Nico Rosberg a reçu son trophée des mains du président de la Russie, Vladimir Poutine. 

Quatre en quatre pour Rosberg

Nico Rosberg a facilement remporté dimanche le Grand Prix de Formule 1 de Russie devant son coéquipier et rival Lewis Hamilton, qui est parvenu à se faufiler jusqu'au podium après avoir amorcé la course en milieu de grille.
Rosberg a remporté chacune des quatre épreuves présentées jusqu'à maintenant cette saison - et sept de suite en ajoutant les trois gagnées à la fin de 2015. Avec une récolte de 100 points, il détient un confortable coussin de 43 points sur Hamilton au classement des pilotes.
Depuis l'addition de la course de Sotchi au calendrier du Grand Prix de Formule 1, en 2014, Rosberg est le premier pilote autre que Hamilton à remporter l'épreuve. Il a reçu son trophée des mains du président de la Russie, Vladimir Poutine.
«Ce fut une fin de semaine extraordinaire, la voiture était fantastique. Très, très heureux, merci à tout le monde», a lancé Rosberg, qui refuse toutefois de s'emballer avec son imposante priorité sur son coéquipier chez Mercedes. «Lewis va revenir, c'est sûr. Il est motivé comme jamais. C'est encore tôt.»
Le fait d'amorcer la course de la position de tête ainsi que l'inégalable cadence des Mercedes ont fait en sorte que Rosberg n'a eu que très peu d'opposition. Il l'a emporté par 25 secondes devant Hamilton, qui occupait la 10e place au départ après avoir éprouvé des ennuis avec sa voiture lors des qualifications, la veille.
Déjà cinquième après un rocambolesque premier tour de piste durant lequel Sebastian Vettel, sur Ferrari, a été victime d'un accrochage qui l'a sorti de la course, Hamilton a doublé les deux voitures Williams et la Ferrari de Kimi Raikkonen pour s'emparer de la deuxième place pour de bon.
Hamilton a dû freiner
Hamilton a commencé à se rapprocher de Rosberg en deuxième moitié de course, mais a dû freiner ses ardeurs lorsque son équipe l'a avisé d'un problème de pression d'eau. Mais il est difficile d'imaginer que Hamilton aurait pu rattraper Rosberg, car celui-ci a démontré qu'il pouvait générer un rythme époustouflant au besoin, comme il l'a d'ailleurs fait vers la fin de la course.
«La voiture allait bien. À ce moment [de la course], mes tours étaient un peu plus rapides que ceux de Nico, et je grugeais dans son avance», a noté Hamilton, qui ignorait la nature exacte du problème. «C'est là que j'ai dû ralentir, et ensuite, j'étais une seconde plus lent.»
Raikkonen a terminé troisième, à 6,9 secondes de Hamilton. Valtteri Bottas (Williams) s'est classé quatrième, devant son coéquipier Felipe Massa et Fernando Alonso (Mclaren). 
Quant à Vettel, ce deuxième abandon en 2016 le laisse à 67 points du sommet. Déjà forcé de reculer jusqu'à la septième position sur la grille en raison d'une pénalité, Vettel s'est retrouvé dans le mur après avoir été accroché deux fois par Daniil Kvyat (Red Bull). Ce dernier avait également été impliqué dans une collision avec Vettel lors de la course précédente, en Chine.
La colère de Vettel
Pendant que Vettel manifestait sa colère sur la radio de l'équipe, Kvyat a été pénalisé et a dû se contenter d'une décevante 15e place. Kvyat a plus tard présenté ses excuses à l'Allemand.
Après une autre course où les Ferrari ont terminé loin derrière les Mercedes, Raikkonen a admis que le résultat n'était pas satisfaisant. «Nous voulons gagner des courses», a résumé le Finlandais, qui accuse un recul de 57 points sur Rosberg.
Après un autre premier tour mouvementé, marqué par trois abandons, la voiture de sécurité a été dépêchée sur la piste. À la relance, au cinquième tour, Hamilton a doublé la Williams de Massa pour s'emparer de la quatrième position. Trois tours plus tard, il dépassait Raikkonen pour se glisser en troisième place.
Après la seule ronde d'arrêts aux puits, Hamilton est demeuré coincé derrière Bottas, mais il est parvenu à le dépasser d'adroite manière. Toutefois, à mi-course, son retard sur Rosberg s'élevait à 13 secondes.