Le simple fait que la Ligue nationale ait parlé de «report» pour la candidature de Québec constitue une indication que la porte n'est pas fermée, croit  le président de Québécor Pierre Dion.

Québecor garde le cap sur la LNH

Malgré le revers subi mercredi, Québecor garde le cap sur la LNH. Le président et chef de la direction de l'entreprise Pierre Dion estime avoir fait, au cours du processus d'expansion, la démonstration de la force du marché de Québec. Ne manque plus que le «bon timing» pour joindre le circuit Bettman.
Rejetée en raison des fluctuations du dollar canadien et du déséquilibre géographique de la LNH, la candidature de Québec aura permis à Québecor de se faire connaître de dirigeants de la LNH et d'amorcer des discussions avec ces derniers. 
Des discussions qui vont se poursuivre au cours des prochains mois, voire des prochaines années, et aboutiront peut-être, espère Dion, lorsque le contexte sera plus favorable.
«L'incertitude entourant le dollar, c'est une réalité. [...] On a vécu, dans la dernière année du processus d'expansion, un dollar qui approchait à 0,68 $US, et on pensait qu'il allait peut-être même descendre jusqu'à 0,60 $US. Alors oui, c'est un facteur. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'aujourd'hui, les discussions continuent. Parce que le comité exécutif n'a plus de doute sur trois facteurs: le marché, le propriétaire et l'aréna. C'est un pas important qu'on a franchi», a estimé Dion, sur les ondes de TVA Sports.
Le grand patron de Québecor a admis que les fluctuations du huard, vu leur impact important sur l'ensemble d'une candidature, étaient un élément essentiel à considérer au moment d'ajouter une huitième équipe canadienne à la LNH. «Ce qui est important par rapport au dollar canadien, c'est d'entrer au bon moment, parce qu'il y a le prix d'entrée évidemment. Quand tu le paies, le dollar est ce qu'il est. Mais il y a aussi les frais d'opération avec un cap salarial qui est rendu à 73 millions $. On est des passionnés de hockey, mais on est aussi des gens d'affaires...», a-t-il laissé entendre.
Il s'agissait d'un obstacle suffisamment important pour mettre fin prématurément aux échanges entre Québecor et la LNH durant le processus d'expansion.
«On ne s'est jamais rendus aux discussions financières avec la LNH. [...] Gary [Bettman] l'a mentionné: on veut que ce soit le bon moment. On veut faire les choses de la bonne façon. On veut que ce soit gagnant-gagnant pour les deux parties. Quand on passait à travers la liste, ces facteurs ont fait qu'on ne s'est jamais rendus aux discussions financières.»
Pierre Dion demeure toutefois convaincu que la situation peut évoluer favorablement pour Québec. Le simple fait que la Ligue nationale ait parlé de «report» pour la candidature de Québec et l'ait invité à s'adresser aux médias constituent une indication que la porte n'est pas fermée.
Une question de timing
«Ce sont des mots très importants et des signaux que la Ligue envoie à l'effet qu'ils nous aiment beaucoup, Québecor. Très honnêtement, on a une très bonne relation avec eux. Ils voient qu'on est sérieux. C'est une question d'arriver avec le bon timing et les bonnes conditions.»
«On a déjà perdu notre équipe une fois. On ne veut pas la perdre deux fois», a conclu le président et chef de la direction de Québecor, qui a dit comprendre la déception des amateurs de Québec et les a invités à ne pas baisser les bras.
Tard en soirée mercredi, Pierre Dion et le président et chef de la direction de Québecor Sports et Divertissement, Benoît Robert, ont mis le cap sur Québec où ils effectueront une tournée médiatique afin d'expliquer les tenants et aboutissants de cette décision, jeudi.