Tim Raines a procédé à la mise en jeu protocolaire entre Derek MacKenzie et Max Pacioretty, jeudi au Centre Bell. Quelques instants plus tôt, l'ancien Expos avait été ovationné pendant plus de 90 secondes après la diffusion d'une vidéo montrant quelques-uns de ses plus grands moments à Montréal.

Raines se souvient des belles années

Tim Raines se souvient de l'époque où les billets pour les matchs des Expos étaient autant courus que ceux du Canadien. Et il ne voit pas pourquoi le baseball majeur ne reviendrait pas à Montréal.
L'ancien voltigeur des Expos, qui a été élu au Temple de la renommée du baseball en janvier, espère voir les efforts du groupe souhaitant ramener le baseball à Montréal porter fruit. «J'ai joué ici pendant 12 ans et le Stade olympique était un des stades les plus excitants pour jouer au baseball», a raconté Raines jeudi.
«Oui, nous faisions les choses de manière un peu différente, mais les partisans avaient du plaisir comme nulle part ailleurs. Peut-être qu'ils aiment un peu plus le hockey, mais ils adorent aussi le baseball.»
Raines sera honoré quand les Blue Jays de Toronto disputeront deux matchs préparatoires au Stade olympique pour une quatrième année d'affilée, cette fois contre les Pirates de Pittsburgh vendredi et samedi. Celui qui est surnommé «Rock» fera l'objet d'un hommage vendredi.
En attendant, Raines a reçu un accueil chaleureux des Québécois jeudi soir au Centre Bell, avant le match entre le Canadien et les Panthers de la Floride. Après la diffusion d'une vidéo montrant quelques-uns de ses plus grands moments à Montréal, le tout agrémenté de la chanson-thème des Expos, il s'est présenté sur la patinoire du Centre Bell, vêtu de l'uniforme qu'il portait lors de ses premières années à Montréal. Il a été accueilli par une belle ovation qui a duré un peu plus de 90 secondes.
Visiblement touché, Raines a apposé ses mains sur la région de son coeur pour montrer l'amour qu'il porte au public montréalais. Il a ensuite procédé à la mise en jeu protocolaire entre les capitaines Max Pacioretty et Derek MacKenzie. En quittant la surface de jeu, il a de nouveau été acclamé par le public, qu'il a salué de la main.
Une casquette des Expos sur sa plaque
Doué au bâton et redoutable sur les sentiers, Raines a été l'un des joueurs les plus populaires de l'histoire des Expos entre 1979 et 1990, avant de s'exiler chez les White Sox de Chicago. Il n'a pas hésité à annoncer qu'il allait porter une casquette des Expos sur sa plaque à Cooperstown, là où il rejoindra ses anciens coéquipiers Andre Dawson et Gary Carter.
Raines s'est dit encouragé par les nouvelles selon lesquelles le groupe de Stephen Bronfman serait prêt à agir si le baseball majeur offrait une équipe d'expansion à Montréal ou acceptait le déménagement d'une équipe dans la métropole québécoise. Il soutient ne toujours pas comprendre pourquoi la ville avait perdu son équipe en 2004, quand elle a pris la direction de Washington pour devenir les Nationals.
«Montréal n'a pas besoin de se faire dire qu'elle est une ville de baseball», a affirmé Raines. «Tout ce dont nous avons besoin est le feu vert du commissaire et j'espère que ça se produira bientôt.»
Les Blue Jays complètent leur calendrier préparatoire à Montréal pour une quatrième année de suite. Environ 100 000 personnes ont assisté aux matchs chaque année, autant pour voir certains des meilleurs joueurs au monde pour une première fois en plus d'une décennie que pour prouver au baseball majeur l'intérêt des amateurs québécois.
Bronfman : le coût pas un problème
Stephen Bronfman, qui est à la tête des investisseurs désirant ramener le baseball majeur à Montréal, affirme que le coût d'un club d'expansion, qu'il soit de 1 ou 1,5 milliard $US, n'effraie pas son groupe et que même si c'est beaucoup d'argent, il ira de l'avant. Lors d'un gala caritatif pour Baseball Québec, jeudi à Montréal, il a répété en plusieurs occasions que le groupe a fait son travail et est prêt à accueillir une équipe. Il a toutefois précisé qu'aucune entente avec les gouvernements n'avait été formellement conclue pour la construction d'un stade, insistant sur le fait que leur plan d'affaires comprend «des ristournes intéressantes pour les gouvernements». Nous allons faire en sorte que ça fonctionne. Ils seront heureux.»