Selon le vétéran Olivier Garneau, le coéquipiers de Mikaël Robidoux (photo) devront monter leur jeu d’un cran pour combler son absence.

Prendre Robidoux comme inspiration

Tous l’admettent : les Remparts de Québec ont perdu un gros morceau lorsque Mikaël Robidoux est tombé au combat, il y a une semaine, au Cap-Breton. Le joueur de 18 ans revenait en ville, mercredi, après un séjour à l’hôpital de Sydney, où il a subi l’ablation de la rate.

«Il avait un rôle important, il apportait de l’énergie. Il s’agit d’une lourde perte, ça nous fait mal, mais c’est aussi une occasion pour les autres de monter leur jeu pour combler son absence», admettait le vétéran Olivier Garneau.

Le numéro 14 suggérait à ses coéquipiers de s’inspirer du jeu de Robidoux, qui menait les Remparts avec un différentiel de +14. «Il n’y a personne qui peut jouer comme il le faisait. Mikaël a montré l’exemple, on a tous hâte de le revoir, mais si on joue du hockey inspiré comme lui, de bonnes choses vont arriver. Il faut juste faire comme lui, soit de jouer à 100 %», ajoutait le futur capitaine des Remparts.

Même constat de l’entraîneur-chef, Philippe Boucher. «Mikaël est un joueur important pour nous, il a de l’énergie, il joue physiquement. Je ne m’attends pas à ce qu’un joueur arrive à l’aile droite sur le troisième trio et joue comme il le faisait, mais ça va donner du temps de glace à certains. [Pierrick] Dubé va jouer plus, c’est la raison pour laquelle nous avions gardé 13 attaquants après les échanges.»

Le week-end dernier, c’est le défenseur Marc-Olivier Alain qui patrouillait l’aile droite. «J’ai aimé ce qu’il a apporté, samedi, mais le but n’est pas de le faire jouer là», affirmait l’homme de hockey, qui possède plusieurs options dans le midget AAA et le Junior AAA pour rappeler un joueur d’avant, si le besoin s’en fait sentir.

Une rareté

Boucher avait hâte de retrouver Robidoux, qui était hospitalisé depuis mercredi soir dernier dans la ville la plus éloignée de la LHJMQ. Pour l’instant, la priorité dans son cas est de lui apporter toute l’attention médicale nécessaire.

«On verra s’il jouera ou pas dans les séries. Il est un joueur important pour nous, on ne fait pas une croix sur lui, on verra rendu là.»

L’entraîneur-chef pourra toutefois miser sur les services de son capitaine, et ce, même si Matthew Boucher s’entraîne avec un chandail vert, cette semaine. «Je serai vraiment surpris qu’il ne soit pas là [samedi], c’était plus par mesure préventive.»

Les Remparts profitent d’une semaine sans match après un calendrier occupé. Lorsqu’ils disputeront la victoire au Phoenix, samedi à Sherbrooke, ils auront eu le temps de s’entraîner à quatre reprises, une rareté cette saison.

«Je ne suis pas quelqu’un qui cherche des excuses, mais on a eu un horaire très chargé, alors ça fait du bien que les gars retournent dans leurs livres, à l’école. En début de saison, on pratiquait vraiment bien, nos habitudes étaient bonnes. Il nous reste un voyage important [en Abitibi, en mars], et on jouera aussi un peu moins de matchs que les autres d’ici la fin de la saison, on va avoir le temps de pratiquer. Ça va faire du bien de revenir à la base, autant individuellement que collectivement.»

Pour ce qui est du classement, Boucher le regardera uniquement dans la mesure où il vise l’avantage de la glace en première ronde. «Il bouge beaucoup, ça va être serré jusque’ à la fin. Il y a 15 ans, on savait en février contre qui on jouerait, maintenant, ça se décide quasiment lors du dernier dimanche», disait celui dont la troupe occupe le huitième rang. Six points séparent les positions 6 à 10. Après leur détour à Sherbrooke, samedi, les Remparts recevront les Voltigeurs de Drummondville, dimanche (15h).