Glen Constantin et Danny Maciocia savent que Rouge et Or et Carabins ont de bonnes chances de croiser le fer trois fois cette saison.

Premier duel de deux... ou trois contre les Carabins

L’affrontement de samedi entre le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins, à l’Université de Montréal, est le premier de deux duels attendus entre les deux titans du football universitaire québécois. Premier de deux... ou trois, puisque les entraîneurs Glen Constantin et Danny Maciocia savent que les chances sont bonnes pour que les «Rouges» et les «Bleus» remettent ça en séries, comme ça a été le cas lors de huit des dix dernières saisons.

L'AFFAIRE DE CINQ OU SIX JEUX...

25 à 22, 22 à 0, 21 à 16... Les résultats des derniers matchs entre les Carabins et le Rouge et Or en disent long : des matchs à bas pointage généralement serrés. En fait, la dernière fois qu’une équipe a marqué plus de 25 points et qu’un écart de plus de 22 points a séparé les deux équipes remonte au 6 septembre 2014, une victoire de 40-13 du Rouge et Or.

«On est conscient que ces matchs-là sont gagnés par une couple de jeux. Cinq ou six jeux peuvent faire la différence», a reconnu l’entraîneur-­chef Glen Constantin en point de presse jeudi. Par contre, il assure que ce n’est pas avec nervosité que son Rouge et Or abordera le premier duel avec les Carabins au stade du CEPSUM.

«On ne marchera pas sur des œufs. Ces matchs-là se gagnent en pratique. C’est là qu’il faut assimiler les jeux et les systèmes», poursuit Constantin, qui se dit impressionné par ses joueurs. «Les gars m’épatent. À quel point ils peuvent assimiler ça aussi rapidement! C’est fou, tout ce qui peut se passer du jeudi au samedi!»

Défensivement, le R et O devra avoir l’œil sur les receveurs de passes des Carabins. «Bien sûr, il y a [Régis] Cibasu, [Louis-Mathieu] Normandin, mais celui qui nous a fait le plus mal par le passé, c’est [Guillaume] Paquet. Par contre, je ne sais pas s’il joue. Il semble avoir été blessé lors du dernier match.»

Il s’attend aussi à voir à l’œuvre les deux jeunes quarts de deuxième année Dimitri Morand et Gabriel Archambault, qui ont partagé le boulot lors du premier match des Carabins. «Je ne connais pas le niveau de patience de Danny [Maciocia] et Gab Cousineau [coordonnateur de l’offensive], mais je pense qu’on pourrait voir les deux. Je ne serais pas surpris de voir Archambault, qui a quand même bien fait. Il semble prendre des décisions plus rapides et avoir plus de vision du jeu.»

Constantin s’attend à un match chaudement disputé. «Les Carabins sont une équipe à point sur la ligne secondaire et la ligne tertiaire. En plus de leur offensive non négligeable, ils ont une très bonne unité défensive qui a très peu donné de point et a même scoré en défensive avec deux interceptions.»

LA DÉFAITE EN COUPE DUNSMORE OUBLIÉE

Foi de Danny Maciocia, la défaite serrée de 25-22 des siens contre Laval lors du match de la Coupe Dunsmore est oubliée depuis longtemps. «La Coupe Dunsmore de l’an passé? Ce n’est pas dans les pensées des joueurs. De toute façon, plusieurs ont quitté et c’est une édition complètement différente. La préparation est donc aussi complètement différente», explique le pilote des Carabins de l’Université de Montréal.

Après avoir visionné les deux premiers matchs de ses adversaires, il s’attend aussi à voir sauter sur le terrain le Rouge et Or qui a battu Concordia 47-9 et non pas celui qui a éprouvé des difficultés à vaincre Sherbrooke 14-1. «Ce qu’on a vu la semaine passée, c’est ce qu’on s’attend à voir cette semaine. On ne pense pas que le Rouge et Or va arriver ici et avoir seulement 11 premiers essais et être limités à un touché.»

Maciocia est également ambivalent quant à l’effet de la semaine de congé dont ont profité ses protégés. «Ça dépend comment tu le vois. C’est clair que ça a donné une chance à quelques-uns de nos joueurs de prendre du repos et de soigner des blessures, mais la première journée est toujours plus difficile après ça. De plus, on aurait aimé continuer à jouer pour conserver notre rythme après cette victoire de 33-0.»

Il jure aussi qu’il n’a pas encore déterminé qui serait son quart partant entre Dimitri Morand et Gabriel Archambault. «C’est demain [vendredi] soir que ça se décide. Dimitri a bien fait, mais Gabriel aussi a bien fait, assez pour faire partie de la conversation. Gabriel est dans notre système depuis quatre ans et Dimitri, c’est une bonne tête de foot et c’est sûr qu’il aura son mot à dire dans nos succès cette année ou dans les années qui s’en viennent.» 

Et Maciocia ne s’inquiète pas de la perte d’un de ses piliers, le joueur de ligne défensive Jonathan Boissonneault-Glaou qui a pris sa retraite cette année. «Nous avons toujours [Philippe] Lemieux-Cardinal et [Samuel] Rossi. Je ne pense pas que le rôle de Jonathan pourra être rempli par un autre joueur, mais si chaque joueur augmente son jeu de 5 % ou 10 %, on peut compenser son départ.»