Barack Obama, grand amateur de basket, a rendu un hommage appuyé : «Kobe était une légende sur les parquets et commençait à l'être dans ce qui aurait été un second acte tout aussi fort».

Pluie d'hommages après la mort de Kobe Bryant

LOS ANGELES — La mort de l'ancienne vedette de la NBA Kobe Bryant dimanche dans un accident d'hélicoptère a bouleversé le monde du basket, aux États-Unis comme à l'étranger. Les plus grands sportifs ont tenu à rendre hommage à celui qui fut leur adversaire, leur mentor, leur inspiration ou leur bourreau sur les parquets.

«J'ai le cœur brisé par cette nouvelle. Tu étais une vraie légende et un ami. Repose en paix Kobe Bryant, mes pensées et mes prières vont vers sa femme et ses enfants #légende #mamba #goat", a réagi sur Twitter Tony Parker, qui a affronté Bryant avec San Antonio pendant une quinzaine d'années, notamment au cours d'haletantes séries de l'Ouest.

L'Espagnol Pau Gasol, qui a gagné deux titres NBA avec Kobe sous le maillot des Lakers s'est dit «pire que dévasté». «Mon grand frère... Je ne peux juste pas y croire».

Magic Johnson, un des plus grands joueurs de l’histoire de la NBA, a qualifié Kobe Bryant de «plus grand Laker de tous les temps», un titre qu’il pourrait pourtant facilement revendiquer.

«Je n’ai pas de mots pour exprimer ma douleur», a tweeté Shaquille O’Neal, coéquipier et meilleur ennemi de Bryant à Los Angeles au début des années 2000. «JE SUIS MALADE», a-t-il insisté.

«RIP LA LÉGENDE»

«Je ne sais même pas où commencer. J'ai commencé à jouer au basket grâce à KOBE en regardant les finales de 2010. Je n'avais jamais joué au basket avant ça, et ces finales ont changé ma vie. JE VOULAIS ETRE COMME KOBE. Je suis TELLEMENT TRISTE là! RIP LA LEGENDE», a de son côté réagi Joel Embiid, la vedette camerounaise de Philadelphie, la ville de naissance de Kobe.

«Je suis dévasté. Les mots ne peuvent même pas le décrire. Ce jour est juste incroyablement triste et tragique», a commenté la légende des Bulls de Chicago Scottie Pippen, qui, aux côtés de Michael Jordan, a dominé la NBA dans les années 90 avant l'avènement de Bryant.

La jeune vedette des Hawks d'Atlanta Trae Young, représentant de cette nouvelle génération qui n'a pas affronté le «Black Mamba», mais a grandi en l'admirant a remercié la star des Lakers : «Toutes les leçons, tous les conseils. Tous les mots que tu m'as adressés... Ça restera avec moi à jamais».

«Tu nous manques déjà mon frère. Repose en paix», a déclaré la vedette du football Tom Brady, un des plus grands sportifs de l'histoire du sport américain.

Hommages vibrants

Lors des rencontres NBA disputées dans l'après-midi de dimanche, plusieurs hommages vibrants lui ont été rendus.

Sous les applaudissements du public de San Antonio, les joueurs des Raptors de Toronto ont ainsi laissé s'écouler les 24 secondes de leur première possession du match, en hommage au numéro 24 porté par Bryant.

L'impact de cette tragédie s'est fait ressentir partout aux États-Unis, la nouvelle faisant la une des sites internet et passant en boucle sur les télévisions.

Le président Donald Trump a ainsi réagi en évoquant «une terrible nouvelle». Lors d'un rassemblement de campagne dans l'Iowa, l'ancien vice-président démocrate Joe Biden a également rendu hommage à l'ancien arrière des Lakers. «Cela vous fait réaliser que chaque jour doit compter».

Son précédecesseur à la Maison-Blanche, Barack Obama, grand amateur de basket, lui a rendu un hommage appuyé : «Kobe était une légende sur les parquets et commençait à l'être dans ce qui aurait été un second acte tout aussi fort».

Le monde de la musique et du cinéma, que Kobe a côtoyé pendant ses 20 années en Californie, a également fait part de sa tristesse.

La légende du rap Snoop Dogg, figure quasi-tutélaire de la ville de Los Angeles et immense fan des Lakers devant l'Éternel, a expliqué avoir «le cœur brisé».

«Le monde a perdu un géant aujourd'hui. Repose en paix Kobe Bryant», a déclaré la vedette du rap et de la pop Pharrell Williams.

Une pluie d'hommages qui devrait se continuer pendant la soirée lors de la cérémonie des Grammys au Staples Center de Los Angeles, terrain des exploits du «Black Mamba» pendant deux décennies.