Vainqueur à Québec en 2012 et en 2014, puis à Montréal en 2014, Simon Gerrans (Orica-Scott) aidera ses coéquipiers suisses Michael Albasini et Daryl Impey à bien se positionner en vue d'une victoire.

Place aux cyclistes au GP de Québec!

Les premiers coureurs des Grands Prix de Québec et de Montréal sont arrivés dans la capitale en milieu d'après-midi, mardi. Tous, sans exception, croient aux chances de podium de leurs équipes, dans l'une ou l'autre des deux villes québécoises, vendredi et dimanche.
Pointant au deuxième rang du classement de l'UCI WorldTour, le Néerlandais Tom Dumoulin espère faire encore mieux qu'en 2014, alors qu'il avait été coiffé dans la dernière montée de l'épreuve de Québec par l'Australien Simon Gerrans. Chose certaine, le champion en titre du Giro d'Italie s'y est bien préparé!
«Je pense que je suis en bonne condition. On n'est jamais totalement certain, mais j'ai travaillé fort dans un camp en altitude pour me préparer pour ces courses et le championnat du monde, alors ça devrait bien aller», a laissé entendre le coureur de 26 ans, à sa descente d'avion, à l'Aéroport international Jean-Lesage.
Dans la capitale, son équipe, Team Sunweb, travaillera en fonction du puncheur du groupe, l'Australien Michael Matthews. «Nous avons différentes options. À Québec, Michael Matthews est définitivement notre homme. À Montréal, on pourra jouer différentes cartes. Mais à Québec, tout peut arriver. C'est une course difficile avec un parcours complexe. Notre tactique sera de travailler pour Michael», a-t-il révélé.
Vainqueur à Québec en 2012 et en 2014, puis à Montréal en 2014, Simon Gerrans (Orica-Scott) aidera cette fois ses coéquipiers suisses Michael Albasini et Daryl Impey à bien se positionner en vue d'une victoire.
«J'aime bien ce rôle. Les gars de l'équipe m'ont supporté dans les années passées, et même quand je suis venu ici la dernière fois, alors j'aime bien faire la même chose pour eux», a-t-il soutenu, en français.
Le vétéran de 37 ans se dit donc prêt à livrer des bonnes performances au Québec, où il est «toujours motivé» de courir, depuis son doublé de 2014.
«La condition physique est bien, mais ce n'est pas aussi bien qu'en 2014. Je me sens quand même bien et on a une super équipe ici, alors on a plusieurs options. On a des gars aussi qui ont été sur le Tour de France et qui sont en super forme. À mon avis, on peut espérer», a-t-il raconté.
De grandes ambitions
Troisième à Montréal en 2014, le Français Tony Gallopin (Lotto Soudal), fort d'une deuxième place à la Classique de Saint-Sébastien en juillet, nourrit lui aussi de grandes ambitions à Québec, une ville qu'il aime bien, mais surtout à Mont­réal, dont il préfère le circuit.
«L'objectif, c'est de gagner. On a une équipe très compétitive. [...] C'est sûr qu'au moment d'arriver au sprint, contre des Sagan, Matthews, Van Avermaet, c'est plus compliqué, mais on a prouvé par le passé qu'on pouvait faire de bons résultats. Si la course est difficile comme c'est souvent le cas, je pense qu'il y a possibilité d'aller chercher une victoire. Mais dans le sprint, ce ne sera pas la meilleure solution...»
Son coéquipier Tim Wellens, vainqueur de l'épreuve de Mont­réal en 2015, se dit quant à lui prêt à faire face à toutes éventualités, même la pluie, qui l'avantage. «Pour moi, ce n'est pas mauvais. Ça ne me dérange vraiment pas s'il pleut. Ça m'arrange. Sur la météo, on ne peut rien y changer. Donc il faut prendre comme ça vient», a-t-il philosophé.
Le Belge de 26 ans garde un souvenir précieux de sa victoire d'il y a deux ans, qui a en quelque sorte changé la perception du monde du vélo à son égard.
«C'est ma première et toujours ma seule victoire dans une course d'un jour sur le WorldTour, donc j'espère qu'il y en aura d'autres qui vont venir. Mais c'est un très bon souvenir. Dans ma carrière, ç'a été important pour montrer que je peux gagner des courses comme celles-là», a-t-il expliqué.
Des épreuves devenues «monuments», selon Arsenault
Il est temps de penser à bonifier la formule, estime l'organisateur Serge Arsenault.
Maintenant que les Grands Prix de Québec et de Montréal sont devenus des incontournables dans le calendrier de l'UCI WorldTour, il est temps de penser à bonifier la formule, estime l'organisateur Serge Arsenault.
Avec un plateau constitué de 18 équipes de l'UCI WorldTour et de deux équipes invitées (l'Israël Cycing Academy et l'équipe nationale du Canada), les GP de Québec et Montréal ont, en moins de huit ans, remporté leur pari de faire traverser l'Atlantique à la crème du cyclisme international.
En 2017, c'est un total de 160 coureurs originaires de 30 pays qui s'amènent à Québec et à Montréal, où des bourses de 94 000 euros (environ 140 000 $) seront à l'enjeu.
«Ce seront des grands prix extraordinaires, parce que dans ma tête à moi, et dans la tête des coureurs, Québec et Montréal sont devenus des monuments. Et pour les grands qui ont les qualités physiques et mentales pour triompher de ces deux parcours très difficiles, c'est devenu des rendez-vous importants, voire presque obligatoires», a soutenu le grand manitou de l'événement, citant les Sagan, Van Avermaet et Uràn.
Avec des ententes venant bientôt à échéance avec les villes de Québec (2018) et de Montréal (2019), Arsenault croit qu'il est temps pour les différentes parties d'entamer les discussions sur le futur de la compétition cycliste organisée au coût de 6 millions $.
«Il y a sept années d'étude et il y a sept années de rendement des grands prix. Et à date, moi, ma demande à M. Labeaume et à Québec, c'est : "Qu'est-ce qu'on veut?" Les grands prix, ça, c'est fait. Est-ce qu'on additionne des choses? Est-ce qu'il y aurait des souhaits de la part de la population?» s'est-il questionné.
Se disant prêt à faire évoluer la formule, le président des GP cyclistes de Québec et de Montréal n'est toutefois pas prêt à en revoir les parcours.
«C'est comme un parcours de Formule 1 ou les pistes en descente. On ne changera pas Kitzbühel. Non. On a deux parcours magnifiques. Maintenant, il va y avoir des additions, sûrement. Parce qu'on ne peut pas rester toujours en statu quo avec ces deux courses-là», a-t-il laissé entendre.
Peut-on imaginer des antennes à Ottawa ou Toronto? «Jamais», tranche toutefois Arsenault, qui n'exclut cependant pas le marché américain (Boston et New York ont déjà été évoqués).