius a justement été promu au sein du premier trio aux côtés du Suisse Philipp Kurashev, muté à l’aile gauche, et maintenant Matthew Grouchy, sur l’aile droite.

Autre joueur du premier trio des Remparts blessé jeudi dans le quatrième match, au genou, Pierrick Dubé a disputé le match au sein du deuxième trio.

Ajoutons que les Mooseheads se débrouillent toujours sans leur deuxième pointeur de la saison, Benoît-Olivier Groulx, qui soigne une mononucléose.

Remparts

Éric Veilleux sait aussi compter

«Si Pat sais compter, moi aussi. Celui qui gagne le prochain aura trois victoires et ça en prend quatre. Alors c’est sûr que le match de samedi est important, très important.»

Éric Veilleux avait donné congé d’aréna à ses Mooseheads, vendredi, au lendemain de leur victoire de 5-4 dans le quatrième match et en attente du cinquième volet de leur série contre les Remparts, samedi (19h), toujours au Centre Vidéotron.

Veilleux sent bien que son équipe, largement favorite en amorce de série, a repris l’initiative dans ce huitième de finale avec deux victoires consécutives, mardi et jeudi. «On est revenus dans la série, c’est aussi simple que ça», tranche l’entraîneur-chef du club junior de Halifax.

Mais il a aussi trop de métier pour ne pas savoir qu’à égalité 2-2, rien n’est encore gagné, tout peut basculer.

Veilleux fait ici écho à une déclaration de son vis-à-vis Patrick Roy qui, à l’aube du match numéro 4 et avec ses Remparts toujours en avance 2-1, s’affirmait «capable de comprendre que s’ils perdent un match, ils feront face à l’élimination, ce qui n’est pas le cas pour nous».

Voilà maintenant les deux clubs au coude à coude et dotés d’au plus trois rencontres pour départager un vainqueur. «On a confiance en ce qu’on a. On a bon espoir de jouer un autre gros match samedi», indique Veilleux, dont la troupe a le vent en poupe.

Car difficile de le contredire quand il affirme que ses hommes ont mieux joué de partie en partie, ascension assez constante depuis la rencontre d’ouverture de la série présentée à Halifax, il y a déjà une semaine. «On espère que ce sera pareil pour le cinquième match», dit le pilote.

En plus d’être champions de la conférence de l’Est de la LHJMQ, les Mooseheads seront l’équipe hôtesse du tournoi de la Coupe Memorial, à Halifax, en mai. La pression de connaître du succès en séries, au premier chef en première ronde, existe bel et bien.

Mais le coach n’en fait pas un plat. «La pression est toujours là, on s’en met toute l’année, à tous les matchs.»

Plus que le calendrier de format 2-3-2 ou l’avantage de la glace, bien relatif dans cette série avec juste des victoires des équipes visiteuses, Veilleux souligne les bienfaits sur ses protégés du calendrier suivi à Québec au rythme d’un match aux deux jours.

Contrairement à ce qui se passe à Halifax, alors que les rencontres 1 et 2, puis 6 et 7, si nécessaire, sont disputées lors de journées consécutives.

«Avec plusieurs blessés et le retour de certains joueurs qui n’avaient pas joué depuis un moment, quelques jours d’extra pour se reposer un peu font du bien. Deux matchs en deux jours, ce n’est pas évident. On tire avantage du format actuel à Québec», constate celui qui peut remercier la Fondation du CHU de Québec d’avoir réquisitionné le Centre Vidéotron pour son bal annuel, vendredi soir.

Remparts

Patrick Roy: «le mental lâche en premier» [VIDÉO]

Certains joueurs des Remparts avaient la mine basse, vendredi. Patrick Roy s’en attendait, au lendemain d’une deuxième défaite de suite dans la série contre les Mooseheads de Halifax, maintenant égale 2-2. C’est pourquoi il a chambardé leurs habitudes.

«C’est le mental qui lâche en premier. C’est lui le premier qui dit : “Je commence à être fatigué un peu, me semble que mes jambes ne suivent pas.” Ton corps est encore capable d’en prendre, mais ton cerveau envoie les premiers indicateurs. Il faut que tu trouves un moyen d’aller chercher ce deuxième souffle-là», a expliqué l’entraîneur-chef et grand manitou du club de hockey junior majeur de Québec, vendredi matin, après un court entraînement d’une demi-heure au Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité.

Roy ne peut que constater que ses troupiers ont perdu le rythme acquis au cours des deux premiers matchs de cette série huitième de finale quatre de sept, tous deux remportés par les Remparts à Halifax.

Voilà pourquoi contrairement aux normes établies au sein de l’équipe, on a patiné un lendemain de match. Et l’on s’abstiendra de sortie matinale samedi sur la glace du Centre Vidéotron, conservant toutes nos forces pour la rencontre de 19h.

«Faudra être prêts autant aux plans physique que mental. C’est certain qu’il a de la déception chez nos joueurs, qui ont à cœur le succès de l’équipe. Mais ce qui ressortait de nos discussions de ce matin, c’est que notre concentration n’était pas à son mieux, dans le match de jeudi.»

«On a commis des erreurs à des moments-clés, des erreurs qu’on peut couper facilement en étant plus concentrés, poursuit Roy. Il ne nous manque pas grand-chose et il faut aller chercher ce petit quelque chose qui va faire la différence entre la victoire et la défaite.»

Caron et Dubé incertains

Roy pourrait être forcé de modifier son alignement. Deux membres de son premier trio n’ont pas complété la rencontre de jeudi. Le costaud Thomas Caron s’est blessé en fin de deuxième période, sans doute à l’épaule droite, tandis que l’autre ailier du centre suisse Philipp Kurashev, le rapide Pierrick Dubé, a été victime d’un contact genou à genou en fin de rencontre.

Les deux n’étaient pas de l’entraînement des Remparts, vendredi, l’entraîneur-chef gardant bien sûr le secret sur les probabilités de les revoir en action samedi soir. «Vingt-quatre heures peuvent faire la différence», s’est contenté de dire Roy, à ce sujet.

Par chance que le défenseur Pier-Olivier Lacombe a eu plus de peur que de mal vendredi, lui qui a reçu une rondelle au visage pendant la séance d’entraînement. Mais après 10 minutes au vestiaire avec la soigneuse, il a repris sa place aux côtés de ses coéquipiers.

Chouinard moins stressé

La défaite de 5-4 de jeudi des Remparts n’a pas été que négative. L’arrière de 17 ans Félix-Olivier Chouinard a entre autres inscrit son premier but en carrière dans le junior, pour ramener son camp à 3-2.

«Je l’attendais depuis longtemps. C’est un petit stress de moins. La prochaine fois que j’aurai la rondelle, j’aurai impression de pouvoir marquer. Mais j’échangerais ce but contre la victoire n’importe quand», atteste le produit local de Québec.

Chouinard ajoute que ses coéquipiers et lui croient toujours en eux et qu’«une série, c’est un marathon. À 2-2, on est encore dedans et il faut se remettre à jouer les 60 minutes au complet», résume-t-il.

Étienne Verrette, aussi défenseur, 20 ans, a pour sa part marqué pour la première fois en 19 rencontres éliminatoires dans le junior.

Remparts

Les Remparts s'inclinent 5 à 4, la série est maintenant égale

Les Remparts ont gaspillé une avance de 2-0 dans leur série contre les Mooseheads de Halifax. Vaincus 5-4 jeudi soir à Québec, ils se retrouvent à 2-2 dans ce quatre de sept qui se poursuit samedi, avant de retourner à Halifax.

«Ce soir, je dois l’avouer, ils ont été la meilleure équipe des deux. Eux, ils ont patiné, ils ont contrôlé le match», a admis un Patrick Roy déçu, après cette deuxième défaite de suite, regrettant des «crampes au cerveau dans les mauvais moments» de la part de ses hommes.

«La bonne nouvelle, c’est que malgré tout, on a eu nos chances d’égaliser à la fin. Mais on doit gagner un match à domicile et va falloir que ce soit le prochain, sinon il n’y en aura pas d’autre», a résumé l’entraîneur-chef des Remparts, en référence au rendez-vous de samedi.

Devant 8217 spectateurs au Centre Vidéotron, ses protégés ont ouvert le pointage 1-0 grâce au capitaine Étienne Verrette, mais les visiteurs ont répliqué avec trois buts de Maxime Trépanier, Antoine Morand et Samuel Asselin.

Le défenseur Félix-Olivier Chouinard a ensuite réduit l’écart à 3-2 avec son premier en carrière dans le junior, mais Morand a redonné un coussin de deux buts aux Mooseheads en milieu de troisième période sur un long lancer du poignet qu’Anthony Pagliarulo aimerait revoir.

Trois buts ont ensuite été marqués dans les trois dernières minutes, les deux des Remparts (Andrew Coxhead et Gabriel Montreuil) à l’avantage d’un sixième attaquant. Mais Raphaël Lavoie a inscrit dans un filet désert ce qui s’est avéré le but décisif.

«On a été en contrôle pas mal tout le match, on a été les plus menaçants. On est heureux d’être sûrs de revenir jouer chez nous [pour le match 6]. On a fait ce qu’on avait à faire», a affirmé l’entraîneur-chef des Moosheads, Éric Veilleux.

Recommencer à zéro

Le portier des Remparts Pagliarulo a bloqué 41 rondelles, contre 29 pour son vis-à-vis Alexis Gravel, auteur de quelques arrêts-clés.

«J’aurais pu arrêter le quatrième but», a reconnu Pagliarulo. «On n’a pas joué notre meilleur hockey en première et deuxième périodes. On a gagné la troisième, mais on n’a pas gagné le match. Là, on recommence à zéro et c’est un deux de trois. On doit continuer à y aller un match à la fois et ça va bien aller», a indiqué le gardien.

Son coéquipier Verrette penchait dans la même direction. «On ne vient pas de jouer notre meilleur match et tout le monde dans la chambre en est conscient. Au début des séries, on s’était dit qu’on prendrait un match à la fois, une période à la fois, une présence à la fois. C’est ce qu’on doit continuer à faire. On a gagné les deux premiers matchs, eux les deux suivants et on passe au prochain», a commenté celui qui a enfilé son premier but en quatre printemps dans le junior.

Caron blessé

La blessure de Thomas Caron constitue en plus une lourde perte pour les Remparts. Atteint au bras ou à l’épaule droite en fin de deuxième période, le joueur le plus physique pour Québec jusqu’ici dans la série a tenté un court retour en début de troisième, mais sans succès, rentrant au vestiaire après à peine un tour de patinoire.

Pierrick Dubé a aussi quitté la glace en douleur après un contact genou à genou puni, en fin de rencontre. On en saura plus sur leur état de santé vendredi, évalué «au jour le jour» selon Roy.

Le match de samedi (19h) se tient encore à Québec. Puis un sixième affrontement sera nécessaire lundi, à Halifax, et peut-être même un septième, mardi, toujours en Nouvelle-Écosse.

Remparts

Remparts: leçon retenue

Si les Mooseheads de Halifax admettaient avoir ressenti de la pression à la veille du troisième match, celle-ci repose-t-elle maintenant sur les Remparts de Québec à quelques heures du quatrième affrontement de la série 4 de 7 entre les deux équipes, jeudi (19h) au Centre Vidéotron? Pas vraiment, selon Patrick Roy.

Au lendemain de la défaite de 3-1 des Remparts qui mènent la série 2-1, l’entraîneur-chef était encore d’avis que les siens avaient assez bien joué pour l’emporter. Il préférait aborder le prochain match d’une manière positive que négative et repoussait l’idée qu’un poids venait de s’ajouter sur les épaules de ses joueurs.

«Je vais prendre une expression que je dis souvent à mes chums : “ je ne suis pas allé à l’école longtemps, mais je suis capable de comprendre que s’ils perdent un match, ils feront face à l’élimination ce qui n’est pas le cas pour nous”. Alors tant et aussi longtemps que c’est comme ça, la pression est sur eux», indiquait-il en parlant des Mooseheads.

«Écoute, Éric Veilleux est un gars intelligent. Je sais qu’il doit regarder les matchs comme je le fais, et [mardi] si on avait pris des lancers de qualité, probablement que le résultat aurait été différent», ajoutait-il dans la même veine, mercredi matin, jour de réunion et d’activation en gymnase pour ses joueurs.

Roy estimait que ses joueurs avaient obtenu les meilleures chances de marquer et dominé le jeu à cinq contre cinq, surtout en troisième période, et parlait plus avec ses hommes de l’approche à adopter, jeudi, que l’allure de la série. Il rappelait que la participation de tout un chacun était nécessaire, comme il l’a déjà vécu dans le passé

«J’ai ramené un peu l’histoire de Paul DiPietro lorsqu’on [le Canadien] avait joué contre les Nordiques en 1993. Il n’était même pas supposé jouer, mais il avait marqué six ou sept buts. Le rôle de chacun est différent, mais tout le monde peut apporter sa contribution. On a besoin de quelqu’un qui est hot au bon moment, qui peut faire la différence», notait-il.

Kutkevicius brille

Depuis le début de la série, le vétéran Luke Kutkevicius fait largement sa part. Il a marqué deux buts en trois matchs, et il en aurait trois si on n’avait pas déterminé plus tard que Philipp Kurashev était l’auteur du filet victorieux en prolongation du deuxième match.

«Il est notre meilleur joueur, présentement. Il patine, déborde, il est dangereux dans toutes les facettes», admettait Roy.

«Ça ne me dérange pas du tout qu’on ait décerné le but à Phil, ce qui compte, c’est qu’on ait gagné ce match-là... On est tous d’avis qu’on méritait la victoire, mardi. Avant notre défaite, on avait remporté quatre matchs de suite contre eux, on sait qu’on peut rivaliser avec Halifax», soulignait le numéro 18.

L’Ontarien n’a jamais franchi la première ronde en deux participations aux séries dans l’OHL avec Hamilton et Windsor. Il s’y connaît dans le rôle de négligé et assure n’avoir rien à perdre, tout en reconnaissant que le prochain match avait son importance.

«On est toujours en avance, et en l’emportant, ce serait 3-1 pour nous, alors on ne lâchera pas. On veut qu’ils pensent à la Coupe Memorial et non pas au prochain match», ajoutait Kutkevicius.

Remparts

Éric Veilleux préfère le billard aux quilles

Ambiance détendue chez les Mooseheads de Halifax, mercredi, au lendemain d’une réconfortante première victoire en trois matchs dans la série contre les Remparts de Québec. Entraînement léger pour ceux qui n’avaient pas joué la veille, puis... billard pour tous!

Peu avant midi, seulement cinq joueurs des Mooseheads ont foulé la patinoire du Centre Vidéotron, pendant que leurs coéquipiers s’échauffaient dans le gym, discutaient, jouaient au ballon ou recevaient des traitements. Tous se dirigeaient après dîner au salon de billard, question de meubler les six longues journées passées à Québec et de garder les liens serrés.

«Je ne suis pas un amateur de quilles. Le lendemain, j’ai mal aux aines! D’après moi, je me donne pas mal trop», a lancé en riant l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux, pour justifier son choix d’activité. «Je me dis que si un de mes gars joue à ça et se retrouve avec une blessure à l’aine, ça va être de ma faute!»

«J’aime mieux quelque chose comme le billard. C’est plus relax et c’est bon pour exercer les angles de passes par la bande», a continué Veilleux, sans perdre son sourire en cette veille de match numéro 4.

Rires et musique

La victoire de mardi, 3-1, a fait du bien au moral dans le camp néo-écossais. Les rires fusaient, la musique claironnait. Le nuage qui planait au-dessus des champions de la conférence de l’Est s’est dissipé.

«Des matchs comme celui de mardi, ça bâtit une confiance. Tsé, ce n’était pas drôle» après les deux défaites à Halifax. «Et pas à cause qu’on joue contre Québec, ce serait la même chose si on jouait contre Rouyn», qui a dominé la ligue.

«Tu joues deux matchs chez vous et tu perds les deux, peu importe l’adversaire, ce n’est pas idéal. On n’a pas joué un match parfait, loin de là. Mais on est revenus dans la série, c’est tout ce que je peux dire», tranche Veilleux.

«J’avoue que c’était un gros match, on le savait tous», enchaîne le coach de Halifax. «C’est sûr que ça change la donne un petit peu, sauf qu’on tire encore de l’arrière par un match», insiste-t-il, réclamant davantage de patience de ses joueurs en situation de jeu.

L’expérience

À sa 10e campagne comme entraîneur-chef dans la LHJMQ, en plus de quatre saisons chez les professionnels, Veilleux constate que l’expérience, une force des Mooseheads, s’avère utile en situation plus délicate.

Lui-même a participé à trois finales de la Coupe du président (2009, 2013, 2014) et un tournoi de la Coupe Memorial (2012), bientôt un deuxième en mai. Autant de filons à exploiter dans ses discours, comme pour les nombreux éléments expérimentés qui émaillent l’alignement des Mooseheads.

Quel aura été son message à ses joueurs en cette journée d’entre-matchs? «Laissez les coachs travailler, se reposer la tête, s’étirer les muscles, boire de l’eau et se préparer pour le match de jeudi», résume le pilote des Têtes d’Orignaux.

Remparts

Halifax revient dans la série contre les Remparts [VIDÉO]

En retard 2-0 dans la série, les Mooseheads de Halifax ne sont pas débarqués dans la capitale pour repartir les mains vides. Le club de tête de la conférence de l’Est de la LHJMQ a rebondi avec une victoire de 3-1, mardi soir au Centre Vidéotron, dans le troisième match de la confrontation les opposant aux Remparts de Québec.

Les Remparts détiennent toujours l’avance 2-1 dans cette série 4 de 7. Les deux prochains matchs auront lieu encore à Québec, jeudi (19h) et samedi (19h). Au besoin, les matchs 6 et 7 seraient disputés à Halifax, lundi et mardi.

«Veut veut pas, on était un petit nerveux quand même. Il a fallu les remonter un peu dans les deux dernières journées. Celle-là va faire du bien, c’est certain. On n’a pas été extraordinaire ou parfait, mais dans la situation qu’on était, on a joué un bon match. J’ai aimé la façon qu’on s’est comporté. Notre gardien a extrêmement bien joué et notre avantage numérique a été à point, c’est ce qui a fait la différence», admettait l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux.

Les Remparts avaient l’occasion de profiter de ce retour devant leurs partisans pour placer l’adversaire dans une position précaire. Mais avant la série, personne n’aurait pu penser qu’ils puissent avoir une chance de se retrouver dans cette situation avantageuse.

«Je pense qu’on a été le meilleur des deux clubs. On a eu plusieurs chances de marquer. La différence a été un bond favorable à leur endroit. Par contre, j’aurais aimé faire travailler un peu plus leur gardien. On aurait pu prendre de meilleurs lancers. Nous, on ne s’est jamais fixé d’objectif [à l’effet] qu’on gagnerait en quatre. Il y en a un paquet qui aurait ri de moi si j’avais dit ça. Ce qu’on veut, c’est de se concentrer un match à la fois. On n’a pas à être malheureux de notre performance, mais je pense qu’on peut mieux jouer et prendre de lancer de plus grande qualité», notait le Diable rouge en chef, Patrick Roy.

Contrairement aux deux matchs à Halifax, où les Remparts avaient marqué sur la moitié de leurs jeux de puissance (5 en 10), ils n’ont pas réussi à faire mouche à leurs cinq tentatives, mardi. Les Mooseheads, eux, ont ouvert la marque en supériorité numérique, en première, ajoutant un but à forces égales en deuxième et un troisième dans un filet désert lorsque les Remparts tentaient de créer l’égalité 2-2 en fin de troisième. Arnaud Durandeau et Raphaël Lavoie (2) ont marqué pour les visiteurs, Luke Kutkevicius inscrivant celui des Remparts à mi-chemin en troisième.

«On va rebondir»

«C’est plate. En séries, on veut toujours gagner, et celle-là, on l’a échappée. On savait que ça n’allait pas être facile, qu’on n’allait pas les balayer nécessairement, mais on va rebondir jeudi, ce qui est important», soulignait le gardien Anthony Pagliarulo.

Les Mooseheads ont eu le dessus 27-26 dans les lancers, mais Roy estimait que les siens n’avaient pas pris des tirs assez menaçants.

«Si on avait été à Expo-Québec, on aurait ramassé pas mal de toutous... On n’a pas bien lancé, on a lancé dans la bedaine, et sur notre seul bon, on a marqué. Deux fois, on a lancé au-dessus des jambières et il a jonglé avec», notait Roy à propos de Gravel, qui semble revenir souvent dans ses commentaires depuis quelques jours.

«Non, je n’ai pas beaucoup parlé de leur gardien. J’ai juste dit que le nôtre avait été meilleur que le leur, là-bas. Je ne dis pas qu’il n’a pas été bon, j’ai juste dit qu’on n’a pas pris des lancers de qualité. Je fais juste répondre à vos questions, finalement...», lançait l’ancien numéro 33.

Quatrième match, jeudi, 19h, au Centre Vidéotron, avec le même duel de gardiens à l’horizon!

Remparts

Les Remparts ont la tête au prochain match [VIDÉO]

En avance 2-0 contre les Mooseheads de Halifax dans cette première ronde des séries éliminatoires de la LHJMQ, les Remparts de Québec n’ont pas la tête dans les nuages pour autant. Bien au contraire, car depuis la victoire de 5-4 en prolongation, samedi, le mot d’ordre dans l’équipe est de ne penser qu’au prochain match.

Et celui-ci est prévu mardi (19h), au Centre Vidéotron, où aura aussi lieu le quatrième match, jeudi. Même chose si un cinquième était nécessaire, samedi, mais déjà, on est rendu beaucoup trop loin dans l’esprit de l’entraîneur-chef Patrick Roy.

N’empêche, les deux victoires des siens dès l’ouverture de la saison éliminatoire, en fin de semaine, ont surpris à peu près tous les experts.

«Je n’utiliserais pas le mot surpris, je dirais qu’on est content de ce qu’on a accompli là-bas. Maintenant, on est encore à la même place qu’on était à notre arrivée à Halifax : on veut jouer du bon hockey. J’attache de l’importance à la manière qu’on joue, et la façon qu’on a joué, à Halifax, me plaît beaucoup», a admis Roy.

Il a recommandé à sa troupe d’avoir la même approche pour les matchs à Québec que pour ceux disputés sur la patinoire adverse. Pour le reste, pas question de se satisfaire de ces deux victoires de 3-2 et de 5-4, en prolongation.

«Je ne parlerai pas du passé, car il y a un match, demain [mardi]. Quand bien même on parlerait des deux premiers matchs pendant une semaine, ça ne changerait rien parce que c’est ce qui va se passer demain [mardi] qui compte. L’objectif est de se rappeler comment on se sentait à notre arrivée à Halifax. J’aimerais que l’on soit dans le même état d’esprit.»

Depuis deux jours, Roy a reçu des messages textes de gens qui ne lui avaient pas donné de nouvelles souvent au cours de la saison. L’entraîneur-chef n’en est pas offusqué, cela lui donne plutôt le temps de bien préparer sa troupe pour la grande danse du printemps.

Avantage numérique peaufiné

Il a notamment passé beaucoup de temps à peaufiner l’avantage numérique. Et même si les résultats n’ont pas toujours été présents, il se doute bien que la lumière rouge s’allumera, éventuellement. Depuis le début de la série, les siens ont marqué cinq de leurs huit buts sur le jeu de puissance, qui montre une efficacité de 50 % (5 en 10), soit la plus élevée de la LHJMQ jusqu’à présent dans les séries.

«On a travaillé fort sur notre avantage numérique tout au long de la saison. Je faisais partie de ceux qui croyaient que la rondelle allait finir par tomber en notre faveur», a souligné celui qui apprécie aussi le jeu défensif de son équipe.

«Il se peut qu’on fasse quelques ajustements ici et là. Ils ont marqué de gros buts [sur le jeu de puissance], c’est ce qui fait la différence», a convenu l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux.

Les Remparts pourraient profiter de l’avantage de la glace puisque la formule 2-3-2 joue présentement en leur faveur. D’un autre côté, on ne fait pas un plat à l’idée de jouer sur la glace de l’adversaire trois fois de suite.

«De nos jours, oui, les partisans peuvent faire une différence, je n’ai aucun doute là-dessus. Alors l’avantage de la glace... Est-ce que je crois en ça? Je crois plus au prochain match, peu importe où tu le joues. On sait qu’il est important, on va être prêt», a précisé le coach des Mooseheads.

«Si je m’appelais Éric Veilleux, je ne croirais pas à l’avantage de la glace non plus», a répondu pour sa part Patrick Roy lorsqu’on l’a questionné à ce sujet, sans avoir besoin de préciser que les Mooseheads doivent jouer les trois prochains matchs à l’extérieur de leur domicile.

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Remparts

Le passé ne hante pas Éric Veilleux

Le spectre d’une élimination hâtive n’est pas un sujet de conversation chez les Mooseheads de Halifax, qui ont atterri à Québec, lundi matin, dans l’espoir d’y disputer les trois matchs à l’horaire. En retard 2-0 dans la série 4 de 7 face aux Remparts, la formation de la Nouvelle-Écosse doit à tout le moins l’emporter deux fois sur trois afin de revoir ses partisans avant la Coupe Memorial, en mai.

L’entraîneur-chef Éric Veilleux avait le ton blagueur à son passage au Centre Vidéotron, quelques minutes après la descente d’avion. Dans son entourage, on ne lui parle pas du mauvais souvenir de 2012, quand les Cataractes qu’il dirigeait avaient perdu en deuxième ronde, se retrouvant ainsi en attente pour plusieurs semaines du tournoi à la ronde disputé à Shawinigan.

«Ce n’était pas planifié... Chaque saison est différente. Je ne pense pas qu’ils sont venus me chercher en se disant, on va se faire éliminer de bonne heure, on va aller chercher Veilleux. J’aimerais te dire autre chose, mais on pense seulement au prochain match. On n’a pas parlé de la Coupe Memorial de l’année, on ne commencera pas aujourd’hui», indiquait celui qui en est à sa première saison à la barre des Mooseheads.

Match capital

Par contre, Veilleux reconnaît que le troisième match de la série, mardi (19h) au Centre Vidéotron, est d’une importance capitale pour les Mooseheads. Les champions de la conférence de l’Est de la LHJMQ miseront sur le retour au jeu de Samuel Asselin, suspendu lors du deuxième match, mardi. Ils sont cependant privés des services de Benoît-Olivier Groulx, victime d’une mononucléose.

«Il y a des choses qu’on contrôle, d’autres moins. Est-ce qu’on a bien réagi dans les situations que l’on contrôle dans les deux matchs à Halifax? Non. Maintenant, on est dans cette situation [en retard 2-0]. Le monde va dire que c’est un cliché, mais on s’entend que c’est le prochain match qui compte. On a confiance en notre équipe, on a toujours bien réagi dans des situations difficiles. Regarde, on va être prêt demain [mardi], je ne suis pas inquiet», a-t-il affirmé.

Bien installé

Son club est bien installé à Québec pour y passer cinq jours puisque les troisième (mardi), quatrième (jeudi) et cinquième (samedi) matchs sont prévus dans le nouvel amphithéâtre de Québec.

«Ouais, y fait pas chaud!!! Il y a de gros bancs de neige, aussi. On va déplier notre linge, le mettre dans les tiroirs. On a joué nos 15 premiers matchs sur la route, de l’adversité, on en a connu. On n’a pas joué dans notre style, samedi, notamment en deuxième période, on a fait des choses qu’on n’a jamais faites. On n’avait pas le même état d’esprit qu’à l’habitude, on n’a pas paniqué, mais let’s go... Nous avons de l’offensive, mais je l’ai dit toute la saison, on a du succès lorsqu’on se défend bien», a ajouté celui qui a confirmé au gardien Alexis Gravel, dès dimanche matin, qu’il serait devant le filet, mardi.

Remparts

Coxhead toujours à la maison

HALIFAX — Andrew Coxhead jouera toute la première ronde des séries à domicile. Il est chez lui à Québec puisqu’il s’aligne pour les Remparts depuis trois ans, mais aussi à Halifax, région où il a grandi. Et tout va pour le mieux pour lui jusqu’ici : les Remparts ont raflé les deux premiers matchs à Halifax!

Même si la foule du Centre Scotiabank n’a pas été tendre envers les Remparts vendredi et samedi, Coxhead savait que quelque part, dans la section 18, une douzaine de personnes étaient derrière lui.

«C’est bizarre de jouer sur cette patinoire, mais pour l’équipe visiteuse», a constaté le gros joueur de centre des Remparts, entre les deux rencontres disputées au domicile des Mooseheads. Les duels 3, 4 et 5 ont lieu à Québec, sa deuxième maison, à commencer par mardi.

Coxhead vient de Bedford, à 15 minutes de la capitale de la Nouvelle-Écosse. Juste au bout du bassin Bedford, la dernière section du bras de l’océan Atlantique qui entre dans les terres et vient séparer Halifax de Dartmouth.

Premier choix en 2016

Il a grandi en encourageant les Mooseheads. Mais depuis que les Remparts en ont fait leur premier choix au repêchage en 2016, toute une famille néo-écossaise s’est convertie au club de la capitale québécoise.

«C’est très plaisant d’avoir ma famille et mes amis aux matchs. Mes parents étaient là, ma grand-mère, mes chums d’enfance, mon frère et leurs amis aussi. C’est bien qu’ils viennent me voir jouer. Ici, ça reste ma ville, même si je joue pour l’autre équipe», affirme Coxhead, avouant avoir été un peu plus nerveux qu’à l’habitude pour amorcer les matchs.

L’attaquant de 6’ 3” de 18 ans a même des amis dans le camp adverse. Il a joué tout son hockey mineur aux côtés de Justin Barron et de Jared McIsaac, deux défenseurs clés chez les Moosheads. Coxhead et Barron sont encore proches et s’entraînent chaque été ensemble, à Halifax.

Chose sûre, le numéro 20 de Québec aimerait revenir chez lui dans quelques semaines avec le sourire du conquérant, et non celui du conquis. Et au passage tirer la pipe à son copain Barron.

Celui qui en est déjà à sa troisième campagne junior doit assumer davantage de responsabilités que par le passé, si les Remparts espèrent gagner cette série quatre de sept.

«Certains gars dans notre vestiaire n’avaient jamais joué en séries, alors il faut leur montrer ce que ça prend pour garder ton niveau de jeu toujours au sommet. L’élimination de l’an dernier en première ronde a été une leçon, une occasion d’apprentissage. Mais c’est du passé et il ne faut plus trop y penser, les choses sont différentes», conclut celui qui a enfilé deux gros buts dans la victoire de samedi soir de 5-4, en prolongation.

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HABITUÉ AUX REMPARTS