Les Predators, qui ont complètement dominé les Ducks mardi, peuvent compter sur de bruyants partisans dans un des amphithéâtres les plus intimidants des 20 dernières années dans la LNH.

Plein les bras et les oreilles à Nashville

Les séries peuvent être épuisantes. Avoir joué quatre matchs en sept jours commence d'ailleurs à déranger les Ducks sur le plan physique. Et affronter les Predators de Nashville dans un des amphithéâtres les plus intimidants de la LNH lors des 20 dernières années n'aide en rien la cause d'Anaheim.
L'entraîneur-chef Randy Carlyle a mentionné mercredi que ses hommes avaient manqué d'énergie après avoir pris les devants 1-0 lors de la deuxième période du troisième duel de la finale de l'Ouest, mardi. Les Predators ont inscrit deux buts au troisième vingt, sans compter les deux qui ont été refusés, pour prendre les devants 2-1 dans la série.
Carlyle a affirmé que ses Ducks ont manqué d'émotion et il a donné du crédit aux Predators, qui leur ont fait la vie dure. Il faut toutefois noter que sa troupe a amorcé cette série moins de 48 heures après avoir éliminé les Oilers d'Edmonton lors de la septième partie.
«Tu prends du recul et tu te dis qu'il y a une semaine, tu disputais un septième match et tu luttais pour ta survie», a observé Carlyle. «Ça nous permet de mieux comprendre cet épuisement de la part de nos joueurs.»
Ensuite, il y a le défi de se mesurer aux Predators à leur domicile, où ils ont remporté leurs 10 dernières rencontres éliminatoires. Ils ont commencé cette séquence contre ces mêmes Ducks, l'année dernière. 
Il s'agit de la plus longue séquence de la sorte dans la LNH depuis celle des Red Wings de Detroit en 1997-1998. L'année précédente, l'Avalanche du Colorado avait montré un dossier de 11-0 à domicile. Nashville est la 10e équipe à gagner 10 matchs éliminatoires de suite sur sa patinoire depuis que la LNH a procédé à une expansion, en 1967. Seulement 15 équipes peuvent se vanter d'avoir réalisé ce haut fait d'armes depuis la création de la LNH.
Partisans «incroyables»
Le quatrième match de la série aura lieu jeudi soir. Ce sera une autre belle occasion pour les partisans des Predators d'être de plus en plus bruyants. Ils reçoivent d'ailleurs beaucoup d'attention et de respect à travers la LNH.
«J'ai joué dans plusieurs endroits bruyants, mais rien comme ici», a affirmé l'attaquant James Neal. «Les partisans sont incroyables. C'est une ville spéciale où jouer et plus nous avançons en séries, plus c'est bruyant.»
Les Predators ont bien répondu, dominant les Ducks au chapitre des tirs au but lors de chaque duel. À un certain point mardi, ils ont même dominé leurs adversaires 21-1. 
Pour ajouter aux malheurs des Ducks, les Predators les ont également dominés 32-24 au chapitre des mises en échec. Austin Watson a mené la charge avec sept mises en échec et c'est une facette importante dans le style de jeu instauré par Laviolette.
«Nous voulons imposer le rythme et nous voulons les attaquer dans les trois zones, en unité de cinq joueurs. Nous voulons que ça soit compliqué de jouer contre nous», a conclu le défenseur P.K. Subban.