Zlatan Ibrahimovic a pris le temps de prendre des photos avec des amateurs au terme de la conférence de presse.

Place au show «Ibra» à Los Angeles

CARSON — Zlatan Ibrahimovic n’a pas encore joué avec le Galaxy de Los Angeles, mais il a déjà réussi ses débuts lors de sa présentation officielle vendredi, avec des déclarations-chocs et une confiance en soi frôlant l’arrogance complètement assumée.

À 36 ans, «Ibra» connaît la musique, sur le terrain et en dehors. Alors qu’il va découvrir son septième championnat, le colosse suédois sait ce que la presse attend de lui et a distillé les bons mots lors de sa première conférence de presse.

À ceux qui s’inquiétaient de son âge, il s’est présenté comme le «Benjamin Button» du football, le personnage incarné par l’acteur Brad Pitt qui naît vieux et meurt jeune. «Le lion est affamé», a insisté le nouveau no 9 du Galaxy en référence à son surnom. «Je ne suis pas arrogant, j’ai simplement confiance en moi», a ajouté l’attaquant, tout sourire.

Malgré sa grave blessure à un genou datant d’avril 2017 — «Une blessure que personne n’avait jamais eue, seul un lion pouvait se blesser comme ça», a-t-il assuré — et seulement sept matchs disputés cette saison avec Manchester United, «Ibra» ne doute pas une seconde qu’il va faire trembler les filets de MLS et s’imposer.

«J’ai joué dans les meilleurs clubs du monde avec les meilleurs joueurs du monde, je sais ce que je dois faire pour bien jouer et gagner, j’ai juste besoin de disputer des matchs pour retrouver le rythme de la compétition.»

Alors qu’on lui décrit un championnat éprouvant physiquement avec de longs voyages en avion et des matchs se disputant parfois sur des terrains en synthétique, Ibrahimovic a aussitôt rappelé son palmarès. «J’ai marqué dans ma carrière plus de 500 buts, plus que beaucoup de joueurs ont joué de matchs, je connais le football, je sais ce que je peux encore apporter, je suis toujours moi.»

Il espère jouer son premier match dès samedi, contre le rival local, le Los Angeles FC. «J’ai tellement d’adrénaline en moi : si l’entraîneur a besoin de moi pour tout le match, je serai là; s’il a besoin de moi pour une minute, je serai là pour une minute.»

L’entraîneur Sigi Schmid sait manifestement à quoi s’attendre. «On parle de Zlatan Ibrahimovic là, on ne parle pas d’un être humain normal ou d’un mortel», a-t-il déclaré.