Marc-André Fleury, devenu le visage des Golden Knights de Las Vegas, répondait aux questions des journalistes, dimanche, lors de la journée des médias consacrée à la finale de la Coupe Stanley.

Prêts pour une finale improbable

LAS VEGAS — Une équipe d’expansion en feu, un adversaire qui a commencé la saison avec fort probablement les attentes les plus basses des dernières saisons, un joueur étoile qui obtient enfin une chance de briller, un entraîneur-chef laissé sur le trottoir il y a à peine 18 mois et une ville qui a adopté son nouveau club après une épouvantable tragédie.

Ce ne sont que quelques-unes des intrigues qui ont retenu l’attention dimanche, tandis que les Golden Knights de Vegas — oui, les Golden Knights de Vegas — se préparent à affronter les Capitals de Washington dans le premier match de la série finale de la Coupe Stanley, lundi soir, dans le désert du Nevada.

Et au-delà de tout ça, Nate Schmidt, qui a revêtu l’uniforme des Capitals pendant quatre saisons avant d’être offert aux Golden Knights lors du repêchage d’expansion de l’été dernier, a peut-être été le meilleur pour résumer la situation.

«La série finale de la Coupe Stanley que personne n’attendait, non?» a questionné le défenseur des Golden Knights lors de la rencontre médiatique. «Si tu regardes ces deux équipes, elles avaient chacune un genou au sol et étaient pratiquement comptées pour battues. Si vous analysez nos formations, vous réalisez que personne ne s’attendait à ce qu’elles soient compétitives, qu’elles devaient être médiocres. Et alors qu’on pensait que la fenêtre d’opportunité [des Capitals] se refermait, et bien elle s’est rouverte, et ils se sont mis à très bien jouer.»

D’un côté, dans cette série improbable, et encore moins rêvée, il y a une équipe qui a pris forme il y a huit mois seulement à partir des joueurs sacrifiés des 30 autres clubs de la Ligue et qui a conclu la saison avec une spectaculaire récolte de 109 points de classement.

C’était une belle histoire, mais les séries éliminatoires seraient bien différentes, ont évoqué de nombreux observateurs. Mais les Golden Knights ont compilé une fiche de 12-3 lors des trois premières rondes éliminatoires, éliminant en cours de route Los Angeles, San Jose et Winnipeg.


« Si tu regardes ces deux équipes, elles avaient chacune un genou au sol et étaient pratiquement comptées pour battues. Si vous analysez nos formations, vous réalisez que personne ne s’attendait à ce qu’elles soient compétitives, qu’elles devaient être médiocre »
Nate Schmidt des Golden Knights

Puis, de l’autre côté, il y a les Capitals, une équipe régulièrement considérée parmi les favorites pour conquérir la Coupe Stanley, mais qui échouait constamment à accéder à la série finale de l’Est sous l’égide du joueur étoile russe Alex Ovechkin.

De nombreux observateurs estimaient que la fenêtre d’opportunité des Capitals s’était refermée après leur élimination au deuxième tour l’an dernier — et pour une deuxième fois en autant de saisons — contre les Penguins de Pittsburgh. Mais cet échec douloureux a été effacé pendant la saison morte avec l’arrivée de jeunes joueurs talentueux et dynamiques, et les Capitals ont trouvé leur rythme de croisière juste au bon moment. Ils ont effacé un déficit de 0-2 avant d’éliminer les Blue Jackets de Columbus, ont ensuite finalement pris la mesure des Penguins avant de venir de l’arrière 3-2 pour évincer le Lightning de Tampa Bay en série finale de l’Est.

«Ils forment toujours une très bonne équipe, dotée de très bons joueurs, a dit Schmidt à propos des Capitals. Quant à nous, les gars ont accepté de plus grandes responsabilités et sont devenus les joueurs qu’ils ont toujours rêvé d’être dans cette ligue.»

Et il ne faut pas chercher trop loin pour trouver de belles histoires personnelles. Il suffit de penser à Ovechkin, qui est littéralement en feu depuis le début des séries éliminatoires, pour réaliser qu’il n’est plus qu’à quatre victoires d’une première Coupe Stanley en carrière. «Nous voulons être ici, a martelé le Russe. Nous avons travaillé très fort pendant toute la saison. Personne ne croyait en nous, et personne ne croyait en Vegas. Je savoure ce moment.»