La nageuse canadienne Taylor Ruck ramènera huit médailles d'Australie dans ses bagages.

Pluie de médailles pour Taylor Ruck

GOLD COAST — La jeune nageuse canadienne Taylor Ruck a décroché une huitième médaille dans la piscine des Jeux du Commonwealth et son nom sera maintenant gravé dans le grand livre d’histoire de l’événement.

L’athlète de 17 ans a participé à la conquête de la médaille d’argent du relais quatre nages, mardi en Australie, pour rejoindre son compatriote Ralph Tutton (1966) et les nageuses australiennes Susie O’Neill (1996) et Emily Seebohm (2010) comme détentrice du plus grand nombre de médailles pour une seule édition des Jeux.

«Pas même dans mes rêves les plus fous», a avoué Ruck lorsqu’on lui a demandé si elle s’attendait à de tels succès, elle qui a collectionné une médaille d’or, cinq d’argent et deux de bronze à Gold Coast.

Ruck a amélioré le record canadien chez les nageuses qui était détenu par Elaine Tanner (quatre médailles d’or et trois d’argent) en 1966 à Kingston, en Jamaïque. «Je suis tellement honorée d’avoir été capable de remporter autant de médailles. Ces Jeux ont été très amusants, et je suis tellement contente de les avoir terminés avec ces filles à mes côtés.»

L’Australie a encore une fois dominé dans la piscine avec 73 médailles (28 d’or, 21 d’argent et 24 bronze). Le Canada en a remporté 20 (3-10-7), dont cinq en paranatation. John Atkinson, le directeur haute performance à Natation Canada, a précisé que les prévisions à l’interne se situaient entre 14 et 18 médailles. Ruck a contribué à hausser ce total.

Penny Oleksiak, la grande vedette des Jeux de Rio, a été limitée à trois médailles et quelques déceptions. La Torontoise de 17 ans a mis la main sur trois médailles d’argent aux relais, mais elle ne s’est pas démarquée dans ses épreuves individuelles (quatrième aux 50 et 100 mètres papillon, cinquième au 100 m libre et septième au 200m libre).

Semenya domine... et continue de faire jaser

Sur la piste d’athlétisme, Caster Semenya a survolé le 1500 m, une domination sur la piste qui continue d’être accompagnée de controverses en raison de son hyper-androgénie, sécrétant naturellement trop de testostérone.

Âgée de 27 ans, l’athlète sud-africaine a déposé sans être inquiétée ses adversaires dans le dernier tour pour l’emporter en 4:00,71 devant la Kényane Beatrice Chepkoech (à 2,38) et la Galloise Melissa Courtney (à 2 ,73). Elle améliore du même coup de 1,10 seconde le record d’Afrique du Sud établi en 1984 par sa glorieuse devancière Zola Budd, la coureuse aux pieds nus, et remporte ainsi sa première médaille aux Jeux du Commonwealth après ses titres mondiaux et olympiques sur le 800 m.

La Sud-Africaine Caster Semenya, toujours suivie par la controverse concernant son hyper-androgénie, a dominé le 1500 m.

«Je veux que tout le monde sache que les athlètes sud-africains sont là pour rester, je suis fière d’être Sud-Africaine. Nous sommes une grande nation et nous voulons le montrer au monde», a-t-elle déclaré.

La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) estime que les athlètes «hyper-androgènes», qui sécrètent naturellement trop de testostérone, une hormone mâle aussi utilisée comme produit dopant, sont favorisées. L’IAAF, qui a fourni des preuves scientifiques à l’appui de sa demande, souhaite donc que ces femmes suivent des traitements pour avoir le droit de participer aux compétitions.

Un temps suspendue, Semenya a ensuite été obligée de prendre des médicaments pour réduire son taux de testostérone. Ce règlement a été suspendu il y a deux ans par le TAS, saisi par une autre athlète hyper-androgène, l’Indienne Dutee Chand. Début janvier, le TAS a suspendu pour six mois de plus ce règlement.