L’Omnium des anciens Nordiques a été l’occasion pour Pierre Lacroix, Alain Côté et Marc Tardif de se remémorer de beaux souvenirs et quelques anecdotes savoureuses.

Prochaine statue de l'époque des Nordiques: Tardif voterait pour Tremblay

Après le dévoilement de la statue en hommage aux frères Stastny, les amateurs de hockey devront choisir qui méritera la sienne dans les époques des Remparts et des Nordiques de l’AMH. Un nom revenait plus que les autres, jeudi au Club Lorette, à l’occasion de l’Omnium de golf des anciens Nordiques : celui de Marc Tardif.

«Il y a trois noms qui sautent rapidement aux yeux, soit Jean-Claude Tremblay, Réal Cloutier et Marc Tardif. Oui, Jean-Claude était là au départ, mais Marc a propulsé les Nordiques à un autre niveau», disait Dave Pichette, président des anciens Nordiques, qui étaient une vingtaine à participer au tournoi de golf ayant remis 70 000 $ à la Fondation Maurice Tanguay.

Pichette n’enlevait surtout rien à l’importance de l’ancien défenseur de la première heure ni à la production de 555 points dans l’AMH de Cloutier, encore amicalement surnommé «Buddy» par ses anciens coéquipiers. «Ils ont transporté l’équipe et permis aux Nordiques de rentrer dans la LNH», ajoutait Pichette.

Si on lui donnait le choix, Marc Tardif cocherait plutôt le nom de Jean-Claude Tremblay. Car selon lui, si le vétéran défenseur n’avait pas quitté le Canadien de Montréal pour se joindre aux Nordiques de l’Association mondiale de hockey, il n’y aurait peut-être pas eu de LNH à Québec.

«Je donnerais mon vote à Jean-Claude. Ça prenait du courage pour partir de Montréal, où le Canadien vivait des années de gloire, pour s’en aller dans une ligue qui n’était pas sûre de fonctionner. J’ai beaucoup d’admiration pour ce qu’il a fait avec Bobby Hull. Après, il y a eu un effet boule de neige, et des joueurs plus jeunes, comme Réjean [Houle] et moi, on a suivi», expliquait l’ancien numéro 8.

Cinq années à Québec

Deuxième meilleur pointeur de l’histoire de l’AMH avec 666 points, Tardif a joué six saisons dans le «Circuit maudit», dont les cinq dernières à Québec. Il a fait partie de l’un des meilleurs trios de l’histoire de l’équipe et de la Ligue en compagnie de Cloutier et Christian Bordeleau.

«On a connu des années extraordinaires. Avec Réal, Réjean, Serge Bernier, Christian, Dale Hoganson, ça créait une belle dynamique, on a gagné la Coupe Avco en 1976», rappelait le capitaine.

Au-delà des joueurs, il avait aussi une pensée pour ceux qui ont investi dans l’aventure des Nordiques de l’AMH.

«Je me souviens de notre premier match dans la LNH en 1979 comme si c’était hier, mais tout cela part de 1972 avec ceux qui ont eu le courage et la volonté de mettre de l’argent dans un club même s’ils n’avaient aucune idée que ça allait fonctionner. À l’époque, personne ne croyait à l’AMH, sauf des gens comme Marius Fortier et les actionnaires. Entre vous et moi, il n’y a pas beaucoup de monde qui croyait que ça allait marcher…»

Questionnés à leur tour, André Savard et Alain Côté penchaient du côté de Tardif, alors que l’ex-défenseur Pierre Lacroix soutenait que Tremblay serait un bon choix.

«Jean-Claude, Marc, etc., ils méritent tous d’être là, mais ils ne peuvent pas mettre tout le monde», disait Lacroix en riant.

«C’est un choix difficile. Marc a souligné Jean-Claude, qui m’avait d’ailleurs appel pour me demander si je voulais jouer dans la l’AMH… Cela dit, je pense que le nom qui va sortir le plus, c’est celui de Marc Tardif», enchaînait Savard.

«S’il n’y a pas de Jean-Claude, il n’y a pas de Nordiques; Buddy était tout un joueur, et lorsqu’il a été jumelé à Marc et Christian, ç’a été une méchante belle ligne, mais Marc a donné un deuxième souffle à son arrivée», soutenait Côté.

Reste à attendre l’heure du vote!

La statue des frères Stastny a obtenu la faveur populaire pour souligner le passage des Nordiques dans la LNH. Elle rejoindra celle de Jean Béliveau sur la place nommée en l’honneur de ce dernier, face au Centre Vidéotron, le 8 août, en marge du Pro-Am Gagné-Bergeron.