James Piccoli (au centre) est devenu le premier Canadien à remporter le Tour de Beauce en 10 ans devant Daniel Whitehouse (à gauche) et Serghei Tvetcov.

Piccoli là pour défendre son titre au Tour de Beauce

Premier Québécois en 24 ans à remporter le Tour cycliste de Beauce, l’an passé, James Piccoli prend le départ à Saint-Georges mercredi matin avec la ferme intention de défendre son titre.

«La Beauce, c’est l’une de mes courses préférées. Ç’a été la première épreuve UCI de haut niveau à laquelle j’ai participé [en 2012], alors que je commençais à courir. Et l’année dernière, je l’ai gagnée, ce qui était incroyable! Je m’y sens comme à la maison», a expliqué le Montréalais de 27 ans, mardi, à la veille de la première des six étapes en cinq jours. 

Le 34e Tour de Beauce s’étirera jusqu’à dimanche, au fil d’étapes de longue distance, de montagne, contre-la-montre, arrivée en montée, critérium et circuit urbain. Les 112 cyclistes répartis en 17 équipes s’échineront en tout sur 635,6 km.

Piccoli était le premier Canadien en 10 ans à terminer avec le maillot jaune en Beauce, une décennie après son coéquipier d’alors au sein de la formation canadienne Svein Tuft, champion en 2008. L’increvable Tuft est d’ailleurs toujours en action, à 42 ans bien sonnés, mais pas au Tour de Beauce de 2019.


« La Beauce, c’est l’une de mes courses préférées [...]. Et l’année dernière, je l’ai gagnée, ce qui était incroyable! Je m’y sens comme à la maison »
James Piccoli

Sans Tuft, Piccoli compte sur une équipe Canada rajeunie. Il est le plus vieux du groupe de sept coureurs dirigés par le directeur sportif Kevin Field. Un seul de ses coéquipiers a plus de 22 ans, l’Ontarien Adam Jamieson, à 23.

Jamieson, Michael Foley et Derek Gee, trois coéquipiers de Piccoli, sont des pistards ayant fini quatrièmes au plus récent Championnat du monde de vélo sur piste à la poursuite par équipe, fin février.

«On a un bon groupe. On va tout faire pour défendre notre titre au classement général», assure le champion Piccoli. «C’est à moi de faire pour les jeunes ce que Svein a fait pour moi. Leur monter comment gérer la course, où se placer et quand», indique celui qui avait arraché les grands honneurs grâce à une victoire d’étape au critérium de Québec, le samedi, et une place dans l’échappée de tête dans l’ultime étape du dimanche, à travers les rues de Saint-Georges.

Piccoli était devenu le troisième champion en quatre ans à arracher la victoire lors de la dernière étape. Comme quoi en Beauce, rien n’est jamais joué d’avance.

Le Montréalais connaît en plus un printemps du tonnerre, avec son équipe pro. Il vient de gagner le Tour du Gila, au Nouveau-Mexique, après avoir pris le deuxième rang au Joe Martin Stage Race, en Arkansas, et au Tour de Taïwan. Ses coéquipiers ont bien fait au Grand Prix de Saguenay, cette fin de semaine, mais Piccoli était au mariage de sa sœur.

«Nous allons vraiment soutenir sa défense du titre», atteste le directeur sportif Field, qui souligne aussi tout le potentiel d’un Adam Roberge. Le Montréalais de 22 ans vient de prendre le sixième rang à Saguenay et la deuxième position au Tour du Gila. Roberge et Piccoli sont de plus coéquipiers au sein de l’équipe pro Elevate-KHS.

Pier-André Côté (Rally-UHC), de Saint-Henri-de-Lévis, sera également à surveiller, lui qui a raflé trois des quatre étapes du GP de Saguenay et deux étapes en Beauce l’an passé.

Le gagnant du classement général à Saguenay, le Québécois Nickolas Zukowsky (Floyd’s), fait pour sa part équipe avec Serghei Tvetcov. Troisième en 2018 après avoir porté le maillot jaune jusqu’à la dernière étape, le Roumain voudra prendre sa revanche.

Tout comme Piccoli, le Letton Andzs Flaksis (Arapahoe-Hincapie-BMC) et l’Américain Gregory Daniel (DC Bank), vainqueurs en 2017 et en 2016, seront à la recherche d’un deuxième titre beauceron. Exploit dont seul l’Australien Benjamin Day (2007 et 2010) peut encore se vanter, l’Américain Levi Leipheimer (1998 et 1999) ayant ensuite été dépouillé pour cause de dopage.

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MERCREDI, JOUR 1

ÉTAPE DU JOUR

Parcours: Saint-Georges/Saint-Odilon/Saint-Georges

Distance: 177 km

LIEU DU JOUR:

Saint-Odilon-de-Cranbourne (1405 habitants)

Le canton de Cranbourne, dont le nom est emprunté à un village du sud de l’Angleterre, Cranborne, apparaît sur une carte dès 1795. Au 19e siècle, on écrivait aussi Crambourn. La municipalité de Saint-Odilon célèbre la mémoire du curé Pierre-François-Xavier-Odilon-Marie-Alphonse Paradis, qui a supervisé la reconstruction de la chapelle de Cranbourne incendiée en 1857. Son saint patron, saint Odilon (962-1049), a popularisé à travers l’Europe le respect du dimanche.

Source: Commission de toponymie du Québec