Laurent Dubreuil a devancé quatre Néerlandais pour remporter le deuxième 500 m aux Mondiaux de patinage de vitesse à Heerenveen, aux Pays-Bas, en 34,80.

Première victoire individuelle pour Dubreuil

Le patineur de vitesse Laurent Dubreuil a remporté une première victoire individuelle en Coupe du monde, en enlevant le deuxième 500 m d’Heerenveen, samedi aux Pays-Bas. Le Lévisien de 25 ans a réussi un chrono de 34,80 pour devancer quatre Néerlandais.

Le patineur de vitesse Laurent Dubreuil a remporté une première victoire individuelle en Coupe du monde, en enlevant le deuxième 500 m d’Heerenveen, samedi aux Pays-Bas. Le Lévisien de 25 ans a réussi un chrono de 34,80 pour devancer quatre Néerlandais.

Le dernier Québécois à avoir remporté l’or sur la distance en Coupe du monde est le Lorettevillois Sylvain Bouchard, en 1998. Dubreuil est d’ailleurs seulement le quatrième médaillé d’or individuel québécois de l’histoire de la Coupe du monde après Bouchard (aussi vainqueur d’un 1000 m en 1996), Clara Hugues (3000 m en 2002 et 2004; 5000 m en 2005) et Gaétan Boucher (1000 m en 1985 et 1986) 

C’est donc dans la Mecque du patinage de vitesse longue piste et devant quatre favoris de la foule — Jan Smeekens (34,84), Ronald Mulder (34,85), Kai Verbij (34,86) et Hein Otterspeer (34,95) — que Dubreuil a décroché l’or à l’occasion de la première étape de la Coupe du monde. 

«Le patin ici, c’est roi comme sport», a-t-il raconté au bout du fil. «Personnellement, c’est ma place préférée où patiner. C’est la seule place au monde où l’on se sent comme des vrais athlètes professionnels. C’est donc énorme pour moi. Si j’avais eu à choisir une place pour gagner ma première médaille d’or en Coupe du monde, c’est ici que j’aurais choisi.» En vertu de cette victoire, il s’est hissé au troisième rang du cumulatif de la Coupe du monde
(115 points).

Insatisfait de sa performance lors du premier 500 m de la veille dans le groupe B, Dubreuil était confiant de faire mieux en accédant au groupe A, samedi.

«Je savais que ce n’était vraiment pas une bonne course et que j’étais capable d’offrir beaucoup plus. Je ne savais pas exactement combien plus, mais quand j’ai fait ma course, je me sentais vraiment mieux. Je savais que ce serait probablement deux ou trois dixième plus vite. Et ç’a été exactement 31 centièmes plus vite. Après ça, c’était une question d’attendre les résultats des autres, puisque je partais sur la deuxième de 10 paires.»

Un bon départ

Un bon départ — le meilleur de la journée (9,64s) — et un tour nettement amélioré par rapport à la veille ont permis à Dubreuil de conserver son premier rang jusqu’à la toute fin. «C’est mon tour qui a fait la différence, parce qu’hier j’étais aussi parti en 9,64 et ce n’était pas le résultat que je désirais.

«Aujourd’hui, dans mon tour, j’avais beaucoup d’énergie. J’étais agressif, mais très fluide, donc j’ai été capable de garder ma vitesse et d’accélérer plus tard dans mon tour. […] C’est ce qui a fait que mon tour a été vraiment vite. Assez vite pour capitaliser sur mon très bon départ.»

Cette très belle performance n’arrive pas comme une surprise pour Dubreuil, qui dit ressentir d’excellentes sensations à l’entraînement depuis plusieurs mois. «J’ai eu l’impression, tout l’été, que ça allait être une saison hors du commun. Comme première Coupe du monde, ça me donne raison sur le feeling que j’avais. Je suis beaucoup plus en santé que l’année passée. En fait, je me suis entraîné moins que l’année passée. Ça me permet d’avoir des jambes pour des départs explosifs, ce qui me manquait un petit peu.»

Il s’agit d’un début de saison canon pour Dubreuil, qui participera au sprint par équipe dimanche, avant de quitter les Pays-Bas pour la Norvège (Stavanger), où sera disputée la prochaine étape de la Coupe du monde, la semaine prochaine. «Je ne m’attends pas à répéter cette performance-là à chaque course. C’est impossible, aux 500 m, de gagner tout le temps, mais de pouvoir le faire comme ça, en début de saison, c’est très bon.»  Avec La Presse canadienne

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De bon augure pour les JO

Sa victoire de samedi s’avère de très bon augure pour Laurent Dubreuil, qui améliore ainsi ses chances de faire partie de la sélection canadienne en vue des Jeux de PyeongChang et, éventuellement, d’accéder au podium olympique. «Historiquement, les médailles olympiques sont gagnées par des patineurs qui gagnent des médailles en Coupe du monde. Le patinage de vitesse, c’est un sport prévisible. Il n’y a pas de facteur chance. Donc, c’est important de gagner. Parce que ça me prouve que j’ai les jambes pour gagner des médailles dans les grands moments.»