Devant les médias, Price a dit se sentir bien, quoique fatigué, car il cherche encore à retrouver le niveau de condition physique nécessaire pour affronter les rigueurs d’un match de la LNH.

Price a ressenti ses symptômes au lendemain du match

BROSSARD, Qc - Une visite dans la «chambre noire» pendant le match n’aurait probablement pas permis de constater que Carey Price souffrait d’une commotion cérébrale lorsqu’il a été atteint à la tête par un tir du défenseur Shayne Gostibehere, le 20 février dernier.

Réuni avec les journalistes, vendredi midi, pour la première fois depuis cette rencontre face aux Flyers de Philadelphie, le gardien du Canadien de Montréal a déclaré que ce n’est que la journée suivante, au lever, qu’il a commencé à se sentir incommodé.

«Je n’ai pas ressenti de symptôme avant le lendemain matin. Je me sentais dans un état normal jusqu’à mon réveil», a expliqué Price après la séance d’entraînement du Canadien au Complexe sportif Bell.

Le jeu est survenu en première moitié de deuxième période, pendant que les Flyers bénéficiaient d’un avantage numérique. Dans les secondes qui ont suivi l’incident, les Flyers ont marqué leur premier but du match et égalé le score.

Price est demeuré dans la rencontre et a livré une solide performance malgré la défaite de 3-2 du Canadien en prolongation. Les Flyers avaient eu besoin de deux buts de Jakub Voracek, dont le filet égalisateur avec 1:25 à jouer au troisième vingt pour arracher la victoire.

«Après le tir, j’étais un peu étourdi et on pouvait voir que je n’étais peut-être pas tout à fait dans un état normal. Mais je me sentais alerte et pas mal conscient de ce qui était arrivé. J’ai décidé de continuer de jouer et je n’ai rien ressenti avant le lendemain.»

À une époque où les commotions cérébrales sont devenues une préoccupation presque quotidienne dans le monde du sport professionnel, et tout particulièrement au hockey et au football, certains se demandent si l’observateur en fonction lors d’un match de la LNH n’a pas un rôle plus grand à jouer lors de telles situations. Surtout en ce qui a trait aux gardiens de but.

Price s’est fait poser la question vendredi.

«Le fait de passer dans la chambre noire ne prouvera pas nécessairement quelque chose. Comme je le mentionnais, je me sentais plutôt alerte et plutôt conscient. Sur le coup, je n’ai ressenti aucun symptôme. Je ne pourrais pas dire si un test à ce moment particulier aurait démontré quoi que ce soit. Le rôle d’observateur n’est pas facile. On ne sait jamais si un joueur est sérieusement blessé à moins de voir ses yeux rouler vers l’arrière.»

Du voyage, mais inactif

Devant les médias, Price a dit se sentir bien, quoique fatigué, car il cherche encore à retrouver le niveau de condition physique nécessaire pour affronter les rigueurs d’un match de la LNH.

Il se porte suffisamment bien pour accompagner ses coéquipiers à Toronto en vue du duel de samedi au Air Canada Centre. De là à revêtir l’uniforme et les jambières lors d’un match, c’est une étape qu’il devra franchir un autre jour.

Le simple fait de prendre l’avion avec les autres joueurs, même pour un voyage d’une aussi brève distance, semblait lui faire du bien.

«C’est agréable de retrouver la gang. Par moments, je commençais à me sentir un peu seul.»

Price n’est pas encore en mesure de dire à quel moment il pourra disputer un match et l’entraîneur-chef Claude Julien a rappelé que les médecins de l’équipe ne lui ont pas encore donné le feu vert. Mais ce qui est sûr, c’est que Price veut reprendre sa place devant le filet.

«C’est important que je joue des matchs, a-t-il déclaré. J’aimerais terminer la saison en force et sur une note positive. Ensuite, ce sera un long été de préparation.»

En attendant, c’est à Charlie Lindgren que reviendra le lourd mandat d’affronter les Maple Leafs. Antti Niemi sera son adjoint.

Le jeune gardien aura deux bonnes raisons de chercher à faire amende honorable. Dans un premier temps, il a concédé au moins cinq buts à chacune de ses trois dernières sorties. De plus, son seul match contre les Maple Leafs, le 18 novembre au Centre Bell, il avait accordé cinq buts en moins de 50 minutes.

«Je suis encore en mode apprentissage. Je vis mes premières journées d’adversité dans la LNH et je dois gérer le tout de la bonne façon. L’essentiel, c’est de travailler avec ardeur.»