L’ancien demi-défensif du Rouge et Or de l’Université Laval Daniel Fleury souhaite attirer l'attention du gouvernement pour encourager le retour des sports d'équipe dans un proche avenir. 
L’ancien demi-défensif du Rouge et Or de l’Université Laval Daniel Fleury souhaite attirer l'attention du gouvernement pour encourager le retour des sports d'équipe dans un proche avenir. 

Pour Daniel Fleury, le sport ne devrait pas être «illégal» chez les jeunes

En tenant un entraînement de baseball «illégal» mardi soir, l’ancien demi-défensif du Rouge et Or de l’Université Laval Daniel Fleury savait qu’il attirerait l’attention.

S’il n’a pas l’intention de récidiver, l’athlète et entraîneur aimerait cependant discuter avec la ministre des Sports Isabelle Charest pour espérer la convaincre de permettre aux moins de 18 ans de pratiquer des sports d’équipe malgré la pandémie de COVID-19.

«Moi, quand j’étais jeune, je crois que je serais sorti par la fenêtre de ma chambre pour aller au terrain. Moi et mon groupe d’amis, on aurait été intenables, on n’aurait pas pu vivre dans ça», avoue au Soleil le père de famille qui entraînait l’équipe de baseball de son fils il y a quelques années.

Médecins favorables

C’est un peu pour ça, et en entendant différents médecins comme la Dr Suzanne Vaillancourt, le Dr Mathieu Bernier et la Dr Marie-Claude Roy prêcher pour un déconfinement plus rapide des jeunes qu’il a eu l’idée de tenir un entraînement «illégal». 

«J’ai joué carte blanche avec les parents. J’ai offert à 10 familles de tenir un entraînement de baseball avec leurs enfants, que j’avais déjà entraînés par le passé. Ils savaient que c’était “illégal” et que la police pouvait débarquer», poursuit-il, ajoutant que personne ne lui a dit non.

Et même s’il trouve un peu bizarre l’idée de ne pas se toucher en faisant du sport, Daniel Fleury a tenu son entraînement d’une heure trente en respectant la règle des 2 m de distanciation. 


« Et pourtant, un peu plus tôt, j’avais vu à l’école primaire à côté un groupe de jeunes plus nombreux que les miens qui jouaient sans se tenir à 2 m l’un de l’autre. »
Daniel Fleury

Tout s’est bien déroulé, les forces de l’ordre ne sont pas venues mettre un terme à son entraînement et, surtout, les jeunes étaient contents. «Il y avait des sourires et du monde heureux», poursuit Daniel Fleury, qui n’a cependant pas l’intention de récidiver.

Un mouvement

«Je voulais seulement attirer l’attention avec cet entraînement “illégal” et ça a réussi. Je ne le referai pas car je ne veux pas encourager les gens à être dans l’illégalité. Je voudrais quand même que le mouvement «Laissez-les jouer» se poursuive», déclare Daniel Fleury.

Il aimerait ainsi rencontrer la ministre des Sports, Isabelle Charest, le directeur de la santé publique Horacio Arruda ou le premier ministre François Legault pour les sensibiliser à sa cause.

«Beaucoup de médecins et de pédiatres disent qu’on nuit aux jeunes en les isolant. Les moins de 18 ans n’ont pas de gros problèmes avec la COVID, de plus en plus de chiffres le prouvent. Je crois que le gouvernement pourrait réparer certaines erreurs en déconfinant les jeunes. Après avoir vu leurs sourires fendus jusqu’aux oreilles, je me dis que les laisser faire du sport aura bien plus d’effets bénéfiques que négatifs», indique Fleury en terminant.