Glen Constantin est bien conscient que les attentes sont élevées envers son équipe, qui s'est inclinée à la Coupe Vanier, l'an dernier.

Pour Glen Constantin, l'adversaire importe peu

À quelques heures de lancer sa saison 2018 à Sherbrooke en affrontant le Vert & Or, une équipe en reconstruction, l’entraîneur-chef Glen Constantin indique que l’adversaire importe peu dans la quête du Rouge et Or de l’Université Laval des plus hauts sommets du football universitaire.

«L’adversaire importe peu, il faut jouer à notre standard. On a eu une bonne semaine de pratique et il faut maintenant parfaire nos systèmes de jeu. On ne peut pas prendre le risque de ne pas se présenter [parce que l’adversaire est en reconstruction]. Il faut jouer le mieux possible, progresser de semaine en semaine. Et à voir l’enthousiasme déployé en pratique, je ne suis pas inquiet», a déclaré Constantin en conférence de presse, jeudi.

Contre le Vert & Or, Constantin s’attend à voir des jeux offensifs qu’il a déjà vus chez les Carabins de l’Université de Montréal, étant donné que Rémi Giguère, coordonnateur offensif depuis moins d’un mois, a joué cinq ans à Montréal.

«Il a peut-être appris beaucoup de son passage aux Carabins. Je spécule, mais je m’attends à voir certaines choses qui pourraient être des emprunts aux Carabins. De toute manière, notre défensive est bâtie pour défendre contre tous les types de systèmes. Nous sommes prêts à couvrir toutes les éventualités.»

La force du Vert & Or

Constantin estime cependant que la force du Vert & Or réside surtout dans sa défensive et sa ligne tertiaire. «C’est là qu’ils ont le plus de maturité, car ils ont une jeune ligne offensive et un jeune quart-arrière. Ils ont aussi un bon porteur de ballon et un bon receveur», poursuit-il, avouant qu’il n’avait pas eu accès à la vidéo du match présaison des Sherbrookois contre leurs voisins, les Gaiters de Bishop’s.

Il ne s’inquiète pas non plus outre mesure de devoir lancer sa saison sur la route alors qu’il était habitué de le faire au Stade Telus. «Au contraire, ça pourrait aider les foules à Québec. Quand on commence ici, l’été n’est pas encore fini et il arrive qu’il y ait moins de monde dans les gradins pour les premiers matchs.»

L’entraîneur-chef dit avoir profité du camp d’entraînement et du match présaison contre les Gryphons de Guelph pour «nettoyer» certaines carences dans le jeu de ses protégés. Il se dit également satisfait du niveau de préparation des siens et de la composition de l’équipe qu’il aura devant lui cette année. «On a un bon mélange de recrues, de joueurs qui ont pris du galon et, en plus, c’est très rare qu’on ait autant de joueurs de cinquième année.»

Cette maturité et cette expérience sont un avantage non négligeable pour l’entraîneur qui a à mettre en place des systèmes de jeu. «Le niveau de compréhension des joueurs est meilleur et ça va plus vite puisque plusieurs possèdent déjà bien les systèmes de jeu.»

Barre haute

Constantin n’essaie pas de se défiler, il sait que les partisans du Rouge et Or n’attendent rien de moins que la Coupe Vanier après la défaite crève-cœur contre les Mustangs de Western Ontario, l’an dernier. «Les attentes sont élevées et on se prépare en fonction de jouer le plus longtemps possible en novembre.»

Il croit aussi que ses adversaires tenteront davantage de jeux au sol suite au succès obtenu par les Mustangs avec cette stratégie lors de la dernière finale canadienne. «On s’y attend, mais nos joueurs sont plus forts et ils sont aussi plus conscients de l’importante de surveiller un peu plus les jeux au sol.»

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RETOUR AUX SOURCES POUR PIVIN

Les matchs à l’étranger contre le Vert & Or revêtent toujours un caractère particulier pour Marc-Antoine Pivin, puisque le receveur de passes du Rouge et Or est né à Sherbrooke et a joué son football collégial avec les Cougars du Collège Champlain de Lennoxville.

«C’est toujours spécial de jouer devant ma famille et mes amis», a-t-il affirmé, assurant cependant que les membres de sa famille sont tous devenus des partisans du Rouge et Or. «Ils me supportent à 100 %, ils sont présents à tous mes matchs locaux.»

Outre l’aspect retour aux sources de ce premier match de la saison, Pivin avoue qu’il entamera la partie avec beaucoup d’excitation, lui qui est en pleine santé après avoir raté quelques rencontres l’an dernier à cause d’une blessure à une jambe et disputé seulement un quart de la finale de la Coupe Vanier en raison d’une commotion.

«La commotion n’a pas eu de grandes répercussions. Avant les Fêtes, je reprenais déjà le cours de ma vie normale. J’étais seulement fâché de ne pas avoir pu participer au match de la Coupe Vanier en entier.»

Pivin entend donc profiter au maximum de sa troisième saison dans le programme du Rouge et Or. «J’ai parcouru beaucoup de chemin dans l’équipe de receveurs de passes avec des gars comme Benoît [Gagnon-Brousseau] et Étienne [Moisan], qui en sont à leur cinquième année. On a vécu beaucoup de choses ensemble, les bons comme les mauvais coups.»

Du même souffle, il louange les receveurs d’avenir de l’équipe. «Les receveurs partants sont plus vieux, mais il y a tout de même beaucoup de jeunes qui font de belles choses sur le terrain. Je pense entre autres à Hugo Dupuis [première année] et Mathieu Robitaille [deuxième année]. On a un bon mix d’expérience et de jeunesse.»

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HARELIMAN PRÊT À PASSER À AUTRE CHOSE

Le cas des joueurs de deuxième année du Rouge et Or, comme le secondeur Kean Harelimana, est particulier. N’ayant jamais remporté la Coupe Vanier, ils ont cependant subi les affres de la défaite en finale canadienne, l’an dernier. «J’ai tellement pris un bagage d’expérience, mais on est maintenant prêts à passer à autre chose. Western a exploité certaines de nos faiblesses, mais nous sommes maintenant préparés à contrer cela. On sait que notre équipe est bonne et on prendra ça un match à la fois»

Le natif du Rwanda s’est aussi fixé des objectifs personnels plus élevés. «La première année, tu essaies de faire le plus de jeux quand tu as des opportunités. Cette année, je suis plus confiant et je sais à quoi m’attendre. Je m’attends à faire de plus grandes choses sur le terrain.» Il a également été vu en train de s’entraîner pour les longues remises, une tâche qu’il connaît bien même si on ne l’a pas vu dans cette spécialité avec le Rouge et Or. «Je le faisais à Vanier [au collégial], c’est un talent que j’ai depuis que je suis au secondaire», a-t-il confié, visiblement excité de pouvoir aider son équipe d’une autre façon.