Auteur de 17 buts, l’an passé, Pierrick Dubé veut poursuivre sa progression offensive, sans toutefois se fixer des objectifs précis. Pendant le présent camp, le numéro 72 formait un trio en compagnie du vétéran de 20 ans Félix Bibeau et de la recrue de 16 ans James Malatesta.

Pierrick Dubé prêt à assumer ses responsabilités chez les Remparts

À 18 ans, Pierrick Dubé devrait être l’un des piliers de l’attaque des Remparts. Et le plus français des joueurs québécois de l’équipe est prêt à assumer les responsabilités qui viennent avec son expérience.

Auteur de 17 buts, l’an passé, Dubé veut poursuivre sa progression offensive, sans toutefois se fixer des objectifs précis.

«Chaque année, je veux faire mieux que la saison précédente. Mais avant les chiffres, c’est l’attitude qui compte. Je veux jouer comme je peux le faire, et comme ça, de bonnes choses vont arriver», disait le choix de première ronde (18e) en 2017.

À sa première campagne, Dubé n’avait pas vu beaucoup d’action comme joueur de 16 ans. La confiance fragile, il a connu un lent départ à sa deuxième saison avant de connaître une meilleure seconde moitié de calendrier, où il s’est retrouvé à l’aile de Philipp Kurashev, alors meilleur attaquant des Remparts. Pendant le présent camp, le numéro 72 formait un trio en compagnie du vétéran de 20 ans Félix Bibeau et de la recrue de 16 ans James Malatesta.

«Je ne veux pas mettre de pression sur “Dubbie”, je veux qu’il continue à progresser comme il l’a fait en deuxième moitié de saison en nous forçant la main pour le faire jouer avec Kurashev. Je pense que sa saison à 17 ans fut profitable pour lui et j’ai confiance qu’il en connaisse une bonne», indiquait Patrick Roy.

Voir les choses dans leur ensemble

Le principal intéressé, dont la mère vit en France et le père à Sept-Îles, était bien d’accord avec son entraîneur-chef. Mais à l’approche du premier match de la saison, il préférait voir les choses dans leur ensemble au lieu de se concentrer sur lui-même.

«Nous avons une équipe jeune, mais on a du talent, et je pense qu’on va être capable de causes des surprises. On veut rendre nos partisans fiers de leur club, on veut avoir du monde à nos matchs et ça va nous prendre de bonnes performances, mais tout passe d’abord par le travail à l’entraînement», disait celui qui veut aussi mettre ses deux années d’expérience au service de ses jeunes coéquipiers qui font leurs premiers pas dans la LHJMQ. 

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FÉLIX BIBEAU SERA LE CAPITAINE

Un voyage entre Long Island et Québec, voilà tout ce qui sépare Félix Bibeau d’un titre de capitaine chez les Remparts de Québec. L’entraîneur-chef Patrick Roy a confirmé, mardi, que le vétéran de 20 ans porterait la lettre emblématique s’il devait revenir en ville.

Mais le Diable rouge en chef patientera encore un peu avant de confirmer officiellement son choix puisque l’ancien attaquant des Huskies de Rouyn-Noranda tente présentement de faire sa niche au sein de l’organisation des Islanders de New York, qui en avaient faire leur choix de sixième ronde au plus récent repêchage de la LNH.

«Si j’avais une décision à prendre, demain matin, je le nommerais capitaine. Mais on va attendre qu’il revienne avant de prendre des décisions officielles», confiait Roy, mardi, en marge de l’entraînement quotidien au Pavillon de la jeunesse.

Pour l’heure, Bibeau tente de convaincre les Islanders de lui consentir une promotion dans le hockey professionnel. Et Roy ne cherche pas à savoir s’il pourra ou non compter sur les services de l’auteur de 69 points en 63 matchs, la saison dernière.

«Je n’ai pas eu de nouvelles et je ne cherche pas à en avoir non plus. Il a fait un beau cheminement, l’an passé, et il mérite ce qui lui arrive», notait Roy.

Les Remparts avaient obtenu les services à venir de Bibeau dans une transaction ayant envoyé Louis-Filip Côté à Rouyn-Noranda, en janvier dernier. Bibeau était le joueur à être nommé plus tard dans cet échange.

«Lorsqu’on a fait la transaction, c’était sûr à 100 % qu’il jouerait comme 20 ans dans la Ligue, mais avec sa fin de saison, les séries et la Coupe Memorial, il mérite de vivre cette expérience. Pour l’instant, je ne pense pas que les Islanders ont besoin d’entendre parler de moi. Ça arrivera quand ça arrivera et ce sera la décision de Lou Lamoriello et des Islanders», ajoutait celui qui porte aussi le titre de directeur général des Remparts.

Et si Bibeau ne revenait pas, les Remparts se retrouveraient-ils les mains vides?

«Nous avons une compensation prévue qui n’a pas été écrite à la Ligue au moment de l’échange, mais il y en a une», disait Roy, sans dévoiler le contenu de celle-ci.

Coxhead et Kielb

Si le possible successeur d’Étienne Verrette comme capitaine de l’équipe est identifié, on connaît aussi l’identité de deux vétérans qui seront les adjoints de Bibeau lorsque ce dernier reviendra en ville. Il s’agit d’Andrew Coxhead et Darien Kielb.

«Coxhead aura une lettre sur son chandail, c’est sûr, tout comme Kielb. Les deux vont en avoir une, vendredi, pour notre premier match à Victoriaville, et on verra ensuite pour les autres», ajoutait Roy.

Avec 12 nouveaux venus, dont plusieurs joueurs de 16 et 17 ans, les vétérans auront un rôle important à jouer, cette saison, notamment dans les premiers mois.

«Ils doivent devenir des mentors pour les jeunes et les aider à s’adapter à la Ligue. Ils auront leur part de responsabilités en début de saison, mais j’ai confiance que nos jeunes ne donnent pas leur place et qu’ils vont compétitionner. On voit qu’on a du talent, à  partir d’aujourd’hui, on rentre dans un cycle qui risque d’être intéressant pour les Remparts.»  

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ROY SE SOUVIENT DE SON PREMIER MATCH

À quelques jours de l’ouverture de la saison 2019-2020, l’entraîneur-chef ne sentait pas encore sa jeune troupe trop nerveuse à l’approche du match de vendredi, contre les Tigres de Victoriaville. «Vendredi, c’est encore loin, mais ça va venir vite. On a hâte de se mesurer à un adversaire pour voir où l’on est rendu dans notre façon de jouer, pour voir les ajustements qu’on devra apporter. Il sera important d’apprendre, peu importe la situation. Et si la saison ne devait pas commencer comme on le souhaiterait, que l’on en profite pour devenir une meilleure équipe et que nos jeunes grandissent pour qu’un jour, on puisse atteindre les objectifs qu’on voudrait avoir.»

Roy se souvenait encore de son premier match dans la LHJMQ dans l’uniforme des Bisons de Granby. «C’était au Colisée, contre les Remparts, mon bon ami Claude Lefebvre avait marqué le premier but contre moi. Ne me demandez pas pour mon deuxième [match], par exemple, parce que je ne m’en souviens pas», racontait-il en riant.