Le défenseur des Sénateurs, Thomas Chabot, a suivi les prouesses d’Alexis Lafrenière et du Canada aux championnats du monde juniors. Qui sait, peut-être que les deux joueurs deviendront des coéquipiers la saison prochaine à Ottawa...

Quand Chabot surveille Lafrenière

Alexis Lafrenière ne fait pas seulement saliver les amateurs des Sénateurs ces jours-ci, mais aussi ses joueurs.

Encore plus après l’avoir vu en action depuis une dizaine de jours aux championnats du monde juniors. L’espoir numéro un en vue du prochain repêchage de la LNH a récolté 10 points en cinq parties, aidant le Canada à gagner la médaille d’or dimanche contre la Russie à Ostrava, en République tchèque.

L’ailier de 6’1’’ et 192 livres a été choisi l’attaquant du tournoi de même que le joueur par excellence de l’événement réunissant les meilleurs joueurs âgés de moins de 20 ans.

« C’était vraiment le fun de voir un gars du Québec connaître autant de succès », avoue le défenseur des Sénateurs, Thomas Chabot.

« Tu vois qu’il a confiance sur la glace, qu’il a du plaisir à jouer avec la rondelle. Il a eu un tournoi extraordinaire. Il y a une équipe qui va être contente de pouvoir le repêcher », a ajouté la jeune vedette, sourire en coin.

L’organisation ne le dira jamais ouvertement. Mais elle garde les doigts croisés, espérant être cette équipe qui obtiendra le premier choix et du même coup Lafrenière lors du prochain repêchage à Montréal.

Surtout qu’Ottawa possède aussi la sélection de première ronde des Sharks de San Jose, qui occupent en ce moment le 26e rang au classement général. Les Sénateurs, eux, montrent la troisième pire fiche de la LNH.

Thomas Chabot

Chabot, 22 ans, a suivi Lafrenière et le parcours de l’équipe canadienne au petit écran. « Un peu quand même », précise-t-il.

« Surtout que tu avais des parties tôt le matin que tu pouvais regarder en arrivant ici à l’aréna. C’est toujours le fun de voir ton pays gagner. »

Chabot avait lui aussi connu un tournoi dominant comme Lafrenière en 2017. Il avait été choisi le meilleur défenseur en plus de recevoir le titre de joueur par excellence des championnats du monde juniors.

La différence avec son compatriote québécois ? Il n’a pas de médaille d’or chez lui. Le Canada avait obtenu l’argent à l’époque.

« Nous avions perdu en finale... en tirs de barrage contre les États-Unis et Colin », a lancé Chabot en regardant son coéquipier Colin White, assis non loin de lui dans le vestiaire des Sénateurs. White avait aussi connu un bon tournoi, amassant à l’époque huit points, dont sept buts, en sept parties.

« Nous nous étions rendus à la limite. Nous ne pouvions pas en faire plus, mentionne Chabot. J’avais quand même pu vivre une belle expérience. Le tournoi se passait à Montréal et Toronto, pas trop loin de chez nous. La famille avait pu venir me voir jouer. »

L’ailier Drake Batherson s’avère un autre joueur des Sénateurs qui a gardé un œil sur les championnats du monde juniors. Il était heureux d’avoir pu capter la troisième période de la finale, dimanche, après avoir participé au concours d’habiletés de son équipe.

« Ça m’a rappelé beaucoup de bons souvenirs », a soutenu Batherson, qui a gagné l’or en 2018 à Buffalo. Il avait marqué sept buts en sept matches dans l’uniforme canadien.

« J’étais nerveux en regardant ce match-ci, surtout quand le Canada tirait de l’arrière 3-1, puis quand c’était égal 3-3. Tout le monde dans l’hôtel où je loge en ce moment a pu m’entendre crier quand le but de la victoire a été inscrit en échappée ! »

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En attendant le retour de Stone et la visite du frère Tkachuk

La guigne de la deuxième année l’a épargné, contrairement à Jesperi Kotkaniemi chez les Canadiens de Montréal. Mais ça n’empêche pas Brady Tkachuk de vivre ses moments les plus difficiles de la saison à l’attaque.

Le premier choix des Sénateurs en 2018 n’a récolté aucun point depuis quatre matches en plus d’être limité à cinq tirs. Son différentiel plus et moins durant cette période ? Un ronflant moins sept.

« Il est peut-être malchanceux en ce moment, mais il demeure très impliqué physiquement dans le jeu. J’estime qu’il a bien joué lors de notre dernière partie, a fait valoir l’entraîneur-chef D.J. Smith. Puis il faut se rappeler qu’il est un joueur qui fonctionne par séquence... S’il continue à travailler fort, une rondelle va finir par entrer dans le filet. »

Smith a rappelé un autre truc. Tkachuk « se trouve en avance » sur sa production offensive de l’an dernier. « Quand il jouait avec Mark Stone et Matt Duchene », a précisé le coach. « Cette année, il fait ça en évoluant avec d’autres jeunes joueurs. »

L’attaquant âgé de 20 ans a amassé 24 points, dont 13 buts, en 42 parties. À sa saison recrue, il avait complété le calendrier régulier avec 22 buts et 23 mentions d’aide en 71 matches.

Tkachuk serait ralenti par divers bobos. C’est la raison pourquoi il n’a pas participé au concours d’habiletés des Sénateurs dimanche après-midi.

Mais ça ne l’empêchera pas d’affronter les Capitals mardi soir. Et sa présente disette n’a rien pour l’inquiéter.

« Je trouve que je joue beaucoup mieux que l’an dernier. J’ai tellement appris de choses à ma première saison... Des choses que je commence à peine à appliquer dans mon jeu. »

Brady Tkachuk a hâte aux prochaines semaines avant la pause du Match des étoiles. « Il y a quelques parties que j’ai encerclées à mon calendrier, a-t-il confié.

— Lesquelles ?

— La visite de Vegas et Calgary », a répondu Tkachuk. Ce sera le retour de Stone à Ottawa le 16 janvier. Deux jours plus tard, ce sera la visite des Flames et de Matthew Tkachuk, frère du numéro 7 des Sénateurs.