Dans un combat qui a un peu laissé les spectateurs sur leur appétit, Jonathan Meunier (à droite) l'a emporté par décision contre l'Albertain Menad Abella.

Quelques huées, mais une victoire pour Meunier

Ce n’était peut-être pas le retour à la maison que s’était imaginé Jonathan Meunier, des huées se faisant parfois entendre au Centre Vidéotron durant son combat face à l’Albertain Menad Abella, mais le combattant de Loretteville se disait tout de même «mission accomplie», vendredi soir.

«Ça faisait partie de la stratégie d’être patient. On n’avait pas le choix. On s’est préparé pendant 12 semaines pour un adversaire qui a été changé à huit jours d’avis. Je ne connaissais rien du gars devant moi», a expliqué Meunier (9-1, 5 K.-O.) après sa victoire par décision unanime (30-27, 29-28, 29-28).

Dans le contexte du combat, difficile d’être agressif et spectaculaire, a plaidé celui qui a récemment été libéré du prestigieux UFC en raison d’une vieille situation médicale et qui ne s’était pas battu dans la dernière année et demie. «Je ne suis pas totalement satisfait, mais c’est le cas dans pratiquement tous mes combats. J’arrive du UFC. Je n’ai personne à impressionner et j’ai quand même gagné mon combat honnêtement ce soir [vendredi]», a lancé «District» Meunier. 

Quant aux huées de la foule lorsque le combat était trop passif entre les deux combattants, le Québécois ne savait pas encore trop quoi en penser. «C’est décevant, mais je ne sais pas encore si je suis déçu des partisans ou déçu de moi. Je vais devoir regarder le combat.»

Meunier et Abella (5-1, 4 K.-O.) n’ayant pas fait le poids à la pesée, la ceinture des 170 livres de TKO n’était pas en jeu lors du combat. Cette dernière demeure l’objectif à court terme du combattant de Québec, a-t-il assuré. 

Masson-Wong se venge

Jade Masson-Wong avait l’occasion de venger la seule défaite de sa carrière amateur devant les siens et elle ne l’a pas manqué. À ses débuts professionnels, la combattante de Québec a roué de coups l’Ontarienne Maggie Poulin (0-1) au premier round, puis en a fait suffisamment durant les deux suivant pour l’emporter par décision unanime (30-27, 29-28, 29-28). 

«Je suis contente d’avoir pu lui montrer que c’est moi la meilleure. D’entendre la foule après, c’était vraiment cool», a lancé la souriante poids mouches (125 livres) après son combat. Accueillie sur l’octogone par un tonnerre d’applaudissements, elle a admis s’être demandé dans les dernières semaines si un combat au Centre Vidétron pour ses débuts pros «n’allait pas mettre trop de pression». 

Mais la foule ne l’a pas déconcentré, a-t-elle assuré. Certes, elle a dépensé beaucoup d’énergie au premier round, mais ce n’était pas une question d’adrénaline. «J’ai vu que je l’ai sonné quelquefois durant le round, alors je me suis dit qu’il fallait y aller.»

Asthmatique, Masson-Wong (1-0) devait également s’ajuster aux rounds de cinq minutes, deux de plus que chez les amateurs. «Je prends mes pompes avant chaque combat, mais c’est toujours mon plus gros défi», a expliqué celle qui pouvait compter sur le support de son conjoint Marc-André Barriault dans son coin, quelques heures avant qu’il ne fasse les frais de la finale du gala.