Même s’il est à l’aube de sa 11e saison avec les Alouettes, Luc Brodeur-Jourdain est toujours animé par un grand désir de jouer au football. En bon vétéran, il acceptera cependant le rôle qu’on lui donnera au sein de l’équipe.

Quel sera le rôle de Luc Brodeur-Jourdain avec les Alouettes?

De retour avec un contrat d’une saison en poche, le vétéran centre Luc Brodeur-Jourdain ne sait pas quelle utilisation compte faire l’équipe de ses services cette saison, lui qui a été confiné au banc pour la majeure partie de la dernière campagne.

Celui qui disputera sa 11e saison avec les Alouettes n’a pratiquement pas vu d’action au premier jour du camp. Mais il ne s’en formalise pas du tout.

«Je comprends : on n’a pas besoin de m’évaluer, a-t-il noté. On sait déjà depuis de nombreuses années ce que je suis capable de faire et le sérieux que je démontre. La question n’est pas là : ils ont plusieurs jeunes à évaluer présentement. Si j’avais eu plus de répétitions lors du jour 1 du camp, j’aurais trouvé cela inquiétant dans un certain sens : on a plus besoin d’un futur que d’un passé.

«Je ne sais pas quel sera mon rôle. L’an dernier, dans les derniers matchs, mon numéro a été appelé plus souvent. Je suis embarqué sur le terrain et j’ai eu beaucoup de plaisir. [...]. Je suis rendu à une place dans ma carrière où je suis serein par rapport à tout ça. Comme je l’ai dit l’an dernier, mon désir de jouer au football ne s’estompera jamais. Je pense que si vous me posez la question à 74 ans, j’aurai encore le goût de jouer une autre saison. La réalité est de savoir si on a besoin de moi. Si on a besoin de moi, je serai heureux, peu importe le rôle.»

Forme resplendissante

Le footballeur de Saint-Hyacinthe s’est présenté au camp dans une forme resplendissante, affichant une silhouette plus svelte que lors des autres années. Il attribue sa grande forme aux importantes rénovations qu’il a entreprises à sa résidence au cours de l’hiver.

«Ça m’a tenu en forme : j’ai passé mon temps à charrier des matériaux, en plus de mon entraînement traditionnel.»

Quant aux performances de l’équipe, il est encouragé par ce qu’il a entendu de la part du coordonnateur à l’attaque, Khari Jones.

«Dès la première réunion que nous avons eue avec lui, il a dit que l’on jouerait un football plus simplifié, plus épuré. Ça m’a donné un sentiment de sécurité.


« Je pense que si vous me posez la question à 74 ans, j’aurai encore le goût de jouer une autre saison. La réalité est de savoir si on a besoin de moi. Si on a besoin de moi, je serai heureux, peu importe le rôle. »
Luc Brodeur-Jourdain

«On a un jeune groupe de quarts-arrières. De se retrouver dans cette situation-là avec une pression trop forte sur les épaules, ta marge de manœuvre est petite et on passe rapidement au prochain appel. Tu veux donc être parfait, acheter du temps, compléter toutes tes passes. Plus souvent qu’autrement, tu vas prendre une mauvaise décision dans ce scénario», a-t-il expliqué avec son éloquence habituelle.

«D’avoir un football plus épuré, de couper le terrain, ça va les aider, a-t-il poursuivi. D’avoir une présence active du jeu au sol c’est important. On est allé chercher Spencer Wilson, c’est un gros gars. Tony Washington est un gros gaillard. Kristian Matte est un garde dominant. Trey Rutherford a perdu une vingtaine de livres : je vois déjà une mobilité améliorée. Tyler Johnstone est un joueur très mobile aussi. On a groupe capable de bien performer avec le jeu au sol.»