Dany Paradis-Giroux a vécu une petite frousse, mardi, lorsque le colosse Kalian Sams a fait quelques pas vers lui après avoir été atteint par un lancer du Québécois.

Premier contact avec les pros pour Paradis-Giroux

Kalian Sams regarde Dany Paradis-Giroux d’un air mauvais, s’avance tranquillement vers le monticule depuis le marbre. Comme s’il s’apprêtait à foncer sur le lanceur devant lui.

À son premier départ chez les professionnels, Paradis-Giroux vient d’atteindre le voltigeur des Capitales d’un tir. Sams croit alors qu’il s’agit d’une réplique au contact accidentel entre lui et le partant des Stars d’Hollywood sur un jeu au marbre, en première manche. D’où sa colère. D’où son air mauvais.

Et précisons une chose avant d’aller plus loin. Sams est un vrai colosse. Officiellement, 6’3’’ et 235 livres. De muscles. Et même si le Néerlandais est très sympathique, son tour de biceps est à lui seul suffisant pour intimider.

Au lendemain de la courte «confrontation», passée presque inaperçue, Paradis-Giroux a reconnu avoir filé doux pendant quelques secondes. «Il m’a regardé avec des gros yeux. J’avais peur! J’étais prêt à courir jusque dans le champ-centre!» a rigolé le Québécois, dont la grandeur est similaire à celle de Sams... mais la charpente un peu moins.

Les deux hommes se sont parlé mercredi de l’incident survenu mardi soir. Sams a alors réalisé que l’homme au monticule était un jeune Québécois invité par les Stars, le dernier à vouloir causer un incident. «Je suis allé le voir pendant la pratique au bâton. On s’est parlé, on a mis ça au clair. Il n’était pas fâché pantoute», a raconté Paradis-Giroux.

Même si le moment l’a ébranlé, il n’est pas prêt à le pointer comme la source de ses ennuis dans sa deuxième manche de travail, mardi. Car après une solide première manche, les choses se sont un peu gâtées pour le droitier après qu’il eut atteint Sams. «C’est le baseball. Ça fait partie de la game. Par la suite, je me suis juste concentré sur le prochain frappeur», a-t-il assuré. Il a complété sa soirée de travail de 1,2 manche avec trois coups sûrs et deux points mérités accordés, mais aussi deux retraits au bâton.

Les Capitales dans la mire

Natif de Témiscouata-sur-le-Lac dans le Bas-Saint-Laurent, Paradis-Giroux a déménagé sur la rive sud de Québec à l’adolescence pour profiter du programme sports-études de l’école Pointe-Lévy. Il a ensuite joué pour les Capitales Jr de Québec (Diamants) et les Castors de Charlesbourg (Alouettes) dans la Ligue de baseball junior élite du Québec. Puis, au sud de la frontière, avec le Collège Northeastern Oklahoma — où il a côtoyé le troisième-but des Capitales Brad Antchak —, et avec l’Université William Woods, au Missouri. Il vient d’obtenir son baccalauréat, ce qui lui permet de s’aligner chez les professionnels.

Depuis le début de la saison, il fait partie des Braves Batitech du Témiscouata de la Ligue senior du Bas-Saint-Laurent, mais caresse des objectifs plus élevés. «Oui, j’ai l’espoir de jouer [chez les pros]. Je vais profiter de chaque moment avec les Stars d’Hollywood et après on verra ce qui m’attend. Mais j’aimerais venir jouer pour les Capitales, même si je suis peut-être encore loin de ça.»