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LNH

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

L’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski est toujours l’espoir numéro un en Amérique en vue du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH). Un autre joueur de l’Océanic, trois joueurs des Remparts de Québec et deux porte-couleurs du Drakkar de Baie-Comeau font également partie de la liste finale dressée par le Bureau central de dépistage de la LNH dévoilée mercredi.

Lafrenière domine encore la liste, devançant le centre Quinton Byfield des Wolves de Subdury, le défenseur Jamie Drysdale des Otters d’Erie et Jake Sanderson, un défenseur originaire du Montana qui fait partie de l’équipe américaine des moins de 18 ans.

Rochette, Cormier et Savoie

Cent douzième sur la liste, le Tchèque Adam Raska est l’autre porte-couleurs de l’Océanic alors que chez les Remparts, le centre Théo Rochette est le mieux classé même s’il a chuté du 64e au 89e rang depuis la liste précédente.

Ses coéquipiers, l’attaquant Cole Cormier, passé du 115e au 134e rang, et le défenseur Nicolas Savoie, passé du 190e au 198e rang, complètent la délégation des Diables rouges. 

Remparts

Nicolas Savoie meilleur joueur défensif des Remparts

Choisi le meilleur joueur défensif des Remparts lors de la dernière campagne, le défenseur Nicolas Savoie s’est mérité mardi le trophée Gaétan-Duchesne. À sa deuxième campagne avec l’équipe, le jeune hockeyeur de 17 ans originaire de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, a amassé 15 mentions d’assistance en 51 matchs et il a obtenu un différentiel de -8. Il a succédé à Andrew Coxhead, gagnant du trophée lors des deux dernières saisons.

«Je suis très honoré d’avoir remporté cet honneur et je remercie les membres de la direction de m’avoir sélectionné, a indiqué Savoie par voie de communiqué. «Si j’ai gagné ce trophée, c’est également grâce au travail effectué par tous les autres défenseurs de notre jeune brigade défensive. Un remerciement spécial est adressé à Darien Kielb, notre défenseur de 20 ans, qui s’est avéré un véritable leader pour nous. Nous avons tous profité de son expérience et je lui en suis très reconnaissant. 

«Nous étions prêts pour entreprendre les séries avec vous et nous serons prêts pour la prochaine saison. J’ai bien hâte de vous revoir. J’aimerais profiter de l’occasion pour les partisans pour leur appui au cours de la dernière saison. Elle fut écourtée pour les raisons que l’on connaît, mais c’était la chose à faire.»

Choix de quatrième ronde des Diables rouges (65e au total) lors du repêchage de 2018, Savoie a fait le saut dans la LHJMQ à la suite premier camp d’entraînement à Québec.

Remis pour la première fois à l’issu de la campagne 2007-2008, le trophée Gaétan-Duchesne, un ex-porte-couleurs (1979 à 1982) et ex-entraîneur des Remparts (2000 à 2002), récompense le joueur — un avant ou un défenseur — ayant démontré les meilleures qualités défensives. Après sa carrière junior, Duchesne a joué pendant 14 saisons dans la Ligue nationale avec les Capitals de Washington, les Nordiques de Québec, les North Stars du Minnesota, les Sharks de San Jose et les Panthers de Floride. Il a toujours été reconnu pour son jeu défensif. Il est décédé subitement en 2007. 

Outre Savoie et Coxhead, les autres récipiendaires du trophée Gaétan-Duchesne ont été : Olivier Garneau (2016-2017), Alexandre Sills (2015-2016), Kurt Etchegary (2014-2015 et 2012-2013), Francis Lambert-Lemay (2013-2014), Frédérick Roy (2011-2012), Alex Wall (2010-2011), Jonathan Audy-Marchessault (2009-2010), Mikaël Tam (2008-2009) et Marc-Olivier Vallerand (2007-2008).

Trophée Émile-Bouchard

Par ailleurs, la LHJMQ a fait connaître ses finalistes pour le trophée Émile-Bouchard qui récompense le meilleur arrière défensif. Justin Bergeron, de l’Océanic de Rimouski, est en nomination. La liste comprend aussi Jordan Spencer (Wildcats de Moncton) et William Villeneuve (Sea Dogs de Saint John). 

Gagnant de la Coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda à l’issue de la saison 2018-2019, Bergeron a amassé 24 points en 32 matchs avec les Huskies cette année avant d’être échangé à l’Océanic pendant la période des Fêtes. Il s’est imposé à Rimouski en amassant 18 points en 25 matchs et en maintenant un différentiel de +21.

La LHJMQ a aussi fait connaître ses finalistes pour le trophée Ron-Lapointe récompensant l’entraîneur en chef par excellence. Trois coachs se font la lutte pour le titre, soit Serge Beausoleil (Océanic), Steve Hartley (Voltigeurs de Drummondville) et Stéphane Julien (Phoenix de Sherbrooke).

À sa neuvième campagne derrière le banc de la formation rimouskoise, Beausoleil a mené sa troupe au quatrième rang de l’Association Est. L’Océanic a cumulé un dossier de 38-18-4-4.

Remparts

Mikaël Robidoux: la route difficile d’un agitateur 

Tous les amateurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) connaissent Mikaël Robidoux et tous ont un peu leur opinion sur l’ancien attaquant des Remparts qui est presque devenu un paria dans le circuit après avoir été suspendu neuf fois pour un total de 36 matchs en cinq saisons.

«J’étais un joueur marqué, pas juste par les arbitres, mais aussi par la ligue», raconte Robidoux, qui a fait une croix sur le hockey junior après les Fêtes pour débuter sa carrière professionnelle avec les Mariners du Maine dans la Ligue de la Côte Est, une organisation affiliée aux Rangers de New York.

De retour d’une suspension de 10 matchs, Robidoux, qui s’alignait avec les Cataractes de Shawinigan, avait posé un geste qui aurait pu lu valoir une autre suspension le 4 janvier contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«C’était un coup de genou qui n’était pas vraiment volontaire, mais j’avais parlé avec [le directeur général] Martin Mondou et ça faisait un bout que je pensais monter chez les pros», explique-t-il.

Avec les hommes

«J’ai tout de suite vu le changement de calibre... il y a eu une période d’adaptation, mais quand je suis arrivé, il fallait que je me prouve, car je n’avais qu’un essai de quelques matchs. Après quatre parties, le coach m’a dit qu’il me gardait pour l’année», poursuit Robidoux à propos de son arrivée à Portland.

Remparts

Malatesta joueur-étudiant de l’année chez les Remparts

Comme plusieurs organisations, les Remparts de Québec procéderont au dévoilement des vainqueurs de leurs différents trophées d’équipe au cours des prochains jours. Mercredi, la recrue de 16 ans James Malatesta a reçu le trophée Sylvain-Boutet, remis au joueur-étudiant de la dernière saison.

Il devient ainsi le quatrième joueur de l’histoire de l’équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à voir son nom gravé sur ce trophée nommé en l’honneur de Sylvain Boutet, qui était leur médecin-chef jusqu’à son décès en 2016. Il sera le candidat des Remparts au trophée Marcel-Robert, qui récompensera le joueur-étudiant de l’année dans le circuit Courteau.

Malgré une entente pour évoluer dans un collège américain, Malatesta a plutôt opté pour jouer avec les Remparts. Il a connu une brillante première saison dans le hockey junior avec une récolte de 23 buts et 45 points en 59 matchs. Il a notamment connu une séquence de huit matchs avec au moins un but en novembre et décembre.

Sur les bancs d’école, l’étudiant en cinquième secondaire au St. Patrick’s High School a conservé une moyenne générale de 85 %. Il a notamment fait preuve d’autonomie, en novembre, où il a dû s’absenter pour une période de deux semaines afin de participer au Défi mondial des moins de 17 ans.

«L’école a toujours été très importante pour moi, j’ai mis autant d’effort sur le hockey que dans mes études, et de recevoir une récompense comme celle-là, c’est toujours un bel honneur. Il m’a fallu quelques semaines pour m’habituer à la routine avec les pratiques à chaque matin et les cours, en après-midi, mais autant les Remparts que l’école font du bon travail pour nous permettre de bien faire les deux», expliquait Malatesta.

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

Remparts

Les Remparts vainquent l’Océanic...virtuellement!

Sur la glace, l’Océanic de Rimouski avait une fiche parfaite face aux Remparts de Québec avec sept victoires en autant de matchs cette saison et un huitième match qui ne sera jamais joué. Sur écran par contre, les Diables rouges ont enfin mis fin à la disette en l’emportant 7 à 3 vendredi soir.

La «Bataille virtuelle du Saint-Laurent» est une compétition du jeu vidéo NHL 2020 sur la console XBox lancée par les deux équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, y affronte l’ailier de l’Océanic, Nathan Ouellet, chaque joueur dirigeant sa propre équipe dans une série quatre de sept.

«C’est une idée des directeurs des communications des deux équipes d’organiser un événement comme ça. Au départ, plusieurs joueurs devaient participer, mais ça devenait compliqué parce qu’on n’avait pas tous la même console. Finalement, moi j’ai dit que j’étais intéressé et Anthony aussi. Ça tombe bien, car on est de bons amis et qu’on joue des matchs de NHL 2020 sur Xbox ensemble», racontait Nathan Ouellet samedi.

«J’avoue que j’ai eu un dur match! Je ne suis pas un gros joueur sur XBox et je pense qu’avec le score, on l’a vu hier», ajoute-t-il en riant à propos de sa défaite, qu’il tentera de venger samedi à 16h dans le second match toujours présenté sur la plateforme de diffusion en continu Twitch.

«Ça a pris une ampleur que je n’aurais pas imaginé. À un moment donné, il y avait 260 personnes qui regardaient le match sur Twitch vendredi soir!», reprend Ouellet, impressionné par l’intérêt suscité par ce défi vidéo.

«J’ai joué un an et demi avec Anthony alors qu’il était avec l’Océanic et on s’est toujours bien entendus. Sur la glace cette année, on s’est affrontés souvent et on a toujours eu le dessus. Ce n’est pas la même chose sur XBox», poursuit-il.

Avec le jeu NHL 2020, les deux joueurs avaient à leur disposition les alignements actuels de leurs équipes respectives, incluant les plus récentes transactions. «Je ne me suis pas utilisé tant que ça, j’aurais peut-être dû!», lance Nathan. Le Anthony Gagnon virtuel a pour sa part connu un gros match avec un but et une aide.

Gagnon était d’ailleurs très fier de sa victoire dans le premier duel et bien décidé à ce que la série ne s’éternise pas. «J’étais confiant avant de commencer et je le suis encore. Je vais essayer de m’assurer que ça ne dépasse pas quatre matchs!»

Il faut dire que les deux amis s’affrontent souvent à NHL 2020 sur Xbox et que le capitaine des Remparts est sorti gagnant de presque tous les duels. «Nathan m’a battu une fois seulement, en prolongation», précise Gagnon, qui avoue être un amateur de jeux vidéo.

«Je joue surtout au jeux de sports comme NHL 2020, pas aux jeux de combats, alors je suis vraiment dans mon élément», ajoute-t-il. 

«Dans le jeu, le joueur le mieux coté chez l’Océanic est bien sûr Alexis Lafrenière et avec les Remparts, c’est Théo Rochette, alors Théo a eu beaucoup de temps de glace!», conclut-il à propos de son jeune coéquipier.

Remparts

Remparts: Tanguay en parfait accord avec la LHJMQ

Si le temps n’est pas aux décisions liées au hockey, présentement, les Remparts de Québec se rangeaient néanmoins dans le clan de ceux qui estiment qu’il serait difficile de compenser des équipes pour avoir sacrifié plusieurs choix au repêchage et des joueurs d’avenir pour s’armer en prévision des séries éliminatoires de la LHJMQ qui devaient commencer, en fin de semaine.

Au lendemain de la décision de la Ligue canadienne de hockey d’annuler les séries et le tournoi de la Coupe Memorial, le président des Remparts Jacques Tanguay a commenté la situation lors d’une conférence téléphonique, jeudi après-midi.

«Le hockey est un divertissement extraordinaire, c’est un loisir pour bien des gens, mais c’est très secondaire dans la situation que l’on vit, actuellement», disait-il à plusieurs membres de la presse sportive de Québec.

Bien sûr, l’arrêt des activités de la LHJMQ allait de soi. Mais celui-ci aura aussi un impact important sur plusieurs formations, notamment sur le plan financier.

«On ne pourra pas le déterminer avant un an, selon moi, mais il y en aura un, comme pour toutes les entreprises au Canada. Je peux vous dire que toutes les décisions prises jusqu’à présent [dans la LHJMQ] ont été plus faciles à prendre que dans le cas des entreprises québécoises et canadiennes qui sont obligées d’envoyer leurs employés à la maison de façon temporaire», disait l’homme d’affaires.

Tanguay ne voulait pas s’avancer sur le nombre d’équipes que comptera la LHJMQ à l’avenir. Mais il ne s’en inquiète pas pour autant.

«Je ne veux pas spéculer, l’économie [en général] sera très affectée, mais il restera toujours des gens d’affaires très passionnés par le milieu du sport et il y aura tout le temps de la relève. Nous avons 18 propriétaires qui sont très unis, je n’ai aucune idée de ce qui est présagé, mais on ne peut pas jouer tout seul dans le sport, alors on va prendre tous les moyens pour assurer la survie de la Ligue, pour qu’elle soit compétitive et qu’on offre le meilleur produit possible. Mais pour l’instant, les propriétaires sont afférés à un travail pour lequel ils n’ont jamais été confrontés et il y a des situations plus dramatiques que celles qu’on vit dans le hockey.»

Les compensations

À ce titre, il ne s’en fait pas trop pour les clubs ayant payé le gros prix pour se bâtir une équipe gagnante, notamment à Sherbrooke, Chicoutimi, Moncton, Rimouski et ailleurs.

«On vit dans une société où il survient des situations incontrôlables. Nous avons tous arrêté nos opérations en même temps, je ne crois pas qu’il y aura des mesures compensatoires. On ne peut pas présumer qui se serait rendu jusqu’au bout, il y a des surprises chaque année dans les séries. Je ne vois pas comment quelqu’un pourrait prétendre qu’il aurait gagné plus qu’un autre», notait celui dont la troupe avait poursuivi son processus de reconstruction et qui s’en remet à la Ligue pour déterminer des dates des prochaines activités, comme la loterie, la séance de sélection en ligne, le repêchage international et… le début de la prochaine saison.

Afin de divertir ses partisans, la LHJMQ a lancé, jeudi, sa chaîne YouTube, où elle diffusera des séquences des dernières saisons, des reportages et entrevues.

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LHJMQ

Le repêchage 2020 de la LHJMQ se tiendra en ligne

Après avoir annoncé la fin de la saison régulière, mardi, la Ligue de hockey junior majeur du Québec a laissé savoir, mercredi, que la séance de sélection qui devait avoir lieu à Sherbrooke, le samedi 6 juin, se tiendrait plutôt en ligne.

De plus, la LHJMQ a aussi pris la décision d’annuler les assises annuelles qui devaient aussi se tenir à Sherbrooke, du 3 au 5 juin, en marge du repêchage. Des réunions avec les membres ainsi que des rencontres avec le personnel hockey et administratif des équipes étaient au menu.

Ces deux décisions s’ajoutent à celles prises, mardi, à l’effet que la saison 2019-2020 était désormais terminée en raison de la pandémie de la COVID-19. Même chose pour le Gala des Rondelles d’Or, le New England Showcase, le Défi d’excellence Gatorade et le camp de développement des gardiens de but.

Pour ce qui est de la loterie, qui déterminera l’ordre des cinq premières équipes à parler au prochain repêchage, elle n’aura pas lieu le 25 mars et a été reportée. Les Remparts de Québec se retrouvent dans le boulier, tout comme le Titan d’Acadie-Bathurst, les Mooseheads d’Halifax, les Olympiques de Gatineau et les Sea Dogs de Saint-Jean. Notez que Gatineau détient les droits sur les choix de Bathurst et Halifax.

Pour l’instant, la date du 6 mars pour tenir le repêchage est toujours maintenue, selon le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin. L’événement en ligne suivrait de quelques jours la conclusion de la Coupe Memorial, si ce tournoi devait avoir lieu comme prévu, du 22 au 31 mai, à Kelowna.

Ces derniers jours, la Ligue canadienne de hockey, qui chapeaute les trois circuits de hockey junior (Québec, Ontario et Ouest) au pays a laissé savoir qu’elle suivait les recommandations des autorités compétentes tout en espérant pouvoir présenter l’événement tel que prévu.

La dernière séance de sélection et les assises annuelles avaient eu lieu à Québec, en 2019. L’attaquant Joshua Roy, un produit des Chevaliers de Lévis, avait été le tout premier choix de la journée par les Sea Dogs de Saint-Jean.

Remparts

Les Remparts de retour dans leurs familles

En temps normal, les joueurs des Remparts de Québec seraient à se préparer pour disputer les trois derniers matchs de la saison et, surtout, pour commencer les séries éliminatoires. Ils sont plutôt de retour dans leurs familles respectives et dans l’inconnu quant au sort de la saison en cours, une situation particulièrement préoccupante pour les joueurs de 20 ans qui disputent leur dernière saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, est l’un de ces vétérans. «C’est certain que c’est particulier comme situation, on ne s’attendait pas à ce que ça fasse ça, on n’est jamais prêts pour quelque chose comme ça. On est tous un peu sous le choc», a-t-il avoué au Soleil à propos de la suspension des activités de LHJMQ en raison de la pandémie de maladie à coronavirus COVID-19.

Pas des vacances

Même si les joueurs n’ont pas le droit de tenir des activités d’équipe, Gagnon insiste pour dire qu’il ne s’agit pas pour autant de vacances. «Individuellement, je ne tombe pas en «break», je continue à m’entraîner de mon côté parce que ça peut recommencer n’importe quand», poursuit le numéro 92, précisant aussi qu’il était permis aux joueurs de se réunir «quelques gars ensemble».

Par contre, Gagnon avoue que la crainte que la saison soit annulée demeure toujours présente, surtout pour les joueurs qui, comme lui, en sont à leurs derniers coups de patin dans les rangs junior. «Pour les plus vieux, comme moi, il y a toujours cette petite crainte que ma carrière soit peut-être finie... C’est un plus grand stress pour les trois joueurs de 20 ans», poursuit-il en faisant référence à lui, au gardien Tristan Côté-Cazenave et au défenseur Darien Kielb.

«Tout est arrivé tellement vite. On est arrivés un matin et la NBA avait annulé sa saison. Une heure plus tard, c’était la LNH. On ne pensait pas que ça se passerait si rapidement. C’est spécial, car on venait de se qualifier pour les séries et c’est à ça qu’on pensait. Le bon côté de tout ça est qu’on peut revoir nos familles», ajoute-t-il.

Trouver le temps long

Également de retour dans sa famille, Côté-Cazenave abondait aussi dans le même sens, quoi qu’il avoue qu’il commence déjà à trouver le temps long. «Je ne suis pas habitué à me tourner les pouces à ce temps-ci de l’année. Je me demande vraiment quoi faire de mes journées», illustre-t-il. Il ajoute qu’il ne s’est pas beaucoup entraîné depuis que la LHJMQ a suspendu la saison. «J’essaie d’éviter les salles d’entraînement, car ce sont des lieux qui sont plus dangereux pour la contagion», poursuit-il.

«Présentement, nous sommes tous davantage en mode attente, en mode écoute de ce que la LHJMQ prendra comme décision. Ça fait un peu bizarre de dire que j’ai peut-être joué mon dernier match junior. Je trouve ça moins agréable étant donné que c’était mon dernier tour de piste», poursuit le gardien de but qui indique cependant comprendre les décisions qui ont été prises.

«Nous, on ne peut pas faire grand-chose. Les gens essaient de prendre les meilleures mesures pour la santé mondiale et, au fond, c’est ce qui est le plus important, qu’ils trouvent des façons de diminuer les chances d’attraper ce virus. N’empêche, on espère tous que ça ne durera pas trop longtemps!», termine-t-il.

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

Remparts

Suspension de la saison: dans le meilleur intérêt des joueurs, selon Roy

Le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, estime que la décision de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) de suspendre temporairement ses activités a été prise dans l’intérêt supérieur des joueurs.

«Je suis convaincu que la décision a été prise dans le meilleur intérêt des joueurs», a déclaré Roy jeudi en conférence téléphonique. «Moi, je pense que la Ligue n’avait pas le choix», a-t-il ajouté en faisant référence aux craintes liées au coronavirus et à la suspension des activités de plusieurs ligues professionnelles pour freiner la propagation.

Le pilote des Diables rouges indique cependant qu’il n’avait pas senti d’inquiétude particulière chez ses joueurs. «Ça fait drôle à dire, mais on n’est pas “connectés” pareil comme les autres. C’est moins véhiculé ici [que dans d’autres pays], on en entend moins parler.»

Regroupements interdits

Concrètement, les directives édictées par la Ligue signifient non seulement que tous les matchs sont suspendus, mais que les joueurs n’auront pas non plus le droit de se regrouper.

«Nous n’avons plus le droit d’avoir des activités d’équipe. Les gars ont le droit de s’entraîner, de patiner, mais pas en équipe. On n’a pas non plus le droit de tenir des meetings d’équipe. Tout doit être fait de façon individuelle», poursuit Roy, qui n’a pas laissé de directive particulière à ses protégés et refera le point avec eux la semaine prochaine.

«On va les laisser tranquilles en fin de semaine. Ils vont rester chez eux et aller à l’école comme d’habitude et on verra ce qu’on fait au début de la semaine.»

Roy n’a pas voulu non plus s’avancer quant aux différents scénarios qui pourraient être appliqués par la LHJMQ lors de la reprise des activités. «Je n’embarque pas là-dedans, car c’est de la pure spéculation. La Ligue décidera ce qu’il adviendra des séries.»

Pas comme en 1994-1995

Dressant un parallèle avec le lock-out de 1994-1995, qui avait raccourci la saison de la LNH à 48 matchs, Roy a signalé que la situation actuelle était bien différente. 

«Oui, plusieurs matchs n’avaient pu être disputés, la saison avait été interrompue et on n’avait plus accès aux arénas, mais on faisait des tournois, on pouvait s’entraîner ensemble», ajoute-t-il.

Roy précise aussi que le retrait des matchs de la fin de semaine, alors que l’Océanic de Rimouski et le Phoenix de Sherbrooke devaient s’amener au Centre Vidéotron, aurait un impact sur l’équipe.

«C’est certain, tout s’arrête à un moment où le club joue bien et pour des matchs, du moins celui contre Rimouski, où on attendait une grosse foule. Cependant, on ne contrôle pas cette partie-là!», a-t-il conclu.

Remparts

Les Remparts stoppent les Wildcats et se qualifient pour les séries

Les Remparts de Québec se sont non seulement officiellement qualifiés pour les séries de fin de saison samedi soir, mais ils ont aussi réussi à stopper la séquence de 22 matchs sans défaite en temps réglementaire des Wildcats de Moncton en les battant par marque de 4 à 1 devant leurs partisans au Centre Avenir.

«Pour nous, ce qui est arrivé aujourd’hui n’est pas un accident de parcours. Je sais que Moncton n’ont peut-être pas joué son meilleur match, mais il n’en demeure pas moins qu’on a réussi à faire ce qu’aucune équipe n’avait fait au cours des 22 derniers matchs», a commenté l’entraîneur-chef des Diables rouges, Patrick Roy, au téléphone après la partie.

Roy ne pouvait pas dire s’il était davantage satisfait d’avoir stoppé les Wildcats ou d’avoir confirmé sa place dans les séries d’après-saison. «Les deux, ce sont de belles choses, mais je suis encore plus satisfait de la façon dont on joue présentement. On a super bien amorcé le match et on a fait de belles choses offensivement. On commençait à manquer de gaz en fin de match, mais on affrontait un club reposé.»

Buts rapides

Exception faite du dernier but des Remparts inscrit par Théo Rochette dans un filet désert en fin de troisième période, tous les buts de ce match ont été marqués dans un intervalle d’une minute 56 secondes en première période.

Pierrick Dubé a ouvert la marque pour les Remparts à 13:27, mais les Wildcats n’ont pas tardé à répliquer puisque Jeremy McKenna déjouait Tristan Côté-Cazenave une minute plus tard.

Hunter Holmes et Nathan Gaucher, qui ont ensuite marqué deux buts en 25 secondes, ont ensuite ramené les Remparts en avant.

«Notre défensive de zone a aussi fait une grosse différence ce soir. C’est bon pour notre confiance car ça démontre que ce qu’on travaille depuis un bon bout de temps, soit de bien jouer défensivement, nous permet de gagner des matchs à bas pointage. Et ça, je ne pense pas qu’on aurait été capable de le faire il y a un mois et demi», a repris Patrick Roy.

Côté-Cazenave phénoménal

«On les a gardés à l’extérieur, on a donné peu de chances de marquer et quand il y en a eu, Tristan a été phénoménal», a poursuivi Roy à propos de son gardien de but acquis des Tigres de Victoriaville durant la période des Fêtes.

«Je voulais un gardien capable de donner confiance à nos jeunes défenseurs et c’est ce que Tristan fait. Il parle beaucoup et il bouge bien la rondelle. En première période ce soir, il y a eu deux ou trois échappées où il a fait de gros arrêts. Ça nous a sécurisés.»

Les Remparts profiteront de quelques jours de congé bien mérités avant leur retour au Centre Vidéotron vendredi alors qu’ils accueilleront l’Océanic de Rimouski.

Remparts

Québec 3/Halifax 1: presque qualifiés pour les séries [VIDÉO]

En l’emportant 3 à 1 vendredi sur les Mooseheads à Halifax, les Remparts de Québec se sont presque assurés d’une place dans les séries de fin de saison.

Avec 57 points en poche, les Remparts ne peuvent en effet plus être dépassés par les Mooseheads à ce chapitre même si ceux-ci remportaient leurs sept derniers matchs. 

Seul le fait que les Mooseheads aient deux victoires en fusillade de moins que les Remparts pourrait mathématiquement leur permettre de les coiffer au fil d’arrivée au bris d’égalité, mais seulement si les Néo-Écossais remportaient leurs sept derniers matchs et que les Diables rouges n’en gagnaient plus un seul.

«Nous sommes 14 points devant eux et il faudrait qu’ils gagnent tous leurs matchs... Nous, on se concentre sur ce que nous avons à faire», a déclaré l’entraîneur-chef Patrick Roy au téléphone après la partie, ne semblant pas très préoccupé par la mince possibilité de manquer les séries.

Les Remparts ont dominé leurs adversaires 36 à 12 au chapitre des lancers au but, mais ce sont les Mooseheads qui ont été les premiers à marquer quand Zack Jones, posté à côté du filet de Tristan Côté-Cazenave, s’est emparé de son propre retour pour marquer après avoir reçu une passe de Kevin Gursoy 2:44 après le début du match.

Pénalités coûteuses

Des pénalités à Cameron Whynot et Jeffrey Burridge en début de deuxième période ont cependant coûté très cher aux Mooseheads. Huit secondes seulement après que Whynot ait été envoyé au cachot pour avoir fait trébucher, Cole Cormier a pris le cerbère Cole McLaren à contrepied avec un tir rapide après avoir capté une passe de Gabriel Montreuil.

Ensuite, quand Burridge était au banc des pénalités, Aleksei Sergeev, qui a mérité la deuxième étoile, a lancé d’un angle très serré pour toucher la cible à son tour.

Pierrick Dubé est venu confirmer la victoire des siens dans un filet désert avec 59 secondes au match. Après qu’un joueur des Mooseheads l’ait fait trébucher, Dubé s’est relevé pour propulser le disque dans la cage désertée par McLaren.

«Je suis satisfait de notre match. Malheureusement, nous avons affronté un gardien au sommet de sa forme. Nous avons eu quatre échappées ce soir et nous n’avons pas été capables de la mettre dedans», a commenté Patrick Roy.

«On a bien géré la rondelle, on a bien joué en désavantage numérique. Gabriel Montreuil a eu une bonne présence devant le filet et a contribué à nos deux premiers buts et Nathan Gaucher aurait mérité de marquer, car il a obtenu de bonnes chances ce soir», a enchaîné l’entraîneur.

À Moncton

Samedi, les Remparts seront à Moncton pour y affronter les Wildcats, l’équipe qui occupe le deuxième rang du classement général et qui a remporté ses 21 derniers matchs. 

«On ne se concentre pas là-dessus. Eux, ils sont sur un parcours pour espérer accéder aux grands honneurs alors que nous sommes une équipe en développement. Ce sera cependant un bon test pour nous puisque nous pourrions les affronter en première ronde. Toutefois, comme nous sommes à égalité avec trois autres équipes et à trois points de deux autres équipes, beaucoup de choses pourraient changer au cours des prochains jours», a conclu Roy.

Remparts

Mandolese se dresse devant les Remparts au Cap-Breton [VIDÉO]

Les Remparts méritaient assurément un meilleur sort. Opposés aux Eagles du Cap-Breton, cinquièmes au classement général de la LHJMQ, les Diables rouges ont complètement dominé leurs rivaux en attaque lors des deux premiers engagements réalisant pas moins de 32 tirs au but contre seulement 11 pour leurs rivaux. Ils se sont cependant butés au gardien Kevin Mandolese qui a brillé de tous ses feux pour conduire les siens à une victoire de 6 à 1.

«Nous avons fait de très belles choses en attaque», a analysé l’entraîneur-chef Patrick Roy lors d’un entretien téléphonique. «Nous avons bien bougé la rondelle en avantage numérique et nous avons obtenu plusieurs chances de marquer. Mais après deux périodes, les Eagles menaient 5 à 1.

«Défensivement, nous avons connu des ennuis. On s’est fait battre sur nos couvertures, nous avons commis trop de revirements et nous avons donné de surnombres et trop d’échappées [5]», a indiqué Roy qui a rappelé que face à une formation comme celle du Cap-Breton, une des cinq meilleures équipes de la LHJMQ, la moindre erreur pouvait s’avérer très coûteuse. Et ce fut le cas mercredi. 

L’entraîneur-chef a mentionné que même s’il n’aimait pas le pointage final de la rencontre, il avait bien aimé la fougue que ses hommes avaient démontrée — leur attitude et leur persévérance.

«Les gars n’ont pas baissé les bras.»

21 tirs en première

Auteur de 21 tirs en première période, les Remparts ont regagné leur vestiaire en déficit de quatre buts. Ryan Francis, en avantage numérique, et Derek Gentile ont d’abord permis aux locaux de prendre une avance de 2 à 0 en marquant à 16 secondes d’intervalle.

Les Diables rouges ont cependant eu une occasion unique de revenir dans le match quand ils ont profité d’un double avantage numérique. Ils ont bourdonné dans le territoire ennemi, mais Mandolese a sauvé la mise avec des arrêts spectaculaires.

Dominés, les Eagles ont quand même trouvé le moyen d’ajouter deux autres filets, ceux de Gentile, alors que son équipe jouait avec un homme au banc des pénalités, et de Shawn Boudrias. Les locaux, qui avaient réussi neuf tirs lors du premier engagement, menaient 4 à 0 après 20 minutes de jeu.

En début de deuxième période, Anthony Gagnon a redonné espoir aux siens avec son 25de la campagne. Xavier Filion et Thomas Caron ont été ses complices. Ce fut le seul moment de réjouissance des Remparts qui ont vu Egor Sokolov, en deuxième, et Félix Lafrance, en désavantage numérique, marquer pour le Cap-Breton.

Les Diables rouges ont terminé le match avec 40 tirs aux dépens de Mandolese. Ils ont cependant été blanchis lors des huit attaques à cinq qu’ils ont déployées. De leur côté, les Eagles en ont obtenu 31 aux dépens d’Émerik Despaties dont 14 dans l’engagement final.

«Comme je le disais récemment, on va être testés d’ici la fin de la saison. Nous affronterons six équipes qui sont dans le top 5. Il n’y a pas de doute que ces matchs nous prépareront pour les séries. Nos jeunes ont donné ce soir [mercredi] une belle démonstration de ce qu’ils peuvent faire. L’objectif est de continuer à monter notre jeu d’équipe et de progresser.»

Les Remparts disputeront leur prochaine rencontre dans les Maritimes vendredi. Ils seront à Halifax pour croiser le fer avec les Mooseheads qu’ils ont battus 5 à 4 en tirs de barrage, samedi dernier, au Centre Vidéotron.

Remparts

Et de 400 victoires pour Patrick Roy! [VIDÉO]

La victoire de 5 à 2 des Remparts de Québec sur le Drakkar de Baie-Comeau avait un cachet spécial dimanche puisque c’était la 400e de l’entraîneur-chef Patrick Roy en huit saisons à la barre des Diables rouges.

Parmi les 10 entraîneurs qui comptent 400 victoires dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Roy est celui ayant eu besoin du moins grand nombre de matchs pour atteindre ce plateau, avec 673. «Ça signifie avant tout que je suis un gars chanceux qui a eu un patron extraordinaire en Jacques Tanguay, qui m’a fait confiance et m’a permis de travailler à ma guise. J’ai aussi eu des joueurs extraordinaires. D’ailleurs, je donne tout le crédit aux joueurs parce que je n’en avais même pas parlé avant le match. Je n’ai jamais été confortable à mettre mes choses en avant», a commenté Roy après la partie.

Il a ajouté qu’il trouverait assurément une place pour la rondelle de cette 400e victoire à travers tous les trophées et honneurs qu’il a remportés durant sa carrière de gardien de but et d’entraîneur. «Il y a toujours de la place pour ça chez moi. Pour le reste, je ne me fixe pas d’objectif quant au nombre de victoires en carrière. Je souhaite seulement continuer à avoir du plaisir quand je vais à l’aréna. Quand je n’aurai plus de plaisir, je vais arrêter.»

On croit Roy sur parole quand il affirme ne pas avoir abordé la question de sa 400e victoire avec ses protégés. Troisième étoile du match, le gardien de but Tristan Côté-Cazenave, n’était même pas au courant que son entraîneur s’approchait de cette marque.

«Je ne le savais pas... C’est sûr qu’on est content, mais personnellement, je n’étais pas au courant que c’était sa 400victoire», a avoué bien honnêtement le cerbère qui a bloqué 18 rondelles.

Remparts

Québec 5/Halifax 4: les Remparts jouent avec le feu [VIDÉO]

Les Remparts ont joué avec le feu et ils ont failli se brûler. Menant 4 à 2 avec un peu plus de 14 minutes à faire en troisième, ils ont vu les Mooseheads marquer deux buts sans réplique et forcer la présentation de la prolongation. Les locaux l’ont finalement emporté 5 à 4 en tirs de barrage, une victoire qui leur a permis de prendre une avance de 10 points sur la formation de Halifax au 15e rang du classement général de la LHJMQ.

«Je nous ai trouvés très excitants», a ironisé Patrick Roy. «On a généré des chances de marquer des deux côtés de la patinoire et ça, ç’a été le fun pour le spectacle. On a donné aux Mooseheads 11 chances de marquer et de ce nombre, je pense qu’il y en a huit qui viennent de revirements de notre côté. Alors c’est pour cette raison que j’ai dit que l’on avait été très excitants». 

«Mais offensivement, on a fait de belles choses. Nous avons eu des chances de marquer mais on n’a pas été capables de compter en troisième le but qui nous aurait permis de prendre une avance de trois filets. Mais par contre je dois admettre que les joueurs de Halifax ont été résilients dans le sens qu’ils en étaient à un deuxième match en deux jours, ils étaient à Baie-Comeau vendredi, Et ils n’ont pas abandonné. Ils ont quand même beaucoup de mérite pour ça. Des fois il faut que tu trouves une façon de gagner et c’est un peu ce que l’on a réussi à faire.»

Encore lors du match de samedi, les Remparts ont accordé moins de 20 tirs à leurs rivaux, les Mooseheads en obtenant seulement 18 dont huit en troisième. Un exploit qui est tout à l’honneur des jeunes Diables rouges, a indiqué l’entraîneur-chef.

Le match

Après une première période sans but, les Mooseheads ont été les premiers à s’inscrire au pointage en tout début de deuxième. Il n’y avait que 29 secondes d’écoulées dans l’engagement quand Zach Jones a trompé la vigilance de Tristan Côté-Cazenave. En moins de trois minutes, les locaux ont cependant renversé la vapeur grâce à des buts de Nathan Gaucher (11e) et Darren Kielb (9e). Après un filet de Senna Peeters, qui provoquait l’égalité à mi-chemin en deuxième, Anthony Gagnon (24e) et Hunter Holmes (8e) ont porté la marque 4 à 2. On connaît la suite.

Après une prolongation sans but, Roy a envoyé James Malatesta, Holmes et Théo Rochette pour effectuer les tirs de barrage. Le premier a été stoppé par le gardien Cole McLaren, excellent tout au long du match, mais les deux autres ont marqué. Interrogé sur ses choix de joueurs en tirs de barrage, l’entraîneur-chef a expliqué que ses trois hockeyeurs avaient connu du succès en pareilles situations dernièrement. Et au confrère Roby St-Gelais qui faisait remarquer au coach des Remparts que pendant les tirs de barrage, celui-ci avait fixé le sol au lieu de regarder ce qui se passait sur la patinoire, Roy a répondu:

«Je ne regarde jamais. C’est ma superstition. J’ai promis que j’en aurais pas mais.... Je n’en regarde jamais quand on est en tirs de barrage.»

Auteur d’un but et complice d’un autre, Anthony Gagnon a bien racheté sa performance de mercredi qui lui s’était attiré les critiques de son entraîneur ce mercredi. Il a expliqué que c’était important pour les Remparts de rebondir après leur défaite face aux Tigres.

«C’était vraiment un gros match, a analysé le numéro 92 des Diables rouges. «On jouait contre l’équipe qui est derrière nous pour une place en séries. Et c’était vraiment important pour nous de l’emporter. C’est sûr que notre victoire leur donne [aux Moosehead] un gros coup. Mais nous devons jouer un autre match contre eux. Et il va falloir être prêts.»

Héros des siens avec le but qui a fermé les livres en tirs de barrage, Holmes a indiqué qu’il n’avait pas été surpris de la fougue des visiteurs qui avaient comblé un écart de deux buts en troisième. Il savait que les hockeyeurs de Halifax seraient affamés et qu’ils feraient tout afin de ne pas voir leurs chances de faire les séries fondre davantage. Appelé à parler de son but en tirs de barrage, il a mentionné :

«Je n’ai pas vraiment vu ce qui est arrivé. Mais j’avais décidé que je tenterais de surprendre le gardien avec une feinte et c’est ce que j’ai fait.»

De son côté, Jean-Jacques Daigneault, l’entraîneur-chef des Mooseheads, a indiqué qu’il était fier de l’effort de ses hommes en troisième et lors de la période de surtemps. «Notre temps de possession de la rondelle a été bon et nous avons eu beaucoup de chances de compter. Par contre, les 40 premières minutes du match n’ont pas été très très bonnes pour nous. Car même si nous avons compté deux buts, nous n’avons eu que 10 tirs au filet. C’est un problème auquel nous avons tenté de remédier en troisième période.»

«De leur côté, les Remparts ont joué un bon match. Ils ont resserré le jeu en zone neutre ce qui nous a donné de la misère à passer pour entrer dans leur territoire ce qui était notre plan de match.»

Même si les siens avaient perdu un point aux mains des Remparts dans la course pour une place dans les séries, Daigneault a mentionné que ses hommes n’avaient pas lancé la serviette et qu’ils étaient toujours confiants de prolonger leur saison.

«On est à quatre points de Gatineau. On ne regarde pas vraiment les Remparts. Quand on pense à une place dans les séries. Ç’a été difficile pour nous. Mais on a quand même réussi à gagner un point sur les Olympiques. Et on ne sait pas ce qui peut arriver d’ici la fin de la saison. On peut se mettre à gagner des matchs. Et je pense que les joueurs vont continuer à travailler fort et qu’ils ne désespèrent pas.»

NOTES : Les Remparts seront de retour sur la glace du Centre Vidéotron dimanche. Ils affronteront le Drakkar de Baie-Comeau.... Les Remparts seront dans les Maritimes cette semaine. Premier arrêt, le Cap-Breton mercredi.

Remparts

Remparts: une séquence cruciale

Avec cinq matchs en huit jours, la séquence qui débute samedi soir avec la visite des Mooseheads d’Halifax au Centre Vidéotron sera cruciale pour les Remparts de Québec, qui souhaitent consolider leur place dans les séries de fin de se saison. Ils affronteront d’ailleurs les Mooseheads, qui bataillent pour tenter d’obtenir une place dans les séries, à deux reprises durant cette période.

Avant-derniers au classement général, les Mooseheads sont à neuf points des Remparts avec deux parties jouées de moins. L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, sait toutefois très bien que ses protégés ont souvent eu tendance à connaître de meilleures performances contre les équipes de haut de classement que contre des formations plus «accessibles».

«J’ai visionné une partie de notre dernier match contre Drummondville et il n’y a aucune raison qui justifie qu’on l’ait perdu. Il faudra être meilleurs», a déclaré Roy après l’entraînement des siens vendredi, au Centre Vidéotron.

«J’ai remarqué que Drummondville était une équipe qui fait beaucoup d’interférences, qui bloque beaucoup devant le filet. Il faudra trouver une façon d’être plus rapides sur les rondelles libres devant le filet, de toujours demeurer en mouvement. Un de nos problèmes est qu’on projette des rondelles en zone adverse et qu’après, on arrête de patiner», a-t-il analysé. 

Du mordant

Roy ne le cache pas, il n’a pas beaucoup étudié les Mooseheads et a regardé davantage de bandes vidéo de ses Remparts en prévision de cette séquence cruciale. «Je n’ai pas vraiment regardé Halifax... Shame on me... Je me suis plutôt concentré sur nous car je me dis que si on corrige certains petits aspects, je n’ai pas vraiment de crainte», ajoute-t-il, confiant.

«Au cours des quatre derniers matchs, on a dominé tant au chapitre des tirs que des chances de marquer et du temps de possession de la rondelle. Ce qui nous manque? Un peu plus de mordant autour du filet!», reprend-il.

Les deux matchs locaux de la fin de semaine contre Halifax et Baie-Comeau sont très importants pour Roy, qui déléguera d’ailleurs son gardien numéro un Tristan Côté-Cazenave à chaque occasion. «Si on peut gagner demain et dimanche, on va régler certaines affaires.»

Sato ou Melanson

Roy aura aussi la chance de compter sur une équipe en santé après avoir été marquée par les blessures en début de saison. Il pourra encore se permettre de retrancher quelques joueurs de son alignement. 

«Je n’ai pas encore décidé qui jouerait entre [Yu] Sato et [Jacob] Melanson... Jacob, je n’ai pas aimé sa semaine de pratique et je n’ai pas aimé non plus son match contre Drummondville. J’ai discuté avec lui ce matin. Il fait partie des plans de l’équipe, mais je ne veux pas qu’il change son identité parce qu’il sent qu’il a besoin de nous en montrer plus», a conclu Roy.

Remparts

Drummondville 3/Québec 2: vainqueurs aux tirs, perdants aux buts [VIDÉO]

Les Remparts de Québec ont eu beau dominer les Voltigeurs de Drummondville 37 à 19 au chapitre des lancers au but, ça n’a pas été suffisant mercredi soir. Les représentants du Centre-du-Québec ont quitté le Centre Vidéotron avec une victoire de 3 à 2 et les deux points au classement.

«Anthony Morrone est un bon gardien, on ne peut pas lui enlever, il a joué un bon match. Cependant, on a raté le filet à plusieurs occasions, on a lancé sur lui», a commenté Pierrick Dubé, auteur du second but des siens en troisième période. Quelques secondes plus tard, Aleksei Sergeev frappait la barre horizontale avec un lancer qui aurait pu être le but égalisateur.

«Quand on a beaucoup d’avantages numériques comme ça, il faut que ce soit des occasions de changer l’issue du match, mais ce soir, ça n’a pas été le cas. Il faudra être meilleurs. C’est décevant, car on a joué un beau match et la luck n’était pas de notre côté», a ajouté le capitaine Anthony Gagnon.

Gagnon et un autre vétéran, le défenseur Darien Kielb, n’ont pas impressionné leur entraîneur avec leur jeu mercredi. Patrick Roy les a d’ailleurs identifiés dans son point de presse d’après-match. «Dans un match comme celui de ce soir, nos plus vieux doivent être nos meilleurs et Kielb n’a pas connu un fort match. C’est la même affaire avec notre capitaine, je n’ai pas senti qu’on avait ce mordant. On ne prend pas des tirs de qualité pour marquer des buts», a-t-il analysé.

«Quand tu domines 37 à 19 au chapitre des lancers, tu t’attends à gagner ce match-là, alors c’est décevant», a résumé Roy.

De l’autre côté de la patinoire, l’entraîneur des Voltigeurs, Steve Hartley, était de meilleure humeur. «Morrone a été solide devant le filet et c’est à ça qu’on s’attend d’un gardien de 20 ans. Les désavantages numériques ont ralenti notre rythme un peu. On a plié, mais on n’a pas cassé.»

Les Remparts ont limité les Voltigeurs à 11 tirs au cours des deux premiers engagements, mais une séquence d’une minute 41 secondes en fin de première a été suffisante pour pousser les visiteurs en avant. 

Ayant saisi une belle passe de Nicholas Girouard, Isiah Campbell n’a eu aucune peine à pousser le disque dans un but béant à 16:44. Ensuite, c’est Brandon Skubel qui a fait le tour du filet pour ensuite déjouer Tristan Côté-Cazenave.

Il aura fallu quatre avantages numériques avant que les Diables rouges ne réussissent à déjouer Morrone. C’est Gabriel Montreuil, avec un lancer du revers qui a frappé Morrone pour se retrouver au fond du filet, qui a ainsi réduit l’écart avec moins d’une minute à faire au deuxième engagement.

Charlie Da Fonseca est cependant venu ramener l’écart à deux buts à 2:58 de la troisième avec une superbe pièce de jeu quand il fonçait seul devant Côté-Cazenave après avoir reçu une passe d’Elliot Lavoie, un attaquant des Chevaliers de Lévis rappelé comme joueur affilié par les Voltigeurs.

NOTES: Les Voltigeurs ont perdu Brandon Skubel, qui a écopé de dix minutes de mauvaise conduite, en milieu de troisième. L’attaquant aurait critiqué une fois de trop la pénalité décernée à son coéquipier Thimo Nickl pour avoir accroché... L’attaquant japonais Yu Sato était rayé de l’alignement mercredi, mais Patrick Roy a annoncé qu’il avait aimé son jeu lors du dernier match à Chicoutimi et qu’il appliquerait dorénavant un système d’alternance entre lui et Jacob Melanson. Melanson, un choix de première ronde au dernier repêchage, a le même nombre de points que Sato, soit 10... Patrick Roy donnera encore le filet au vétéran Tristan Côté-Cazenave au cours des deux prochains matchs. Emerik Despatie, qui avait défendu le filet dans la défaite de 3 à 1 contre les Saguenéens de Chicoutimi samedi, pourrait voir de l’action une fois que les Remparts auront consolidé leur place dans les séries...

Remparts

Un calendrier difficile pour les Remparts... comme Roy les aime

Dix matchs. C’est le nombre de rencontres qu’il reste au calendrier 2019-2020 des Remparts. Et c’est avec la visite des Voltigeurs de Drummondville, mercredi soir au Centre Vidéotron, que les Diables rouges amorceront le sprint final de leur saison régulière. Une fin de campagne qui s’annonce difficile, les hommes de Patrick Roy devant jouer 8 de leurs 10 derniers matchs contre des équipes qui les devancent au classement.

«J’adore un calendrier difficile», a indiqué l’entraîneur-chef Patrick Roy qui, d’ici la fin de la saison, continuera d’accorder davantage d’importance au processus plutôt qu’au résultat. «Je regarde nos adversaires lors de nos derniers matchs : Chicoutimi, Chicoutimi, Sherbrooke, Rimouski, Moncton et Cap-Breton. On va être testés. Et si on réussit à mériter une place en séries, on est présentement neuf points devant les Mooseheads. Cette séquence sera bonne pour notre équipe au niveau de la progression.»

Roy n’a pas caché que les deux prochaines semaines seront cruciales pour son équipe qui n’est toujours pas officiellement qualifiée pour les éliminatoires. Pendant cette période, les Diables rouges affronteront deux fois les Mooseheads, la seule équipe qui pourrait brouiller les cartes dans la course à une place en séries. Dix-septième au classement général, la formation de Halifax est à cinq points du 16e échelon occupé par les Olympiques de Gatineau, le dernier permettant de prolonger sa saison, et à neuf du 15e où l’on trouve les Remparts.

Du plaisir sur la patinoire

Ayant gagné deux de leurs trois dernières rencontres et ayant livré une lutte de tous les instants aux Saguenéens dans une défaite de 3 à 1 à Chicoutimi, les joueurs québécois étaient de retour à l’entraînement mardi. Et il n’y a pas de doute que les récentes performances de l’équipe avaient allégé l’atmosphère sur la patinoire. Les Diables rouges ont travaillé fort, mais ils l’ont fait dans le plaisir.

«J’aime ce que je vois depuis une couple de semaines. On essaie de s’appliquer à avoir de bons entraînements, de bien pratiquer et d’avoir une bonne exécution. Ce que j’aime, c’est que j’ai le sentiment que l’on peut faire encore mieux. Je regarde notre dernière rencontre face à Chicoutimi où on a dominé l’adversaire autant au niveau de la possession de la rondelle que des chances de marquer. Pour moi, c’est un bon signe. Il s’agit maintenant de travailler un peu notre exécution autour du filet de façon à marquer les buts qui peuvent faire la différence. Et on veut juste continuer de cette façon-là.»

Appelé à identifier parmi son groupe de jeunes hockeyeurs ceux qui lui apportaient le plus de satisfaction, Roy a d’abord indiqué qu’il ne pouvait pas juste en nommer un ou deux. Il a ajouté qu’il adorait ses trois arrières de 17 ans Savoie (Édouard), Cournoyer (Nicolas) et Rodzinski (Romain).

«Je suis vraiment content. Les trois me forcent la main à les faire jouer tous les soirs. [Charles] Truchon la même chose. Il n’a que 16 ans. Ma défensive est là encore pour les deux prochaines années.

«À l’avant, les [Nathan] Gaucher, [James] Malatesta me procurent beaucoup de satisfaction. Et ils n’ont que 16 ans. Un gars comme [Jacob] Mélanson progresse très bien. Je sais qu’il ne joue pas tous les jours, mais il fait de belles choses sur la patinoire et démontre de belles habiletés. Je regarde nos 17 ans, que ça soit [Théo] Rochette, [Cole] Cormier, [Xavier] Filion. Ils ont de super belles progressions. On voit que l’avenir des Remparts est vraiment entre bonnes mains. Et si je suis un partisan des Remparts, je suis obligé de dire que j’aime ce que je vois.»

EN VITESSE: Le gardien Tristan Côté-Cazenave a enfin pu se débarrasser de ses jambières jaunes aux couleurs des Tigres de Victoriaville, son ancienne équipe, puisqu’il en a reçu de nouvelles qui se marient mieux avec son chandail des Remparts. Il a d’ailleurs profité de l’entraînement de mardi pour les «casser»... Interrogé si le fait de terminer la saison en ayant un calendrier moins chargé que celui des dernières semaines allait permettre à son équipe d’arriver reposée en séries, Roy a expliqué que le personnel d’entraîneurs avait trouvé une manière de bien gérer les entraînements afin de ne pas brûler les joueurs.

Hockey

Roy: «Éventuellement, les bagarres vont disparaître» [VIDÉO]

BAIE-COMEAU – Autant Patrick Roy que Jon Goyens avaient peu de choses à dire sur la décision des gouverneurs de la LHJMQ de reporter à l’été le débat sur l’abolition des bagarres dans le circuit.

«Moi, je sais où je suis rendu dans mon processus. Ceci dit, je ne fais pas partie du comité, mais je pense qu’éventuellement, les bagarres vont disparaître», a soutenu le patron hockey des Remparts. «Il va toujours y en avoir, on le sait très bien, ça arrive aussi dans d’autres sports. La seule différence, c’est ce qu’on fait quand il y en a une.»

«J’ai déjà partagé mon opinion là-dessus, et même si la décision avait été prise aujourd’hui, ça n’aurait pas été appliqué demain. Ce sont eux les boss, je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus et ça se passe au-dessus de mon salaire», a rétorqué l’entraîneur-chef du Drakkar avec un sourire en coin.

Les deux hommes étaient toutefois plus volubiles en ce qui concerne le calendrier, qui demeure à 68 matchs pour la prochaine saison.

«Quand on joue ici ou au Cap-Breton, les voyages sont un aspect qu’on doit gérer plus, a soutenu Goyens. Les gars vont manquer l’école un peu plus, ils vont avoir moins de pratiques. On passe 40 jours sur la route alors que pour plusieurs équipes, c’est moins de 20. En réduisant le nombre de matchs, l’objectif était de jouer moins souvent sur semaine. Nous, on joue 17 fois sur semaine et ce n’est pas à côté.»

«Ce n’est pas nécessairement le nombre de matchs qui est difficile, ce sont les voyages, a acquiescé Roy. Je pense qu’il faut trouver une cédule qui fera en sorte que les équipes voyagent un peu moins.»

Victoire des Remparts

Pour revenir au match, le Drakkar a de nouveau laissé une priorité, cette fois de deux buts, pour s’incliner 4-2. Les Remparts se retrouvent maintenant à égalité avec le Drakkar, au septième rang de l’association Est. Baie-Comeau a cependant trois matchs en main sur les Diables rouges.

Le défenseur Édouard Cournoyer a choisi un bon moment pour marquer son premier dans la LHJMQ, inscrivant le but de la victoire à 15:46 du dernier vingt. Théo Rochette a inscrit les trois autres filets des vainqueurs, le dernier dans un filet désert. Son coéquipier Pierrick Dubé a participé aux quatre buts des siens.

«C’est le jour de la marmotte. On va chercher deux buts, on se donne de la confiance, mais on retombe dans la même trappe et on arrête de jouer», a clamé Goyens, s’interrogeant au passage sur sa manière d’enseigner. «On a mal géré la rondelle, on est délicats avec la rondelle. C’est malheureux.»

Quant à Patrick Roy, il a indiqué qu’il n’était «pas content de la façon dont on a commencé le match, mais quand ils ont marqué leur deuxième but, ça nous a réveillés et à partir de là, on a vraiment possédé la rondelle. On a dominé», a-t-il lancé en soulignant la contribution de Dubé, «qui joue actuellement son meilleur hockey depuis qu’il est avec nous».

Après une première période sans but, les Remparts ont dominé le second engagement 15-4 au tableau des tirs, mais ils n’ont marqué qu’une seule fois comparativement à deux pour le Drakkar, le 9e de Xavier Parent, en attaque à cinq, et le 14e de Valentin Demchenko, sur un revirement en zone adverse.

Roy réclamait un hors-jeu sur la séquence, mais en vain. Le reste de la rencontre appartient aux Remparts. 

Et encore une fois, Lucas Fitzpatrick a été le meilleur des siens, stoppant 31 rondelles.

NOTES : Mikisiw Awashish est le récipiendaire du Drakkar du prix Gervais-Munger, qui vise à souligner la persévérance scolaire. L’Innu est étudiant de deuxième année en sciences de la nature au cégep de Baie-Comeau…Le Drakkar recevra les Foreurs de Val-d’Or pour deux rencontres samedi et dimanche.

Remparts

Shawinigan 0/Québec 5: les Cataractes n’ont rien vu [VIDÉO]

Démolis par l’Océanic de Rimouski dimanche, les Remparts ont profité de la visite des Cataractes de Shawinigan au Centre Vidéotron pour rebondir et mettre ainsi fin à une séquence de trois revers consécutifs. Guidés en attaque par Théo Rochette, qui a réussi deux buts, ils ont remporté une victoire de 5 à 0 et infligé à Gordie Dwyer un premier revers comme coach des Cats.

«Ça prenait ça», a d’abord lancé Patrick Roy. «C’était clair. La culture que l’on veut établir, c’est une équipe qui compétitionne match après match, qui est bien concentrée. Et ça n’a pas été le cas dimanche. Mais aujourd’hui [mardi], je dois admettre que l’on a été très, très bon du début à la fin. Le trio de Rochette [Théo] avec Holmes [Hunter] et Dubé [Pierrick] a connu un fort match. Nos défenseurs ont été très bons. Notre gardien a fait les arrêts-clés. Et mes quatre trios ont été solides.

«C’est ça que l’on voulait avoir comme performance. Quand on joue comme ça, c’est le fun à regarder et je pense que tout le monde a du plaisir à nous regarder aussi.»

Appelé à expliquer le contraste entre les matchs contre l’Océanic dimanche et les Cataractes mardi, l’entraîneur-chef québécois a d’abord dit que c’était certain que sa jeune équipe connaîtrait des ratés. Il a cependant ajouté que les ratés de sa troupe ne pouvaient pas être des manques d’effort ou des éléments que ses hommes peuvent contrôler.

«On a eu une bonne discussion franche ce matin [mardi] parce que ce que l’on avait vu dimanche, ce n’était pas ça, les Remparts de Québec, et je pense que les gars ont bien saisi le message.»

Les Remparts en avant

Les Remparts ont pris l’initiative dans le match en première avec deux buts. Lors d’un avantage numérique, Théo Rochette (9e) a d’abord brisé la glace avec un tir du poignet qui a déjoué le gardien Antoine Coulombe. Complice du but, Darren Kielb a son 100e point dans la LHJMQ.

Il restait moins d’une minute à jouer quand les Cataractes ont cru provoquer l’égalité. Les officiels ont cependant consulté la reprise vidéo et ils ont refusé le filet des visiteurs parce que la rondelle avait été touchée par Xavier Bourgault plus haut que la hauteur des épaules. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, quelques secondes plus tard, Shawinigan a vu Thomas Caron (11e) doubler l’avance des Remparts à la suite d’un bel effort individuel alors qu’il ne restait que 19 secondes à faire dans l’engagement.

Si la première s’était terminée sur les chapeaux de roues, l’engagement médian, lui, a mis du temps avant d’offrir aux spectateurs de quoi se mettre sous la dent. Mais avec moins de trois minutes à faire dans la période, les Diables rouges ont fait bouger les cordages à trois reprises.

Aucune chance

Hunter Holmes (7e) a d’abord donné une avance de 3 à 0 aux siens. Puis, 43 secondes plus tard, James Malatesta (23e) a profité d’un tir de pénalité. Le deuxième meilleur marqueur des Remparts n’a pas raté sa chance et il a inscrit le quatrième filet des siens. L’attaque des Remparts n’avait cependant pas dit son dernier mot. Le jeu n’avait repris que depuis 38 secondes que Rochette (10e), avec son deuxième de la rencontre, a porté la marque à 5 à 0 pour les locaux. En troisième, Québec n’a laissé aucune chance aux Cataractes.

«Une game comme celle à Rimouski, ce n’était vraiment pas acceptable. On s’est parlé dans la chambre, il fallait que l’on sorte fort. On l’a fait et on est vraiment content de notre performance», a lancé Théo Rochette qui a expliqué le revers des siens dimanche en disant que ses coéquipiers et lui n’étaient pas prêts à jouer.

De son côté le gardien Tristan Côté-Cazenave avait de bonnes raisons de se réjouir. Devant le filet des siens lors du massacre à Rimouski, il a réussi à bien tourner la page en blanchissant les Cataractes deux jours plus tard.

«Je pense que l’on s’est repris un peu. Je pense que l’on a bien réagi. Pat [Patrick Roy] nous a brassé un peu. Il avait raison et je suis content de la réaction des gars. Nous avons montré beaucoup de caractère. J’ai eu un blanchissage et oui, je suis content. Mais ce fut un travail d’équipe.»

Sports

Abolition des bagarres dans la LHJMQ: pas de consensus chez les dirigeants

Voici, en vrac, l’opinion de divers intervenants sur la planète LHJMQ.

Ronald Thibault, président du Phoenix

«On veut protéger davantage nos joueurs. On punit sévèrement les coups à la tête et une bagarre implique forcément des coups à la tête. On doit punir, pour protéger les jeunes. Une bagarre, ça vient toujours me chercher. Depuis le début de la concession du Phoenix, j’ai toujours prôné pour qu’on soit plus sévère. Et c’est une opinion partagée par mes partenaires chez le Phoenix. Une punition plus sévère, comme une suspension automatique, contribuerait à empêcher, ou du moins, à retirer la motivation à se battre. Mettre une sanction plus sévère, ce sera mon argument, jeudi.»

Remparts

L’Océanic démolit les Remparts [VIDÉO]

RIMOUSKI – Les hommes de Patrick Roy n’ont eu aucune chance contre l’Océanic et son capitaine Alexis Lafrenière qui étaient littéralement en feu. Impitoyables, les troupiers de Serge Beausoleil ont démoli les Remparts par la marque de 11-2, dimanche, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski qui, avec ses 4454 partisans, était rempli à capacité. Il s’agissait d’un douzième gain de suite pour les Rimouskois.

Avec sept points (1 but et 6 passes), Alexis Lafrenière est à un point de son 100e de la saison. «Quand il joue un match comme ça, toutes les équipes sont à notre portée», a convenu son entraîneur. 

«On les voyait venir, a, pour sa part, commenté l’entraîneur-chef de Québec. On n’a pas élevé notre niveau de compétition contre une équipe qui est solide, qui a joué un fort match. On a laissé nos gardiens de but à eux-mêmes.» Sans grande surprise, son vis-à-vis était pour le moins satisfait de ce qu’il a vu. «On n’a pas levé le pied, a observé Beausoleil. On voulait la rondelle, on a bataillé ferme et on a obtenu deux gros points!»

Après 20 minutes de jeu, la domination des locaux était sans équivoque, avec quatre buts contre aucun du côté de Québec. Les marqueurs sont Cédric Paré (35e), Isaac Belliveau (10e), Dmitry Zavgorodniy (23e) et Maxime Collin (5e).

En deuxième période, Tristan Côté-Cazenave a cédé sa cage à Emerik Despatie. Mais, la recrue n’est pas arrivée à faire mieux devant les Bleus qui ont explosé avec cinq autres buts inscrits par Lafrenière (29e), Nicolas Guay (25e et 26e) avec un doublé, Walter Flower (3e) et Andrew Coxhead. Mais, Cole Cormier (14e) a réduit l’écart. 

La même recrue de 17 ans (15e) en a inscrit un autre rapidement en troisième. Mais, l’hécatombe s’est poursuivie pour les visiteurs avec deux autres buts de Coxhead (12e) et de Flower (4e).

Remparts

Tigres 5/ Remparts 4: victoire échappée avec 32 secondes au chrono

VICTORIAVILLE — Un but d’Alex DeGagné à 6 contre 5 avec 32 secondes à faire au temps réglementaire vendredi soir est venu annihiler ce qui s’alignait pour être une victoire de 4 à 3 des Remparts de Québec sur les Tigres de Victoriaville.

DeGagné a battu son ancien coéquipier, le gardien des Remparts Tristan Côté-Cazenave, en visant le haut du filet alors que le cerbère était étendu par terre. Egor Serdyuk est ensuite venu confirmer la victoire de 5 à 4 des Tigres en marquant durant un avantage numérique en prolongation.

L’entraîneur des Diables rouges, Patrick Roy, en avait contre quelques-uns de ses protégés après la partie. Il les blâmait pour avoir souvent laissé à lui-même Côté-Cazenave, qui a eu une grosse soirée de travail et repoussé 27 rondelles.

«On n’a pas joué un bon match. On a joué un bon dernier cinq minutes de la deuxième et on a été excellents en troisième. Mais c’est Tristan qui nous a gardés dans le match. Il a été laissé seul devant le but et c’est inacceptable», a commenté Roy.

«C’est le genre de match qu’on aurait dû gagner. Sur le but de DeGagné, Théo [Rochette] et Cole [Cormier] auraient dû être meilleurs devant le but», a repris Roy, qui était aussi déçu du travail des siens sur la séquence où ils ont écopé d’une pénalité avant le but vainqueur.

«On a eu une pénalité, mais avant, on aurait pu sortir la rondelle de la zone à quelques occasions, mais on ne l’a pas fait. La présence sur la glace de [Pierrick] Dubé, [Théo] Rochette et [Dylan] Schives a été très longue», a-t-il ajouté.

Côté-Cazenave à court de mots

Normalement très volubile, Côté-Cazenave était un peu à court de mots après la partie. «On a mal commencé la «game», on s’est tirés dans le pied... Il restait 30 secondes et on l’a échappée... J’aurais aimé ça l’arrêter», a-t-il déclaré en parlant du but de Serdyuk.

Le gardien a indiqué que Roy avait secoué ses troupes après la première période. «Moi, je n’ai rien dit, c’est Pat qui a passé le message. On s’est bien repris en deuxième et en troisième, mais c’est frustrant. Il faut apprendre de ça», a résumé celui qu’on voit rarement d’aussi mauvaise humeur, même après une défaite.

Trop d’ouvertures

Contrairement au style hermétique qu’ils pratiquaient au cours des dernières semaines, les Remparts ont en effet débuté la partie en laissant beaucoup d’ouvertures et en étant dominés 14 à 7 au chapitre des tirs en première période.

L’ancien des Chevaliers de Lévis Nicolas Daigle a été le premier à battre Côté-Cazenave. Les Diables rouges ont tout de même limité les dégâts, Gabriel Montreuil égalant la marque une minute avant la fin de l’engagement. Les Tigres ont repris leur avance 36 secondes plus tard quand Maxime Pellerin a touché la cible.

Conor Frenette a ajouté à l’avance des Tigres en deuxième, mais Rochette, en s’emparant d’un rebond, a déjoué Fabio Iacobo pour ramener l’écart à un but. 

Lancée

Les Remparts semblaient être sur une lancée en troisième période, alors qu’Aleksei Sergeev purgeait une pénalité de banc pour avoir trop de joueurs sur la patinoire. Dans une montée à deux contre un avec Schives, Hunter Holmes a gardé la rondelle et décoché un tir qui n’a laissé aucune chance à Iacobo. 

Par la suite, Darien Kielb avait poussé les Remparts en avant en tirant profit d’un puissant lancer de James Malatesta qui avait rebondi derrière le filet avant d’aboutir sur son bâton. 

Concédant que ses joueurs avaient aussi disputé un match «par séquences», l’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille, a salué leur force de caractère dans les dernières minutes. 

«Tout le monde est resté calme sur le banc. On est allé chercher de gros buts. Je leur avais dit que c’était notre match, mais qu’on était en train de l’échapper avec des erreurs de mollesse. Je suis heureux, car, au début de la saison, ces matchs-là, on les perdait», a-t-il conclu.

Remparts

La progression au menu des Remparts

Vendredi soir à Victoriaville, les Remparts amorceront le sprint final de leur présente campagne. Et même si ses hommes n’ont plus que 15 matchs à disputer avant la fin du calendrier régulier, Patrick Roy n’a pas l’intention de changer quoi que ce soit dans sa manière d’aborder cette séquence, la dernière des siens avant les séries.

«On veut garder la même philosophie que l’on a depuis le début, soit le développement, a déclaré l’entraîneur-chef des Diables rouges. On veut progresser comme équipe. On aime ce que l’on a vu en fin de semaine passée et maintenant, est-ce que l’on peut emmener ça, par exemple, contre Victoriaville et Rimouski, lors du prochain week-end? C’est la constance que l’on veut aller chercher match après match. C’est un peu l’objectif.

«On continue à faire beaucoup de vidéo. Moins on joue et plus on fait du vidéo pour s’assurer que le focus soit à la bonne place et que les détails soient bien appliqués.»

Occupant le 15e échelon du classement général, à égalité avec les Cataractes qui ont cependant deux matchs en main, les Remparts ne sont qu’à six points du neuvième rang occupé par les Huskies.

Dilemme

Derrière eux, les Mooseheads, 17e, ne sont qu’à six points des Québécois. En tant que dg de l’équipe, Roy est devant un dilemme. Vaut-il mieux que ses hommes progressent au classement ou qu’ils demeurent dans le peloton des moins bonnes équipes question d’augmenter ses chances d’avoir un meilleur choix lors du prochain repêchage?

«C’est quelque chose dont on parle beaucoup à l’interne. C’est sûr que l’on aimerait faire partie des clubs qui auront les meilleurs rangs de sélection, mais en même temps, on ne veut pas ça. On veut gagner, on veut performer. Mais ce qui complique la situation, ce sont les conférences. Il y a Shawinigan et Gatineau qui se battent avec nous autres. Mais Saint John et Baie-Comeau sont en avant. Et aller chercher quatre ou cinq points d’ici la fin de la saison sur des équipes de milieu de peloton ou plus basses, c’est beaucoup de points.»

Parlant du prochain repêchage, Roy n’a pas caché qu’il n’avait pas la même profondeur que celui de 2019. Il a cependant ajouté que la direction du club aimait bien les cinq premiers joueurs figurant au classement des plus beaux espoirs. «Ce sont des joueurs qui vont jouer dans la ligue.»

Bonne intensité

Revenant sur les deux matchs d’en fin de semaine dernière face aux Eagles aux Wildcats deux équipes de pointe qui se sont présentées à Québec sur de très bonnes séquences, Roy a indiqué qu’il avait bien aimé l’intensité que ses joueurs avaient été capables de maintenir du début à la fin. Il a ajouté qu’il considérait que sa troupe avait été un peu malchanceuse sur certains buts.

«C’est cependant certain que l’aspect que l’on peut continuer à améliorer, ce sont les revirements. Il faut être un petit peu meilleurs sur les sorties de zone. On continue à les travailler beaucoup. Et je pense que plus on va progresser à ce niveau-là, autant par le long des clôtures que par le milieu de la patinoire, meilleurs nous serons parce qu’il y a beaucoup de tirs ou de chances de marquer que nous accordons qui surviennent à la suite de ce type de situation-là.»

Après les matchs de la fin de semaine, les Remparts étaient cinquièmes au niveau de l’efficacité de leur avantage numérique. Une statistique impressionnante étant donné que la formation québécoise est l’une des plus jeunes de la LHJMQ.

«Ça montre que nous avons du talent! On est chanceux. Il y a des équipes qui vivent des années que l’on appelle difficiles au niveau du classement et elles n’ont rien à se mettre sous la dent pour le futur alors que nous, c’est complètement l’opposé. On regarde le club que nous avons et on voit que l’avenir est excitant et que l’on va avoir une formation le fun à regarder. 

«Il y a beaucoup de talent sur la patinoire. Et évidemment, on bouge bien la rondelle en avantage numérique. Mais même en désavantage numérique, je trouve que l’on se défend bien. Malheureusement si on regarde au niveau statistique, il y a quelques mauvais bonds qui nous ont fait mal.»

Remparts

Wildcats 5/Remparts 3: Québec échappe un point en fin de match [VIDÉO]

Un but de Jeremy McKenna avec 2:12 à faire au match est venu briser l’égalité de 3 à 3 et priver les Remparts de Québec d’un point dimanche après-midi quand les Wildcats de Moncton l’ont emporté 5 à 3 au Centre Vidéotron.

McKenna a dévié un tir d’Alexander Khovanov pour son deuxième but du match après avoir obtenu une aide sur le but égalisateur du Russe marqué 41 secondes après le début du troisième engagement. Benoît-Olivier Groulx a complété la marque dans un filet désert.

«C’est certain que j’aurais aimé avoir au moins trois points sur quatre en fin de semaine et perdre ça avec deux minutes à faire au match, c’est un peu frustrant. Je crois que l’équipe a quand même joué du bon hockey», a commenté l’entraîneur-chef Patrick Roy après la partie.

«Les revirements nous ont fait mal. C’est ce qui est arrivé sur le dernier but. C’est le type de situation qu’on va continuer de travailler avec les joueurs. C’est frustrant de perdre de cette façon, mais nous affrontions une bonne équipe», a repris Roy.

Explosion de quatre buts

La marque était toujours de 0 à 0 en début de deuxième période, mais une explosion de quatre buts en moins de six minutes a permis aux Remparts de se donner une priorité de 3 à 1. Hunter Holmes et Dylan Schives ont été les premiers à déjouer le gardien des Wildcats Olivier Rodrigue.

Gabriel Fortier a répliqué en battant Tristan Côté-Cazenave et, moins de 40 secondes plus tard, Théo Rochette redonnait une priorité de deux buts aux Diables rouges en marquant lors d’une échappée avec un tir dans le haut du filet.

Rochette était heureux d’avoir marqué un but, mais son visage démontrait qu’il aurait de beaucoup préféré rentrer au vestiaire avec la victoire. «Ce but fait du bien pour la confiance, mais on menait 3 à 1 et la défaite fait mal», a-t-il déclaré.

«Tout s’est joué sur des détails. On n’a pas mal joué, mais ce sont des petits rebonds, des sorties de zones qui ont changé le match. Il faudra travailler là-dessus et sur les avantages numériques», a poursuivi Rochette au sujet de la performance de 0 en 3 des siens à cinq contre quatre.

Pierrick Dubé était déçu lui aussi même si son entraîneur avait salué sa performance sur la glace. «Contre une équipe comme les Wildcats, on ne peut pas se permettre des erreurs comme ça», a-t-il lancé.

«On a pratiqué notre défensive de zone, mais à force de tourner dans notre zone, en fin de game, ça commençait à paraître qu’il y avait de la fatigue», a déclaré Dubé à propos de la défensive qui a aidé les siens en début de partie, mais était moins efficace en fin de match.

Wildcats en tête

Quant aux Wildcats, ils rattrapent avec cette victoire les Saguenéens de Chicoutimi au sommet de l’association Est. «Ce n’est jamais un match facile quand on arrive à Québec, même reposé. Durant la première partie du match, on a pris de mauvaises décisions avec la rondelle, mais il faut aussi donner le crédit à Québec qui avait réussi à mettre de la pression», a déclaré l’entraîneur des vainqueurs Daniel Lacroix.

NOTES : L’attaquant Yu Sato était en uniforme en raison de la suspension imposée à Thomas Caron... Gabriel Montreuil était pour sa part jumelé avec Cole Cormier et Nathan Gaucher... Affecté par une commotion cérébrale, Gabriel Belley-Pelletier n’a pas disputé le match... Patrick Roy a hâte de voir comment Gordie Dwyer, qui portait les couleurs des Remparts quand il avait acheté l’équipe avec Jacques Tanguay et Michel Cadrin en 1997, s’adaptera comme entraîneur-chef par intérim des Cataractes de Shawinigan... La pièce La Ziguezon de la Bottine Souriante résonnait dans le vestiaire des Wildcats avant et après le match, suivie du succès de Shakira Hips Don’t Lie...

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Remparts

Remparts 3/Eagles 0: un premier jeu blanc pour Côté-Cazenave [VIDÉO]

Le gardien de but des Remparts Tristan Côté-Cazenave a réussi son premier jeu blanc de la saison vendredi alors que les Diables rouges l’ont emporté 3 à 0 contre les Eagles du Cap-Breton, qui occupaient le cinquième rang du classement général.

«Ça faisait longtemps que je l’attendais, celui-là, mais c’est un effort d’équipe qu’on a vu ce soir. On a capitalisé sur nos chances. Patrick [Roy] nous en parlait avant la game, du calendrier difficile qu’on avait d’ici la fin de la saison. Il a été franc et on l’a bien pris. Les jeunes comme Gaucher et Malatesta et les vétérans comme Dubé et Gagnon ont joué un gros match ce soir», a résumé celui qui a bien sûr mérité la première étoile du match.

Roy n’a pas non plus manqué d’encenser son gardien. «Tristan a connu son meilleur match de l’année. Il a fait des arrêts très difficiles, il a sorti la jambière à quelques occasions.»

L’entraîneur-chef était aussi visiblement satisfait de l’effort d’équipe de ses protégés. «C’est bon pour la confiance, car on vient de battre une équipe qui fait partie du top 5 de la Ligue. Je suis fier de nos joueurs et je suis content pour les gens qui ont bravé la température. Ils ont eu droit à un bon spectacle. On a eu un bon début de match, on a réussi à se donner le momentum en première même si on n’a pas marqué et l’avantage numérique nous a donné un gros but en deuxième.»

Darien Kielb, avec un tir de loin en début de deuxième, et Aleksei Sergeev, qui a marqué son premier but depuis le 9 janvier quelques minutes plus tard après avoir contourné le défenseur Adam McCormick, avaient en effet poussé les Remparts en avant.

L’entraîneur des Eagles, Jake Grimes, a retiré le gardien Kevin Mandolese à la faveur d’un sixième patineur avec quatre minutes à faire au match. Les Remparts ont lancé plusieurs fois vers la cage déserte sans toutefois toucher la cible. Thomas Caron et Nathan Gaucher sont venus bien près de réussir, mais l’attaquant Ryan Francis s’est improvisé gardien de but et a bloqué les deux lancers. Xavier Filion a finalement réussi à marquer dans la cage déserte avec 31 secondes à faire au match.

Mauvaise note

La partie a pris fin sur une mauvaise note quand l’assistant-capitaine des Remparts, Thomas Caron, a reçu une extrême inconduite de partie pour avoir craché sur Liam Kidney. «De ce que j’ai compris, Thomas a craché sur un joueur de l’autre côté... C’est un geste difficile à défendre, ce n’est pas un geste très intelligent de sa part et je ne l’endosse pas. Je lui en ai parlé un peu après le match et c’est sûr que je vais en reparler avec lui. Thomas a une lettre sur son chandail et ce n’est pas ce à quoi on s’attend de sa part», a commenté Patrick Roy. Caron devrait être suspendu et rater le match de dimanche contre les Wildcats de Moncton.

L’entraîneur des Eagles, Jake Grimes, n’a pas voulu commenter l’escarmouche. «Ce soir, peut-être qu’il y avait un peu de fatigue chez nos joueurs après ce long voyage. Cependant, on devenait meilleurs à mesure que le match avançait. Il faut le donner à Québec, les joueurs sentaient qu’ils pouvaient gagner et ils ont gagné», a-t-il conclu.

NOTES : Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, et le gardien Tristan Côté-Cazenave sont les lauréats de la Coupe Budweiser pour les 17 matchs disputés entre le 29 décembre et le 1er février. Gagnon a récolté 25 points en obtenant une fois la première et quatre fois la troisième étoile et Côté-Cazenave a obtenu 20 points grâce à une première étoile et trois deuxièmes étoiles... Pour le préposé à l’équipement des Remparts, Stéphane Savard, le match de vendredi était son 800e dans ces fonctions, ce que l’équipe a souligné avant la partie... Un spectateur a décidé de demander sa dulcinée en mariage devant la «Kiss Cam» entre la deuxième et la troisième période. Surprise, sa bien-aimée a accepté la bague qui lui était offerte par son amoureux... En plus d’avoir patiné avec les Remparts durant la période d’échauffement, les As de Québec pee-wee AAA, qui représenteront les Diables rouges au Tournoi international de hockey pee-wee qui s’amorce mercredi, ont été présentés à la foule avant le match...

Remparts

Patrick Roy reste zen

Même si ses Remparts ont été rattrapés par les Cataractes de Shawinigan en 14e place du classement général en fin de semaine et qu’ils n’ont remporté qu’un seul de leurs quatre derniers matchs, ne comptez pas sur Patrick Roy pour se démonter et perdre confiance en sa jeune équipe. L’entraîneur-chef et directeur général est resté zen et tente de voir le positif dans la dernière séquence des siens.

«Contre Blainville-Boisbriand, on a perdu en prolongation, contre Saint-Jean, on a gagné, et contre Victo, je crois qu’on aurait mérité un meilleur sort», a commenté Roy mardi, après l’entraînement des siens au Pavillon de la jeunesse, rappelant les trois dernières parties de ses protégés.

Remparts

Blainville-Boisbriand 3/Québec 2: quatrième défaite de suite pour les Remparts [VIDÉO]

Un seul but a une fois de plus fait la différence pour les Remparts, alors qu’ils se sont inclinés par la marque de 3 à 2 contre l’Armada à Blainville-Boisbriand.

Même si les Remparts sont parvenus à combler un déficit de deux buts, l’attaquant de 18 ans Simon Pinard est venu sceller l’issu du match en prolongation avec son 23e filet de la saison.

Antoine Demers a bien contrôlé le disque sur le flanc droit avant de remettre dans l'enclave à Pinard.

En troisième, le capitaine Anthony Gagnon (23e) a permis d'entamer cette remontée en manoeuvrant habillement après avoir saisi une rondelle libre, au coeur de la zone adverse, puis il a fait mouche avec un tir des poignets. Cole Cormier a ensuite nivelé avec son 13e but, moins de quatre minutes plus tard.

Les Remparts avaient bien mal entamé le match, alors que Yaroslav Likhachev (26e) a fait lever la foule du Centre d’excellence Sports Rousseau en marquant dès la première minute de jeu. Son tir haut semblait assez inoffensif, venant de plus loin que le cercle droit, mais il a tout de même déjoué la vigilance de Tristan Côté-Cazenave.

C’est par la suite Alexandre Couture qui a donné une avance de deux buts à l’équipe locale au début de la troisième période, profitant du cafouillage de Charle Truchon derrière le but des Remparts; Blake Richardson a refilé à Couture, qui a signé un huitième filet.

C’était le dernier de quatre duels cette saison entre les deux formations, l’Armada a eu gain cause à chaque duel.

Avec cette défaite, les Remparts occupent toujours le huitième rang de l’Association de l’Est.

Les Remparts reprendront l’action le 7 février, alors qu’ils accueilleront les Eagles du Cap-Breton au Centre Vidéotron. Avec La Presse canadienne

Remparts

Tigres 3/Remparts 2: Roy casse encore du sucre sur le dos des arbitres [VIDÉO]

Pour un deuxième match consécutif, l’entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, en avait long à dire vendredi soir à propos des officiels après que ses protégés se soient inclinés 3 à 2 face aux Tigres de Victoriaville au Centre Vidéotron.

Dans un match relativement tranquille, les Remparts ont reçu cinq pénalités et les Tigres deux, mais les visiteurs ont capitalisé à deux reprises en supériorité numérique.

«Le coach de l’autre bord doit être pas mal fatigué. Il a coaché et arbitré en même temps...», a laissé tomber Roy, dépité, après la partie en parlant de son homologue Louis Robitaille. 

«On n’a jamais l’avantage au niveau de l’arbitrage dans notre amphithéâtre. C’est beau, c’est grand... Eux, ils se voient dans la Ligue nationale et ils se disent que c’est le temps de montrer qu’ils ont du caractère, de montrer qu’ils sont capables de donner des pénalités aux Remparts», a-t-il poursuivi.

«Un moment donné, il y avait un officiel qui était en train d’expliquer à mon coach des défenseurs comment jouer... Il y a des choses qui se passent ici et c’est un peu frustrant. On parle souvent de respect, mais quand le coach adverse passe la moitié du match debout sur le banc, c’est quoi le respect qu’il a pour le coach local? Je trouve ça décevant», a repris Roy, qui n’avait par ailleurs pas grand-chose à reprocher à ses joueurs.

«Moi, je trouve qu’on a été la meilleure des deux équipes. On a eu des chances de marquer à la toute fin, on a essayé de revenir dans le match», a-t-il commenté, le nombre de lancers dangereux de chaque côté, 16 contre 11 en faveur des Remparts, lui donnant raison.

Les Tigres en avant

Édouard Ouellet, avec un tir par-dessus l’épaule gauche de son ex-coéquipier Tristan Côté-Cazenave, et Brooklyn Kalmikov ont donné une priorité de deux buts aux visiteurs en première et Alex Degagné, avec un tir de loin, a porté le pointage à 3 à 0 en début de deuxième.

Les Diables rouges n’ont toutefois jamais abdiqué et sont revenus dans le match avec deux buts en moins d’une minute. Anthony Gagnon, qui a complété un beau jeu de passes de James Malatesta, et Jacob Melanson, qui a marqué sur un retour, ont déjoué Fabio Iacobo.

Côté-Cazenave a avoué après le match que ses anciens frères d’armes avaient réussi à le déranger en mettant de la circulation devant son filet. «Félix Paré et Thomas Éthier étaient souvent devant et, dans ce temps-là, il y a beaucoup de rondelles qui dévient. J’aurais aimé pouvoir arrêter le troisième but car, au-delà du match contre mon ancienne équipe, il y avait deux points en jeu et c’est la course aux séries», a déclaré le gardien.

«Il y a eu trop de punitions encore, on ne s’est pas aidés et quand on a eu des avantages numériques en fin de match, on n’a pas réussi à marquer», a-t-il enchaîné.

L’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille, avouait après la partie que ses joueurs étaient fébriles à l’idée d’affronter Côté-Cazenave pour la première fois. «Il a passé trois saisons chez nous, on le connaît extrêmement bien, car on l’a vu grandir. On connaît ses forces et ses faiblesses et il fallait mettre des gars devant lui.»

Robitaille a également salué le travail de son attaquant lévisien Félix Paré. «Félix a joué un fort match et il s’est sacrifié pour bloquer un dangereux tir au but.»

NOTES : Édouard Ouellet, des Tigres, adore vraisemblablement jouer contre les Remparts. L’ailier de 20 ans a six buts cette saison et quatre d’entre eux ont été marqués contre les Diables rouges... L’attaquant Pierrick Dubé des Remparts n’était pas de l’alignement vendredi en raison de mortalité dans sa famille. Le Japonais Yu Sato a donc revêtu l’uniforme et obtenu une aide sur le but de Jacob Melanson...