Place aux nouvelles vedettes de Québec au Jamboree [VIDÉO]

En l’absence des Mark McMorris et Maxence Parrot, les projecteurs seront braqués sur les nouvelles vedettes internationales de la ville de Québec aux Coupes du monde de Big Air qui ont lieu jusqu’à samedi à l’îlot Fleurie. La planchiste Laurie Blouin, qui a remporté l’or au Big Air lors des derniers Xgames et l’argent aux Olympiques de PyeongChang, et le skieur Alex Beaulieu-Marchand, médaillé de bronze à PyeongChang et qui a réalisé un triplé historique aux XGames avec un podium au Big Air, au slopestyle et en ski urbain, mèneront donc la charge cette année.

«On savait que Maxence ne pourrait pas être ici comme compétiteur cette année en raison des traitements pour sa maladie [il soigne un lymphome de Hodgkins], mais il devait être ici comme animateur. Malheureusement, il avait une activité prévue avec l’un de ses commanditaires en fin de semaine. C’est la même chose pour McMorris. Ces athlètes doivent faire de la représentation partout dans le monde», a expliqué Chantal Lachance, vice-présidente au marketing et aux opérations du promoteur Gestev, en conférence de presse mercredi.

Pour elle cependant, avoir sur place deux athlètes locaux comme Blouin et Beaulieu-Marchand au terme de saisons exceptionnelles vient compenser largement pour ces absences. «On parle des meilleurs athlètes de la région de Québec qui se sont distingués à l’international. En fait, Laurie et Alex, on peut dire qu’ils ont grandi avec nous puisque nous organisons des compétitions depuis 28 ans», poursuit-elle. D’ailleurs, Chantal Lachance a rappelé que Laurie Blouin avait été en quelque sorte l’une des pionnières du Big Air féminin.

«En 2015, la Fédération internationale de ski [FIS] voulait amener cette discipline aux Olympiques et devait donc ouvrir les compétitions aux femmes. Ils nous ont donc proposé d’ouvrir notre compétition de Big Air aux femmes sur invitation et c’est ce que nous avons fait. Laurie a ainsi été une des premières femmes à participer aux épreuves de Big Air», résume-t-elle.

Jusqu’à l’or

On peut dire qu’il a tombé beaucoup de neige depuis cette époque puisque Blouin est maintenant la médaillée d’or en titre du Big Air aux XGames. «D’habitude, ça va mieux en slopestyle qu’en Big Air, mais cette année, ça a été le contraire. Je ne sais pas pourquoi, je ne me suis pas entraînée différemment», a-t-elle déclaré en point de presse.

À ses premiers XGames, la jeune femme de 22 ans savait qu’elle avait des chances de réaliser un podium. «Je ne me mettais pas de pression, mais j’étais vraiment contente de ramener une médaille, surtout l’or. C’est gros!», poursuit-elle, ajoutant qu’elle n’a pas encore commencé à penser au prochain cycle olympique. «En snowboard, nous avons nos “tours” et nos championnats du monde et on commence généralement à penser aux Olympiques deux ans avant les Jeux.»

Pour l’athlète de Stoneham, rien de mieux que de terminer sa saison à Québec, devant sa famille et ses amis. «C’est vraiment agréable qu’ils aient la chance de me voir live car normalement, ils doivent me suivre via Internet. De plus, ici, on n’a peut-être pas le plus gros saut, mais c’est vraiment un des plus beaux sauts sur échafaudage. Mon objectif est d’atterrir mes sauts. Si j’atteins la finale, j’ai mon plan également.»

Défi plus grand

Pour Beaulieu-Marchand, qui n’a jamais atteint la finale du Big Air à Québec, le défi est un peu plus grand. «Moi, je me prépare toujours de la même manière. Ce qui change, c’est qu’il y a plus de caméras et de journalistes autour de moi ici. Mais je n’ai pas d’attentes plus élevées que pour les autres compétitions», analyse celui qui avoue avoir connu la meilleure saison de sa carrière.

«Oui, je pense que je fais le meilleur ski de ma vie. Enfin, mon corps est en forme et je n’ai pas de blessure. Je suis aussi à la bonne place mentalement», poursuit-il. Même s’il avoue être plus à l’aise en slopestyle, celui qui est surnommé ABM ajoute que son audace au Big Air lui a probablement rapporté gros cette année.

«J’ai essayé beaucoup de manœuvres que je m’avais jamais faites au Big Air, entre autres de nouveaux grabs et je pense que ça a été payant. Je suis toujours plus à l’aise en slopestyle, car il y a beaucoup de modules alors que le Big Air, c’est juste un saut», conclut-il.