Patrice Bergeron (au centre) et Simon Gagné (à droite avec le chandail des Bruins) s’étaient assuré de la présence de joueurs et d’anciens joueurs de la LNH pour leur match de hockey annuel, dont Brad Marchand (à gauche), Samuel Blais (avec le chandail des Blues) et Vincent Lecavalier.

Pro-Am Gagné-Bergeron: un éléphant dans la pièce

Même si ce n’est pas le premier sujet qu’ils abordent en entrevue, les joueurs de la LNH qui participaient au Pro-Am Gagné-Bergeron avouent discuter entre eux de la possibilité que la convention collective qui les lie avec la LNH puisse prendre fin hâtivement dans quelques semaines.

L’entente de 10 ans qui devrait prendre fin au terme de la saison 2021-22 comporte en effet une clause qui permet aux propriétaires d’y mettre fin le 1er septembre. L’Association des joueurs dispose de la même prérogative le 15 septembre et le spectre d’une nouvelle grève ou d’un nouveau lock-out est devenu l’éléphant dans la pièce à l’approche des camps d’entraînement.

Pour plusieurs joueurs, dont Marc-Édouard Vlasic des Sharks de San Jose, la question du pourcentage des revenus de la Ligue qui revient aux joueurs, mais qu’ils doivent obligatoirement placer dans un compte en fiducie (escrow), est le nerf de la guerre.

«Les joueurs signent de gros contrats, mais on en enlève 15 % à cause de l’escrow. Ça devrait être zéro. Il serait temps qu’on mette nos culottes. Quand je suis arrivé dans la LNH, il n’y en avait pas d’escrow», déclare Vlasic. 

Celui qui gagne sept millions $ par année jusqu’en 2025-2026 concède cependant que ce ne sont pas tous les joueurs qui sont prêts à aller à la guerre sur cette question.

«Lors du dernier lock-out, on a accepté ça, car les joueurs voulaient jouer. Certains ne peuvent pas se permettre de ne pas jouer pendant un an. C’est beaucoup plus difficile pour tous les joueurs de s’entendre que pour trente et un propriétaires», poursuit-il.

Du pour et du contre

Quant à Brad Marchand, qui en sera à la quatrième année d’un contrat de huit ans qui lui rapportera 48 millions $, il avoue aussi que la question de la fiducie préoccupe plusieurs hockeyeurs.

«C’est clair que c’est la plus grosse partie, mais il y a d’autres choses», avance-t-il au sujet de la possibilité de voir les joueurs mettre fin hâtivement à la convention collective.

«Il faudra en parler encore, il y a du pour et du contre. On en parle tous de temps à autre, car nous aurons une décision à prendre», poursuit celui qui vient de connaître sa première saison de 100 points avec les Bruins de Boston.

Son coéquipier et ami Patrice Bergeron, qui fait aussi partie des hauts salariés du circuit Bettman, avoue de son côté «ne pas avoir beaucoup étudié» cette question. «L’Association des joueurs va nous mettre les scénarios devant nous et ce sera à nous de prendre une décision», a-t-il dit en terminant. 

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DANS LES TRACES DE BERGERON 

Meilleur marqueur des Bruins de Boston au cours des trois dernières saisons, Brad Marchand dit être devenu très proche de celui qui détenait ce titre les deux saisons précédentes, Patrice Bergeron. «Patrice a toujours été le top et moi, je marchais dans ses traces, mais à travers les années, on s’est rapprochés et nous sommes maintenant des amis depuis longtemps. Il est vraiment une personne et un coéquipier formidable. C’est entre autres pour ça que c’est très important pour moi d’être ici. C’est important pour moi d’appuyer les causes qui lui tiennent à cœur. Nous sommes dans une position où nous pouvons aider et redonner à la communauté», a-t-il déclaré à propos du Pro-Am Gagné-Bergeron, dont les profits sont remis à des organismes qui viennent en aide aux enfants. Ian Bussières

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UN SOULAGEMENT POUR CHIASSON

Le contrat de deux ans et 4,6 millions $ qu’il a signé il y a quelques semaines avec les Oilers d’Edmonton a été un soulagement pour l’ailier Alex Chiasson. «Ça n’a pas toujours été facile pour moi, je n’ai pas toujours été au bon endroit au bon moment», a déclaré celui qui a porté les couleurs des Stars de Dallas, des Sénateurs d’Ottawa, des Flames de Calgary et des Capitals de Washington avant d’aboutir avec les Oilers. «Cette année, je m’étais fixé des objectifs et je les ai tous atteints. Pour moi, retourner à Edmonton était primordial», ajoute-t-il à propos de ses 22 buts et 16 aides, sa meilleure fiche dans la LNH. Chiasson est aussi optimiste à l’idée d’entamer la prochaine saison sous les ordres du nouvel entraîneur Dave Tippett. «L’organisation est entre bonnes mains. Nous avons une jeune équipe et nous avions besoin d’un entraîneur avec qui ça va être blanc ou noir. Ceux que je connais qui ont joué pour lui ne m’en ont dit que de bons mots», a ajouté le Montréalais. Ian Bussières

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L'ÉQUIPE GAGNÉ-BERGERON PERD

Même s’ils sont les organisateurs de l’événement, Patrice Bergeron et Simon Gagné ont vu leur équipe s’incliner 6 à 5 jeudi soir devant la formation de Vincent Lecavalier au onzième Pro-Am Gagné-Bergeron. Ils avaient cependant été les plus applaudis lors de la présentation d’avant-match avec leur adversaire Paul Stastny des Golden Knights de Las Vegas, qui venait d’assister au dévoilement de la statue de son père et de ses oncles devant le Centre Vidéotron. Lecavalier, Phillip Danault, seul représentant des Canadiens de Montréal, Brad Marchand et Samuel Blais, qui vient de remporter la Coupe Stanley avec les Blues de Saint-Louis, ont aussi été chaudement applaudis. Le Pro-Am a permis d’amasser 450 000 $ qui seront partagés entre cinq organismes caritatifs qui viennent en aide aux enfants, à savoir Leucan, le Pignon Bleu, la Fondation Philippe Boucher, la Fondation Maurice Tanguay et la Fondation Simple Plan. Ian Bussières