Marcel Dionne et Raymond Bourque, deux véritables légendes du hockey étaient de passage vendredi pour le 60e tournoi pee-wee de Québec.

Raymond Bourque et Marcel Dionne de passage au 60e Tournoi pee-wee

Marcel Dionne a joué trois années au Tournoi pee-wee et c’est un peu ici que sa grande rivalité sur glace avec Guy Lafleur est née. Raymond Bourque, lui, n’a pas participé aux Pee-wee de Québec, mais il a ensuite failli jouer... pour les Nordiques!

Réunissez deux légendes du hockey et les anecdotes ne manqueront jamais. Après une séance d’autographes d’une heure vendredi soir au Centre Vidéotron, dans le cadre du 60e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, la paire a bien voulu prendre quelques minutes pour confier ses souvenirs à trois journalistes.

«Certains amateurs d’ici m’ont parlé de la Coupe Stanley que j’ai gagnée avec l’Avalanche du Colorado [en 2001]. Ils sont encore très Nordiques et sentent qu’ils ont un lien avec moi», a expliqué Bourque, arrière le plus prolifique dans l’histoire de la LNH avec 1579 points et récipiendaires de cinq trophées Norris du meilleur défenseur.

«Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’à ma dernière année junior, en 1978, monsieur [Maurice] Filion m’avait appelé pour que je me joigne aux Nordiques [alors encore dans l’AMH]. Mais il ne voulait pas parler à mon agent, qui était Rodrigue Lemoyne [aussi propriétaire de son club junior à Verdun]. J’ai dit : “J’aimerais bien ça, mais j’ai les mains attachées!” Finalement, ça ne s’est jamais discuté avec mon agent», raconte Bourque, maintenant âgé de 58 ans.

La seule participation de Bourque au Tournoi pee-wee a été à titre de père et d’entraîneur de son fils Ryan, en 2003. Il était derrière le banc du Top Gun de Boston avec un autre Montréalais et ancien Bruins, Steve Kasper.

Trois fois de suite

Dionne a pour sa part foulé la glace du Colisée durant trois années de suite, en février 1962, 1963 et 1964. Le tournoi est né en 1960, mais c’était déjà gros.

«Je me souviens qu’on signait des autographes!» se rappelle le cinquième buteur et sixième pointeur de tous les temps dans la LNH, avec 731 buts et 1771 points. Il a aussi été champion compteur en 1979-1980, avec deux buts de plus que le jeune Wayne Gretzky.

Mais chez les pee-wee, à Québec, ses grands rivaux s’appelaient Gilbert Perreault, de Victoriaville, et Guy Lafleur, de Thurso. Dionne jouait pour Drummondville. Chacun dans sa catégorie, car les équipes étant alors réparties selon la population de leur ville de provenance : Dionne dans le A, Perrault dans le B et Lafleur dans le C.

«Dans le AA, c’était des clubs de l’Ontario. Ils avaient de bons joueurs, mais je ne pense pas qu’ils ont eu des carrières comme nous autres...» rigole celui qui a connu ses meilleures heures au tournant des années 1980 avec les Kings de Los Angeles.

«Ma mère a gardé toutes les photos de mon hockey mineur. Un temps, j’étais le plus grand!» s’esclaffe encore l’homme de 67 ans, dont le surnom de Petit Castor donnait toute l’ampleur de ses 5’ 8” et de son ardeur au travail.

D’ailleurs, le premier joueur de la LNH qu’il a rencontré n’était nul autre qu’Yvan Cournoyer. «Un autre p’tit bout! lance Dionne. Dix Coupes Stanley et Henri Richard en a 11! On est tous de la même grandeur.»

Dionne était revenu au Tournoi pee-wee il y a quelques années pour encourager son fils, membres des petits Rangers de New York.

Raymond Bourque lors de la séances de signatures des autographes.

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LE TEMPLE CHEZ LES PEE-WEE

En attendant que des joueurs du 60e Tournoi pee-wee de Québec accèdent au Temple de la renommée du hockey, dans plusieurs années, c’est le Temple qui vient aux pee-wee. Jusqu’à lundi, une trentaine de vitrines thématiques sont installées au troisième étage du Centre Vidéotron. On y retrouve gilets, bâtons, casques, gants et rondelles utilisés par Wayne Gretzky, Patrick Roy, Guy Lafleur, Bobby Orr, Marie-Philip Poulin et autres Sidney Crosby pour écrire l’histoire du hockey. 

On peut aussi admirer certains objets plus surprenants, comme des patins du 19e siècle, la plume ayant servi à signer le contrat pour l’attribution d’un deuxième club de la LNH à New York, les Rangers, le 15 mai 1926 ou encore le protecteur buccal porté par Isabelle Chartrand aux Jeux olympiques de 2002. Huit trophées de la LNH et une vingtaine de peintures sont aussi exposés, dont un tableau de 1979 d’Andy Warhol représentant l’ailier québécois Rod Gilbert. 

L’exposition est ouverte de 11 h à 20 h et se termine lundi.