À leur première saison dans la Ligue nationale de hockey, les Golden Knights de Las Vegas, dont Deryk Engelland, Brayden McNabb et Nate Schmidt, participeront aux séries éliminatoires.

Portrait des affrontements dans l’Ouest

Comme la saison dernière, les deux sections de l’Association Ouest seront représentées à parts égales avec quatre équipes qualifiées chacune. Six des huit clubs admis ont récolté au moins 100 points.

Trois formations qui ont connu des vacances hâtives il y a un an seront de la grande valse printanière, incluant les Kings de Los Angeles, champions en 2012 et en 2014. Les deux autres sont les Jets de Winnipeg et l’Avalanche du Colorado, après respectivement deux et trois ans d’absence.

Dernière équipe admise il y a un an, les Predators de Nashville ont été les premiers à mériter leur billet pour les séries éliminatoires, le 16 mars, et ont gagné le Trophée des présidents. Dix jours plus tard, les Golden Knights de Vegas les imitaient, couronnant une saison inaugurale historique.

Predators c. Avalanche

À la suite de sa victoire contre les Blues de St. Louis lors d’un duel sans lendemain samedi, l’Avalanche a réalisé un exploit remarquable en obtenant son billet pour les séries éliminatoires, après ses déboires de 2016-2017. La troupe de Jared Bednar a amassé 95 points, presque le double de sa récolte de 48 points il y a un an. Toutefois, seulement 37 de ces points ont été acquis à l’étranger. Ça ne peut être de bon augure face à une formation qui a gagné 28 de ses 41 matchs devant ses partisans et contre laquelle elle a perdu ses dix derniers matchs, dont neuf en temps réglementaire. Nathan MacKinnon et Mikko Rantanen sont deux des meilleurs attaquants de moins de 23 ans dans la LNH, mais un seul autre joueur de l’Avalanche a atteint le plateau des 60 points. Face au vétéran Pekka Rinne, à une brigade défensive mobile et une équipe aguerrie, l’Avalanche risque de manquer de munitions et d’expérience.

Jets c. Wild

Menés par leur capitaine Blake Wheeler, Patrik Laine, Nikolaj Ehlers et Mark Scheifele, les Jets comptent sur la meilleure attaque dans l’Ouest. Surtout, ils ont formé la meilleure équipe dans la LNH au cours du dernier quart de la saison (16-4-1). Ils ont complété le calendrier avec un dossier de 11-1-0 et ont gagné leurs neuf dernières rencontres à domicile. L’attaque du Wild n’a pas le même mordant que celle des Jets, malgré la présence d’Eric Staal, qui n’avait pas été aussi productif depuis la saison 2010-2011. Par ailleurs, le Wild devra se passer de Ryan Suter, son pilier défensif, victime d’une fracture à la cheville droite le 31 mars. L’entraîneur-chef Bruce Boudreau pourrait toutefois revoir le défenseur Jared Spurgeon, au rancart depuis la mi-mars (cuisse). Quoi qu’il en soit, le gardien Devan Dubnyk devra être à son meilleur devant le filet du Wild, face à Connor Hellebuyck, vainqueur à ses neuf dernières sorties.

Golden Knights c. Kings

Assurés du premier rang de leur section depuis le 31 mars, les hommes de Gerard Gallant ne sont peut-être pas tombés sur l’adversaire idéal pour leur baptême des séries éliminatoires de la LNH. Les Golden Knights, qui ont perdu 11 de leurs 21 derniers matchs, ne comptent que sur trois joueurs — le gardien Marc-André Fleury (115) et les attaquants James Neal (80) et David Perron (42) — possédant au moins 40 matchs d’expérience en séries. William Karlsson et Jonathan Marchessault, leurs deux meilleurs marqueurs, n’en ont joué que cinq et sept respectivement. Ce n’est certainement pas ce qui manque chez les Kings, qui pourront s’appuyer sur plusieurs vétérans des triomphes de 2012 et de 2014. La liste inclut Anze Kopitar, un aspirant au trophée Hart, Dustin Brown, le candidat de l’équipe au trophée Bill-Masterton, Jeff Carter, le défenseur Drew Doughty et le gardien Jonathan Quick, qui gagnera le trophéeJennings à titre de gardien de l’équipe ayant alloué le moins de buts.

Ducks c. Sharks

Les Ducks amorceront les hostilités à domicile après avoir conclu la saison avec cinq victoires d’affilée et 10 gains à leurs 12 dernières sorties. Forts d’une séquence de 11 victoires en 13 matchs en mars, on a cru que les Sharks pourraient rattraper les Golden Knights de Vegas au sommet de la section Pacifique. Ils ont cependant terminé la campagne avec une seule victoire en six parties. De toutes les formations qualifiées dans les séries, les Ducks ont été les moins productifs en attaque (235 buts), et seuls Rickard Rakell et Ryan Getzlaf, qui demeure fort efficace, ont amassé au moins 50 points. Chez les Sharks, le défenseur Brent Burns a été le leader offensif, mais son ratio défensif de moins - 6 laisse perplexe. Joe Pavelski et Logan Couture ont connu de bonnes saisons, mais le vétéran Joe Thornton, qui a raté les 35 derniers matchs, est un cas douteux en vue du premier match. La série pourrait être longue — certains matchs aussi — et les gardiens John Gibson — s’il est remis de sa blessure —, pour les Ducks, et Martin Jones, chez les Sharks, auront un grand mot à dire sur le dénouement de la série.